vendredi 26 juin 2015

Déclaration du Conseil Universitaire du MAK: L’énième humiliation de l’UMMTO

DÉCLARATION DU CONSEIL UNIVERSITAIRE DU MAK: L’ÉNIÈME HUMILIATION DE L’UMMTO

26/06/2015 - 20:36


TIZI WEZZU (SIWEL) - Suite à l'agression dont a été victime M. Mohand Larvi Tayev, enseignant à l'université de Tizi Ouzou de part du sieur Malik Rahmani, le coordinateur national du CNES, le MAK via son Conseil Universitaire de Tizi-Ouzou, exprime son entière solidarité et son soutien indéfectible à Mass MOHAND LARVI TAYEV et condamne avec force cet acte ignoble. 

Ci-après , la déclaration du conseil universitaire dans son intégralité.


Déclaration du Conseil Universitaire du MAK: L’énième humiliation de l’UMMTO
L’énième humiliation de l’UMMTO 

Suite à l’agression lâche du professeur et enseignant universitaire et l’ex-président du MAK, Monsieur MOHAND LARVI TAYEV, par le sieur Malik Rahmani, le coordinateur national du CNES, le Conseil Universitaire du MAK de Tizi-Ouzou exprime son entière solidarité et son soutien indéfectible à Mass MOHAND LARVI TAYEV et condamne avec force cet acte ignoble. 

En effet, cet hurluberlu dépourvu de tous sens d’honneur et de bravoure, a osé proférer des insultes et des gesticulations menaçantes à l’encontre du professeur Tayeb Mohand Laarvi en présence de son épouse, et ce, sans aucun motif, alors que Dda Mohand a même changé de route rien qu’à sa vue, mais apparemment ce soi-disant enseignant universitaire, et après son installation à la tête du CNES à Alger a appris les manières grossières et méprisantes du FLN. Qu’il sache bien qu’ici c’est la Kabylie, nous somme des gens civilisés, et la guerre, on la fait entre nous avec les idées et les références intellectuelles, et nos mains, on les réserves à l’écriture, pas à l’agression des gens dans les rues. 

Si par cette acte indigne de sa personne, le sieur Rahmani cherche la guerre, il aura, et son parcours honteux sera mis à nu pour qu’il sache qu’il est très faible et trop minable pour se mesurer aux hommes de la trempe de Dda Larvi. En effet ce pseudo syndicaliste de la vingt-cinquième heure était à l’origine du blocage de la section du CNES de Tizi Ouzou, vu ses accointances avec ce pouvoir corrompu, et lors de la dernière grève qui a paralysée l’université de Tizi Ouzou, il a tout fait pour l’isoler dans le conseil national, chose qu’il a bien réussi puisque le CNES-TO s’est retrouver seul à se battre pour un statut digne pour les enseignants, et une université performante. Honte à vous (si vous méritez un vouvoiement), vous êtes une tare pour l’UMMTO, des gens comme vous ont leur place partout où la bravoure n’y est pas, mais pas à l’université, hélas, ce pouvoir inculte et ignare a élevé des brutes comme vous au rang de dignitaire, en écrasant des imminences comme monsieur TAYEB, et c’est là que nous comprendrons ce qui a animé votre comportement sanglier, la jalousie, oui la jalousie. 

Comment ne pas être jaloux lorsque des vermines comme vous, avec la place que vous squattiez, n’arrivez pas à avoir le respect que la communauté universitaire accorde à monsieur TAYEB ? Certainement en raison de sa valeur intellectuelle qui pousse vos écervelés de chefs à le consulter sur l’avenir de l’école, alors que vous, on vous dicte seulement la marche à suivre vu que vous n’hésitez pas à descendre dans les égouts pour ramasser les miettes qu’on vous jette. 

Seulement, rappelez-vous sieur Rahmani que l’université de Tizi ouzou, se souviendra de vous, et à l’avenir elle sera votre pire cauchemar, car chez nous on ne s’attaque pas aux professeurs sans être remis à sa place. Si le pouvoir qui vous emploie comme mercenaire de la science a eu le culot de mater les hospitalo-universitaires il y a quelques années, on vous laissera pas avoir la tradition de piétiner nos hommes, pas en Kabylie. 

