mercredi 10 octobre 2012


Ajoutée par  le 17 déc. 2011
Matoub message pour les TRAITRES.

mardi 9 octobre 2012


Il y a 24 ans, Lounès Matoub blessé par balles à Aïn El Hammam

hommage au Rebelle à Tizi Ouzou

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le 08.10.12 | 10h00 1 réaction
 
 La vie du Rebelle était émaillée de beaucoup de troubles.
zoom | © D. R.
La vie du Rebelle était émaillée de beaucoup de troubles.

Cette commémoration sera clôturée par la remise du prix de la quatrième édition du concours de poésie Matoub Lounès.

Pour commémorer le 24e anniversaire du 9 octobre 1988, jour où le chanteur kabyle, Matoub Lounes a été blessé par des balles tirées par un gendarme dans la région de Aïn El Hammam, la fondation qui porte le nom du Rebelle a mis sur pied un programme d’activités en hommage à l’artiste. Ainsi, à l’occasion, une table ronde est prévue, aujourd’hui, lundi, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Cette rencontre portera essentiellement sur des témoignages sur les circonstances dont a été blessé le Rebelle au moment où il distribuait des tracts appelant au calme après le soulèvement d’octobre 1988.
Lors de cet hommage, les organisateurs ont prévu également, pour la journée de mardi, le dépôt d’une gerbe de fleurs sur le lieu du drame, à Aïn El Hammam. Cette commémoration sera clôturée par la remise du prix de laquatrième édition du concours de poésie Matoub Lounès.
La vie du Rebelle était émaillée de beaucoup de troubles. Outre la rafale de balles tirée contre lui par un gendarme, en octobre 1988, à Aïn El Hammam, Matoub a été enlevé le 25 septembre 1994, par un groupe d’individus armés à Takhoukht, près de Tizi Ouzou, avant d’être libéré par ses ravisseurs, après 15 jours de captivité et suite à une importante mobilisation populaire en Kabylie. Ce militant berbériste sera assassiné par «les forces du mal» le 25 juin 1998, à Talla Bounane, sur la route de Beni Douala. Aujourd’hui, le combat de Matoub est souvent revisité, notamment à travers les activités des associations qui lui rendent régulièrement hommage aussi bien en Algérie qu’à l’étranger.
Chaque année aussi, à l’occasion de l’anniversaire de son assassinat, sa maison devient un lieu de pèlerinage pour des milliers de personnes qui viennent se recueillir sur la tombe de ce barde de la chanson kabyle. Et pour immortaliser le rebelle et son combat, des espaces publics ont été baptisés en son nom, notamment en France.En avril dernier, la mairie d’Arcueil, dans le département de Val-de-Marne, en région Ile de France, a décidé de baptiser sept rues du quartier Chaperon-Verts aux noms des hommes de culture et lettres, dont le chantre algérien d’expression Kabyle Matoub Lounès.
Hafid Azzouzi

lundi 8 octobre 2012

Le pouvoir commémore la tentative d'assassinat de Matoub en 1989 ! ' | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


