vendredi 28 septembre 2012

Documentaire « Matoub Lounes, le combat éternel» : Quand Tahar Yami réinvente le Rebelle


Documentaire « Matoub Lounes, le combat éternel» : Quand Tahar Yami réinvente le Rebelle

27/09/2012 - 11:46

AGADIR (SIWEL) — Le documentaire de Tahar Yami sur le Rebelle « Matoub Lounes, le combat éternel» a déçu plus d'un lors de sa projection, hier-soir, à l'ouverture des travaux de la 6e édition du Festival international du film amazigh Issni N-ourgh à Agadir. 
un patchwork d'images et de séquences vidéos usitées depuis sa disparition sur la Toile étaient l'unique source du réalisateur


Affiche du documentaire de Tahar Yami sur Lounes. PH/DR
Tahar Yami ne s'est pas donné la peine et surtout le temps pour réaliser un documentaire digne de ce nom sur le Rebelle. « Toutes les vidéos et les images du doc trimballent sur Youtube depuis des années», a indiqué un présent à la cérémonie. 

Ni travail cinématographique, ni technicité requise pour le cinéma. Tahar Yami a joué sur l'image et la popularité du Rebelle auprès des Amazighs pour tenter de passer sa pilule, mais en vain, puisque l'assistance qui trépignait d'impatience de voir « des nouveautés » sur le Rebelle, était déçue par le travail de rafistolage réalisé et bâclé par Tahar Yami. 

« Même le passage de sa célèbre chanson D-aghuru a été amputée d'un passage où Lounes appelait à la décentralisation» (Dwas an cereg tamurt). Tahar Yami n'a pas jugé opportun d'adapter en français ce passage. « S'il avait la possibilité de censurer même la chanson, il le fera », dira un autre militant. 

En somme, Tahar Yami a raté une occasion de ne pas se distinguer par un travail médiocre présenté, pourtant à l'ouverture d'un festival international du film amazigh. « Matoub mérite mieux...», a ajouté un militant marocain. 

aai 
Siwel 271146 SEP12

mercredi 19 septembre 2012

Une femme cadre dans un ministère en a fait la confidence : le poisson pêché en Algérie serait toxique


Une femme cadre dans un ministère en a fait la confidence : le poisson pêché en Algérie serait toxique

19/09/2012 - 14:51

ALGER (SIWEL) — « Le poisson des eaux territoriales algériennes est exposé à des produits très toxiques dont le mercure », a déclaré une femme, cadre dans le ministère algérien de l’Environnement.


Aucun contrôle sur la qualité des produits de consommation. PH/DR
Aucun contrôle sur la qualité des produits de consommation. PH/DR
« Je n’achète jamais le poisson pêché sur les côtes algériennes », a indiqué cette femme. Pour cette femme, dont les responsabilités au sein de ce ministère lui permettent d’acquérir ce genre d’informations. 

« Le poisson de nos eaux territoriales est exposé à de fortes substances chimiques très toxiques », a-t-elle encore indiqué. Parmi ces produits, cette femme a évoqué « le mercure », qui serait à l’origine de cette situation. 

« Il n’y a pas de contrôle sur les entreprise émettrices de ces produits toxiques qu’elles déversent dans la mer », a-t-elle encore ajouté. Elle a évoqué, par ailleurs, les eaux usées, notamment celle venant d’Oued El Harrach à Alger comme un polluant très dangereux et autres déchets toxiques déversés dans la mer en toute impunité. 

Pour rappel, le ministère algérien de la Pêche et des ressources halieutique a été géré par un ministre islamiste. Ce même ministre a été impliqué dans plusieurs affaires de corruption, notamment dans l’affaire liée au thon rouge que ce département avait cédé à des sociétés turques. 

On évoque aussi la gestion des zones de pêches algériennes par des militants islamiste du MSP, avant que Bouteflika ne procède au remaniement de son gouvernement. 

aai 
Siwel 181451 sept 12 

mardi 18 septembre 2012

Trois musulmans font l’autodafé de livres juifs dans le cimetière du Mont des Oliviers – mais chuuuuuut !


