mercredi 28 novembre 2012

Matoub Lounès : Le Cardinal de la Chanson Berbère | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Ce patriote de toutes les patries opprimées né le 24 janvier 1956 en Kabylie et que les chasseurs de lumières ont assassiné le 25 juin 1998 dans un guet-apens. Cela s’es t passé au lieu dit " Tala Bounane " entre Tizi-Ouzou et son village natal situé au cœur de Kabylie qu’il n’a jamais songé à quitter ainsi que son pays qu’il aimait. Matoub Lounès n’était pas seulement un grand chanteur et poète mais aussi et surtout un défenseur et un symbole hors du commun de toutes les causes justes.
28/11/2012 - 08:57 mis a jour le 27/11/2012 - 17:28 par Yahia Yanes
Grand admirateur du père spirituel de la chanson berbère, le grand Slimane Azem, Matoub Lounes est devenu une icône de la jeunesse kabyle et un grand symbole à l’instar des : Feraoun, Mammeri, Djaout ,Azem, Lhasnaoui, Kateb, Jean Amrouche et tant d’autres encore. Il est simplement considéré comme un Che Guevara ou un Martin Luther King. Armé du vers, son unique arme, il disait tout haut ce que d’autres pensait tout bas. Ce chantre de l’amazighité, le maquisard de la chanson revendicatif et contestataire comme disait Kateb Yacine, était un homme de principe et d’action, l’anticonformiste qui défrayait la chronique, qui n’a jamais plié devant rien. Il était et demeurait l’éternel insoumis et rebelle.
Mitraillé de sang froid, par les gendarmes, en octobre 1988, il fut atteint de plusieurs balles qui lui ont traversé le corps, blessé grièvement, il subira 17 interventions chirurgicales. Ensuite enlevé et séquestré par un " groupe armé " pendant 15 jours en 1994. Il ne fut libéré que sous la pression de la population kabyle. Celui qui était une figure charismatique et rassembleuse, était conscient des menaces qui pesaient sur sa personne. La mort le guettait à tout moment, c’est lui qui disait un jour :
"Je suis un mort en sursis ; je suis conscient du danger permanent qui pèse sur moi de la part de groupes armés et des terroristes islamistes, du pouvoir sans compter tous ceux que je dérange et me détestent. Je sais que je vais tomber entre leurs mains, il est probable qu’ils m’auront un jour ou l’autre. Cependant, quoi qu’il arrive, l’Algérie est ma partie, je préfère mourir parmi les miens et si on m’assassine, qu’on me couvre du drapeau national et que les démocrates m’enterrent dans mon village. Ce jour-là, j’entrerai définitivement dans l’éternité."Matoub a abreuvé son public de vers vindicatifs, porte-voix et défenseur acharné de la cause berbère ce qu’il lui vaut une estime populaire et acquiert une dimension nationale et internationale. Matoub Lounès disait : " Si je peux choisir, je choisirai de mourir pour mes idées, en effet, mieux vaut mourir pour la liberté, la démocratie, et l’Algérie libre."
Entre la famille qui recule et la famille qui avance, son choix a été vite fait en s’investissant dont celle qui avance comme son grand ami le célèbre écrivain et poète Tahar Djaout ,premier journaliste et intellectuel algérien assassiné à Alger, le 26 mai 1993 à l’âge de 39 ans.
Matoub était l’artisan du mot choisi, du verbe ciselé, celui qui joignait le geste à la parole, bien sûr, les poètes sont ceux qui inventent, disent et font. Il a bercé des millions de gens avec sa voix rauque, celle des humbles, celle que nous continuerons d’entendre longtemps et à jamais. Il a payé de sa vie en bravant la mort, les monstres et le pouvoir, il demeurera pour nous tous ce symbole de la résistance, la lutte et la défense de toutes les causes justes.
Cet homme invincible qui demeure l’emblème du courage et du sacrifice était une cible facile pour ses assassins. Il disait dans une chanson en hommage au grand Tahar Djaout : " même s’ils ont effacé des étoiles, jamais le ciel n’en sera dépourvu." L’héritier du père spirituel de la chanson berbère, Slimane Azem, était une légende vivante, populaire, une personne mythique, qui jouissait d’une grande popularité alors qu’il était interdit d’antenne et sur les ondes des médias algériens. Cet enfant prodige de Kabylie était un républicain né et démocrate dans l’âme. Telle une étoile qui brille au milieu d’un amas et qui illumine le foyer des artisans des vers à l’instar du grand Slimane Azem, Youcef Oukaci, Si Mohand ou Mohand, Lounis Ait Menguellet, Jean Amrouche et tant d’autres encore que l’on ne peut pas tous les citer tant la liste est longue.
Son engagement dans la chanson débute en 1978, lors de sa première K 7’’ Yal Lferh-iw’’. Par la suite, une pléiade de cassettes tout les ans, des fois en deux volumes tant sa production était prolifique et ce jusqu’à sa mort. Matoub a tout chanté, la misère, la faim, l’injustice, l’amitié, la fraternité pour tout les Algériens. N’est-ce pas Matoub qui disait dans une chanson : " A mes frères ! à l’Algérie entière ! Des montagnes du DjurDjura jusqu’au fin fond du désert, montrons notre courroux.
Montrons que nous nous aimons, mais sans porter atteinte aux consciences. Mais porter un coup fatal, décisif, à ces soi-disant opposants ; A ces fainéants de la nation qui se pavanent dans les salons de l’Occident Et qui nous embourbent de boue de désillusion. Et à ces gens sans entente qui sèment le trouble et la honte sur cette terre prospère,
Très chère, où beaucoup de mères ont souffert.
Qu’ils se taisent !
Qu’ils se taisent !
Mais qu’ils se taisent ! "
Le poète en est le porte-drapeau, n’est-ce pas ? Un éveilleur de
conscience bien sûr. En se souvient que la poésie a enflammée toute la
Kabylie lors de l’interdiction de la conférence de Mouloud Mammeri sur la poésie berbère ancienne qui a même déclenchée quasiment une révolution.
En effet, c’est ce qui a donné naissance au " Printemps berbère " dont Lounès était un des artisans et une cheville ouvrière de ce mouvement, tant par ces actions que par ses animations de plusieurs galas à l’occasion de chaque commémoration de cet événement important qu’est l’anniversaire de cette date 20 avril 1980.
C’est encore lui qui a toujours combattu pour le triomphe de son identité et composa une chanson pour les détenus du printemps berbère "Yehzen El Oued Aissi ", chanson devenue un hymne pour la jeunesse kabyle assoiffée de liberté, attachée à sa langue, culture et démocratie. Si aujourd’hui, je parle sur ce ton, c’est que Matoub Lounès, en toute objectivité, était quelqu’un de bon, gentil et serviable, de grand aussi, non seulement par la bonté et la grandeur de sa renommée mais par ses innombrables talents.
Mouloud Mammeri avait été très touché par les paroles de Jean Amrouche lorsqu’il lui dit notamment : " Je conçois et raisonne en français, mais je ne peux que pleurer en berbère. " En plus de tous ses hommages parvenus de par le monde, sache bien Lounés, que nous avons tous pleuré dans toutes les langues et comme disait aussi Pierre de Ronsard :
"Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses ".
Un poète peut-il mourir ? Non, certes ! les gens de ta trempe ne meurent jamais.
Comme disait Dda Lmulud à propos du célèbre poète Si Mohand u Mhand  :"il y a des gens qui sont vivants, on dirait qu’ils sont morts et ils y a des gens qui sont morts et qui demeurent toujours vivants ."
" Illa walbεd illa ulac-it, illa wayed ulac-it illa ", Keçç a Lwennas ulac-ik, tellid. "
En dépit des difficultés qui se sont dressées dans ton chemin, je suis sûr et certain que ton combat aboutira et les choses retrouveront leurs véritables places.
Ces poèmes que j’ai composé pour toi Lounès, sont un hommage d’un poète à un autre poète.
Yahia Yanes (*)
(*) L’auteur publiera plusieurs recueils de poèmes notamment des poèmes pour Matoub Lounès.
* Lwennas Matub.
Yal zzman yesεa irgazen
Di ccan n umezruy rnan
Zerεen si yal d asirem
Γas akken γef wakal yerγan
Si zik illan yimcumen
Si zik illan wid yelhan
Tagrawla tbedd gar-asen
S at Ṛebbi lxiṛ yettwaḍman.(1)
* * * * * * * * * * * * *
Ssu-yas sbuḥru-yas
A mlaεyun
Iεebba anezgum aṭas
Siwa win t-isrun.
* * * * * * * * * * * * *
Tawrirt a t-in γer yuzzel
Bu cceṛ mi akken t-yegguni
Deg yirebbi-m mi akken yeẓẓel
Ḥeznen lemluk deg yigenni
Ḥeznen lemluk deg yigenni
Amek ur ḥeznen d lbaṭel
S kra n win illan d aḥeqqi
Twejd-as temḍelt inṭel.
* * * * * * * * * * * * *
Ğeṛğeṛ a win si issawel
Bu txida-s deg-k i t-yuṛğa
Deg yirebbi-k mi akken yeẓẓel
Imeγban ḥeznen meṛṛa
Imeγban ḥeznen meṛṛa
Amek ur ḥeznen d lmuḥal
S kra n win irfeden tirugza
Deggren-t sanda ur d-ittuγal.
* * * * * * * * * * * * *
Lezzayer a tin i ḥemmel
Aεdaw-im deg-m it-yeγdeṛ
Deg yirebbi-m mi akken yeẓẓel
Ḥeznen leḍyur d laεwanseṛ
Ḥeznen leḍyur d laεwanseṛ
Amek ur ḥeznen a tamurt
S kra n win i kem-ibnan yenṭer
Mi nγan argaz n tefsut.
* * * * * * * * * * * * *
Uqbel a k-yeddem wakal
Ddmeγ awal-ik inu
Cegεeγ itbir iḍal
Leḥlu ma yeqqel d asennan
Cceṛ iγleb-it lxiṛ
Yensa urgaz idder ufennan
Lebda a t-id-nettfekkiṛ
Lwennas ẓẓel di ṛṛeḥma
D abrid n yizerfan akk i netbeε. (2)
Yahia Yanes pour Tamurt.info
(1) Ce poème est déjà publié avec mon introduction dans la revue Tiziri n° 44 de l’association culturelle n’Imazighen de Belgique.
Sous le titre d’un ouvrage en préparation au grand poète et chanteur Matoub Lounes ‘’ Le Cardinal de la Chanson Berbère.’’ (Tome 1)
(2) Vous trouverez ce poème dans mon ouvrage : ‘’ Tijmilin ‘’ (Hommages) (Recueils de poèmes Kabyles de l’auteur.