TIZI OUZOU Le 25/06/2015 
Le Conseil universitaire du MAK – Tizi-Ouzou 


Source: http://cuto-mak.blogspot.com/2015/06/declaration-du-conseil-universitaire-du.html

Confédération MAK At Dwala: Grand succès du Gala en hommage au Rebelle dans sa région natale

CONFÉDÉRATION MAK AT DWALA: GRAND SUCCÈS DU GALA EN HOMMAGE AU REBELLE DANS SA RÉGION NATALE

26/06/2015 - 13:42


AT DWALA (SIWEL) — Comme à l’accoutumée, la date du 25 juin est commémorée à l’échelle de tout le territoire kabyle, dénotant ainsi l’attachement viscéral de la Kabylie éternelle à son rebelle. 

Cette mobilisation qui se réédite et s’amplifie chaque année confirme la qualité de nation du pays kabyle. La confédération MAK d’At Dwala, a honoré la mémoire de Matoub, en organisant hier un Gala en guise d’hommage à l’artiste profondément engagé pour les siens qu’était Lounès Matoub. 

A travers cette action, la région natale du Rebelle, a replongés l’assistance dans les années 80 où la chanson kabyle a été le fer de lance du combat identitaire. Hier, les kabyles venus assister à ce gala étaient environ 4 milles. Ils sont venus des 4 coins de la Kabylie pour rendre à Lounès Matoub, l’homme et l’artiste, un hommage digne de sa grandeur.


Confédération MAK At Dwala: Grand succès du Gala en hommage au Rebelle dans sa région natale
Le Gala, organisé par la confédération MAK d’At Dwala, a été inauguré par le président du MAK, Bouaziz Ait Chebib. Celui-ci, d’entrée de jeux, a tenu à préciser qu’il « n’était pas venu faire de la politique mais pour participer avec l’assistance « à honorer la mémoire de l’une des étoiles enfantées par notre Kabylie ». 

Le président du MAK a ensuite expliqué les motivations de la coordination MAK d’At Dwala qui a opté pour l’organisation d’un Gala pour rendre hommage à Matoub Lounès : « ce choix répond au besoin de remettre à l’honneur la chanson kabyle qui a toujours été un instrument de lutte au cœur du combat kabyle, comme il l’a toujours fait Matoub Lounès avant d’être assassiné par l’Algérie arabo islamique » a-t-il déclaré à l’assistance avant de dire que : « la Kabylie libre lui rendra justice ». Le public fort nombreux a alors répondu : « pouvoir assassin ! », « Ulac Smah Ulac ! », « Assa azekka Lwennas yella yella ! » 

En parlant de son combat, Bouaziz Ait Chebib, a préféré faire parler Matoub à travers ses chansons où il a toujours exprimé avec clarté son engagement. A cet effet, le président du MAK a lu une déclaration en kabyle * puisée dans l’œuvre de Matoub qui s’est sacrifiée pour sa kabylité et la liberté de son peuple : le peuple kabyle.

Confédération MAK At Dwala: Grand succès du Gala en hommage au Rebelle dans sa région natale
A partir d’At Dwala, en cette soirée en hommage au Rebelle kabyle qui combattait l’aliénation arabo-islamique et qui l’a payé de sa vie, le président du MAK a tenu à dénoncer et à condamner l’inquisition qui règne tous les mois de ramadhan en Kabylie : « Les policiers algériens, au lieu de traquer les terroristes, les voleurs et les kidnappeurs, ils harcèlent d’honnêtes citoyens en portant atteinte à leur dignité et leur liberté de conscience. La chasse aux non jeûneurs est inacceptable dans le pays de jmaâ liman » dira-t-il avant d’appeler à l’union des kabyles dans le respect de la liberté de culte : « ne laissons pas l’Etat algérien nous diviser pour nous asservir en créant des conflits confessionnels. Chacun est libre de choisir sa casquette religieuse, mais le burnous de la kabylité nous unit tous dans le respect et la dignité ». 

Puis, il conclut en s’adressant aux policier kabyles qui font dans l’excès en harcelant les militants du MAK : « Il faut savoir que vous ne valez rien aux yeux de vos maîtres. Ils se servent de vous pour briser l’élan du peuple kabyle. Vous n’êtes que des instruments mais sachez que vous ne pourrez pas arrêter la marche de l’histoire. Quant au peuple kabyle, sachez aussi qu’il n’oubliera pas ceux qui le trahissent. Rien ne pourra entamer la détermination des militants du MAK à libérer la Kabylie. Vous perdez votre temps, et ceux qui empruntent la voie de Lwennas finiront tôt ou tard par triompher que vous le vouliez ou non ». 

Confédération MAK At Dwala: Grand succès du Gala en hommage au Rebelle dans sa région natale
Après cette allocution du Président du MAK, Boussad Becha, secrétaire national à l’organique et membre de la confédération d’At Dwala, qui était animateur du gala, a invité le public à visionner la vidéo de Lwennas datant de 1997 où il a défendu clairement la nécessité de doter la Kabylie de sa propre république. 

