jeudi 10 mai 2012



Législatives du 10 mai 2012 : Le scrutin de toutes les incertitudes


le 10.05.12 | 10h00   
Les Algériens sont appelés à se rendre aux urnes, aujourd’hui, afin de choisir leurs représentants au Parlement. Présentées comme un rendez-vous de grande importance, ces législatives du 10 mai auront-elles la faveur des électeurs ?




La réponse des Algériens aux sollicitations du pouvoir sera connue aujourd’hui. Qu’elle penche pour l’abstention ou la participation en nombre, la réaction des Algériens aura son pesant dans l’analyse de la situation qui prévaut dans le pays. Une situation pas des plus reluisantes et que tous les acteurs et observateurs de la scène nationale, qu’ils se soient exprimés pour la participation au vote ou pour le boycott, s’accordent à qualifier de dangereuse et chaotique. Même les voix du régime attestent que l’Algérie est en danger, sans toutefois avouer être les responsables de cette dérive.


Le leitmotiv «aux urnes citoyens» trouvera-t-il une oreille attentive chez l’Algérien moyen, usé et abusé par des décennies de mensonges et de détournement de sa volonté ? Le pouvoir qui, 50 années durant, a disqualifié le politique et n’a ouvert des ponts d’expression qu’à la seule violence, élève aujourd’hui au rang du sacré l’acte de voter. Si la réaction des électeurs est de bouder les urnes, ce ne sera que l’expression compréhensible d’un rejet lancé à la face du pouvoir, comme de coutume d’ailleurs à chaque rendez-vous électoral. Si, par contre, les Algériens préfèrent répondre présent dans les bureaux de vote, ce ne sera pas de leur part un gage de soutien au pouvoir, mais beaucoup plus un dernier défi qu’ils lui lancent d’aller jusqu’au bout de ses promesses de changement.


Participer peut également traduire une volonté, compréhensible aussi, des Algériens de rejeter les appels à la division et opter pour un changement pacifique et non violent, contrairement à ce qui est le cas dans certains pays voisins. L’élection du 10 mai ne revêt, en elle-même, aucune importance particulière, mais elle puise toute sa portée dans le contexte de son déroulement. Elle est différente des précédents rendez-vous électoraux par le fait qu’elle attire sur le pays les regards du monde qui, depuis janvier 2011, s’interroge sur la voie qui s’ouvre à l’Algérie après les bouleversements opérés dans le voisinage. Ce n’est donc pas un rendez-vous banal comme on serait tenté de le croire. Il s’agira de connaître la première réponse à cette lancinante question de savoir qu’en sera-t-il de l’Algérie ?
Cette escale électorale intervient aussi comme la consécration d’un paquet de fausses réformes politiques concoctées dans le plus grand secret et adoptées à la hussarde par une précédente Assemblée dénuée de légitimité.


Le régime a tout misé pour plaire aux puissances étrangères, façonnant de faux discours de stabilité et gargarisant ses partenaires de marchés économiques juteux. Il sait qu’il joue sa survie, mais pense-t-il à celle de l’Algérie ? Choisira-t-il de négocier l’avenir du pays avec les puissances étrangères pour lui garantir sa pérennité ? L’image d’El Gueddafi finissant dans un tunnel prouve qu’il n’y a pas de négociation possible quand il s’agit des intérêts des puissants. C’est en cela que cette élection est un test, une halte qui ouvrira une brèche d’analyse sur le devenir de notre pays. Prendrons-nous part à ce devenir ou nous sera-t-il imposé par des officines nationales ou étrangères ? L’Algérie, qui est au cœur de ce tourbillon de changement, ne peut et n’a pas les moyens de rester en retrait.


Participer ou boycotter ? Les Algériens sont devant un choix dont ils auront à assumer les conséquences. Participer et se risquer à se faire une nouvelle fois abuser par le pouvoir, mais avec la satisfaction d’avoir dit son mot, ou boycotter et rester en retrait de cet avenir commun qu’il nous faudra pourtant construire ensemble. Les Algériens, qui doivent se réapproprier leur avenir, diront leur mot aujourd’hui.  