mardi 27 novembre 2012

Meeting du MAK à Illulen Umalu : « L’écologie est une notion étrangère à l’Etat voyou incarné par Bouteflika »


Meeting du MAK à Illulen Umalu : « L’écologie est une notion étrangère à l’Etat voyou incarné par Bouteflika »

27/11/2012 - 14:04

ILLULEN UMALU (SIWEL) — Le MAK a choisi la commune d'Illulen Umalu, pour animer son dernier meeting anti-vote en prévision des consultations électorales du 29 novembre.
En effet, hier, à 16h, devant une foule nombreuse, plusieurs animateurs du MAK se sont succédés sur la tribune pour développer les raisons du rejet des élections locales qu’organise le pouvoir algérien.


M. Bouaziz Ait Chebib lors d'un meeting en Kabylie. PH/SIWEL
M. Bouaziz Ait Chebib lors d'un meeting en Kabylie. PH/SIWEL
Le premier à intervenir, était Massinissa Saidani de la coordination locale. Il a condamné la répression qu’a subie le village de Boubhir. « L’arrestation de 4 jeunes villageois démontre encore une fois la haine du kabyle qui anime le régime raciste d’Alger. La coordination locale du MAK apporte son soutien aux habitants de Bouhir qui n’ont commis aucun crime sauf celui de défendre leur environnement. L’écologie est une notion étrangère à l’Etat voyou incarné par Bouteflika », a-t-il déclaré.

Lui succédant, Mahmoud Chebri, secrétaire national à l’organique qui a rappelé que « personne ne peut utiliser le nom de Ferhat Mehenni pour gagner des voix dans sa commune natale. Les candidats qui ont salué le combat et le parcours du président du GPK, auraient dû rejeter cette mascarade électorale au lieu d’apporter leur soutien au pouvoir assassin ». Il a conclu son intervention en faisant rappeler à l’assistance la médiocrité des candidats en lice. « Une autre preuve que ces élections sont sans importances et le peuple kabyle les rejettera comme les précédentes ».


Hsen Graichi, membre du conseil universitaire de Tizi Ouzou, a démontré aux présents, lors de son allocution, que même ces partis qui participent ne croient pas la crédibilité de ce scrutin ni à son opportunité. « Dans leur programmes respectifs, le RCD et le FFS affirment que le nouveau code communal est un code anti-démocratique portant gravement atteinte à la paix civile et à la bonne gouvernance en encourageant le clientélisme et la corruption ». Pour étayer ses propos, il a même procédé à la lecture de certains passages des programmes de ces deux partis à l’APW.