Trois musulmans font l’autodafé de livres juifs dans le cimetière du Mont des Oliviers – mais chuuuuuut !

Publié le : 16 septembre 2012
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Si seulement un juif ou un chrétiens avait brûlé un Coran, le monde se serait encore enflammé. Mais qui, à part les lecteurs de JSSNews grâce à cet article, a apprit la nouvelle suivante: trois jeunes arabes ont été arrêté samedi soir pour avoir brûlé des livres saints juifs, dans le cimetière sacré du Mont des Oliviers à Jérusalem. Les nazislamistes ont essayé de brûler plusieurs livres des Psaumes, les livres écrits par le Roi David, dans ce cimetière historique.
Les trois auteurs, des adolescents musulmans d’environ 16 ans, résidents du quartier arabe à côté du cimetière, ont tous été arrêtés. Deux a avoué le crime. Un troisième a été également reconnu coupable bien qu’il nie les faits.
On se souvient d’une controverse et des violences dans le monde entier quand un chrétien de Floride avait brûlé un livre saint musulman, en 2010. L’incident avait provoqué la colère du le monde entier et de violentes émeutes de musulmans.
Le cimetière du Mont des Oliviers est une terre sacrée pour l’enterrement des juifs. Aujourd’hui, les plus hautes autorités rabbiniques y sont enterrés auprès des sages de la Torah. Le rabbin Yossef Shalom Elyashiv y a été inhumé cet été, quand il est décédé à l’âge de 102 ans. Rabbi Avraham Its’hak Hacohen Kook, le premier grand rabbin ashkénaze de l’Etat moderne d’Israël, y repose également.
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SALAFISME Tunisie : Abou Iyadh, au nez et à la barbe des autorités


18/09/2012 à 09h:41
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Seif Allah Ben Hassine, alias Abou Iyadh (à d.), le 20 mai 2012 à Kairouan. © AFP
Recherché depuis la violente manifestation devant l’ambassade américaine, vendredi 14 septembre à Tunis, le leader salafiste radical Abou Iyadh nargue les autorités. Avec un certain sens de l’esquive...
Il a pris son nom de guerre, Abou Iyadh al-Tounsi (« le Tunisien »), dans les camps djihadistes d’Afghanistan et du Pakistan. Depuis les scènes d’émeutes meurtrières survenues vendredi dernier devant l’ambassade des États-Unis, à Tunis, ce salafiste radical est activement recherché par les services de police.
De son vrai nom Seifallah Ben Hassine, Abou Iyadh est accusé d’avoir appelé à la manifestation anti-américaine qui a coûté la vie à quatre personnes et fait des dizaines de blessés. S’il n’était pas sur place vendredi après-midi, le leader du mouvement Ansar al-Charia aurait notamment donné des instructions à ses fidèles par téléphone.
Une descente a d’abord lieu chez lui, samedi matin. Sans succès. Le lendemain, dimanche, sa présence est signalée par un journaliste de Shems FM au cimetière El Jellaz, à Tunis. Abou Iyadh est venu assister aux funérailles d’un salafiste tué dans les affrontements de l'ambassade américaine. Malgré une forte présence policière sur place, l’ancien djihadiste parvient à s’échapper sans problèmes.
Lundi 17 septembre, le prédicateur à la longue barbe noire remet le couvert. À la mi-journée, il déboule en moto avec sa garde rapprochée à la mosquée El Fath, bastion salafiste situé dans le centre de la capitale tunisienne. Abou Iyadh monte à la tribune. Il réclame la démission du ministre de l’Intérieur,Ali Larayedh, qu’il tient pour responsable des violences de vendredi. Protégé par ses partisans, il prend ensuite la poudre d’escampette, se jouant avec une étonnante facilité de l’important cordon policier déployé à l’extérieur de la mosquée. Officiellement, les forces de l’ordre l’auraient plus ou moins laissé filer, afin de ne pas provoquer d’affrontements avec les nombreux salafistes présents dans et autour de la mosquée.
Une carrière de djihadiste international
Abou Iyadh gravite depuis de longues années dans les milieux islamistes radicaux. Il fréquente d’abord le Front islamique tunisien (FIT), branche armée d’Ennahdha, fondée en 1986 par un certain Rached Ghannouchi. Dans les années 1990, il prend la direction de l’Afghanistan et du Pakistan, séduit par les idéaux de guerre sainte et de djihad. Là-bas, il fonde avec Tarek Maaroufi sa propre cellule terroriste, le Groupe combattant tunisien (GCT), réputée proche d’Al-Qaïda. Le GCT restera célèbre pour avoir organisé l’attentat-suicide contre le commandant Massoud, assassiné par deux faux journalistes tunisiens quelques jours avant les attaques du 11 septembre 2001.
Le leader du GCT sera finalement arrêté en Turquie en 2003. Il est extradé vers la Tunisie, où il est condamné à soixante-quatre ans de prison. En mars 2011, il bénéficie de l'amnistie accordée aux prisonniers salafistes après la révolution. Abou Iyadh fait alors son retour sur la scène nationale, usant régulièrement de ses talents de provocateurs pour défendre l’application de la charia. Devenu trop dérangeant, il est désormais la cible numéro un du ministère de l’Intérieur tunisien. 