Nadjia Bouaricha

mercredi 9 mai 2012

Une rue Matoub Lounes à Arcueil (France) - Culture - El Watan


Une rue Matoub Lounes à Arcueil (France)

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le 09.05.12 | 15h50 1 réaction
zoom | © D.R.

La mairie d’Arcueil, dans le département du Val-de-Marne en régionÎle-de-France, a décidé de baptiser sept rues du quartier Chaperon-Verts au noms des hommes de culture et  lettres, dont le chantre algérien d’expression Kabyle  Matoub Lounès assassiné le 25 juin 1998, sur la route de Beni Douala, Tizi Ouzou, en Algérie.

Les autres rues ont été baptisées, entre autres, Simone Beauvoir, philosophe, romancière et essayiste Française et Andrée Chedid, femme de lettres et poétesse française d’origine libanaise. «Pour les choix de ces noms, les élus de la majorité municipale ont retenu  trois thématiques, l’histoire de la ville, les personnalités étrangères naturalisées françaises qui ont apporté une contribution reconnue à notre pays, et enfin les personnalités incarnant le combat pour les droits humains, les valeurs humanistes et universelles », a souligné Daniel Breuiller, maire d’Arcueil.
Par ailleurs, notons que plusieurs rues et édifices portent le nom du rebelle à Paris et dans d’autres villes françaises.
                                                                                                                                   
Hafid Azzouzi

mardi 8 mai 2012

La Kabylie présente aux célébrations du 65e anniversaire de l'Etat d'Israël


La Kabylie présente aux célébrations du 65e anniversaire de l'Etat d'Israël

08/05/2012 - 14:44

MONTRÉAL (SIWEL) — Dans le cadre de la célébration du 65e anniversaire de l'indépendance de l'État d’Israël, la Fédération des communautés juives du Québec a organisé une grande marche à Montréal ponctuée par un grand rassemblement artistique auquel ont participé de nombreux citoyens de toutes origines dont des membres de la communauté kabyle du Québec parmi lesquels MM. Mourad Itim, coordonateur du MAK-Amérique du Nord, et Rachid Bandou membre influent de la communauté a constaté Siwel sur place.


La Kabylie présente aux célébrations du 65e anniversaire de l'Etat d'Israël
Les participants kabyles étaient, tout au long du parcours, acclamés par les nombreux citoyens séfarades qui ont grandement apprécié leur courage de participer à cette grande fête communautaire qui célébrait la naissance d'Israël. Les deux responsables kabyles ont saisi l'occasion pour répondre aux nombreuses questions des manifestants sur les Kabyles et la Kabylie.

En soirée, un souper communautaire organisé par des membres de la communauté juive séfarade du Québec réunissait autour de la table, outre MM. Mourad Itim et Rachid Bandou, des invités montréalais auxquels se sont joints également Madame Tassadit Ould-Hamouda, Présidente de l'Association Tafsut, et M. Lyazid Laliam membre du Conseil d'administration du Centre amazigh de Montréal.


«
 Notre participation à cet évènement, conjuguée à d'autres projets culturels qui se développent entre nos deux communautés, nous a permis de nouer des liens solides et fraternels avec la diaspora juive d'Amérique du Nord ambassadrice d'un peuple minoritaire avec lequel la Kabylie partage un pan de son histoire », a affirmé à Siwel M. Itim.

uz

SIWEL 081448 MAI 12

Le président de l'Anavad félicite le nouveau président français

Le président de l'Anavad félicite le nouveau président français

Le président de l'Anavad félicite le nouveau président français

07/05/2012 - 23:14

PARIS (SIWEL) — Le président du gouvernement provisoire kabyle M. Ferhat Mehenni a aujourd'hui adressé un message de félicitations au nouveau président élu de la république française, M. François Hollande.


Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle (PH : SIWEL)
Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle (PH : SIWEL)
« Au nom du Gouvernement Provisoire Kabyle et en mon nom personnel, je vous présente les félicitations de la Kabylie pour votre brillante élection à la tête de la France. » écrit le président du GPK dans une déclaration transmise à Siwel.