« Le RCD parle d’anti-kabylisme sans aller jusqu’au bout de sa logique pour assumer la solution adéquate : l’autonomie de la Kabylie », a-t-il fait remarquer.

Revenant aux affrontements entre force de répression et citoyens de Boubhir qu’il a condamné, il a rappelé que l’Etat algérien n’a aucune notion de l’environnement qu’il détruit avec des projets comme le CET portant atteinte à la santé publique. Il a salué la conscience écologique des citoyens de ce villages qui « sont en avance par rapport aux responsables des collectivités locales qui n’ont rien fait pour arrêter ce type de projet ni défendre leurs électeurs contre la répression étatique. »

Pour Hsen Graichi, une élection politique, quelle que soit sa dimension, nationale ou locale, doit faire émerger les compétences et non la médiocrité comme nous le constatons pour la énième fois. Il a insisté que le fait que ces élections n’ont rien changé depuis 1990. Que chaque kabyle s’occupe de ses affaires courantes le 29 novembre au lieu de perdre son temps dans un bureau de vote. La seule élection valable et crédible que réclame le peuple kabyle, c’est le référendum d’autodétermination.


Intervenant en dernier, le président du MAK, Bouaziz Ait chebib, a entamé son discours par un rappel de la position de principe du MAK : « rejet de toute élections organisée par le pouvoir assassin jusqu’à l'émancipation du peuple kabyle. »

Il rappelle à l'assistance que Bouteflika peut être le président du monde entier sauf du peuple kabyle. Il déclare dans le même ordre d'idée que « le peuple kabyle ne peut prendre part à des élections organisées par ses bourreaux. Participer ; c'est donner du crédit aux insultes proférées par Ould Kablia à l'encontre de la Kabylie. Voter c'est offrir une légitimité à Bouteflika après avoir rejeté les élections de 2009. Ne pas voter le 29 novembre est un devoir patriotique pour arracher la Kabylie aux griffes du pourvoir assassin ».

Après un rappel de valeurs séculaires de la Kabylie pour condamner les dérapages et les luttes tribales suscités par la campagne électorale, le président du MAK a répondu à ALi Laskri :

« L’appel de celui-ci au pouvoir assassin d’endiguer le MAK n’engage que sa personne dès lors que nous entretenons des rapports fraternels avec la base du FFS. Il est honteux pour un parti d’opposition de demander au pouvoir qu’il est censé combattre d’anéantir le MAK dont le seul tort est de vouloir libérer le peuple kabyle du joug arabo-islamiste ». Il a ajouté qu « il y a des moudjahidine du 19 mars, comme il y a des démocrate de 1989 à l’image de Ali Laskri qui était un membre actif de l’UNJA dans les années 80 pendant que Ferhat Mehenni a été arrêté plus de 12 fois » par le pouvoir qu’il appelle au « secours » devant les avancées enregistrées par le MAK sur le terrain.

Revenant à la participation des partis kabyles, le président du MAK relève « le kabylisme conjoncturel » qui précède les élections. Il ajoute, dans ce sens, que « malgré les multiples déclarations de « dimension nationale », les participations de nos partis kabyles « nationaux » ne leur a jamais rien rapporté comme voix au niveau national. La seule chose récoltée de ces participation est l'apparition du FLN en Kabylie qui, comble de l'hypocrisie, parle d’une « Kabylie prospère». Ouyahia redécouvre « sa langue maternelle à Tizi-Ouzou » dans un discours à la carte pour se faire une virginité. Taqvaylit deg-wul macci deg-yiles kan. Aucun kabyle digne de ce nom n’accordera du crédit à ce larbin du système dont le nom est banni à jamais par le peuple kabyle. Nous appelons nos frères du RCD et du FFS à assumer leur kabylité de façon sincère pour édifier ensemble une Kabylie libre, démocratique et laïque ».


Abordant le sujet de l’officialisation de tamazight brandit par certains partis à l’occasion de ses élections après l’avoir mises au calendres grecs, le président du MAK a répliqué : « Notre langue n’a pas besoin d’une pseudo-officialisation sous le régime colonial d’Alger. Elle réclame son droit d’avoir son propre Etat pour la protéger, la promouvoir et la développer ».

Pour justifier le rejet des élections prônées par le MAK, Bouaziz Ait Chebib, a rappelé tous les articles du code communal qui semblent être ignorés par le candidats en lice, prouvant à quel point les élus ne sont que des sous-fonctionnaires des wali selon l’expression du RCD, et les communes de simples poste avancés du système selon l’expression du FFS . « Je me demande comment ces partis ont osé participer après avoir condamné de cette manière le nouveau code communal » a-t-il ajouté.

A ceux qui se rappellent de la nécessité de lutter pour changer ce code communal, le président du MAK dira « il fallait lutter pour ça avant les élections. En participant vous vous soumettez à ce code pénal bis pour les élus » et vous renforcez l’administration coloniale du pouvoir d’Alger. Ce n’est pas en étant présent dans 5% des APC et deux APW que les partis kabyles puissent changer quoi que ce soit », a estimé, par ailleurs, le résident du MAK.

Pou appuyer son argumentaire, le président du MAK affirme que si les partis politiques pensent réellement pouvoir changer les choses à travers ces élections et la gestion des collectivités locales, pourquoi leur hauts responsable ne se sont pas présentés comme ce fut le cas en France à l’image de Chirac, Sarko, Manuel Vals … et tant d’autres ministres qui sont passés par les mairies ?

Le président du MAK a insisté sur le fait que le FLN, le RND et leurs supplétifs islamistes n’ont rien à avoir avec la Kabylie. Ils lui sont étrangers et ne sont que des machines électorales au service du régime racistes d’Alger » avant de lancer un appel fraternel en direction du RCD et du FFS qui restent des partis kabyles malgré eux. « Nous les invitons à placer l’intérêt de la Kabylie qui les a enfanté au dessus des ambitions électoralistes et œuvrer avec nous dans le sens de la libération du peuple kabyle », a-t-il lancé.


Avant de clôturer le chapitre des élections, le président du MAK a rappelé que l’enjeu de ces élections n’est pas dans les résultats qui sont déjà décidé par le DRS mais dans le taux de participation. « D’ailleurs, même le président du conseil constitutionnel, Belaiz, a appelé les algériens à participer massivement comme meilleure moyen pour contrecarrer l’agression israélienne sur Ghaza. C’est comme si, pour un bulletin de vote mis dans la boite, il y a un soldat israélien tué. Le ridicule ne tue pas ».


