jeudi 9 octobre 2014

Ajoutée le 11 févr. 2013
albums complet de matoub 1997
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mercredi 17 septembre 2014

Mise en ligne le 12 mars 2011
Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.

Le 30 juin 1998, le GIA revendique son assassinat.

Matoub Lounès Lounes Laïc ISLAM Slimane Azem gia sm musulmane pouvoir algerie kabylie algeria amazigh arabe berber chleuh rif france jsk jsmb tv maroc kabyle chanson folklore dance music traditionelle homme libre fidel idir oulahlou ait menguellet fellag video clip concert gala tizi ouzou bejaia tamazgha rebelle combatant cause


dimanche 24 août 2014

Matoub Lounes - pouvoir assassin - YouTube



Mise en ligne le 25 oct. 2008
Lounès Matoub (kabyle : Lwennas Meɛṭub), plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.

Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.

Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.

A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.

Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.

En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.

Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.

En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.

Depuis la sortie de son premier album Ay izem (Ô lion), Matoub Lounès célèbre les combattants de l'indépendance et fustige les dirigeants de l'Algérie à qui il reproche d'avoir usurpé le pouvoir et de brider la liberté d'expression. Chef de file du combat pour la reconnaissance de la langue berbère, il est grièvement blessé par un gendarme en octobre 1988. Il raconte sa longue convalescence dans l'album L'Ironie du sort (1989).

[modifier]

Les textes de Matoub Lounès sont revendicatifs et se consacrent à la défense de la culture berbère.

Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.

Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.

En 1996, il participe à la marche des rameaux en Italie pour l'abolition de la peine de mort alors qu'en mars 1995, le S.C.I.J.(Canada) lui remet Le Prix de la Liberté d'expression.

En 1998, il sort les albums Tabratt i lḥukem et Ilḥeq-d zzher. Ces derniers sont de genre chaâbi. Il y dénonce la lâcheté et la stupidité du pouvoir algérien. Le morceau Tabratt i lḥukem de l'album éponyme, est construite en « kacide » (enchaînement de musiques différentes). Le dernier morceau est une parodie de Kassaman, l'hymne national algérien. Ce dernier lui coûta la vie. [réf. nécessaire]

Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.

Une fondation portant le nom du chanteur a été créée par ses proches pour perpétuer sa mémoire, faire la lumière sur l'assassinat et promouvoir les valeurs d'humanisme défendues pendant la vie de Matoub Lounès .

Cinq rues portant le nom de Matoub Lounès ont été inaugurées en France à sa mémoire : * A Paris * A Aubervilliers * Dans la commune de Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble. * À Vaulx-en-Velin près de Lyon le 22 novembre 2003. * Dans la commune de Pierrefitte (Seine Saint Denis)

Matoub Lounès est de tous les artistes kabyles, le plus connu en Kabylie comme dans le monde entier en raison de son engagement.

Sa musique s'appuie sur l'usage d'instruments traditionnels comme le mandole et reprend les thèmes du folklore kabyle.

En 2001 le Groupe corse Canta U Populu Corsu dans leur album Rinvivisce rend hommage à sa lutte et ses souffrances.

L'oeuvre de Lounès Matoub se compose de 28 albums (ou 34 volumes).

samedi 23 août 2014



Mise en ligne le 5 janv. 2011
Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.

Le 30 juin 1998, le GIA revendique son assassinat.

Matoub Lounès Lounes Laïc ISLAM Slimane Azem gia sm musulmane pouvoir algerie kabylie algeria amazigh arabe berber chleuh rif france jsk jsmb tv maroc kabyle chanson folklore dance music traditionelle homme libre fidel idir oulahlou ait menguellet fellag video clip concert gala tizi ouzou bejaia tamazgha rebelle combatant cause

jeudi 21 août 2014

Bouaziz Ait Chebib sur Radio Pluriel Lyon









Ajoutée le 20 août 2014


Azul fellawen,
Dda Mohand Amaloul
et moi-même,ont reçu vendredi 15 aout 2014 ,Mas Bouaziz Ait Chebib
(président du MAK Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie) sur les
ondes de radio pluriel Lyon afin d'expliciter les perspectives du
mouvement et diverses sujets tel que la situation en Kabylie vis avis
la vague d'islamisation et l'arabisation...
Tassevelda Igarzen

mercredi 20 août 2014


Dossiers Mercredi, 20 Août 2014 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Il est le principal architecte du Congrès de la Soummam

Abane revient cette semaine

Par : Karim Kebir
Aujourd’hui encore à l’occasion de la célébration du Congrès de la Soummam, une date charnière de l’histoire du pays à laquelle le nom d’Abane Ramdane est intimement lié, on ne devrait pas s’attendre à des festivités fastueuses de la part des autorités officielles.