Tout en signifiant sa compréhension des priorités qui attendent le nouveau président en matière de redressement de l'économie en France et en Europe, le président du GPK a tenu à interpeller François Hollande sur un important dossier de politique étrangère intimement lié à la Kabylie qui selon lui
« va révolutionner les frontières des pays issus de la colonisation. ». M. Mehenni a exprimé le voeu de voir la voie de la sagesse et de la clairvoyance accompagner ce processus : « La Kabylie vous regarde avec les yeux pleins d’espoir de vous voir l’accompagner dans son cheminement vers la maîtrise de son destin par elle-même. L’Azawad aussi.  » a t-il dit.

Finalement, le président du Gouvernement kabyle en exile s'est dit disponible à discuter
« sur autant une vision d’ensemble sur la géopolitique de la colonisation que sur le destin de la Kabylie. »

bbi

SIWEL 072314 MAI 12

lundi 7 mai 2012

Appel de Dahmane At Ali à la société civile kabyle

Appel de Dahmane At Ali à la société civile kabyle

06/05/2012 - 22:34

PISE (SIWEL) — Dahmane At Ali, ministre de la société civile et de la médiation au sein du Gouvernement provisoire kabyle appelle, dans une déclaration datant de dimanche, la société civile kabyle au boycott intégral des élections algériennes.


Dahmane At Ali, ministre de l'Anavad (Photo / SIWEL)
Dahmane At Ali, ministre de l'Anavad (Photo / SIWEL)
Dans l'appel rédigé en kabyle, publié sur le site officiel de l'Anavad, repris sur les réseaux sociaux et de partage vidéos, M. At Ali a rappelé l'incontestable abandon et l'oppression dont le peuple kabyle a été victime depuis plus de 50 ans.

Il prend la société civile kabyle à témoin et l'exhorte à remettre au pouvoir algérien la monnaie de sa pièce en rejetant intégralement toutes les élections algériennes tant que les revendications du peuple kabyle à l'autodétermination ne sont pas prises en compte.


wbw/ebb

SIWEL 062234 MAI 12


Appel de Dahmane At Ali à la société civile kabyle


Appel de Dahmane At Ali à la société civile kabyle

06/05/2012 - 22:34

PISE (SIWEL) — Dahmane At Ali, ministre de la société civile et de la médiation au sein du Gouvernement provisoire kabyle appelle, dans une déclaration datant de dimanche, la société civile kabyle au boycott intégral des élections algériennes.


Dahmane At Ali, ministre de l'Anavad (Photo / SIWEL)
Dahmane At Ali, ministre de l'Anavad (Photo / SIWEL)
Dans l'appel rédigé en kabyle, publié sur le site officiel de l'Anavad, repris sur les réseaux sociaux et de partage vidéos, M. At Ali a rappelé l'incontestable abandon et l'oppression dont le peuple kabyle a été victime depuis plus de 50 ans.

Il prend la société civile kabyle à témoin et l'exhorte à remettre au pouvoir algérien la monnaie de sa pièce en rejetant intégralement toutes les élections algériennes tant que les revendications du peuple kabyle à l'autodétermination ne sont pas prises en compte.


wbw/ebb

SIWEL 062234 MAI 12
 
 