A la fin du meeting, le président du MAK a rappelé le soutien du peuple kabyle à l’Azawad et condamné l’attitude de la communauté internationale tout en appelant à un rassemblement à Tizi Ouzou le jour de la visite du président français.

Le président du MAK a conclu : « La Kabylie paye sa résistance au totalitarisme du régime raciste d’Alger mais elle n’abdiquera jamais. Il finira son intervention sous les applaudissements de l’assistance.

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SIWEL 271404 NOV12

Haroun Mohamed Le grand militant et défenseur de tamazight et de toutes les causes justes


Haroun Mohamed
Haroun Mohamed était un fervent militant de la langue et de la culture amazighes. C’était un démocrate et un défenseur des droits de l’Homme. Militant de l’Académie Berbère à Paris, il fut sans aucun doute le berbériste le plus acharné, il ne parlait que du combat que les Kabyles devaient mener contre ceux qui ont détourné l’Algérie de sa véritable identité. A l’université il créa un cadre de lutte, auquel il donna le nom de : « Organisation des Forces Berbères (OFB) ».
27/11/2012 - 00:20 mis a jour le 27/11/2012 - 00:18 par Yahia Yanes
Né en 1949 à Tifrit, village situé près d’Akbou dans la vallée de la Soummam. Il fut jugé et condamné à mort en 1976 pour son militantisme avec d’autres camarades comme Cherradi Hocine, Medjber Smail, Nekkar Ahmed, Mohand Ousmaïl, Lounes Kaci, Bahbouh Lahcene, Hamadouche Ali, Achab Ramdane, Cherifi Ahcene et son frère Ali. Les années passées à Lambèse ont été les plus atroces. En 1976, sa mère, qui était partie pour lui rendre visite en prison mourut en cours de route victime d’un accident d’automobile. Gracié le 5 juillet 1987, il reprit son combat en joignant le Mouvement Culturel Berbère.
Celui qui s’est sacrifié pour la reconnaissance de son identité et pour une Algérie démocratique, s’est éteint le 22 mai 1996 suite à tous les sévices subis dans les geôles du régime. Haroun Mohamed était un militant de la cause berbère qui voua sa vie et son combat au triomphe des libertés démocratiques. Son nom est inscrit à jamais au Panthéon de l’histoire de notre pays.
L’Amazighité ne peut être dissociée de l’Afrique du Nord, elle en est l’essence, l’âme. Le peuple Amazigh riche de sa langue, de son patrimoine culturel et social a résisté à toutes les invasions que son pays Thamazgha a subies. Des Phéniciens aux romains en passant par les vandales, les Arabes les Turcs et les Français, aucun envahisseur n’a réussi à annihiler l’identité ni la personnalité berbères.
Sa langue, ses coutumes et ses traditions sont toujours là, plus fortes que jamais. N’en déplaise aux adeptes de l’Islamo-arabisme le peuple Amazigh avec ses différentes dynasties a contribué au rayonnement de l’Islam bien plus que tout les autres peuples.
Notre identité véhicule les valeurs culturelles et civilisationnelles de toute l’Afrique du nord. Notre identité Amazighe est notre vie. Ignorer les origines Amazighs de l’Algérie c’est faire fi de toute l’histoire de l’Afrique et, tant que notre identité, notre culture et notre langue n’auront pas trouvé leur place originelle dans ce pays, il n’y aura pas de stabilité. Le déni d’identité dont souffre tout un peuple ne favorisera jamais l’essor aussi bien politique qu’économique et social de l’Algérie.
Yahia Yanes pour Tamurt.info
— -
* Harun Muḥamed.
Mmi-s n udrar.
A mmi-s n udrar n nnif
Tewwiḍ-t d aγilif
Idda yid-k s aẓekka
Idles ḥerzen lejdud-ik
Γef tsebbleḍ tudert-ik
Tebγiḍ ad yidir lebda
Tsemḥed di tlelli-k
Wala di temẓi-k
Lḥeq ulansi d-ikka
Annaγ a zzman bu tiddas
Tεeddaḍ tilas
S kra n win ilhan ikfa
Tefkiḍ lγerḍ i ya tsuqas
Rẓan aγilas
Izirdiwen ṛwan taḍṣa
Ahat a d-tezzi yibwas
Tagnitt a ten-tḥaz
Ad asen-thud tafekka.

lundi 26 novembre 2012

Elle se tiendra le 1er décembre à Montréal Conférence de Boussad Berrichi sur « Mouloud Mammeri et les Amazighs (berbères) aujourd’hui dans le monde ! »


Elle se tiendra le 1er décembre à Montréal
Boussad Berrichi est né en Kabylie et a reçu une éducation kabyle classique. Docteur ès Lettres (littératures comparées françaises/francophones), universitaire-chercheur résidant au Canada, il est aussi chercheur au Canada-Mediterranean Centre à l’Université York (Toronto).
26/11/2012 - 10:32 mis a jour le 26/11/2012 - 10:35 par La Rédaction
L’association Tiregwa, de Montréal, organisera, le samedi 1er décembre 2012 à 18h00 une conférence avec l’universitaire Dr. Boussad Berrichi au Centre Afrika, 1644 rue St-Hubert, Montréal (Québec), H2L 3Z3. La conférence qui aura pour thème : « Da Lmulud At Mâammer lakw d imaziɣen ass-a di dunnit ! Mouloud Mammeri et les amazighs (berbères) aujourd’hui dans le monde ! », sera donnée en Tamazight.
Boussad Berrichi est né en Kabylie et a reçu une éducation kabyle classique. Docteur ès Lettres (littératures comparées françaises/francophones), universitaire-chercheur résidant au Canada, il est aussi chercheur au Canada-Mediterranean Centre à l’Université York (Toronto). Il est l’invité de la Fondation Kastler de l’Académie des sciences (France). Ses recherches portent sur différents thèmes liés à l’amazigitié. On citera la culture et civilisation amazighes (berbères), l’Afrique du nord, les littératures francophones (Afrique du nord, Canada, Chine, France), etc.
Ses récentes recherches portent sur les premières Nations Amazighes/Amérindiennes (Afrique du Nord/Amérique du Nord) et leurs cosmogonies. Il a enseigné en Algérie, en France, puis au Canada. Berrichi a dirigé et publié l’ouvrage collectif pluridisciplinaire international « Tamazgha (Afrique du nord) francophone au féminin » (Séguier, 2010) — préfacé par Hédi Bouraoui, publié avec le soutien du CRSH (Canada) - CELAT (Université Laval) et AUF. Il est aussi auteur de : « Mouloud Mammeri. Amusnaw » (Séguier, 2009) avec une préface posthume de Pierre Bourdieu et une contribution de Mohammed Arkoun ; - et « Assia Djebar. Une femme, une œuvre, des langues » (Séguier, 2009) préfacé par Mildred Mortimer. Éditeur scientifique des 2 tomes de « Mouloud Mammeri, écrits et paroles » (Alger, éditions du CNRPAH - Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques, en 2008, réédition juin 2010).
Il a collaboré à des revues universitaires et ouvrages collectifs avec des articles et contributions inter-pluridisciplinaires. En septembre 2000, il a décroché la Médaille d’Or du Grand Prix international URTI (Université radiophonique et télévisuelle internationale) à Budapest (Hongrie) /Paris (France) pour son émission « Tiggwura Igenwan » (Les Portes du ciel) en langue kabyle/tamazight à la radio kabyle Chaîne 2 (Alger) d’août 1998 à décembre 2000 ; producteur/présentateur de l’émission bilingue « Idles/Culture » sur Berbère télévision (Paris) en 2004 et 2005. Berrichi a publié son premier article en kabyle-tamazight dans l’hebdomadaire « Tamurt/LePays » en 1994. Depuis les années 1990, il a collaboré à des revues et journaux (presse écrite) (Algérie, France, Canada) avec des articles grand public.
La Rédaction