L’annonce frise l’insulte
Incroyable mais vrai. Tous les coups sont permis dans une république bananière comme l’Algérie. Un surprenant communiqué, signé par le directeur de la culture de Tizi Ouzou, El Hadi Ould Ali, ex-militant du RCD et du MCB qui a rallié le pouvoir avec armes et bagages, annonce, tenez-vous bien : la commémoration du 24 ème anniversaire de la tentative d’assassinat du chantre de l’Amazighité, Matoub Lounès, le 9 octobre 1988, par un gendarme à Michelet. On entend des vertes et des pas mûres. Et pour une première, s’en est une ! La direction de la culture de Tizi Ouzou va donc célébrer un crime officiel commis par le pouvoir pour, soi-disant, rendre hommage à Matoub Lounès. C’est une pure hypocrisie que l’être humain n’a jamais connu. Les journalistes qui ont lu le programme n’ont pas cru leurs yeux dans les premiers temps. C’est le loup qui danse entre les brebis. Moult interrogations sont à poser par cette initiative….hors de commun !
08/10/2012 - 00:11 mis a jour le 08/10/2012 - 00:49 par Izem Irath
Ce jour là, le 9 octobre 1988, Matoub Lounès, accompagné par un groupe d’étudiants distribuait des tracts appelant les villageois de la Kabylie à se soulever pour instaurer la démocratie en Algérie et réclamer les droits culturels et linguistiques des Kabyles, dans le sillage des évènements du 5 octobre 1988.
Matoub a été suivi par une voiture de la gendarmerie alors qu’il se rendait à Ain El Hammam, ex-Michelet. Un gendarme n’a pas hésité à ouvrir le feu sur lui avec sa kalachnikov. Il l’a criblé de balles. Le Rebelle a échappé à une mort certaine de justesse. Il subira par la suite plus de 18 interventions chirurgicales. Il sera handicapé à vie. Après plus de 2 années d’hospitalisation, Matoub consacre toute un album à ses évènements. Dans l’une de ses chansons il avait rendu un vibrant hommage à Frehat Mheni qui est resté à ses côtés durant toute cette dure épreuve, alors que d’autres chanteurs soi-disant engagés et d’autres militants politiques qui s’autoproclament de l’opposition se sont éloignés de lui. Cet évènement était un tournant dans la carrière artistique et le combat de Matoub. Il a, depuis, gagné une notoriété qui a dépassé les frontières de plusieurs pays. Il a redoublé d’efforts et a mené un combat sans faille jusqu’à son dernier jour.
Lounès ne sera pas épargné 10 années plus tard dans une embuscade qui lui a été tendue le 24 juin 1998 à Thala Bounane. Le meilleur hommage à rendre à Matoub et de faire la lumière sur son assassinat.
Izem Irath pour Tamurt.info

dimanche 7 octobre 2012

« Notre combat est juste » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Le MAK à Ath-Mesbah (Ath-Douala)

« Notre combat est juste »