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Tunisie : Abou Iyadh, au nez et à la barbe des autorités | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 

lundi 17 septembre 2012

Kabylie : les martyrs du Printemps noir reviennent cette semaine - Le Matin DZ - Les idées et le débat


Kabylie : les martyrs du Printemps noir reviennent cette semaine

Par Le Matin DZ | Il y a 1 heure | 333 lecture(s) | Réactions (0)
Qui cherche à pourrir la Kabylie? Le redéploiement des brigades de gendarmerie qui, plus d'une décennie après le Printemps noir, est toujours un mépris aux martyrs du Printemps noir. Mépris aussi des autorités face à une région qui a compté ses morts l'hiver 2011, a vu ses oliveraies, sa faune, sa flore détruites par des incendies criminels, fait l'objet de bavures et de provocations des forces de sécurité...
"Il suffit du bout de bois d’un esclave, pour faire, dans le ciel de Dieu et dans le cœur des hommes, le plus énorme incendie." Mouloud Mammeri 
Bavures militaires, incendies criminels, provocations policières contre des militants politiques ou d'associations culturelles, institutions publiques sourdes aux revendications des citoyens: la Kabylie est en passe de revivre un Printemps noir dont les principaux acteurs n'ont cessé d'être l'objet de dénigrements multiformes: corrompus, achetés par le pouvoir dont le seul but est de porter atteinte à un mouvement citoyen qui, malgré le complot des "aârouc taïwan" et les répressions mutliformes, n'a pas abdiqué. 
Ce qui s'est passé, ce dimanche dans la région de Mizrana, où les populations villageoises ont détruit les deux édifices des brigades de gendarmerie contre l'installation desquelles elles s'étaient auparavant opposées, est le signe avéré que le printemps noir de 2001, le refus d'intercepter la plateforme de la Soummam par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, sont toujours vivaces au sein de la population et que le vent de contestation ne s'est pas transformée en brise de la compromission. Depuis 2001, plus d'une décennie s'est écoulée sans que, pourtant, l'on ne signale des actions de contestation contre le redéploiement timide mais progressif des brigades de gendarmerie là même où elles ont été rasées par les populations. Depuis, restée fermée à toute visite d'Abdelaziz Bouteflika, la Kabylie, ses trois wilayas, Tizi-Ouzou, Béjaia, Bouira, n'a pas éteint les braises de la révolte et l'assassinat des cent vingt six jeunes ( 126) tirés à vue par les gendarmes, est resté impuni depuis.
Après avoir enregistré un fort taux d'abstention au scrutin législatif du 10 mai dernier et, s'apprêtant à réaliser le même score aux communales en dépit de la participation du RCD et de FFS, la Kabylie reste dans le collimateur du pouvoir et cela s'est traduit par plusieurs faits troublants qui ont attisé la colère des citoyens afin de créer un climat d'insécurité, un chaos qui se justifierait par les urgences de la lutte antiterroriste où les groupes d'Al Qaïda au Maghreb islamique, malgré les multiples barrages fixes et occasionnels, l'implantation de postes avancés de l'Anp dans la région de Mizrana, à Adekkar ou à l'entrée des villes comme Bouira ou Béjaia, sèment la terreur, en témoigent les récentes incursions de groupes armés dans les bars ou encore la multiplicité de faux barrages durant lesquels les terroristes mènent leurs prêches, rackettent les citoyens et les incursions dans les villages pourtant "surveillés" par les garnisons militaires.