L'artiste kabyle engagé Oulahlou dément la rumeur qui le faisait rouler pour le RND (DNA) 25/11/2012 - 18:27


L'artiste kabyle engagé Oulahlou dément la rumeur qui le faisait rouler pour le RND (DNA)

25/11/2012 - 18:27

KABYLIE (SIWEL) — Oulahlou, dans une interview accordée dimanche au journal en ligne DNA, tord le cou à une rumeur initiée sur les réseaux sociaux par les relais locaux du pouvoir algérien, prétendant que l'auteur du célèbre chant "Pouvoir assassin" roulerait pour le parti de l'ancien premier ministre Ouyahia au niveau de la municipalité d'Ighil Ali, en Kabylie.


Oulahlou a déclaré, dans cette interview reccueillie par Arezki Said :« Je n’ai à aucun moment demandé à quiconque de voter RND et à aucun moment je n’ai pris un micro sur une tribune de campagne électorale ou ailleurs, dans un média, pour donner des consignes de vote ou des orientations. Je ne connais pas le bureau du RND, ni à Ighil Ali ni à Alger ni ailleurs. Je ne connais aucune personnalité de ce parti avec lequel je ne partage absolument rien. Je suis un petit artiste et un libre penseur. » 

A la question d'où était partie cette rumeur, Oulahlou répond : « Cette campagne est partie de mon propre village, d’un individu qui estime que je lui fais de l’ombre. C’est lui qui a lancé cette propagande. Tajmaath du village leur est devenue inaccessible à ce genre d’individus, alors ils utilisent Tajjmaath de Facebook avec tout le courage que leur procure un confortable anonymat pour médire tranquillement. » 

En guise de réponse à ses détracteurs, Oulahlou répond par une chanson inédite "Ahizi" : « Dans cette chanson, je dis pleinement ce que je pense et je réponds à cette personne du FFS qui disait dans un meeting politique que Oulahlou avait tourné sa veste... Je pense qu’il croit que je suis du MAK et qu’il s’estime en devoir de casser ce parti... Je ne comprends pas pourquoi cet individu s’est acharné à faire campagne sur mon dos. » 

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SIWEL 251827 NOV 12

samedi 24 novembre 2012

Journalistes assassinés en Algérie durant les années 90 - Observatoire des Droits de l'Homme Tizi-Ouzou