Les uns le surnomment le “Jean Moulin algérien”, les autres “l’architecte de la Révolution”, lorsque d’autres encore, notamment ses farouches détracteurs, le qualifient tantôt de “régionaliste”, “d’autoritariste”, tantôt de “traître” ou “d’agent de l’ennemi”. Parmi tous les personnages de la Révolution, Abane Ramdane restera sans aucun doute celui qui suscite le plus d’admiration, mais aussi de controverse. C’est que l’homme, comme tous les héros de l’histoire, a eu un destin exceptionnel.
Parmi les plus doués de sa génération, il a réussi, notamment après le Congrès de la Soummam organisé à Ifri-Ouzellaguene, dont il a été l’un des principaux initiateurs et dont nous célébrons aujourd’hui l’anniversaire, à fixer les objectifs stratégiques de la Révolution, à la structurer, à lui donner une visibilité et des repères d’orientation qui ont conduit à l’Indépendance. Mieux encore, il a jeté les fondements de ce que devait être l’Algérie indépendante : une Algérie moderne, démocratique, pluraliste, sociale, où le politique prime sur le militaire.
Soit l’exact contraire de ce qui a été mis en place depuis l’Indépendance à nos jours. “Abane Ramdane a eu le mérite d’organiser rationnellement notre insurrection en lui donnant l’homogénéité, la coordination et les assises populaires qui lui étaient nécessaires et qui ont assuré la victoire”, écrit de lui, dans L’indépendance confisquée, Ferhat Abbas, le premier président du GPRA, une autre figure historique brillante, bannie comme lui de l’histoire officielle. “J’ai connu pas mal d’intellectuels, mais Abane Ramdane était remarquablement intelligent. C’était, en outre, un homme simple, d’une sincérité absolue. Il n’aimait ni s’habiller ni avoir de l’argent. La seule chose qui lui importât était l’unité nationale. Il était décidé à l’obtenir par tous les moyens. Et c’est cela qui a choqué beaucoup de militants. Il était violent, brutal, radical et expéditif dans ses décisions”, témoigne de son côté l’un de ses compagnons, Omar Ouamrane. Plusieurs décennies après son exécution par les siens au Maroc, une élimination encore entourée de tabous, son cadavre hante le pays.
L’Algérie officielle a du mal à lui rendre l’hommage qu’il mérite, encore moins à consacrer le message de la Soummam comme un référent pour la construction d’une Algérie telle qu’il la voulait lui et d’autres martyrs, à l’image de Ben M’hidi. Presque banni des manuels scolaires, comme du reste de l’histoire de la Révolution, il n’est évoqué que dans le nom de quelques ruelles, établissements scolaires, ou encore l’aéroport de Béjaïa. Pourquoi l’homme dérange-t-il encore ? L’ancien défunt, chef de l’État, Ali Kafi, l’a même traité de “traître” dans ses mémoires, tandis que l’ex-président Ben Bella n’a jamais dissimulé son aversion pour lui jusqu’à sa mort. Aujourd’hui encore à l’occasion de la célébration du Congrès de la Soummam, une date charnière de l’histoire du pays à laquelle le nom d’Abane Ramdane est intimement lié, on ne devrait pas s’attendre à des festivités fastueuses de la part des autorités officielles. Comme souvent, on aura probablement droit à un simple rituel folklorique, à travers un dépôt de gerbe de fleurs sur les lieux du déroulement des premières assises de la Révolution, ou encore on aura droit au traditionnel message du chef de l’État. C’est plutôt l’opposition démocratique, le RCD et le FFS, qui tente de maintenir la flamme du message de la Soummam, à travers l’organisation d’un séminaire, pour l’un, et un meeting populaire, pour l’autre. En occultant un événement majeur de la Révolution, en refusant d’assumer l’histoire, l’Algérie officielle tourne le dos à ce qui devait être un référent fondamental pour la construction et la consolidation de la nation. Elle handicape l’émancipation du pays. Il faut dire qu’explorer le message de la Soummam, c’est ouvrir la boîte de Pandore qui pourrait déconstruire l’édifice du régime tel qu’il a été érigé, remettre en cause bien des idéologies, des positions et des acquis. Cela pourrait aussi révéler les facettes les plus sombres de l’histoire. Mais n’est-il pas temps pour l’Algérie, plus de cinquante après l’Indépendance, d’assumer son histoire ? Toute son histoire. Pour le bien des générations futures.