Ensuite, plusieurs chanteurs se sont succédé pour interpréter des chansons de Matoub et pendant que les chanteurs se succédaient, les images de Matoub défilaient derrière eux sur un écran. Les chanteurs ont égayé le public avec les meilleurs titres de Matoub qu’ils ont interprété avec beaucoup d’émotion car ils ne sont pas venus pour faire danser le public mais pour honorer la mémoire de leur idole. Parmi les chanteurs, il y avait : Hakim BLIBEK, Sadek DJEBAB, Rachid BAHLOUL, Said KAZEM, Rachid ZEDEK, AYOUNI Mourad, Mouh HESSAS, Karim BECHA, Mouh ALACHE, Ali BELGHOUT… 

Confédération MAK At Dwala: Grand succès du Gala en hommage au Rebelle dans sa région natale
Pour ces chanteurs, c’est la meilleure façon de rappeler que « Matoub est vivant, il est là avec nous et dans nos cœurs ». Une heure après l’entame du gala, Zedak Mouloud est arrivé pour marquer sa présence symbolique et son soutien à cette action organisée en hommage à Lounes Matoub. Il a tenu à être au RDV car pour lui, même s’il ne chante pas, répondre présent à un hommage au rebelle est un devoir. 

A un moment donné, Boussad Becha qui animait le Gala a invité les kabyles à se doter de leur Carte d’identité nationale KABYLE. Le public a répondu à son appel avec de longues ovations et des cris de liesse…. 

Boussad Becha a également présenté sur scène le drapeau kabyle qui a été accueilli avec ferveur par le public. Boussad Becha a insisté sur le fait que le drapeau kabyle va flotter à côté du drapeau fédéral Amazigh qui unit tous les peuples amazighs de la grande Tamazgha.

Confédération MAK At Dwala: Grand succès du Gala en hommage au Rebelle dans sa région natale
Puis terminant sur une note d’espoir, Boussad Becha dira : « tôt ou tard ce drapeau kabyle sera hissé au même titre que tous les drapeaux du monde ». Suite à quoi, le public a scandé « assa azekka Lwennas yella yella », « Kabylie indépendante », « Kabylie autonome !» … 

Comme d’habitude les kabyles ont été à la hauteur de l’événement en donnant une leçon magistrale en termes de civisme et de maturité politique. La fraternité, le respect, la communion, sont les maître mots qui ont marqué cette soirée commémorative en l’honneur et à la mémoire du rebelle kabyle, celui qui n’a jamais abdiqué… 

Sur la fin de cette commémoration, la confédération MAK d’At Dwala a tenu exprimer ses sincères remerciements aux chanteurs, à l’orchestre, au public, aux militants et à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cet événement grandiose pour rendre hommage à Matoub Lounès qui a laissé au peuple kabyle un trésor inestimable : la fierté d’être kabyle et le sens du combat et du sacrifice pour le demeurer éternellement. 

cdb/zp 
SIWEL 261342 JUIN 15

jeudi 25 juin 2015

La famille du MAK se recueille à la mémoire du Rebelle - Tamurt


La famille du MAK se recueille à la mémoire du Rebelle
Saïd Tissegouine 25 juin 2015 1 Commentaire MAK,matoub


TAOURIRT MOUSSA (Tamurt.info ) – Il y avait grand monde au cours de cette matinée du 25 juin 2015 à Taourirt-Moussa. Normal qu’il y ait beaucoup de monde dans ce village des Ath-Douala. En effet, cela fait 17 ans, jour pour jour, que Lounès Matoub surnommé « Le Rebelle » et portant la référence de toute une jeunesse, a quitté ce monde.



C’est donc pour se recueillir sur sa tombe et avoir une pieuse pensée pour lui que Taourit-Moussa, village qui l’a vu naître et qui a accueilli sa dépouille pour l’éternité, a été « envahi » par des citoyennes et citoyens kabyles, venus des quatre coins de Kabylie et même d’ailleurs. Et parmi ces « pèlerins » figurent surtout les nombreux membres de la famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), à leur tête, leur président, Bouaziz Aït-Chebib en l’occurrence. Il était 11 heures 30 environ quand ces militantes et militants kabyles se sont approchés de la tombe du défunt tout en brandissant les couleurs nationales kabyles et les posters du Rebelle.