jt9favcg.jpg Sidali Ben Mechiche a été le premier journaliste tué, lors de la manifestation islamiste du 10 octobre 1988, place des Martyrs à  Alger.
Plus de 100 journalistes et professionnels de l'information, ont été assassinés en Algérie depuis le 26 mai 1993, selon la liste dressée par  l'Association nationale des familles de journalistes assassinés et publiée dans le rapport 1999 de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) du Centre d'Alger. Selon le même rapport, deux journalistes professionnels sont toujours portés disparus : Djamel-Eddine Fahassi de la radio nationale, disparu depuis le 8 mars 1995, et Aziz Bouabdallah du journal arabophone El Alem Essiyassi (Le Monde politique), enlevé à son domicile à Chevalley (Hauts d'Alger) le 12 avril 1997.
Le dicton de Tahar Djaout  «Si tu parles, tu meurs. Si tu tais, tu meurs. Alors, dis et meurs»,  a été suivi à la lettre par des dizaines de journalistes algériens.
 «Il n’est pas question de se taire alors que notre pays est en danger», «C’est une grande lâcheté de rester neutre alors que les artistes, médecins, enseignants, sportifs et des simples citoyens se font égorger par les hordes sauvages», ont-ils clamé. Des hommes et femmes de la presse écrite et de l’audiovisuel ont tous juré de parler et de mourir en héros pour permettre à l’Algérie de rester debout.
C’est  par leur intelligence, leur savoir et leur courage que les journalistes algériens, défenseurs de la liberté d’expression ont contré l’obscurantisme des intégristes. Plus d’une centaine de journalistes ont donné leur vie pour défendre la liberté d’expression, et ni les intimidations, ni les menaces, ni les attentats à l’explosif, ni le premier assassinat, ni le centième ne les ont fait plier.
Voici la liste des martyrs de la plume, qu'ils reposent en Paix  :
1993
26.05 - Tahar DJAOUT, directeur de Ruptures.
03.08 - Rabah ZENATI, ENTV.
09.08 - Abdelhamid BENMENI, Algérie Actualités.
11.09 - Saâdeddine BAKHTAOUI, El Minbar (APUA).
28.09 - Abderrahmane CHERGOU, Alger Républicain et L'Hebdo libéré.
05.10 - Djamel BOUHIDEL, photographe Le Nouveau Tell, à Blida.
14.10 - Mustapha ABADA, directeur général ENTV.
18.10 - Ismaïl YEFSAH, ENTV.
28.12 - Youcef SEBTI, indépendant, écrivain, poète.
1994
23.01 - Rachid KODJA, radio.
01.03 - Abdelkader HIRECHE, ENTV.
01.03 - Mohamed HASSAINE, Alger Républicain, disparu à Hammadi.
12.03 - Hassan BENAOUDA, ENTV.
19.03 - Yahia BENZAGHOU, APS, cellule Communication du Premier ministre.
21.03 - Abdelmadjid YACEF, photographe L'Hebdo libéré.
21.03 - Rachid BENDAHOU, L'Hebdo libéré.
13.04 - Mohamed MECEFFEUK, El Watan.
07.06 - Ferhat Cherkit, El Moudjahid.
07.06 - Hichem GUENIFI, radio ENRS.
11.07 - Yasmina DRISSI, Le Soir d'Algérie.
20.07 - Mohamed Lamine LEGOUI, APS à Bousâada.
17.09 - Laïd-Ali AIT EL-HARA? radio
26.09 - Mouloud BAROUDI, photographe ANAF à Tipaza.
26.09 - Smail SBAGHDI, APS.
12.10 - Lahcene BENSAADALLAH, directeur de El Irchad.
16.10 - Tayeb BOUTERFIF, radio.
19.10 - Farah ZIANE, rédacteur-en-chef de Révolution Africaine, à Blida.
27.10 - Mohamed-Salah BENACHOUR, APS, à Blida.
27.10 - Kaddour BOUSSELHAM, Horizons, disparu à Mascara.
30.11 - Yasser El-AKEL El Massa.
30.11 - Nasser-Eddine LAKEHAL, El Mass, à Boufarik.
30.11 - Ahmed ISSAAD, radio, à Boufarik.
03.12 - Saïd MEKBEL, directeur du Matin.
1995 
06.01 - Zineddine ALIOU-SALAH, Liberté, à Blida.
06.01 - Ali ABOUD, radio Chaîne 1.
13.01 - Abdelmadjid Yahiaoui, Echaâb.
01.02 - Nacer OUARI,  ENTV.
17.02 - Djameleddine ZAITER, El Djoumhouria, à Gdyel.
01.03 - Mahmoud OUARHOUM, APS.
20.03 - Rachida HAMMADI, ENTV, mourra de ses blessures le 31.
20.03 - Houria HAMMADI, ENTV, soeur de Rachida, meurt sur le coup.
21.03 - Ali BOUKHERBACHE, El-Djoumhouria, directeur de Media TV.
27.03 - Mohamed ABDERRAHMANI, directeur El-Moujahid.
03.04 - Makhlouf BOUKHEZAR, ENTV, à Constantine.
15.05 - Azzedine SAIDJ, El Ouma.
21.05 - Bakhti BENAOUDA, indépendant, écrivain, à Oran.
21.05 - Malika SABOUR, Echourouk El Arabi.
27.05 - Mourad HEMAZI, ENTV.
18.06 - Ahmed TAKOUCHET, Radio Cirta.
02.08 - Naïma HAMOUDA, Révolution Africaine.
21.08 - Ameur OUAGUENI, Le Matin.
03.09 - Saïd TAZROUT, Le Matin, à Tizi Ouzou.
04.09 - Brahim GUERROUI, caricaturiste, El Moujahid.
04.09 - Yasmine BRICK, radio Chaîne 1.
08.09 - Radja BRAHIMI, ENTV, à Dellys.
08.09 - Said BRAHIMI, ENTV, à Dellys.
09.09 - Rabah LALLALI, ENTV.
15.10 - Abdelwahab SAADAOUI, Echaâb.
15.10 - Ahmed BOUGUERRA.
16.10 - Saida DJEBAILI, El Hayat El Arabi.
16.10 - Ahmed Mustapha LAZHAR, El Hayat El Arabi.
18.10 - Mohamled FETTAH, ENTV.
20.10 - Nourredine SERDOUK, Liberté.
29.10 - Khaled GUERDJOUMA.
03.11 - Omar OURTILANE, rédacteur-en-chef El-Khabar.
04.11 - Ahmed KHALFOUN, APS.
02.12 - Hamid MAHIOUT, Liberté.
02.12 - Hamidou BENKHERFELLAH, Liberté.
05.12 - Khedidja DAHMANI, Echourouk El Arabi.
14.12 - Abdelkrim BENDAOUD, ENTV.
20.12 - Mohamed BELKESSAM, chef de production ENTV.
23.12 - Khaled MERIOUD, réalisateur ENTV.
-?.--?-  Taleb ADEN, indépendant.
1996
12.01 - Mohamed MEKATI, El Moudjahid.
14.01 - Khaled ABOULKACEM, L'Indépendant.
10.02 - Abdallah BOUHACHEK, Révolution et Travail, à Blida.
11.02 - Allaoua AIT-MEBAREK, dir. de la rédaction le Soir d'Algérie.
11.02 - Mohamed DORBANE, le Soir d'Algérie.
11.02 - Djamel DERAZA, le Soir d'Algérie.
11.02 - Naïma ILLOUL, ENTV.
17.02 - Achour BELGHEZLI, Le Pays, à Tizi Ouzou.
17.02 - Dalila DRIDECHE, Le Pays, à Tizi Ouzou.
27.02 - Mourad TAAM, radio.
29.02 - Belkacem SAADI, ENTV Constantine, à Skikda.
04.03 - Slim TRIA, radio.
12.03 - Djilali ARABDIOU, photographe Algérie-Actualités.
30.03 - Yahia AMOUR, ENTV.
10.04 - El Hadi SLIM, ENTV.
24.04 - Djamel BOUCHIBI, El-Moudjahid.
26.07 - Farida BOUZIANE, Le Pays, à Draâ Ben Khedda.
27.07 - Boualem TOUARI, ENTV.
11.08 - Mohamed KESSAB, Radio Coran et Radio-Mitidja..
15.10 - Mokrane HAMOUI, directeur commercial Echourouk El-Arabi.
26.12 - Boussaâd ABDICHE, El Moudjahid.
1997
10.01 - Messaoud BELLACH, El Moudjahid.
07.02 - Si-Ali REGUIEG, ENTV.
01.06 - Abdelwahab HARROUCHE, El Moudjahid.
20.08 - Ali TENKHI, ENTV.
31.08 - Zoubida BERKANE, ENTV.
Journalistes algériens disparus
1995
 08.03 - Djamel-Eddine FAHASSI, radio.
1997
 12.04 - Aziz BOUABDALLAH El Alem Essiyassi.
Journalistes étrangers
1994 
01.02 - Olivier QUEMENEUR, AFP, a été tué dans la Casbah.
Le même jour, Yves Menari et l'Australien Scott Alla.
 

Le MAK rend hommage à Said Takhlijt et exprime toute sa solidarité à la famille de la victime

Le MAK rend hommage à Said Takhlijt et exprime toute sa solidarité à la famille de la victime

24/11/2012 - 15:07

TAQERVUST (SIWEL) — Hier en fin de journée, une délégation du MAK a été rendre hommage au jeune étudiant kabyle, Said Takhlijt, décédé la veille. Saïd Takhlijt, originaire du village Takerboust, dans le département de Tuvirett (Bouira), a succombé avant-hier à ces blessures après six mois de calvaire, suite à l'explosion de gaz survenue à Tlemcen où il était étudiant.