De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine
Agissant dans le cadre de la campagne du rejet de l’échéance électorale, le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), M. Bouaziz Aït-Chebib, et certains de ses proches collaborateurs, en l’occurrence MM. Hsen Graïchi, Hocine Azem et Mohand-Ouamar Hachim, ont animé, hier en fin d’après-midi, un meeting à Ath-Mesbah, commune d’Ath-Douala. Signalons d’emblée que les intervenants, tous rôdés depuis longtemps à la maîtrise du verbe, ont, chacun en ce qui le concerne, démontré que ces élections locales, à l’instar des autres rendez-vous électoraux passés, n’apporteront rien de bon pour les citoyens si ce n’est un nouveau sursis pour le régime d’Alger.
07/10/2012 - 13:59 mis a jour le 07/10/2012 - 14:56 par Saïd Tissegouine
C’est M. Hsen Graïchi, psychologue de formation, qui a ouvert le bal le premier. « Il m’a fallu atteindre l’âge de vingt ans pour entendre parler d’Imache Amar », lance-t-il d’emblée à l’assistance. (Imache Amar, l’un des pères fondateurs du mouvement national algérien, est originaire du grand village Ath-Mesbah). « Et si j’ai mis tant de retard pour apprendre la vérité, continue l’orateur, c’est parce que le pouvoir algérien n’a rien fait pour faire connaître du public ce grand militant ». Pour M. Hsen Graïchi, Messali Hadj qui était « maçon de formation » et partisan de la « ouma royale » n’était rien devant Imache Amar qui, lui était porteur d’un projet de modernité. L’orateur ira jusqu’à affirmer qu’ « aujourd’hui encore l’affrontement se passe entre deux courants : l’arabo-bâathiste et le projet moderne prôné par la Kabylie ». L’intervenant tentera de prouver ensuite que « les malheurs successifs frappant la Kabylie » sont liés intimement à l’hégémonie que tente sans cesse d’asseoir sur l’Algérie entière ce courant idéologique dit « l’arabo-baâthisme ».
L’école sinistrée où l’enfant kabyle est forcé d’apprendre une langue qui n’est qui n’est pas la sienne et apprendre dans une langue qui n’est pas la sienne, les feux de forêts par « l’ANP », la complicité entre l’Etat algérien, le terrorisme et le voyoutisme contre la Kabylie, les événements sanglants du printemps 2001 sont entre autres des « preuves » de non reconnaissance de la société traditionnelle kabyle par les tenants de l’arabo-baâthisme.
M. Hsen Graïchi, après avoir mis en évidence certaines évidences bien scientifiques quant à l’épanouissement de l’individu, a plaidé pour « l’autodétermination » de la Kabylie dès lors que c’est la seule voie possible qui reste pour assurer la survie du peuple kabyle et l’ensemble de ses éléments identitaires. Pour sa part, le président du MAK a déclaré d’emblée que l’autodétermination est « notre droit le plus inaliénable ». « Aussi, ajoute-t-il en substance, notre combat est juste ! ».
M. Bouaziz Aït-Chebib conditionne toutefois la victoire du peuple kabyle face à ses adversaires à l’union de tous ses enfants. Une fois ce préambule fait avec réussite puisque il a été accueilli par des ovations, le président du MAK s’atèle ensuite à démonter la falsification de l’histoire de l’Algérie ordonnée et dirigée par Alger, et ce, en rappelant, avec références scientifiques à l’appui, l’histoire plusieurs fois millénaires du peuple kabyle. Et de fil en aiguille, le premier responsable du MAK arrive à la guerre d’indépendance de l’Algérie dont la proclamation de Novembre 1954 a été faite en Kabylie et le congrès de la Soummam, porteur et projectionniste d’une Algérie moderne. M. Bouaziz Aït-Chebib, en sa qualité de spécialiste des sciences politiques, connaît parfaitement la portée véritable des concepts déclaratifs, c’est-à-dire des mots constituant une idée ou des idées.
C’est pourquoi, à l’issue de ce rendez-vous d’Ath-Mesbah, il a déclaré tout haut et sans ambages que la déclaration de Novembre I954, laquelle a été pensée et rédigée en fonction de l’exigence de la situation du moment, est à présent dépassée. « La référence, déclare-t-il avec véhémence, demeure pour nous le congrès de la Soummam/ ». Les propos du président du MAK concernant la déclaration de Novembre 1954 se veulent comme une barrière aux arabo-islamistes prétendant avoir participé à la guerre de libération nationale. « La guerre de libération nationale, affirme avec solennité l’orateur, a été faite par les Kabyles ». « Aujourd’hui, à notre grand regret, ajoute-t-il, des chenapans, n’hésitent pas à qualifier la Kabylie de Hizb França ». Chargeant à nouveau les partisans de l’arabo-islamisme, le président du MAK les a accuse d’avoir copié sur la méthode de l’administration coloniale française en essayant de diviser la Kabylie en deux : la Petite et la Grande Kabylie.
Ce point permettra à l’assistance d’apprendre de la bouche de M. Bouaziz Aït-Chebib le grand mérite de Krim Belkacem, « soucieux de réunifier à nouveau la Kabylie, a pensé et exigé de ses vis-à-vis que l’Algérie en guerre fut divisée en wilayas d’où l’identification de l’ensemble de la Kabylie comme wilaya 3 ». Ce point expliqué, l’orateur démontrera également à travers une multitude d’exemple la spécificité de la Kabylie d’où son exigence à l’autodétermination ne relève que de l’ordre naturel des choses. Le président du MAK ira jusqu’à démontrer qu’il n’y a que certains Kabyles qui n’arrivent pas à comprendre leur appartenance à un peuple. « Si en 2001, pendant que nos jeunes tombaient sous les balles meurtrières des gendarmes, aucun Algérien, politique ou intellectuel, n’a pas jugé utile de nous adresser un message de soutien ou de sympathie alors que la mobilisation se fait grande à chaque fois qu’un Palestinien se fait tuer, c’est parce que justement ces Algériens nous ont toujours vus comme un peuple non seulement à part entière mais aussi comme un peuple non arabe. Autrement dit, ces Algériens se sentent beaucoup plus proches des Palestiniens que de nous autres les Kabyles », explique l’intervenant pour ajouter aussitôt : « Ces responsables politiques algériens ne connaissent les Kabyles qu’à l’approche des élections, et ce, pour le besoin de leurs voix ». A partir de là, le président du MAK réaffirme