Après une observation d’une minute de silence à la mémoire de celui pour qui a été faite la manifestation, Bouaziz Aït-Chebib prit la parole pour souligner la valeur de l’homme qui a été lâchement assassiné un certain jeudi, 25 juin 1998 à Thala-Bounane. Le Président du MAK, dans un discours sans ambages qualifiera feu Lounès Matoub d’ « éveilleur de consciences » et de « formateur de générations de militants kabyles refusant catégoriquement l’abdication devant le colonialisme algérien ». « Voir des jeunes venir lui rendre hommage alors qu’ils n’étaient même pas encore nés quand il a été assassiné prouve d’une façon on ne peut plus claire de la grande d’âme et de l’œuvre de l’homme qui a transcendé des générations et réussi à rassembler les Kabyles dans la diversité de leurs idéologies pour un seul et même idéal : la Kabyle », a assuré le Président du MAK pour ajouter aussitôt : « Nous n’avons pas besoin de spéculer sur son combat ; car Lounès a défini son idéal, ses aspirations et l’essence même de son militantisme durant son vivant. Il a bel et bien chanté la Kabylie et revendiqué haut et fort le droit du peuple kabyle à disposer de sa propre république ».





Revenant sur l’assassinat du Rebelle, le Président du MAK a déclaré sans sourciller que « le peuple kabyle a désigné ses véritables assassins le jour même de sa liquidation physique en criant « pouvoir assassin » ». « Aujourd’hui, poursuit Bouaziz Aït-Chebib, nous le disons haut et fort : Lounès Matoub a été assassiné par l’Algérie arabo-islamiste ! » De cet apophtegme, le n° 1 du MAK conclut : « asmi ara ncerreg tamurt, justice lui sera rendue ! Et vive Lounès ! Vive le peuple kabyle ! Vive Tamazgha ! » Ces trois slogans furent immédiatement repris par la foule qui les scandait en chœur et à plusieurs reprises.





Après la fin de sa prise de parole, le Président du MAK invita un vieil homme et H’cène Chirifi, ancien compagnon de feu Muhand Haroun, à déposer, à la place d’une gerbe de fleurs, le drapeau kabyle sur le tombeau du Rebelle. Ce geste, dont la symbolique est certaine, a suscité une forte émotion auprès de la foule qui a aussitôt scandé à maintes reprises : « Kabylie indépendante ! »

Quelques minutes plus tard, ce fut au tour d’un cycliste kabyle et non moins militant du MAK, Abderazak Aïssat, d’être accueilli par Bouaziz Aït-Chebbib. Ce cycliste venu à Taourirt-Moussa à partir de Tazmalt (Béjaia) en passant par Chorfa, Takervouzt, Iferhounène, At vou Youcef, Aqvaili, Yatafène et Ath-Yenni a fait tout cet itinéraire sur son vélo en signe d’hommage au Rebelle. Ce geste lui a valu l’admiration et la reconnaissance des nombreux manifestants présents sur les lieux.

Par ailleurs, il y a lieu de noter que le cycliste Abderazak Aïssat, accompagné du Président du MAK et Koceïla Iken, membre de la coordination MAK d’Akbou, fut accueilli par la famille de sang du Rebelle dans son domicile. La rencontre eut lieu dans une parfaite ambiance. Notons en dernier que les jeunes ont grandement hissé le drapeau kabyle et beaucoup d’entre, désireux d’immortaliser cette journée, ont pris des photos sur la tombe du défunt en brandissant son portrait et en hissant les couleurs nationales kabyles.



De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine

Matoub Lounès, un nom devenu slogan et acte de résistance.

MATOUB LOUNÈS, UN NOM DEVENU SLOGAN ET ACTE DE RÉSISTANCE.

25/06/2015 - 12:38


PARIS-DIASPORA (SIWEL) — "Rebelle", c’est dans la fougue de sa tumultueuse jeunesse que ce qualificatif lui était promis, devenu aujourd’hui son patronyme. L’engagement lui était imposé comme une fulgurance. Riche en admirateurs, il avait balayé l’argument opportuniste qui importait aux politiques véreux de s’accaparer de la fameuse devise des courtiers de Wall Street "Sois aimable avec tout le monde jusqu’à ce que tu gagnes un million de dollars, après c’est tout le monde qui sera aimable avec toi". Matoub faisait la guerre parce qu’il avait des ennemis, il avait des ennemis parce qu’il avait des principes. L’amazighité dans son souffle n’est pas issue d’une corrélation géographique de fortune ou de hasard, il est né Kabyle, de ce fils d’Amazigh né contre Rome.