L'appel à solidarité qui avait été lancé par Radio Taqerbut pour sauver Said Takhlijt.PH/DR
L'appel à solidarité qui avait été lancé par Radio Taqerbut pour sauver Said Takhlijt.PH/DR
Saïd Takhlijt, victime de l'explosion de gaz, survenue fin mai dernier dans l'enceinte de la résidence universitaire de Tlemcen, est décédé avant-hier à Alger, à l'Hôpital Mustapha Bacha.

A défaut de prise en charge sérieuse de la victime par l'Etat, comme il s'y était engagé, Radio Taqerbust, une radio locale citoyenne, avait lancé un appel à solidarité pour sauver le jeune étudiant. Hélas, il a finit par succomber à ses graves blessures. Rappelons que la victime souffrait d'un grave traumatismes crâniens et que l'un de ses poumons avait subit des dégâts irréversibles à la suite de l'explosion de Gaz.


Le frère de la victime, Abderrahim Takhlijt, avait fait part de sa colère au quotidien algérien El Watan dans lequel il avait précisé que les promesses tenues par l'Etat n’avaient pas été tenues. «Il n’y avait aucune prise en charge réelle de mon frère. Il a été rapatrié sans qu’il soit guéri après juste un mois d’hospitalisation en France. A ma connaissance, il a été rapatrié à cause des problèmes financiers entre la CNAS et les hôpitaux français». Le frère de la victime s'est par ailleurs interrogé sur le calvaire de l'hospitalisation de son frère : « comment se fait-il de le rapatrié alors qu’il était dans un état critique après seulement un mois d’hospitalisation, alors que d’autres victimes dont les cas étaient de moindre gravité devraient passer 18 mois ?».


Toujours dans les colonnes d'El Watan, Abderrahim Takhlijt a précisé que même après le rapatriement de son frère, sa prise en charge avait fait défaut : «Tout ce qu’on a eu de la part des autorités, c’est un chèque de 05 millions de centimes. Le directeur de la santé de la wilaya et celui de la direction d’action sociale (DAS) de Bouira n’ont pas tenu leurs engagements».


Sur les onde de radio Taqrebust, la délégation du MAK, qui s'est rendue à Taqervust pour apporter toute sa solidarité à la famille de la victime, a déclaré par la voix du président du mouvement autonomiste kabyle qu'il n'y avait « rien à attendre du régime d'Alger qui ne s'investi, à coût de millions pris dans les caisses de l'Etat, que de la santé des vampires de l'Algérie soignés dans les hôpitaux militaires français» et que « le pouvoir algérien a tout simplement laissé mourir ce jeune et brillant étudiant », rajoutant que « Le pouvoir algérien, assume l’entière responsabilité du décès de Saïd Takhlijt ».


zp,

SIWEL 241507 NOV 12

Kabylie: Le MAK poursuit sa campagne contre la participation de la Kabylie aux mises en scènes électorales


Kabylie: Le MAK poursuit sa campagne contre la participation de la Kabylie aux mises en scènes électorales

24/11/2012 - 11:32

AHNIF (SIWEL) — Dans le cadre des rencontres de proximité avec les citoyens organisé par le MAK, le Président du mouvement autonomiste kabyle a fustigé le code communal : « De l’avis même des partis politiques qui participent à ce carnaval, le nouveau code communal dépouille les élus de tout pouvoirs. Ces partis reconnaissent eux-mêmes qu’ils ne pourront pas répondre aux doléances du citoyen étant donné que tout le pouvoir décisionnel est concentré entre les mains des instances nommées par le pouvoir central. Dés lors, on se demande pour quel objectifs ils y participent »


La solidarité citoyenne, seul moyen de parer au sabotage de l'Etat en Kabylie.PH/DR
La solidarité citoyenne, seul moyen de parer au sabotage de l'Etat en Kabylie.PH/DR
Hier après-midi, le président du MAK, accompagné de plusieurs membres de la direction du mouvement, dont Me. Bachouche Salim, président du conseil régional de Tuviret, Zoubir Yugurten, Kamel Chetti, Gherrab Abdella, est allé à la rencontre des citoyens à Ahnif pour discuter avec eux de l'importance de rejeter massivement des élections « ficelées d'avance ».

Bouaziz Ait-Chebib rappellera à l'assistance « les classiques protestations des participants aux mascarades électorales algériennes comme à chaque élection organisée par ce pouvoir. Les partis qui y participent crieront au scandale dès le lendemain des élections . Tout le monde sait que c’est la DRS qui décide des résultats et qui distribue les sièges. Tout le monde sait également que c'est l’administration qui organise la fraude et que les partis qui participent sont simplement satisfaits des quotas qui leur sont attribués. Dans le cas où le pouvoir ne respecte pas ses engagements, ce qui est généralement le cas, les participants protesteront alors en disant que le scrutin est "entaché par la fraude"».


Bouaziz Ait-Chebib appellera les citoyens kabyles à la vigilance car « la mise en scène électorale orchestrée par Alger est destinée à enfoncer davantage la Kabylie dans les luttes intestines, à partir du moment où les maires seront issus de formations politiques kabyles et que le ressentiment des kabyles pour les défauts de gestion des communes se retournera contre les maires kabyles et non plus contre le pouvoir ». Il appellera par ailleurs les citoyens « à dépasser les luttes claniques initiées par le pouvoir, et alimentée par cette pseudo campagne, afin de préserver la cohésion de la Kabylie».


Le président du MAK poursuivra en disant : « La mascarade du 29 novembre n’est pas un vote tribal, clanique ou familial comme l'affirment certains candidats mais un acte éminemment politique qui s’inscrit dans la logique de la normalisation de la Kabylie. La meilleure attitude à son encontre, c’est le rejet massif ».


Le MAK, qui s'est fixé comme objectif de « soustraire le peuple Kabyle à l'amnésie qui le guette» argumentera, par la voix de son président, en disant que «Dans une Algérie qui, non seulement ne reconnait pas le peuple kabyle, mais organise ouvertement sa perte, aller à des élections ne peut que signifier l'acceptation de son propre reniement et sonner son quitus à ses oppresseurs en offrant une caution démocratique à un régime qui nous assassine ».