K. K

vendredi 8 août 2014

Ajoutée le 13 avr. 2012
Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.

mercredi 6 août 2014

Matoub Lounes Rugh Ayul. je dédie cette chanson a tous les kabyles ligh...



Matoub Lounes Rugh Ayul. je dédie cette chanson a tous les kabyles light et kds

Contribution :
J'ai fait un rêve incroyable cette nuit. J'étais avec Matoub Louenas, il était comme en 88 après sa sortie d'hôpital, après avoir été criblé de balles par les gendarmes algériens assassins. Il avait ses béquilles.
06/08/2014 - 00:05 mis a jour le 05/08/2014 - 22:57 par Afraniman Ifettiwjen
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J’ai fait un rêve incroyable cette nuit. J’étais avec Matoub Louenas, il était comme en 88 à sa sortie d’hôpital, après avoir été criblé de balles par les gendarmes algériens assassins. Il avait ses béquilles. Dans LA PREMIÈRE PARTIE de mon rêve, nous étions chez lui, j’étais content qu’il m’ait donné son mandole, le problème est que je devais l’accorder autrement pour faire des arpèges. Je ne suis pas parvenu.
Je le regardais rire de l’autre côté avec DES AMIS et je voulais lui annoncer que la Kabylie disposait désormais d’un gouvernement provisoire et qu’elle était en voie de s’affranchir définitivement du joug criminel d’Alger. Lui qui voulait une république de Kabylie j’étais sûr qu’il en serait heureux mais je ne lui ai rien dit réalisant soudain que Matoub a été assassiné et qu’il en est mort. Je devais donc être EN TRAIN d’imaginer cette scène ou de rêver, j’ai compris qu’en effet je suis dans le rêve et je me suis, je crois, réveillé ou pas TOUT À FAIT.
Sans savoir COMMENT, je me suis retrouvé dans le même rêve et cette fois nous étions sur la place d’un village que je ne connaissais pas, peut-être le sien. Plusieurs personnes l’entouraient, il avait un burnous marron et une canne (Donc toujours blessé comme en 88). De loin je le regardais discourir et je me souvins encore qu’il était mort. Je me demandais s’il le savait ou pas, j’ai pensé le lui demandé mais j’ai hésité. Ce que je voulais en réalité, c’était un conseil sur ce que nous devrions faire pour sortir du chaos dans lequel les terroristes d’Alger, qui l’ont assassiné, ont plongé la Kabylie. J’avais justement pensé aux salafistes qu’ils nous envoient pour tuer nos espoirs et notre liberté, j’ai pensé aux kidnappings que le DRS organise pour nous terroriser.
Je voulais qu’il me dise ce qu’il faudrait FAIRE POURque les kabyles comprennent que la Kabylie est en danger CAR du ciel où il se trouve, il pouvait avoir une vision plus globale de la situation et pouvait je ne sait par quel pouvoir posséder la réponse. Il surprit mon regard et il quitta le groupe avec qui il discutait et il vint vers moi. Il était étrangement plus grand de taille et plus robuste. Je le regardais d’en bas et lui ai demandé s’il savait qu’il fut assassiné. je sentis des frissons envahir mon corps entier en lisant OUI dans ses yeux.
Je lui ai alors demandé de me dire ce qu’il fallait faire, s’il avait un moyen ou une solution pour nous. Là son regard a changé, il était devenu PLUS DUR et il n’avait pas l’air content. J’ai pensé que quelque chose l’empêchait de réagir de l’autre côté, comme s’il y avait des règles qu’il ne fallait pas violer, puis je lui ai dit par ma pensée : Mais tu es un rebelle, aucune règle ne peut t’empêcher de dire ce que tu penses.
Au bout d’un moment, il me dit : Oubliez-moi !
Les kabyles l’ont-ils trahi ? Ont-ils trahi son sacrifice ? J’étais en train de me dire, sous le choc, je suis resté muet, je ne savais plus quoi faire, je voulais insister mais j’ai renoncé. Nous nous sommes regardé un long moment en silence, plein de choses passaient de son regard vers le mien. je comprenais alors qu’il me disait : "Je vous ai déjà tout dit, je ne peux pas mourir encore une fois POUR VOUS, c’est à vous maintenant de la sauver !" 
Il comprit que j’avais saisi. Il vouloir dire encore quelque chose, j’attendais avec tellement d’impatience que je me suis réveillé. J’étais confus mais bizarrement confiant.
En me connectant sur face book, le PREMIER MESSAGE que j’ai reçu, c’est celui d’une amie qui me demandait : "Que veut dire Matoub quand il dit (Dwas an cereg tamurt) ?
Afraniman Iffettiwjen

dimanche 6 juillet 2014

Comment j’ai dû traduire un album de Matoub Lounès ?