Matoub Lounès, un nom devenu slogan et acte de résistance.
Matoub Lounès à été assassiné, des mutants lui ont ôté la vie, sa tache absoute de haine a été violée. Le renoncement, la démission et les trahisons le condamnent à nous revenir inopportunément comme un apatride dans les insolences groupées des folles ambitions des kabyles soumis et félons. Les amis prescrits à Matoub après sa mort nous déroutent, à croire qu’il a vécu parmi d’étranges créatures. Dire que Lounès est mort, pour paraphraser Brel, dire qu’il est mort Lounès, dire qu’ils lui ont inventé des amis après son enterrement. 

Mort et sa mémoire nous offre toujours le miel d’une beauté musicale qui se laisse encore aller aux aveux dans le secret du mendole lacérée par tant de déboires sentimentaux. Le mendole, interlocuteur en qui il trouvait approbation et refuge le mettait à l’abri des griefs de l’illusion quand tourbillonnait dans d’émouvantes norias le nom de sa Kabylie. L’air embaumé du Djurjura aide à faire reculer la langueur de l’ébène et l’obscurité que provoque la folie politique. Quand on entend aujourd’hui des enfants seriner les refrains de Matoub en lui empruntant le timbre, on réalise ce qui reste vivant de la mort quand humiliée elle s’en va sans avoir réussi à tout emporter. 

Matoub est mort et ses expressions prennent désormais le caractère italique de la typographie quand nous les reprenons pour donner du mordant à notre combat, nous fredonnons ses airs pour donner de l’éclat à notre reconnaissance, à notre gratitude envers les martyrs du printemps noir. Sa voix accompagne la ligne continue de la résistance. 

"Yibbwass lemer a neddukel, idurar ad rmimzen", qu’il disait à l’adresse de kabyles (si un jour, nous arrivons à nous unir, les montagnes frémiront). Matoub est parti sans être absent, il reste parmi les bonnes volontés qui donnent un contenu fécond au combat et son chant assure le renouvellement de sa consistance. Son souffle demeure porteur de couleurs d’espoir, il porte la colère des revendications légitimes et justes d’une Kabylie libre. Il est vraiment le verbe de la résistance. 

Djaffar Benmesbah. 

SIWEL 251238 JUIN 15 

At Dwala / le MAK est allé rendre hommage au Rebelle de la Kabylie éternelle

AT DWALA / LE MAK EST ALLÉ RENDRE HOMMAGE AU REBELLE DE LA KABYLIE ÉTERNELLE

25/06/2015 - 18:43


AT-DWALA (SIWEL) — Aux environs de 11H 30, brandissant des posters de Lounès Matoub et des drapeaux kabyles, les militants du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), à leur tête le président du Mouvement, Bouaziz Ait Chebib, sont venus des 4 coins de la Kabylie pour se recueillir sur la tombe du Rebelle. 

Dans un discours dont vous trouverez les grandes lignes ci-après, le président du MAK n’a pas manqué de relever « l’ardeur et la fidélité des nouvelles des générations envers le combat identitaire », justifiant ainsi un proverbe mexicain cité par un jeune militant du MAK qui dira « Ils ont voulu nous enterrer, ils ne savaient pas que nous étions des graines »… 

Et en effet, ce sont des milliers de graines kabyles qui ne cessent de germer sur la terre ancestrale de cette Kabylie éternelle : « idurar ay d l3emri-iw » disait le semeur de graine… 

Ci-après le compte rendu de cette journée d’hommage du MAK au Rebelle Kabyle Matoub Lounès.


At Dwala / le MAK est allé rendre hommage au Rebelle de la Kabylie éternelle
Après avoir observé une minute de silence à la mémoire du Rebelle, le président du MAK a pris la parole pour rendre un hommage appuyé à Matoub Lounès qu’il qualifia « d’éveilleur de conscience » et de « formateur de générations et de générations de militants kabyles qui jamais n’abdiqueront devant le colonialisme arabo-islamique algérien ». Bouaziz Ait-Chebib a relevé l’ardeur et la fidélité des nouvelles des générations envers le combat identitaire : « Voir des enfants, qui ne n’étaient même pas nés quand Lounès a été assassiné, venir comme ça lui rendre hommage, ça dénote la grandeur de l’œuvre de l’homme qui a transcendé les générations et rassemblés les kabyles dans la diversité de leurs idéologies pour un seul et même idéal : la liberté». 

Puis le président du Mouvement kabyliste précisera encore. « Nous n’avons pas besoin de spéculer sur son combat, car Lounès a défini lui-même son idéal, ses aspirations et le but de son militantisme de son vivant. Il a bel et bien chanté la kabylité, tout comme il a revendiqué le droit du peuple kabyle à disposer de sa propre république. Nous n’avons rien inventé. Il l’a précisé lui-même face à son peuple, comme il aimait à le dire et les preuves de ce que nous avons existent ». 