Le président du MAK appelle le peuple kabyle à « rejeter cette énième mascarade pour imposer un référendum d’autodétermination qui seul pourra véritablement consacrer le pouvoir décisionnel du peuple kabyle, pour le peuple Kabyle ».


zp,

SIWEL 241132 NOV 12

Hommage posthume à Tahar Djaout

Il s’est tenu jeudi au CCA de Paris

Hommage posthume à Tahar Djaout

Un hommage posthume a été rendu, jeudi soir au Centre culturel algérien dans la capitale française, au journaliste et écrivain talentueux que fut le défunt Tahar Djaout, assassiné en 1993 par la horde terroriste. Articulé autour de la projection du documentaire d’Abderrezak Larbi-Cherif ’’Tahar Djaout, un poète peut-il mourir’’, dans sa version en langue française, et d’une rencontre-débat réunissant des amis et proches de l’écrivain, cet hommage a permis aux invités de revenir sur son parcours journalistique et intellectuel, soulignant la force qui se dégageait de ses œuvres. A travers le documentaire, d’une durée de 52 minutes, Abderrezak Larbi-Cherif narre la vie, l’œuvre et l’engagement de cet homme de lettres universel.
Il raconte également l’Algérie et la violence qu’elle a connue durant les années du terrorisme et la violence qui ciblait de nombreux intellectuels et journalistes. Le réalisateur a estimé qu’il est difficile de raconter l’histoire de cet homme, son parcours et aussi son œuvre, relevant qu’il fut « un homme à différentes facettes, journaliste, poète, écrivain et qu’il n’est pas évident de résumer la vie d’une personnalité d’une telle envergure en 52 minutes ». Lors du débat, des journalistes et amis du défunt ont évoqué les circonstances qui leur ont permis de se rapprocher de cet auteur de renommée internationale et de louer ses mérites.
« Il était un mélange de douceur et de fermeté et sa force se manifestait à travers ses idées. Il avait le sens de l’histoire et fut un grand poète qui demeure encore vivant à travers ses œuvres », a souligné son éditeur, Louis Gardel, des éditions du seuil. Le directeur du journal Liberté, Abrous Outoudert, ami du défunt, a évoqué l’intérêt d’organiser, vingt ans après sa mort, un colloque international à Alger pour faire connaître davantage cet auteur auprès des lecteurs.
Il a indiqué, qu’à ce jour, au niveau universitaire, « quarante-huit travaux sont recensés, entre licences, magisters et doctorats, qui ont été élaborés sur les œuvres de Tahar Djaout, ce qui dénote de la richesse de son œuvre qui continue à inspirer de nombreux chercheurs et universitaires algériens », a-t-il dit. En ajoutant que « cet homme d’exception était un humaniste et dès qu’on connaît Tahar Djaout, on ne peut plus se séparer de lui ».
Il dira, aussi,  que beaucoup de coïncidences l’ont réuni avec le défunt, pour devenir des amis.
 Le 26 mai 1993, Tahar Djaout est victime d’un attentat sur le parking de sa cité résidentielle ’’les 600 logements’’ à Baïnem (Alger). Il décède après une semaine de coma.
Il fut le premier d’une liste de 70 journalistes algériens assassinés au début des années 90.
A 39 ans, il avait déjà publié cinq romans, dont quatre aux éditions du seuil. En 1991, il obtient en France le Prix Méditerranée pour son roman ’’Les vigiles’’.

Rencontre de proximité du MAK à Tuvirett "La Kabylie n’est pas intéressée par le prochain scrutin"


Rencontre de proximité du MAK à Tuvirett
Une délégation du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), conduite par son président M. Bouaziz Ait-Chebib et composée par M. Kamal Chetti, secrétaire national à l’environnement, M. Abdallah Gherrab, président du conseil des sages et de M. Abane Meziane, secrétaire national aux droits humains, a été invitée au niveau de la localité d’Ahnif (30 km de l’est de Tuvirett). La délégation du MAK, a organisé une rencontre de proximité avec la population locale. L’occasion a été saisie par la délégation du MAK, pour expliquer son choix de bouder les prochaines élections locales et de débattre avec l’assistance sur le projet politique de la formation autonomiste.

24/11/2012 - 09:34 mis a jour le 24/11/2012 - 09:34 par Aziz Ait-Amirouche
Prenant la parole, le président du MAK, M. Bouaziz Ait-Chebib, a réaffirmé la position de son mouvement, vis-à-vis des élections locales, prévues le 29 novembre. "Notre boycott est argumenté par le fait, que les P/APC, n’auront aucune prérogative dans leurs assemblées communales. Le nouveau code communal va les rendre des sous fonctionnaires de l’administration centrale (Le Wali et le chef de Daïra)", rappelle le président du MAK avant d’ajouter qu’il "faudra au citoyen de revoir le bilan des élus sortants qui n’étaient même pas capable de porter assistance aux villageois Kabyles durant les dernières intempéries, et que seul le vote portant référendum sur l’autodétermination du peuple Kabyle, nous intéresse".
M. Bouaziz Ait-Chebib, a dénoncé par ailleurs, la fuite des investisseurs de Kabylie, une fuite justifiée par la dégradation terrible de la situation sécuritaire dans notre région, ajoute-il. "Au lieu de régler les véritables problèmes de la Kabylie, les élus de l’APW de Tizi-Wezzu ont voté à l’unanimité, lors de leur mandant sortant, la construction d’une prison au niveau de Draâ-El-Mizan", dénonce le président du MAK, avant d’ajouter, que les "jeunes Kabyles, ont besoin des usines et des pôles industriels et non pas de la construction des prisons".
S’agissant de la position du MAK vis-à-vis, l’officialisation de la langue amazigh, M. Bouaziz Ait-Chebib, dira que cette "officialisation n’a aucun sens, tant que la Kabylie est dominée par une colonie arabe" et que seul l‘avènement d’un État Kabyle, pourra garantir les droits et la dignité du peuple Kabyle" . Ceci avant de lancer un appel aux Kabyles pour boycotter le prochain scrutin, qui ne "sera qu’une caution de légitimité pour le pouvoir en place".
La délégation du MAK, s’est rendue par la suite au niveau de la localité de Takerboust où elle a présenté ses condoléances à la famille du jeune « Saïd Takhlijt », un étudiant Kabyle, qui vient de succomber à ses blessures, hier en fin de journée. Rappelons que la victime en question faisait partie des personnes blessées, suite à l’explosion de gaz, survenue fin mai dernier, au niveau de la résidence universitaire « Bakhti Abdelmadjid » à Tlemcen. Sollicité par « Radio Takerboust » le président du MAK, a déclaré que "l’Etat algérien assume l’entière responsabilité de ce crime, du moment que la victime n’a pas bénéficié, d’une prise en charge pour se soigner à l’étranger".
Aziz Ait-Amirouche pour Tamurt.info