La lutte antiterroriste en Kabylie semble être contreproductive dans la mesure où, tout au long de l'année 2011, l'ANP dans cette région s'est signalée par des bavures meurtrières qui ont soulevé l'indignation des populations.
Au danger terroriste, maintenu, il faut le dire sous perfusion et par lequel s'est justifiée le redéploiement des brigades de gendarmerie dans plusieurs localités, s'est ajouté, l'hiver 2011, l'abandon totale des autorités locales et nationales des populations restées bloquées par la neige qui a fait plusieurs victimes. Ce drame n'a pas fait réagir le chef de l'Etat et la population, livrée à elle-même, n'a pu sortir de l'enfer glacial que par ses propres moyens rudimentaires, sous le silence complice et le mépris des autorités du pays, comme si la Kabylie n'en faisait pas partie ou qu'elle payait le prix de ses rébellions. Après avoir été abandonnée aux rigueurs de l'hiver, elle est, cet été 2012, livrée aux flammes qui ont ravagé sa principale substance, les oliveraies, détruit pour longtemps sa faune, sa flore et menacé plusieurs villages qui ont dû être désertés. Plusieurs citoyens, appartenant à des associations ont accusé l'armée de se livrer à ces actes de pyromanes dans le seul but de créer un vent de panique en Kabylie, sous le prétexte que ces incendies participent d'une stratégie de lutte contre les maquis terroristes dont l'implantation est pourtant identifiée par les forces de sécurité alors que les incendies se sont déclarées, le plus souvent, hors des zones suspectées protéger les groupes d'Al Qaïda au Maghreb islamique. Même certains élus locaux de la région se sont posés la question de savoir si derrière ces feux de forêts qui se sont propagés à une allure telle qu'ils ne pouvaient être le fait de la canicule, il n'y aurait pas, la main des militaires et à quelles fins. Là aussi, alors que la Kabylie brûlait comme au temps du napalm durant la guerre de libération, les autorités ont laissé faire, aucun gros moyen technique de lutte contre les feux ravageurs n'y a été dépêchés. Voir la Kabylie "brûler" dans tous les sens du terme et se taire. Voilà ce qu'a été la devise du pouvoir qui, lors de l'hiver qui lui a couté des morts, lançait ses réformes et lors de l'enfer des flammes organisait ses législatives.
D'autres faits, isolés, mais sans doute symptomatiques d'un pourrissement que l'on cherche à installer au sein des populations, s'ajoutent dans leur caractère révoltant. Nonobstant les fréquentes revendications socio-économiques de nombreux villages laissés-pour-compte, des provocations avérées par les forces se sécurité poussent les populations à s'insurger et à faire justice elles-mêmes à défaut de se voir protégées. La semaine dernière, à Adekkar, dans la wilaya de Béjaia, les populations villageoises, ont bloqué la daïra où s'étaient réfugiées des éléments de l'An accusés de porter atteinte à l'honneur de jeunes villageoises qui traversent leur lieu de campement. La venue sur les lieux de la protestation du commandement du secteur n'a pu éteindre la colère des citoyens. Par ailleurs, le site de l'Agence Kabylie d'information Siwel, tribune du parti autonomiste kabyle, le MAK, rapporte plusieurs intimidations, violences et arrestations dont font l'objet ses militants avec photos à l'appui.
Sur le plan de la vie politique dans la région, celle-ci se traduit par des démissions collectives au sein du FFS depuis sa participation aux législatives et, sans nul doute, l'annonce du RCD dans la course aux locales après avoir boycotté les législatives, va aviver les tensions dans une Kabylie les martyrs du printemps noir reviennent cette semaine.
R.N