Le Conseil universitaire MAK de Vgayet appelle au rejet des élections 06/05/2012 - 23:44 VGAYET-Béjaïa (SIWEL) — Le conseil universitaire MAK de Vgayet a appelé dimanche dans une déclaration remise à Siwel l’ensemble des étudiants et des citoyens kabyles à « rejeter toutes les élections organisées par le pouvoir infâme d'Alger pour ne pas trahir le sang de nos martyrs et ne pas cautionner un régime qui ne jure que par la disparition du peuple kabyle qui exige son droit à l’auto-détermination ». Marche des étudiants du MAK à Vgayet le 20/04/2011 (PH/YSN-SIWEL) Marche des étudiants du MAK à Vgayet le 20/04/2011 (PH/YSN-SIWEL) « La Kabylie qui a libéré le pays subit depuis 1962 les affres de l’Algérie arabo-islamique qui s’est substituée à l’Algérie française. Le pouvoir algérien ne recule devant rien pour anéantir cette région, bastion de tous les combats justes. Il use de tous les moyens pour la pulvériser : terrorisme, manipulations, corruption, arabisation, chantages, kidnappings, actes subversifs etc... » déplore-t-il. Et de s'indigner devant la catastrophe naturelle dont est victime la région d'Illilten : « Le laxisme des pouvoirs pouvoir devant le glissement de terrain qui menace des villages entiers à Illilten, dénote à quel point le régime raciste d’Alger est déterminé à aller jusqu’au bout dans sa politique discriminatoire. » Le conseil universitaire MAK de Vgayet a dénoncé la finalité de la "mascarade du 10 mai" : « Un parlement fictif dont la vocation est de renforcer la politique ethnocidaire et dévastatrice du pouvoir raciste d’Alger à l’égard du peuple kabyle. Des partis politiques nouvellement créés pour la circonstance afin de parer au fort taux d’abstention servant de décors démocratique à un carnaval électoral qui n’intéressent que les opportunistes et serviteurs du pouvoir. Un acte ignoble de la part d’un système jacobin totalitaire où son seul mot d’ordre est la mort programmée de la Kabylie. ». Pour lui, « L’Algérie Arabo-islamique tiendra ses pseudo-élections, elles seront celles de la honte et du discrédit pour les pseudo-démocrates qui les cautionnent. Elles seront celles de la discorde et de l’affirmation de l’arabo-islamisme comme doctrine de l’Etat algérien. Des échéances soit disant porteuses de « changement démocratique » scandaleusement comparées par Bouteflika au 1er novembre, mais en fait, personne n’ignore qu’il s’agit d’une mascarade dont le seul objectif est de consolider le régime raciste et criminel en place avec une légitimité populaire de façade. ». « La mascarade électorale du 10 mai passe avant la prise en charge des revendications citoyennes. Le pouvoir n’est soucieux que de sa propre pérennité au détriment des intérêts suprêmes du pays. C’est la nature même des régimes totalitaires et racistes. » conclut la déclaration. wbw SIWEL 062344 MAI 12


Le Conseil universitaire MAK de Vgayet appelle au rejet des élections

06/05/2012 - 23:44

VGAYET-Béjaïa (SIWEL) — Le conseil universitaire MAK de Vgayet a appelé dimanche dans une déclaration remise à Siwel l’ensemble des étudiants et des citoyens kabyles à « rejeter toutes les élections organisées par le pouvoir infâme d'Alger pour ne pas trahir le sang de nos martyrs et ne pas cautionner un régime qui ne jure que par la disparition du peuple kabyle qui exige son droit à l’auto-détermination ».


Marche des étudiants du MAK à Vgayet le 20/04/2011 (PH/YSN-SIWEL)
Marche des étudiants du MAK à Vgayet le 20/04/2011 (PH/YSN-SIWEL)
« La Kabylie qui a libéré le pays subit depuis 1962 les affres de l’Algérie arabo-islamique qui s’est substituée à l’Algérie française. Le pouvoir algérien ne recule devant rien pour anéantir cette région, bastion de tous les combats justes. Il use de tous les moyens pour la pulvériser : terrorisme, manipulations, corruption, arabisation, chantages, kidnappings, actes subversifs etc... » déplore-t-il.

Et de s'indigner devant la catastrophe naturelle dont est victime la région d'Illilten : « Le laxisme des pouvoirs pouvoir devant le glissement de terrain qui menace des villages entiers à Illilten, dénote à quel point le régime raciste d’Alger est déterminé à aller jusqu’au bout dans sa politique discriminatoire. »

Le conseil universitaire MAK de Vgayet a dénoncé la finalité de la "mascarade du 10 mai" : « Un parlement fictif dont la vocation est de renforcer la politique ethnocidaire et dévastatrice du pouvoir raciste d’Alger à l’égard du peuple kabyle. Des partis politiques nouvellement créés pour la circonstance afin de parer au fort taux d’abstention servant de décors démocratique à un carnaval électoral qui n’intéressent que les opportunistes et serviteurs du pouvoir. Un acte ignoble de la part d’un système jacobin totalitaire où son seul mot d’ordre est la mort programmée de la Kabylie. ».