que toute échéance électorale organisée par le régime d’Alger ne peut en aucun cas concerner le peuple kabyle ». « Seul le référendum sur l’autodétermination du peuple kabyle nous intéresse », dit-il avant de céder le micro à M. Hocine Azem, Secrétaire Nationale aux Relations Extérieures du MAK. Celui-ci, connu pour son verbe cru et fort, à peine pris le micro entre ses mains mit le feu aux poudres. « Il n’y a que les moutons et ceux convoitant le matériel qui peuvent être intéressés par la participation à ces élections, notamment avec ce nouveau code communal ». Il se trouve justement qu’il y avait parmi l’assistance la présence de certains individus nourrissant l’intention de porter candidats sur une liste des indépendants. D’ailleurs, avant le début du meeting, ils se sont identifiés comme tels. Ils ont eu également l’honnêteté de reconnaître que le rendez-vous du MAK ne pouvait que les déranger en ces moments et en ces lieux. C’est pourquoi, en entendant les propos « durs » de M. Hocine Azem, ils ont tiqué. Ils ont même demandé à prendre la parole au nom de la démocratie pour justifier leur « choix ». La famille militante et patriotique du MAK, la grande amoureuse de la démocratie, accepta même si c’était contraire aux règles d’un meeting. Il y aura en tout deux interventions des partisans de la participation aux élections locales. Le troisième personnage –car ils n’étaient que trois parmi l’assistance nombreuse à embrasser ces élections—refusera d’intervenir. Ces deux interventions, d’un piètre niveau, ne feront qu’ ajouter des points au MAK. Nous verrons cela plus loin. Donc, en ce qui le concerne, M. Hocine Azem, en parfait connaisseur des codes communal et wilayal, s’attellera à prouver que l’élu n’aura pour rôle que celui de « pantin » avec le nouveau code communal puisque le véritable décideur ne sera autre que l’administrateur, à savoir le chef de daïra et le wali.
Le Secrétaire National aux Relations Extérieures du MAK ira jusqu’à dire que les véritables décisions sont prises lors « des conclaves de généraux ». M. Hocine Azem ne se montrera pas tendre à l’endroit des militaires. Du coup, il n’hésitera pas à mettre en avant le principe selon lequel les grands ennemis et destructeurs de la Kabylie ne sont autres que « les généraux ». « Lors des dernières intempéries, chez-nous les présidents des APC n’obtenaient même de réponse des chefs de daïras et walis qu’ils tentaient de joindre par téléphone alors que dans les autres régions d’Algérie touchées par les intempéries, militaires et hélicoptères y étaient mobilisés », assure l’orateur. Après avoir longuement parlé sur les mœurs politiques algériennes, M. Hocine Azem déclare en substance que « le vote chez nous n’est que duperie ».
Dès lors, il plaidera par l’autodétermination de la Kabylie, « ère où l’élu pourra réellement jouer son rôle d’élu ». Quand il termine son intervention, voilà les deux partisans de participation aux élections qui prennent le micro. Le premier à prendre la parole n’a pas caché « la sympathie et le respect inconditionnels » qu’il a toujours nourris à l’endroit de M. Ferhat M’henni. L’homme, très mal à l’aise devant l’hostilité de l’assistance laquelle ne cesse de le huer, a commis plusieurs bourdes. Il a déclaré que la Kabylie ne doit pas laisser la voie libre au FLN et au RND et « ce qui arrivera si les indépendants et les partis politiques de la région ne participent à la course électorale ». Il s’est également trompé sur plusieurs points d’ordre historique. Il ne savait pas également que ce n’était pas M. Ferhat M’henni qui était à la tête du MAK. Il ne savait pas non plus que M. Ferhat M’henni dirigeait le Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK). A Un moment donné, sa confusion était telle qu’il a failli être sujet à une syncope. Comme échappatoire, il choisit d’abandonner la partie. Le second a fait pire que le premier. En effet, croyant bien dire, il n’a fait en réalité que développer et encourager le sectarisme. « En votant pour quelqu’un de mon village, je sais qu’il travaillera davantage au profit de mon village », dit-il médiocrement. En somme, les deux hommes viennent de dérouler « le tapis rouge » pour le président du MAK lequel a décidé d’apporter des éléments de réponses.
M. Bouaziz Aït-Chebib a commencé par citer le nom du véritable président du MAK (le sien) et rappelé les véritables fonctions de M. Ferhat M’henni. Ensuite, il a rétabli l’exactitude des faits relatifs à la période de la décennie I990, plus exactement lors de la grève du cartable. Débarrassé de « l’obligeance » d’épargner le FFS et le RCD, le président du MAK rappela que le premier parti cité a signé une alliance avec le RND à Béjaia et le second avec le FLN à Tizi-Ouzou. Très à l’aise dans sa position, M. Bouaziz Aït-Chebib citera simultanément les déclarations faites par Karim Tabou et le Dr Saïd Sadi par rapport au nouveau code communal. Karim Tabou a bien déclaré qu’ « à travers le nouveau code communal qui réduit davantage les prérogatives des élus, le pouvoir veut faire des communes ses postes avancés au sein de la société, et ce, dans le cadre d’une politique globale qui vise à faire de l’Algérie un vaste commissariat ». Quant au Dr Saïd Sadi, il a qualifié le nouveau code communal de « code pénal bis pour les élus ».
Le président du MAK avancera une multitude d’autres arguments quant à la justesse des positions du MAK. Pendant qu’il parlait, l’assistance chauffée à blanc, scandait « Ulac l’vot ulac ! », « Ulac l’vot ulac ! », « (..,,) ». Ayant jugé la mise au point considérée à sa juste valeur, le président du MAK passa le micro à M. Mohand-Ouamar Hachim. Celui-ci, à son tour, développa un discours dans le sens de la nécessité pour le peuple kabyle d’arriver à son autodétermination. L’homme puisa ses arguments dans les pages d’histoire et de la réalité d’aujourd’hui. L’intervenant n’hésita pas à identifier, comme l’ont fait les vielles femmes kabyles avant lui, le conflit armé opposant les forces du FFS aux troupes du gouvernement à la guerre « entre les Kabyles et les Arabes ».
Saïd Tissegouine pour Tamurt.info