At Dwala / le MAK est allé rendre hommage au Rebelle de la Kabylie éternelle
Evoquant son ignoble assassinat, le président du MAK a entre autre déclaré que « l’on aura beau désigner les seuls islamistes comme étant ses assassins, le peuple kabyle lui sait très bien qui l’a fait assassiner. Il a désigné ses véritables assassins le jour même de son meurtre en criant : pouvoir assassin ! Aujourd’hui, nous le disons haut et fort : il a été assassiné par l’Algérie arabo-islamiste, l’arabisme et l’islamise étant les deux revers de la même pièce ». Puis, citant justement Matoub Lounès lorsque ce dernier évoquait dans son dernier album la scission du pays (A ncerreg tamurt), le président du MAK conclut par : « Asm’ara ncerreg tamurt, justice lui sera rendue ! Vive Lounès ! Vive le peuple kabyle ! Vive Tamazgha ! ». Les slogans sont alors repris en chœur par la foule nombreuse. 

Ensuite, le président du MAK a invité Hsen Chirifi, un vieux militant de cette cause identitaire entamée depuis plus d’un demi-siècle, à venir déposer un drapeau kabyle sur la tombe de Matoub Lounès. Le geste, fortement symbolique, a immédiatement empli d’émotion l’assistance qui s’est mise à scander « Kabylie indépendante ! ». Rappelons que Hsen Chirifi était l’un des compagnons de Masin U Harun (Haroun Mohamed) et qu’il avait passé 10 ans de sa vie dans les prisons algériennes dans l’affaire des poseurs de bombe. Hsen Chérifi a rejoint le MAK dont il est actuellement un fervent militant. C’est lui, l’aîné dans cette lutte acharnée contre l’assimilation forcée, qui a déposé le drapeau kabyle sur la tombe du Rebelle. La symbolique du geste a ému l’assistance qui voit se succéder les générations de Kabyles, où les uns sont assassinés ou exilés, et les autres emprisonnés et torturés, pendant que le travail d’assimilation et de dépersonnalisation de la Kabylie se poursuite et s’intensifie…Et la foule qui s’écrie alors « Kabylie indépendante !!! » 

At Dwala / le MAK est allé rendre hommage au Rebelle de la Kabylie éternelle
Quelques minutes plus tard, le président du MAK accueille Abderazak Aissat, cycliste kabyle et militant du MAK, qui a parcouru à vélo une distance considérable en hommage à Matoub Lounès. En effet, Abderazak Aissat est parti de Tazmalt, en passant par Chorfa, Taqervust, Iferhunen, At vu Yusef, Aqvayli, Yatafen, At Yani, Taxuxt pour enfin arriver à Tawrirt Mussa. Cet itinéraire parcouru en signe d’hommage à Matoub Lounès a forcé l’admiration des centaines de kabyles présent dans la demeure du rebelle. 

Puis Abderaeazk Aissat, le président du MAK, Bouaziz Ait Chebib, et un membre de la Coordination d’Akbou, Koceila Iken (une victime du printemps noir au cours duquel il a perdu une jambe) ont été reçu par la famille de Lounès Matoub dans la demeure de l’éternel Rebelle. La rencontre a eu lieu dans une ambiance fraternelle conformément à l’esprit rassembleur de Matoub. 

Il est à noter que, sans doute échaudé par l’accueil qui lui avait été réservé l’année dernière, le Bachagha Ould Ali El Hadi ne s’est pas hasardé à se montrer cette année. Du reste, les militants kabyles l’attendaient de pied ferme et étaient décidé à le renvoyer chez ses maîtres s’il s’était aventuré à se présenter en ce jour sacré pour les kabyles.

At Dwala / le MAK est allé rendre hommage au Rebelle de la Kabylie éternelle
Enfin, il est également à noter que des militants du MAK, agacés par une affiche portant l’emblème algérien et sur laquelle était inscrit « L’Algérie de Matoub Lounès », ont entrepris de barrer le drapeau algérien et d’effacer et de corriger « Algérie » par « Kabylie »… Un jeune militant citant une célèbre phrase de Kateb Yacine dira « ils nous tuent et ils nous rendent hommage ! », « C’est bon, ça suffit comme ça ! Que chacun assume désormais ses rôles et ses responsabilités !». 