Pour lui, « L’Algérie Arabo-islamique tiendra ses pseudo-élections, elles seront celles de la honte et du discrédit pour les pseudo-démocrates qui les cautionnent. Elles seront celles de la discorde et de l’affirmation de l’arabo-islamisme comme doctrine de l’Etat algérien. Des échéances soit disant porteuses de « changement démocratique » scandaleusement comparées par Bouteflika au 1er novembre, mais en fait, personne n’ignore qu’il s’agit d’une mascarade dont le seul objectif est de consolider le régime raciste et criminel en place avec une légitimité populaire de façade. ».

« La mascarade électorale du 10 mai passe avant la prise en charge des revendications citoyennes. Le pouvoir n’est soucieux que de sa propre pérennité au détriment des intérêts suprêmes du pays. C’est la nature même des régimes totalitaires et racistes. » conclut la déclaration.

wbw
SIWEL 062344 MAI 12
06/05/2012 - 23:44

VGAYET-Béjaïa (SIWEL) — Le conseil universitaire MAK de Vgayet a appelé dimanche dans une déclaration remise à Siwel l’ensemble des étudiants et des citoyens kabyles à « rejeter toutes les élections organisées par le pouvoir infâme d'Alger pour ne pas trahir le sang de nos martyrs et ne pas cautionner un régime qui ne jure que par la disparition du peuple kabyle qui exige son droit à l’auto-détermination ».


Marche des étudiants du MAK à Vgayet le 20/04/2011 (PH/YSN-SIWEL)
Marche des étudiants du MAK à Vgayet le 20/04/2011 (PH/YSN-SIWEL)
« La Kabylie qui a libéré le pays subit depuis 1962 les affres de l’Algérie arabo-islamique qui s’est substituée à l’Algérie française. Le pouvoir algérien ne recule devant rien pour anéantir cette région, bastion de tous les combats justes. Il use de tous les moyens pour la pulvériser : terrorisme, manipulations, corruption, arabisation, chantages, kidnappings, actes subversifs etc... » déplore-t-il.

Et de s'indigner devant la catastrophe naturelle dont est victime la région d'Illilten : « Le laxisme des pouvoirs pouvoir devant le glissement de terrain qui menace des villages entiers à Illilten, dénote à quel point le régime raciste d’Alger est déterminé à aller jusqu’au bout dans sa politique discriminatoire. »

Le conseil universitaire MAK de Vgayet a dénoncé la finalité de la "mascarade du 10 mai" : « Un parlement fictif dont la vocation est de renforcer la politique ethnocidaire et dévastatrice du pouvoir raciste d’Alger à l’égard du peuple kabyle. Des partis politiques nouvellement créés pour la circonstance afin de parer au fort taux d’abstention servant de décors démocratique à un carnaval électoral qui n’intéressent que les opportunistes et serviteurs du pouvoir. Un acte ignoble de la part d’un système jacobin totalitaire où son seul mot d’ordre est la mort programmée de la Kabylie. ».

Pour lui, « L’Algérie Arabo-islamique tiendra ses pseudo-élections, elles seront celles de la honte et du discrédit pour les pseudo-démocrates qui les cautionnent. Elles seront celles de la discorde et de l’affirmation de l’arabo-islamisme comme doctrine de l’Etat algérien. Des échéances soit disant porteuses de « changement démocratique » scandaleusement comparées par Bouteflika au 1er novembre, mais en fait, personne n’ignore qu’il s’agit d’une mascarade dont le seul objectif est de consolider le régime raciste et criminel en place avec une légitimité populaire de façade. ».