15/09/2012 à 10h:56
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Un homme amputé, sur son lit d'hôpital, le 11 septembre à Gao. © Capture d'écran d'une vidéo tournée le 11 septembre 2012/AFP
Les premières images de victimes d'amputations pratiquées par les islamistes à Gao, dans le nord du Mali, ont été diffusées vendredi par l'AFP, qui s'est procuré une vidéo tournée sous le contrôle des islamistes dans un hôpital de cette ville le 11 septembre.
Cette vidéo, obtenue par l'AFP auprès d'un journaliste malien à Bamako, a été tournée par un caméraman local avec l'accord des jihadistes, le lendemain de l'amputation de cinq hommes présumés voleurs pratiquée au nom de la charia (loi islamique). Un journaliste de l'AFP a reconnu les lieux filmés.
Selon des sources locales, ces amputations avaient été effectuées par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui contrôle Gao.
La vidéo débute par un plan du panneau situé à l'entrée de l'hôpital de Gao et portant son nom, Hangadoumbo Moulaye Touré. Le drapeau jihadiste, noir et portant en caractères arabes la profession de foi de l'islam ("Il n'y a de Dieu que Dieu"), y a été accroché.
Un véhicule tout-terrain beige portant un calicot jihadiste à côté de sa plaque d'immatriculation est garé devant des chambres.
A l'intérieur, trois hommes, jeunes, sont allongés sur des lits. Leur main droite et leur pied gauche ont été sectionnés et leurs blessures bandées. A l'arrivée de la caméra, ils cachent leur visage derrière leur main valide ou en tournant la tête.
Capture d'écran d'une vidéo tournée le 11 septembre 2012 montrant un homme amputé, sur son lit d'hôpital à Gao
© AFP
"Volonté de Dieu"
"Ce que nous leur avons infligé, c'est Dieu qui nous l'a commandé (...). La volonté de Dieu a été accomplie et les péchés de ces gens ont été effacés", assène un jihadiste portant un keffieh. Il dit s'appeler Aliou Mahamar, se présente comme "commissaire islamique de Gao" et s'exprime en sonraï, une des langues parlées au Mali et dans la région.
Il entame ensuite avec un des amputés un dialogue à base de références religieuses qu'il ponctue régulièrement de "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand, en arabe).
"Nous préférons être châtiés dans ce monde ici bas et être absous de nos pêchés", affirme la victime, sans qu'il soit possible de déterminer si ses paroles lui ont été dictées ou pas.
Privé de deux membres, l'homme est désormais réduit à la mendicité et à la merci des nouveaux dirigeants de la communauté, comme il le fait lui-même remarquer en montrant au jihadiste sa main coupée et en lui disant: "Toi qui es le chef, il ne faut pas nous oublier, nous aurons besoin de manger durant notre convalescence".
Au total, cinq hommes accusés de vol ont été amputés le 10 septembre à Gao, selon une source médicale sur place. Le Mujao, auteur des amputations, est un groupe dissident d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui détient neuf otages européens. Des dirigeants d'Aqmi sont régulièrement vus dans ces zones du nord du Mali.
"Vol de moto"
La première amputation publique effectuée par les islamistes dans le Nord remonte au 8 août à Ansongo. Il s'agissait d'un homme accusé d'avoir volé une moto, qui a été mutilé par des hommes du Mujao.
Le 29 juillet, des membres d'Ansar Dine avaient lapidé à mort, en public, à Aguelhok (nord-est) un homme et une femme auxquels ils reprochaient d'avoir eu des enfants sans être mariés.
D'autres couples jugés "illégitimes", des hommes accusés d'avoir bu de l'alcool, de fumer, ou encore d'être des voleurs ou des violeurs ont aussi été fouettés en public par les islamistes dans plusieurs villes, notamment à Tombouctou (nord), où ils ont aussi détruit des tombeaux de saints musulmans vénérés par la population.
Les autorités maliennes, des organisations de défense des droits de l'Homme et l'ONU ont dénoncé ces agissements, mais se sont révélées impuissantes à y mettre un terme.
Profitant d'un coup d'Etat militaire le 22 mars qui a déstabilisé le pouvoir à Bamako, les islamistes ont pris le contrôle du nord du Mali entre fin mars et début avril, en même temps que des rebelles touareg qu'ils ont, depuis, évincés de ces zones.
Le 1er septembre, le Mujao a pris sans combats Douentza, ville stratégique de la région de Mopti, dans le centre du pays.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Nord-Mali : premières images des amputés de la charia | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 