mardi 2 octobre 2012

Mairie de Tizi-Ouzou : encore un prénom refusé à un nouveau-né kabyle De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine


Un nouveau-né de sexe masculin est venu en ce jour du 5 mai de l’année en cours égayer le foyer de ses parents. Sa naissance a eu lieu à la clinique S’bihi, sise en plein cœur de la capitale du Djurdjura. Comme tous les parents, le père et la mère de ce nouveau-né, après une longue réflexion, ont décidé de prénommer leur enfant SELYAN. Un prénom Amazigh, bien joli, masculin du prénom féminin : SILYA.
02/10/2012 - 10:58 mis a jour le 02/10/2012 - 13:10 par Saïd Tissegouine
Comme la clinique S’bihi est sise dans la circonscription communale de Tizi-Ouzou,SELYAN devait être inscrit sur le registre d’état-civil de la mairie de Tizi-Ouzou. Quelle ne fut la surprise du père répondant à l’appellation de Chabane Halim quand l’employée du service compétent en question lui fit savoir quelle ne pouvait inscrire l’enfant sur le registre de l’état-civil pour le motif que son prénom ne figurait pas sur la liste des prénoms algériens. Toutefois, l’employée appela son chef de service pour arrêter la décision qu’il fallait. Celui-ci, à son tour, avoua qu’il ne pouvait pas arrêter la décision d’inscrire un tel prénom sur le registre. Tout de même, il suggéra au père de l’enfant de s’adresser à la justice car, seule celle-ci est capable de trancher dans ce genre de cas.
C’est ainsi que le citoyen kabyle qui originaire du village de Sahel, commune de Bouzguène se retrouva devant le procureur de la république. Ce magistrat, après une longue réflexion, répondit par la négative au père de SELYAN. Cependant, celui-ci décida de faire valoir le droit de son enfant lequel est bien conforme à la déclaration universelle des Droits de l’enfant. C’est pourquoi donc il tenta de convaincre le magistrat. Celui-ci demanda alors à son interlocuteur de lui « apporter » un quelconque extrait de naissance mentionnant le prénom de « SELYAN ». Hélas, le citoyen Chabane Halim n’en trouva pas même s’il a effectué des recherches dans ce sens. C’est pourquoi, le procureur de la république maintient sa décision de refus.
Aussi, voilà presque 5 mois que cet enfant que ses parents ont prénommé SELYAN n’est pas inscrit au registre d’état-civil. En d’autres termes, officiellement SELYAN n’existe pas. Son père n’en désarme pas pour autant. En effet, il a décidé de porter l’affaire en justice pour faire valoir le droit de son enfant à un prénom, et ce, conformément à la charte universelle portant les Droits de l’enfant. De son côté, la section MAK de Sahel, alertée de ce cas d’iniquité, a décidé de soutenir le père de SELYAN en organisant un sit-in devant le tribunal le jour il examinera cette affaire. Notons en dernier qu’il n’y a qu’à Tizi-Ouzou où on refuse des prénoms sous prétexte qu’ils ne sont pas conformes à la liste des prénoms algériens.
Ce qui est curieux, c’est que beaucoup de prénoms qui sont loin d’être algériens mais à connotation arabe sont reconnus par l’administration algérienne. Et où le bât blesse, c’est souvent ces prénoms arabes reconnus comme « modernes » font penser à des leaders et des chefs d’organisations terroristes et criminelles.
Saïd Tissegouine pour Tamurt.info