Par Le Matin | Il y a 59 minutes | 
La première fois que j’ai discuté de façon significative avec Matoub Lounès, dont je suivais de loin l’engagement entier et tempétueux, ce fut en juin 1993 pour l’enterrement de Tahar Djaout.

Matoub Lounès, l'icone de la chanson kabyle.
Matoub Lounès, l'icone de la chanson kabyle.
Par Arezki Metref

Je l’avais bien croisé, fugace, auparavant, sans pour autant nouer de dialogue. Il était venu à Oulkhou pour la veillée funèbre, un mouton dans la malle de sa Mercedes, partie visible de son iceberg de générosité. Il proposa un concert de solidarité en faveur de la famille du défunt au stade de Tizi-Ouzou. Quelques jours plus tard, avec Arezki Aït Larbi, nous sommes allés le trouver chez lui, à Taourirt Moussa, afin d’en discuter. Je ne sais plus pourquoi ce projet resta inabouti.

Nous nous retrouvâmes en France, où nous nous rencontrions fréquemment. Ce devait être à l’automne ou à l’hiver 1993. Il me fit écouter la maquette de l’album Kenza, dédié à Tahar Djaout, au Palais berbère, un restaurant de La Chapelle tenu par l’un de ses meilleurs amis à Paris, mon homonyme et néanmoins ami, Rachid Metref.

Je me suis toujours interrogé sur le sens de cette course à la proximité post mortem avec ceux qui ont connu une mort héroïque. L’amitié réelle ou frelatée procure-t-elle un surcroît de légitimité ? Je ne me suis jamais demandé au moment de l’évoquer si Matoub était un ami. L’amitié s’accordant réciproquement, lui seul aurait pu répondre. Pour ma part, j’avais pour lui une profonde admiration fraternelle. Et puis, au fond, qu’importe ! Si je raconte cette histoire, c’est simplement pour apporter un témoignage sur un fait précis.

Il me demanda, pour le sous-titrage de je ne sais plus quel film documentaire ou reportage, de traduire du kabyle au français sa chanson Kenza. Me sachant piètre traducteur, je refusai. Je considérais, — et considère toujours, — que la traduction est un métier, que je ne connais pas. En outre, mes compétences en berbère étaient insuffisantes pour entreprendre une telle tâche. Et enfin, il faut le dire, la poésie de Matoub n’est pas la plus simple qui soit. Je le revois, au Palais berbère, tentant de me rassurer en me disant que nous travaillerions ensemble. En effet, il traduisit lui-même le texte, mon rôle se limitant à arranger la version française. Ce fut à la faveur de cette expérience et à celle d’autres circonstances que je m’aperçus de sa belle maîtrise du français, le subjonctif tombant, chez lui, comme un pli enrobé de son inexpugnable et savoureux accent kabyle.

En 1996, lorsque je présentais à l’ACB à Paris, Abat-jour, un recueil de poésies que je venais de commettre, il vint me demander une dédicace avec une humilité qui le grandissait davantage : «J’échangerais volontiers tout ce recueil en français contre un seul de tes vers en kabyle», crois-je lui avoir écrit.

Toujours en 1996, il réalisa un nouvel album, La complainte de ma mère. Je proposai à Meziane Ourad, qui faisait partie de l’équipe d’Alger info international, le quotidien algérien publié à Paris par Rabah Mahiout et Belkacem Sobhi, un article sur cet opus, qui m’avait bouleversé. Pour la petite histoire, j’appris qu’un courant anti-Matoub, excédé par le ton louangeur de mon papier, exigea la publication d’un papier contre. Ce fut fait.