dimanche 16 septembre 2012

ETERNEL MATOUB ! LA FIERTE, HONNEUR KABYLE.




Ajoutée par  le 26 janv. 2010
Mon souhait et de partager avec vous, vidéos et discussions instructives sur notre eternel MATOUB Lounes notre envoyé du ciel, parmi tant d'autres Kabyles ou qu'ils soient le Djurdjura veille sur eux, ils ont versé leur sang pour nous permettre un jour de relever la tête vers les cieux de les voir parmi les étoiles et tout simplement nous faire un sourire et nous faire comprendre que le seigneur et du côté de la vérité et du juste combat pour la liberté.
Le vide qu'ils ont laissé, à nous de le comblé pour que notre pays malade et qui semble inguérissable et cela depuis plusieurs siècles, trouve enfin sa place parmi les peuples justes et libres, car nous aussi nous avons droit à notre rayon de soleil.
A nous et nos enfants la relève pour que notre Algérie soit fière de ses hommes et que les virus soient bannies à jamais. Notre pays est-il malade de ses ressources ? Car de quoi voler ?, mais si il était pauvre certains ne déterreraient-ils pas les morts pour voir sils n'ont pas étaient ensevelis avec quelques trésors ? Le change de devise à qui profite-il ? Un pour dix voir un pour douze, mais à ceux qui se servent à la brouette, notre richesse nationale et devenue leur richesse personnel, sinon pourquoi les ouvriers nen profiteraient-ils pas ? Que de gagner un salaire de misère sans même être assurés, un pays dilapidé par qui pour qui ? Nous le savons tous !
La Kabylie !!! Des arbres calcinées par qui pourquoi ? Des commissariats dont nous pouvons toujours appeler au secours sans qu'ils ne bougent, raison simple ont nous surveille, nous sommes encerclés.
Le pire c'est que depuis notre indépendance, si durement arrachée notre pays semble plus que jamais invivable, par l'injustice, et la corruption. Des mosquées dans certains villages tout les cinq cents mètres, alors que les hôpitaux sont là juste pour faire mieux misère, ou alors le Allah des barbus suffit à nos maux, puisque ses envoyés du diables sont là pour nous meurtrir chaque jour un peu plus. Qui peut atténuer nos souffrances, qui peut faire abattre sur nous la paix, qui peut chasser de notre pays les assassins, qui peut nous aider à changer ce pouvoir qui ne pense qu'à ses poches, qui peut crier pour nous démocratie, liberté et justice....... Ne compter que sur soit, et dans ce cas "SOIT" c'est nous tous; sommes-nous à la hauteur ??? Ou alors attendre que pousse des dents à la poule ??? Dans l'histoire il est écrit que seul le peuple peut faire trembler n'importe quel pouvoir et tous les meurtriers, mais pour cela il faut des sacrifices; la paix vaut-elle le sang ? pour moi OUI car ma vie ne vaut pas grand chose, mais la leur aïe, aïe, aïe.
Mais l'intolérable c'est de voir nos femmes Kabyles habillées en afghanes, des hommes en robes blanches ou noirs avec des barbes a balayés les trottoirs, à ces gens qui veulent faire peur qui leurs fera peur ??? Si ce n'est nous, comme le disait MATOUB. Qui peut obliger quiconque à prier contre sa volonté, qui peut obliger un tiers à choisir une religion contre son gré.
La religion c'est l'esprit et le cœur, donc c'est personnel, chacun avec sa conscience ; alors chaque personne a le droit de vivre en paix quelques soient ses convictions.
Voila la démocratie que nous avons gagné par notre indépendance ceux qui ont donnés leur vie doivent se retourner dans leurs tombes.
Nos enfants à l'école jusqu'à leur bac en arabe en quoi cela leur sert-ils ? A tenir les murs ? Ou à se vanter de parler arabe en plein Tizi ? Et notre langue alors ? Je pourrais écrire ma tristesse pendant des jours et des mois, mais peut-être comme des personnes de mon âge, la vision de notre pays nous fait frémir de tristesse et de douleur. Amicalement Ramdane.