« La mascarade électorale du 10 mai passe avant la prise en charge des revendications citoyennes. Le pouvoir n’est soucieux que de sa propre pérennité au détriment des intérêts suprêmes du pays. C’est la nature même des régimes totalitaires et racistes. » conclut la déclaration.

wbw
SIWEL 062344 MAI 12

vendredi 4 mai 2012

L'Anavad crée un Fonds national de solidarité kabyle (FNSK)

L'Anavad crée un Fonds national de solidarité kabyle (FNSK)


L'Anavad crée un Fonds national de solidarité kabyle (FNSK)
04/05/2012 - 16:26


PARIS (SIWEL) — Le Gouvernement provisoire kabyle en exile (ANAVAD) a mis en place un Fonds national de solidarité kabyle (FNSK). Celui-ci est géré par un Conseil d’Administration (CA) dont le président a été nommé hier par le GPK.




Solidarité de la diaspora avec la Kabylie lors des intempéries de février 2012 (PH/ cbd - SIWEL)
L'Anavad qui a signé son décret de création assigne au Fonds de solidarité kabyle la mission de « collecter en permanence des fonds destinés à


a) faire face à d’éventuelles catastrophes humanitaires en Kabylie,
b) à financer des actions sociales et politiques dont le fonctionnement de l’Anavad.
c) remplir des missions d’assurance-décès, en collaboration avec les associations et comités de villages établis dans la diaspora
d) exercer, lorsque les moyens le lui permettront, des missions bancaires, d’emprunts et d’investissements au profit du peuple kabyle. »


Par ailleurs le président de l'Anavad M. Ferhat Mehenni a nommé hier M. Said Serir président du Conseil d’Administration du FNSK. M. Serir qui a le rang de ministre plénipotentiaire, aura pour mission « d’organiser et de gérer le FNSK et ses annexes, de coordonner la collecte des fonds à l’échelle internationale pour le compte de l’Anavad et au profit de la Kabylie. »


bbi
SIWEL 041626 MAI 12


MAK : le rejet des élections marquera le début de l'avènement de l'Etat kabyle

03/05/2012 - 19:28

SEMAOUNE (SIWEL) — Le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie a tenu en fin d'après-midi d'hier un meeting populaire à Tizi Adjissa un des deux Archs qui constituent la commune de Semaoune dans la daïra d'Amizour à 24 Km à l'ouest de Vgayet (Béjaïa), dans lequel il a appelé au rejet des élections et à ne voter que pour «l’autodétermination du peuple kabyle».


Meeting du MAK dans le Aarch de Tizi Adjissa (PH/ A.A.T - SIWEL)
Meeting du MAK dans le Aarch de Tizi Adjissa (PH/ A.A.T - SIWEL)
Devant une assistance nombreuse, les responsables du MAK ont tour à tour axé leurs interventions sur la nécessité de boycotter les élections législatives du 10 mai pour n'oeuvrer désormais qu'à l'autodétermination de la Kabylie

«
 Les candidats à la députation sont des illustres inconnus pour le peuple kabyle. Dans les moments de crise, aucun d'eux ne s'est manifesté. Ils ne sont mus que par des intérêts personnels. Ils seront, sans aucun doute, sévèrement sanctionnés par le peuple kabyle qui rejette dans le fond et dans la forme la mascarade du 10 mai. Le rejet de cette farce électorale marquera le début de l'avènement de l'Etat Kabyle autonome. » a déclaré à l'assistance Razik Zouaoui, secrétaire national à la promotion de la langue kabyle.