Ensuite le drapeau kabyle déposé sur la tombe du rebelle a été hissé par un grand nombre de jeunes qui n’ont cessé de succéder pour prendre des photos avec leur drapeau sur la tombe de Matoub Lounès : Rebelle kabyle pour l’éternité, le rebelle auquel s’applique à merveille le proverbe mexicain « Ils ont voulu nous enterrer, ils ne savaient pas que nous étions des graines »… Et en effet, ce sont des milliers de graines kabyles qui ne cessent de germer sur la terre ancestrale de cette Kabylie éternelle…idurar ay d l3emri-iw disait le semeur de graine. 

cdb/zp, 
SIWEL 251843 JUIN 15 

At Dwala / le MAK est allé rendre hommage au Rebelle de la Kabylie éternelle

At Dwala / le MAK est allé rendre hommage au Rebelle de la Kabylie éternelle

At Dwala / le MAK est allé rendre hommage au Rebelle de la Kabylie éternelle

At Dwala / le MAK est allé rendre hommage au Rebelle de la Kabylie éternelle

Ajoutée le 24 juin 2015


Demain est la journée de Matoub Lounes, qui sera plus que jamais vivant. Je tiens à lui rendre hommage à travers cette version de Tiɣri n tağğalt - Révolte de la veuve .. et je rends hommage à toutes les veuves ..
Partagez si vous aviez aimé.



samedi 20 juin 2015

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen



LA KABYLIE A HONORÉ SON MARTYR « AMEZIANE MEHENNI » : LEVER DU DRAPEAU KABYLE À MARAGHNA, TIZIT ET TIZI BBUCCEN, MARCHE RÉPRIMÉE À IƐEẒẒUGEN

20/06/2015 - 11:14


KABYLIE SIWEL (SIWEL) - La Kabylie a commémoré dignement la mémoire de l’un de ses merveilleux enfants. 11 ans après, la Kabylie pleure toujours son martyr et exige que justice soit rendue à Ameziane Mehenni assassiné dans la nuit du 18 au 19 juin 2004. 
Maraghna-Tavuda (Ilulen Umalu) , Tizit (Ililten), Tizi Bbuccen (I€eẓẓugen) ont rendu un vibrant hommage, hier, à Ameziane Mehenni dans un esprit fraternel et de liesse lors du lever du drapeau national Kabyle. 


La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen
Ils sont venus des 4 coins de la Kabylie pour répondre présent au devoir de mémoire. Le périple politique effectué par le MAK en cette occasion de commémoration a été un succès franc. L’engouement suscité par l’emblème national kabyle incarne la détermination de la Kabylie à arracher sa liberté. Elle a désormais franchi un autre pas sur le chemin de son destin. Elle l’a montré à l’occasion du triste anniversaire de la mort d’Ameziane Mehenni.

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen
Il est clair que les couleurs nationales kabyles font peur à l’Etat algérien qui a, une fois de plus, recouru à la répression pour empêcher les jeunes d’Azazga de hisser le drapeau au centre ville qui est en soi un acte de souveraineté. 

En effet, après le succès du lever du drapeau kabyle à Tizi Bbuccen en hommage à Ameziane Mehenni, marqué par une très forte mobilisation de la jeunesse d’I3ezugen, ces derniers, dans une marche improvisée sur place, se sont dirigés vers le centre ville pour hisser l’emblème de la nation kabyle. 

Les éléments de la BMPJ sont alors intervenus en réprimant les manifestants afin de les empêcher de lever le drapeau kabyle. Suite à quoi, des émeutes ont éclaté entre ces brigades mobiles de la police algérienne et les jeunes kabyles. Selon nos informations le calme est revenu, aucun blessé ni arrestation ne sont à signaler. 

Le Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) a enregistré un nouveau succès en faisant trembler l’Etat algérien qui a été contraint de pratiquer son activité favorite : la répression !…Même mort Ameziane Mehenni, fait encore avancer la cause de la Kabylie. 

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

La Kabylie a honoré son martyr « Ameziane Mehenni » : Lever du drapeau kabyle à Maraghna, Tizit et Tizi Bbuccen, marche réprimée à Iɛeẓẓugen

Lounes Matoub en double pour un Diamant de Kabylie


" LWENNAS AMEZYAN " POÈME DE HMIMIC M AT-LMULUD

19/06/2015 - 13:45

USA - DIASPORA (SIWEL) — De la diaspora kabyle des Etats Unis d'Amérique est parvenu à notre rédaction ce poème de Hmimic M At-Lmulud pour publication. En voici ici un extrait: 

" Tant de veuves De veufs De mères De pères 
Perdant une grande part de Leur chair, Des millions d'orphelins 
Lwennas Taxuxt Tamurt, Tizi 