samedi 15 septembre 2012

Le Figaro - International : Le monde musulman continue de s'embraser


Islam : des ambassades prises d'assaut à Tunis et Khartoum

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Par lefigaro.frMis à jour  | publié  Réactions (463)
L'ambassade américaine de Tunis prise d'assault par des manifestants.
L'ambassade américaine de Tunis prise d'assault par des manifestants. Crédits photo : FETHI BELAID/AFP

Les manifestations consécutives à la diffusion sur Internet d'un film islamophobe ont gagné vendredi de nombreux pays du monde musulman. Les représentations diplomatiques américaines sont particulièrement visées.


Au Soudan, les ambassades britannique et allemande ont été visées.
Au Soudan, les ambassades britannique et allemande ont été visées.Crédits photo : ASHRAF SHAZLY/AFP

• Deux morts en Tunisie, deux au Soudan, un autre au Liban

À Tunis, des manifestants ont franchi le mur d'enceinte de l'ambassade américaine, mettant le feu à des arbres et brisant des fenêtres. La police a tiré des grenades lacrymogènes sur les manifestants, dont le nombre est évalué à un millier. L'école américaine de tunis a également été attaquée et pillée par des manifestants.Des ordinateurs et des instruments de musiques ont été volés.
Au moins deux personnes ont été tuées, selon un nouveau bilan provisoire. Vingt-huit personnes ont été blessées, dont deux gravement. Selon le ministère de la Santé, il y a «autant de blessés parmi les policiers que les manifestants». Par ailleurs, un journaliste de la radio Mosaïque FM a été battu par les manifestants à en perdre connaissance et s'est fait voler son matériel.
Les manifestants ont été dispersés par la police vers 19 heures. Mais le calme reste précaire. Le gouvernement tunisien a appelé «tous les citoyens au respect de la loi et au calme». Il a également rappelé que «ces agressions contre la souveraineté des établissements et des institutions diplomatiques sont illégitimes et exposent leurs auteurs à des poursuites judiciaires». Le président Moncef Marzouki devrait s'exprimer à la télévision dans la soirée.
À Khartoum, capitale du Soudan, après avoir tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les 10.000 manifestants qui s'approchaient de l'ambassade américaine, les gardes postés sur le toit du bâtiment ont tiré en l'air vendredi après-midi. Un protestataire a par ailleurs été tué par un véhicule policier qui a foncé sur un groupe de manifestants lançant des pierres sur les forces de l'ordre. Un autre manifestant a été retrouvé mort au pied du mur d'enceinte de l'ambassade en fin de journée ; les circonstances de sa mort sont encore inconnues.
Plut tôt dans la journée, d'autres représentations occidentales ont été visées dans la capitale soudanaise: environ 5000 manifestants ont attaqué les ambassades britannique et allemande, mettant le feu à cette dernière et y replaçant le drapeau national par un étendard islamiste. Le ministère allemand des Affaires étrangères a affirmé que le personnel de l'ambassade était en sécurité.
Dans le nord du Liban également, un manifestant a été tué et deux autres ont été blessés dans des affrontements avec les forces de sécurité dans la ville de Tripoli. Les manifestants ont tenté d'envahir un bâtiment public et ils ont mis le feu à un établissement d'une chaîne américaine de restauration rapide. Douze membres des forces de sécurité ont été blessés par des jets de pierres.