Conférence de Mossa Ag Attaher à Agadir : "L'Algérie doit revoir sa position"


Conférence de Mossa Ag Attaher à Agadir : "L'Algérie doit revoir sa position"

30/09/2012 - 19:40

AGADIR (SIWEL) — Invité au festival du film amazigh Issni n-Ourgh d'Agadir, Mossa Ag Attaher, porte-parole du MNLA auprès de la communauté européenne a indiqué que "l'Algérie doit revoir sa position vis-à-vis du conflit au nord du Mali"


Mossa Ag Attaher, membre du MNLA. PH/Siwel
Après un bref aperçu sur la situation dans les territoires de l'Azawad, Mossa Ag Attaher, qui s'exprimait, ce matin, lors d'une conférence de presse organisée à Agadir, au sud du Maroc, est revenu sur les différents pacte et accords signés entre les Touaregs du Mali avec les autorités maliennes. 

"Nous sommes les autochtones dans ces territoires", a-t-il souligné d'emblée avant de se rappeler d'une longue série de persécutions, de répressions et de tueries dont le peuple amazigh de l'Azawad est victime depuis l'indépendance du Mali en 1960. 

La longue marche du peuple touareg pour son émancipation du joug colonial, français, ensuite malien, est présenté avec des exemples de soulèvements qu'a connu ce peuple. 

M. Ag Atther a rappelé que l'Algérie et la France étaient les deux garants des deux pactes signés entre les représentants du MNLA et les autorités maliennes, mais ces deux "garants sont complices du Mali", a-t-il informé. 

Sur un autre plan, le confgérencier a souligné que les combattants du MNLA "ne sont pas des mercenaires d'El Kadhafi", et que ceux qui ont engagé la guerre contre le Mali le 17 janvier passé, étaient dans le territoire touaregs avant la chute d'El Kadhafi. 

"Le MNLA est la force vive de l'Azawad", a-t-il encore précisé en soulignant que les groupes armés opérant dans les territoire sont actionnés et subventionnés par des Etats étrangers. 

"Nous n'allons pas remettre en cause l'intégrité d'aucun pays voisin" a précisé M. Ag Atther qui a ajouté que "le combat du MNLA est la liberté du peuple touareg". 

Par ailleurs, il a invité l'Algérie "à revoir sa position, car, a-t-il souligné, "les groupes armés sont une menace grave pour la stabilité de la région", et que "l'Azawad est un Etat laïc et démocratique". 

La Suisse est le seul pays qui s'est engagé avec une solution globale, a informé Moussa Ag Attaher, qui ne perd pas espoir de voir plusieurs autres pays prôner une solution au problème des Touaregs. 

D'autre part, il a appelé à la solidarité avec le peuple Touareg, en ce moment difficile. 

Concernant les tentatives d'intervention armé dans la région, le conférencier n'a pas hésité à charger la France pour ses crimes en Afrique en rappelant qu'elle est l'unique responsable de la situation, car "elle est la créatrice de ces pseudo-États". 

"Une intervention de la CEDEAO est un enlisement dangereux dans la région", a-t-il répliqué, en assurant que le MNLA allait "défendre dignement son territoire". 

aai 
Siwel 301940 SEP12

vendredi 28 septembre 2012

Documentaire « Matoub Lounes, le combat éternel» : Quand Tahar Yami réinvente le Rebelle


Documentaire « Matoub Lounes, le combat éternel» : Quand Tahar Yami réinvente le Rebelle

27/09/2012 - 11:46

AGADIR (SIWEL) — Le documentaire de Tahar Yami sur le Rebelle « Matoub Lounes, le combat éternel» a déçu plus d'un lors de sa projection, hier-soir, à l'ouverture des travaux de la 6e édition du Festival international du film amazigh Issni N-ourgh à Agadir. 
un patchwork d'images et de séquences vidéos usitées depuis sa disparition sur la Toile étaient l'unique source du réalisateur


Affiche du documentaire de Tahar Yami sur Lounes. PH/DR
Tahar Yami ne s'est pas donné la peine et surtout le temps pour réaliser un documentaire digne de ce nom sur le Rebelle. « Toutes les vidéos et les images du doc trimballent sur Youtube depuis des années», a indiqué un présent à la cérémonie. 