Ferhat Lehbus* Kabylie, Assa 
Yemmas Mmis, Rebelle et Tizi-Bbwassa 
Tawrirt ne peut être oubliée 
Imula source d'Amazighité 
Amezyan tu es toujours là 

De Tawrirt à Azazga, Lwennas je ne sais plus où je te vois 
Dans la réalité ou Tirga*, Pas important où 
Puisque tu es partout où on va " 

Nous publions ci-après l'intégralité du poème


" Lwennas Amezyan " poème de Hmimic M At-Lmulud
Pont 
Deux bouts 
D'un coté Lwennas 
De l'autre Amezyan 
Sous les ponts des milliers de noyés 
Noyés depuis la nuit des temps au 
Printemps noirci 
Sauter et me noyer 
Avec les autres 
Oublier Mourir 
Quelle paix ? 

Ou étendre mes bras 
Jusqu'à m'entredéchirer 
Pour encore exister 
Pour rejoindre les deux bouts 
Arrêter de pleurer sur mon sort 
Et continuer à crier et lutter 
Pour ne pas perdre l'équilibre 
Et ne pas tomber 

Nna Aljiya Ferhat 
Les femmes Les hommes 
Les enfants 
Tant de veuves De veufs 
De mères De pères 
Perdant une grande part de 
Leur chair 
Des millions d'orphelins 
Lwennas Taxuxt Tamurt 
Tizi 
Ferhat Lehbus* Kabylie 
Assa 
Yemmas Mmis 
Rebelle et Tizi-Bbwassa 
Tawrirt ne peut être oubliée 
Imula source d'Amazighité 
Amezyan tu es toujours là 

De Tawrirt à Azazga 
Lwennas je ne sais plus où je te vois 
Dans la réalité ou Tirga* 
Pas important où 
Puisque tu es partout où on va 

Le pont encore 
Un cauchemar qui m'a 
De tout temps terrifié 
Cauchemar que je traine 
Depuis mon enfance 
Et même bien avant ma naissance 
Les ponts Le pont 
J'ai eu peur des ponts 
Qui m'ont conduit de la 
Chaleur familiale de 
La maison maternelle 
A l'école coloniale 
Les ponts qui m'ont soutiré 
Du confort de mon enfance 
Vers un monde où on perd toute innocence 
Coupable pour être né Berbère 
Et pour vouloir Vivre ma kabylité 
Très dur à traverser le pont 
Parait solide et bien ancré 
Tremble dès que 
Je commence à l'aborder 

A présent comme par miracle 
Je me retrouve au milieu 
Les ponts ça fascine 
Et ça étourdie 
Surtout pour un peuple 
Mal compris 
Un peuple que l'élite aime mépriser 
Vous Rebelles l'avez 
Pourtant bien bâti 
Pour nous relier tous 
Et marcher ensemble vers la Tilelli* 

Même si sur du solide vous 
L'avez construit 
Des taupes ont investi les fondations 
Et essayent de le fragiliser 
Elles creusent sans arrêt 
Jusqu'où pourront-elles fouiner ? 

Pas aussi loin que vous êtes allés 
Tezram akal amek iga 
Vous savez de quoi le sol est fait 
C'est le vôtre 
C'est le nôtre 
Et Personne n'arrivera à me dissuader 
à nous dissuader 
A rester sur le pont autant que l'on veut 
Je n'ai plus peur d'y rester 
Et de le traverser autant que je veux 
Autant qu'il faudra 
Car j'ai pu toucher vos mains 
Même si elles se trouvaient 
Chacune de l'autre coté du Pont 
Lwennas Amezyan 
Vos mains qui interpellent 
Nos consciences 
Vos mains reliées à vos 
Cœurs par le cordon de nos espérances 
Ne forment plus qu'une seule main 
Avec la mienne 
Celle du peuple 
Celles de ceux "de sous le pont" 
Et cette gigantesque-par son histoire-main 
Qui puise sa force 
De la terre et des immortelles racines de nos ancêtres 
Nous montrera le chemin de Tagmat* 
Tagmat qui nous guidera et mènera vers 
L'éternelle Liberté 

Vous serez tous ressuscités 
Vous symboles d'Amour de lutte et 
D'existence dans la dignité 
Vous qui êtes partis pour que soit l'Humanité 
Vous qui nous avez jamais réellement quittés 
Vous par lesquels 
Et pour lesquels Nous sommes 
Et serons toujours Ici. 
------------------------------------------------------------ 

Lehbus = Prisons 
Tirga = Rêves 
Tilelli = Liberté 
Tagmat = Union 

Hmimic M At-Lmulud 
USA 25 juin 2006 

SIWEL 191345 JUIN 15