Des violences qui interviennent au moment où le pape Benoît XVI arrive à Beyrouth pour une visite de trois jours, qu'il a entamée en dénonçant le fondamentalisme et en appelant à la tolérance.

• Le gouvernement égyptien appelle à des manifestations calmes

En Égypte, où l'ambassade américaine du Caire est visée par des manifestations depuis mardi, des heurts sporadiques se sont poursuivis toute la journée avec les forces de l'ordre déployées aux abords de la mission diplomatique, mais aussi sur la «corniche», un grand boulevard longeant le Nil et abritant des grands hôtels. Bilan: un mort. Le mouvement des Frères musulmans, dont est issu le président Morsi, a néanmoins retiré son appel à manifester à travers tout le pays, appelant à un rassemblement «symbolique» sur la place Tahrir.
«Quand nous avons appelé (mercredi) à des manifestations dans tout le pays devant les mosquées, le but était d'exprimer la colère de tous les Egyptiens. Mais à la lumière des événements des deux derniers jours, la confrérie a décidé de participer à une manifestation symbolique place Tahrir uniquement, afin qu'il n'y ait pas de destructions de biens, de blessés ou de morts comme cela est arrivé dans le passé», a déclaré le secrétaire général du plus puissant mouvement politique d'Egypte.
Des Bédouins égyptiens ont également attaqué le camp de la force multinationale du Sinaï, faisant trois blessés du côté des soldats.


En Syrie, près de 200 manifestants ont organisé un sit-in de protestation devant l'ambassade des États-Unis à Damas, déjà fermée depuis plusieurs mois en raison des violences qui agitent le pays. Silencieux, les manifestants portaient des pancartes dénonçant le film. En Iran, des milliers de personnes se sont rassemblées à Téhéran aux cris de «Mort à l'Amérique» et «Mort à Israël». Une manifestation pacifique a également eu lieu en Mauritanieà proximité de l'ambassade américaine.

• Washington envoie des marines au Yémen

À Sanaa au Yémen, la police a tiré en l'air et fait usage de canons à eau pour repousser quelques centaines de manifestants qui s'approchaient de l'ambassade américaine. Jeudi, quatre personnes avaient trouvé la mort lors d'attaques contre cette même ambassade.
Pour protéger leur représentation diplomatique, les États-Unis ont dépêché vendredi une équipe de marines au Yémen. «Une mesure de précaution», a précisé le porte-parole du département de la Défense.
En Afghanistan, les autorités sont sur le qui-vive et la plupart des ambassades ont pris des mesures de sécurité accrues pour leur personnel et appelé leurs ressortissants à éviter de sortir.

Manifestation à Jakarta, en Indonésie.
Manifestation à Jakarta, en Indonésie.Crédits photo : BAY ISMOYO/AFP

• La colère gagne les continents asiatique et européen

Au Bangladesh, quelque 10.000 manifestants ont brûlé à Dacca des drapeaux américains et israéliens, et tenté de s'approcher de l'ambassade des États-Unis. En Indonésie, environ 350 islamistes radicaux ont également manifesté à Jakarta contre la «déclaration de guerre» que représente selon eux le film.
Dans le sud-est de l'Inde, plusieurs centaines de manifestants ont attaqué le consulat américain de Madras. Ils ont «lancé des pierres et fait voler en éclats les fenêtres du consulat, s'en sont pris aux caméras de surveillance et tenté de franchir le mur d'enceinte du bâtiment avant d'être dispersés», a déclaré un officier de la police locale. 86 d'entre eux ont été arrêtés.
Londres a également été le théâtre d'une manifestation devant l'ambassade américaine. Environ 150 personnes se sont rassemblées après la prière et ont brûlé des drapeaux américains et israéliens. Parmi les protestataires se trouvaient des partisans de groupuscules islamistes interdits en Grande-Bretagne.
Avec agences