Ni travail cinématographique, ni technicité requise pour le cinéma. Tahar Yami a joué sur l'image et la popularité du Rebelle auprès des Amazighs pour tenter de passer sa pilule, mais en vain, puisque l'assistance qui trépignait d'impatience de voir « des nouveautés » sur le Rebelle, était déçue par le travail de rafistolage réalisé et bâclé par Tahar Yami. 

« Même le passage de sa célèbre chanson D-aghuru a été amputée d'un passage où Lounes appelait à la décentralisation» (Dwas an cereg tamurt). Tahar Yami n'a pas jugé opportun d'adapter en français ce passage. « S'il avait la possibilité de censurer même la chanson, il le fera », dira un autre militant. 

En somme, Tahar Yami a raté une occasion de ne pas se distinguer par un travail médiocre présenté, pourtant à l'ouverture d'un festival international du film amazigh. « Matoub mérite mieux...», a ajouté un militant marocain. 

aai 
Siwel 271146 SEP12

mercredi 19 septembre 2012

Une femme cadre dans un ministère en a fait la confidence : le poisson pêché en Algérie serait toxique


Une femme cadre dans un ministère en a fait la confidence : le poisson pêché en Algérie serait toxique

19/09/2012 - 14:51

ALGER (SIWEL) — « Le poisson des eaux territoriales algériennes est exposé à des produits très toxiques dont le mercure », a déclaré une femme, cadre dans le ministère algérien de l’Environnement.


Aucun contrôle sur la qualité des produits de consommation. PH/DR
Aucun contrôle sur la qualité des produits de consommation. PH/DR
« Je n’achète jamais le poisson pêché sur les côtes algériennes », a indiqué cette femme. Pour cette femme, dont les responsabilités au sein de ce ministère lui permettent d’acquérir ce genre d’informations. 

« Le poisson de nos eaux territoriales est exposé à de fortes substances chimiques très toxiques », a-t-elle encore indiqué. Parmi ces produits, cette femme a évoqué « le mercure », qui serait à l’origine de cette situation. 

« Il n’y a pas de contrôle sur les entreprise émettrices de ces produits toxiques qu’elles déversent dans la mer », a-t-elle encore ajouté. Elle a évoqué, par ailleurs, les eaux usées, notamment celle venant d’Oued El Harrach à Alger comme un polluant très dangereux et autres déchets toxiques déversés dans la mer en toute impunité. 

Pour rappel, le ministère algérien de la Pêche et des ressources halieutique a été géré par un ministre islamiste. Ce même ministre a été impliqué dans plusieurs affaires de corruption, notamment dans l’affaire liée au thon rouge que ce département avait cédé à des sociétés turques. 

On évoque aussi la gestion des zones de pêches algériennes par des militants islamiste du MSP, avant que Bouteflika ne procède au remaniement de son gouvernement. 

aai 
Siwel 181451 sept 12 

mardi 18 septembre 2012

Trois musulmans font l’autodafé de livres juifs dans le cimetière du Mont des Oliviers – mais chuuuuuut !


Trois musulmans font l’autodafé de livres juifs dans le cimetière du Mont des Oliviers – mais chuuuuuut !