Farid Djennadi, secrétaire général du comité exécutif a quant à lui souligné que
« le MAK a toujours occupé le terrain et répondu présent dans les moments difficiles. On juge les acteurs politiques dans l'adversité. L’histoire retiendra que seul le MAK s'est mobilisé aux côté du peuple kabyle durant les intempéries qui ont frappé la Kabylie. »

A sa prise de parole, Bouaziz Ait Chebib, président du mouvement a à son tour déclaré ce qui suit :
« En 1962, nous n'avions fait que changer d'occupant. L’Algérie française avait passé le relais à l'Algérie arabo-islamique qui est à l'origine une création de la France coloniale. De ce fait, le combat du MAK s'inscrit dans une dynamique de décolonisation et de libération du peuple kabyle. »

«
 La Kabylie ne donnera pas son quitus aux assassins de ses enfants. Elle ne donnera aucune caution à l'Etat voyou et ne votera que pour l'autonomie de la Kabylie. Chacun boycotte pour ses propres raisons. Le rejet que prône le MAK ne se limite pas au scrutin du 10 mai mais il concerne toutes les élections organisé par le pouvoir qui ne reconnaît pas le peuple kabyle. Le rejet est un choix de dignité et de liberté » at-il ajouté.

En réponse au premier ministre algérien qui a brandit la menace islamiste, M. Ait Chebib dira que
« Ouyahia et Boudjerra Soltani sont deux faces d'une même monnaie. Ils siègent dans la même alliance présidentielle qui continue d'endeuiller le peuple Kabylie. Désormais, la Kabylie n'est plus condamnée à choisir entre la peste et le choléra. Entre le pouvoir et l'islamisme qu'il a enfanté, le peuple kabyle a rompu avec le fatalisme en optant pour l'autonomie, ultime alternative pour garantir son existence et sa prospérité. »

Concernant les martyrs du printemps noir, le président du MAK dira :
« Les noms de nos martyrs sont gravés en lettre d'or dans l'histoire de la Kabylie et ceux de leur bourreaux sont à jamais couverts d’infamie. Toufik, Bouteflika, Zerhouni, Ouyahia et tous ceux qui incarnent la honte et l'indignité, tôt ou tard, ils finiront par être jugés pour les crimes qu'ils ont commis en Kabylie. »

cbd

SIWEL 031928 MAI 12

Sid-Ahmed Ghozali : « Si le FFS participe aux élections, c’est qu’il a décidé de rentrer dans la combine du pouvoir » (vidéo)

 

Sid-Ahmed Ghozali : « Si le FFS participe aux élections, c’est qu’il a décidé de rentrer dans la combine du pouvoir » (vidéo)


« En ce qui concerne le FFS, je ne suis évidemment pas son porte-parole » a lancé d’emblée  Sid-Ahmed Ghozali quand nous lui avons posé la question sur la position pas encore  tranchée du FFS concernant sa participation ou non aux prochaines législatives.  Cela ne l’a pas empêché de développer toute une critique, alternant compliments et reproches, du parti d’Aït Ahmed dont il reconnaît le rôle de longue date et persistant dans l’opposition : « On ne peut pas dire qu’il est jeune (FFS, ndrl) ou qu’il n’est pas sincère dans l’opposition… »
Ghozali estime qu’il existe  « un problème de cohérence » chez le FFS, qu’il explique par la participation de celui-ci  à ce qu’il nomme les « combines » du régime. L’ancien chef du gouvernement  s’appuie sur les déclarations d’Aït Ahmed  sur la chaîne LCI en 1997, période des élections législatives, où il  dénonçait le trucage des élections par les « services de sécurité » qui ont réduit  à 7%  le score du FFS alors que le président  avait promis 20% des sièges au parti. « C’est une situation Kafkaenne » juge Ghozali, parce qu’ « un politicien chevronné, un leader historique  se fait rouler dans la farine ». Et de conclure : « Aït Ahmed a tenu la promesse du président en participant à ces élections »

«S’il veut jouer un rôle national, le FFS doit sortir du ghetto kabyle »
Pour Ghozali « le FFS est un des réservoirs les plus riches  en ressources humaines démocratiques » en Algérie, « bien qu’il se soit réduit volontairement à une région ».  « S’il veut jouer un rôle national, le FFS doit sortir du ghetto kabyle » juge-t-il.
Et de conclure, non sans reproche : « Si le FFS croit que les prochaines élections seront libres, il se trompe. A moins qu’il soit décidé à rentrer résolument dans une combine, comme en 1997… »
Ania K. Ould-Lamara