Publié le : 16 septembre 2012
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Si seulement un juif ou un chrétiens avait brûlé un Coran, le monde se serait encore enflammé. Mais qui, à part les lecteurs de JSSNews grâce à cet article, a apprit la nouvelle suivante: trois jeunes arabes ont été arrêté samedi soir pour avoir brûlé des livres saints juifs, dans le cimetière sacré du Mont des Oliviers à Jérusalem. Les nazislamistes ont essayé de brûler plusieurs livres des Psaumes, les livres écrits par le Roi David, dans ce cimetière historique.
Les trois auteurs, des adolescents musulmans d’environ 16 ans, résidents du quartier arabe à côté du cimetière, ont tous été arrêtés. Deux a avoué le crime. Un troisième a été également reconnu coupable bien qu’il nie les faits.
On se souvient d’une controverse et des violences dans le monde entier quand un chrétien de Floride avait brûlé un livre saint musulman, en 2010. L’incident avait provoqué la colère du le monde entier et de violentes émeutes de musulmans.
Le cimetière du Mont des Oliviers est une terre sacrée pour l’enterrement des juifs. Aujourd’hui, les plus hautes autorités rabbiniques y sont enterrés auprès des sages de la Torah. Le rabbin Yossef Shalom Elyashiv y a été inhumé cet été, quand il est décédé à l’âge de 102 ans. Rabbi Avraham Its’hak Hacohen Kook, le premier grand rabbin ashkénaze de l’Etat moderne d’Israël, y repose également.
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SALAFISME Tunisie : Abou Iyadh, au nez et à la barbe des autorités


18/09/2012 à 09h:41
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Seif Allah Ben Hassine, alias Abou Iyadh (à d.), le 20 mai 2012 à Kairouan. © AFP
Recherché depuis la violente manifestation devant l’ambassade américaine, vendredi 14 septembre à Tunis, le leader salafiste radical Abou Iyadh nargue les autorités. Avec un certain sens de l’esquive...
Il a pris son nom de guerre, Abou Iyadh al-Tounsi (« le Tunisien »), dans les camps djihadistes d’Afghanistan et du Pakistan. Depuis les scènes d’émeutes meurtrières survenues vendredi dernier devant l’ambassade des États-Unis, à Tunis, ce salafiste radical est activement recherché par les services de police.
De son vrai nom Seifallah Ben Hassine, Abou Iyadh est accusé d’avoir appelé à la manifestation anti-américaine qui a coûté la vie à quatre personnes et fait des dizaines de blessés. S’il n’était pas sur place vendredi après-midi, le leader du mouvement Ansar al-Charia aurait notamment donné des instructions à ses fidèles par téléphone.
Une descente a d’abord lieu chez lui, samedi matin. Sans succès. Le lendemain, dimanche, sa présence est signalée par un journaliste de Shems FM au cimetière El Jellaz, à Tunis. Abou Iyadh est venu assister aux funérailles d’un salafiste tué dans les affrontements de l'ambassade américaine. Malgré une forte présence policière sur place, l’ancien djihadiste parvient à s’échapper sans problèmes.
Lundi 17 septembre, le prédicateur à la longue barbe noire remet le couvert. À la mi-journée, il déboule en moto avec sa garde rapprochée à la mosquée El Fath, bastion salafiste situé dans le centre de la capitale tunisienne. Abou Iyadh monte à la tribune. Il réclame la démission du ministre de l’Intérieur,Ali Larayedh, qu’il tient pour responsable des violences de vendredi. Protégé par ses partisans, il prend ensuite la poudre d’escampette, se jouant avec une étonnante facilité de l’important cordon policier déployé à l’extérieur de la mosquée. Officiellement, les forces de l’ordre l’auraient plus ou moins laissé filer, afin de ne pas provoquer d’affrontements avec les nombreux salafistes présents dans et autour de la mosquée.
Une carrière de djihadiste international
Abou Iyadh gravite depuis de longues années dans les milieux islamistes radicaux. Il fréquente d’abord le Front islamique tunisien (FIT), branche armée d’Ennahdha, fondée en 1986 par un certain Rached Ghannouchi. Dans les années 1990, il prend la direction de l’Afghanistan et du Pakistan, séduit par les idéaux de guerre sainte et de djihad. Là-bas, il fonde avec Tarek Maaroufi sa propre cellule terroriste, le Groupe combattant tunisien (GCT), réputée proche d’Al-Qaïda. Le GCT restera célèbre pour avoir organisé l’attentat-suicide contre le commandant Massoud, assassiné par deux faux journalistes tunisiens quelques jours avant les attaques du 11 septembre 2001.
Le leader du GCT sera finalement arrêté en Turquie en 2003. Il est extradé vers la Tunisie, où il est condamné à soixante-quatre ans de prison. En mars 2011, il bénéficie de l'amnistie accordée aux prisonniers salafistes après la révolution. Abou Iyadh fait alors son retour sur la scène nationale, usant régulièrement de ses talents de provocateurs pour défendre l’application de la charia. Devenu trop dérangeant, il est désormais la cible numéro un du ministère de l’Intérieur tunisien. 


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