Tout dans cet album, et dans la très longue discussion que j’eus avec lui sur l’inspiration de ses chansons, m’incita à intituler l’article «Matoub, le fils de sa mère». Sachant la portée quasi blasphématoire de cette expression, au regard des codes de la tradition kabyle, je pris soin de lui téléphoner pour tester sa réceptivité. Bien entendu, s’il y avait vu le moindre inconvénient, je l’aurais modifié.

- Non, c’est très bien comme ça, tu as saisi ce que je voulais dire. Un hommage à la femme kabyle et à la mère, dont nous sommes tous les enfants.

Lorsque l’article parut, le 11 mai 1996, je me rendis comme d’habitude au Petit Balcon, un café du XXe arrondissement de Paris, que nous fréquentions. Ses aficionados, qui avaient repéré le titre sans avoir forcément lu le texte, me sautèrent dessus. J’échappai in extremis au lynchage, grâce à l’intervention de Matoub, qui venait d’arriver.

L’année suivante, en 1997, il me relança, cette fois pour un gros coup, la traduction et la présentation de l’album Au nom de tous les miens. Je lui fis remarquer, en riant, que le titre était celui d’un livre et d’un film de Martin Gray. Matoub, qui possédait une grande curiosité culturelle, avait lu le livre et vu le film. Il me répondit :

- Lui a les siens, moi j’ai les miens. Et ce sont les Kabyles.

Je dus lui répéter ma parfaite incompétence, et je lui suggérai de s’adresser à des professionnels. Mais non, il tenait encore une fois mordicus à ce que ce soit moi. Cependant, et comme la première fois, il s’engagea à faire la moitié du travail avant de me livrer les textes traduits dans une première mouture. A charge pour moi de les adapter en français.

C’est alors, je crois, qu’il rencontra Nadia, en Kabylie. Il dut y retourner pour la cérémonie du mariage.

J’avoue avoir ressenti un certain soulagement en pensant que le projet était enterré. Secrètement, je mis son silence sur le fait qu’il s’était convaincu de la nécessité de choisir un traducteur digne de ce nom. Je savais qu’il était déjà en contact avec l’excellent Yalla Seddiki, qui avait travaillé avec lui sur les livrets de plusieurs de ses CD, dont le fameux La complainte de ma mère, et dont il parlait avec considération. En 2003, ce dernier publiera la traduction et la présentation des chants de Matoub Lounès, une somme de ses œuvres. 

Eh bien non ! Un jour, le téléphone sonna. C’était Matoub, de Taourirt Moussa.

- Excuse le retard. On va t’apporter l’album et à toi de jouer.

Je protestai sur la modification des termes du projet. Matoub Lounès invoqua la tyrannie des circonstances. Et pour ajouter à la pression, il m’informa du délai très court dont je disposais. Le lendemain, Malika Matoub me remit les cassettes et les textes écrits en berbère. Toute la nuit, j’écoutai les splendides chansons de Matoub avec cette angoisse oppressante qui devait s’abattre sur Sisyphe lorsqu’il poussait son rocher. A peine esquissé péniblement la traduction d’un vers, déjà l’autre arrivait et il me semblait voir dégringoler le rocher. Je me disais que non seulement il ciselait des vers dans un kabyle «nucléaire», pour reprendre son expression, mais en plus il m’oblige, moi qui le comprends avec peine, à le traduire. En rogne contre lui, je me souvins de cette façon qu’il avait de se moquer :

- Votre kabyle à vous, ceux d’Alger, c’est pas du kabyle.

Je tentais d'expliquer que, ayant baigné dans d’autres langues, nous avions peut-être bien plus de mérite que ceux qui avaient été élevés dans un village de Kabylie. Ce dont Matoub Lounès avait d’ailleurs bien conscience.

Le lendemain de cette nuit blanche, je l’appelai à mon tour pour lui faire part, une fois encore, de mon embarras. De plus, j’étais conscient que ses fans, des puristes de la langue qui ressentaient la moindre vibration syntaxique de sa poésie, m’attendraient au tournant. Décidément, je ne faisais pas le poids. Cependant, l’expérience eut quelque chose de révélateur. Elle m’apprit qu’on n’extirpe jamais mieux les pépites poétiques d’un aède qu’en s’arrimant à ce travail d’orpaillage qu’exige la traduction. Ceci, je peux le dire avec le recul, mais, au moment où le travail s’effectuait, il fallait d’abord décrypter mot pour mot les 11 textes de l’album avant d’établir l’équivalence en français. Un gouffre sémantique ! En tout cas, cette ascèse me fit dédier une profonde et définitive admiration pour les traducteurs, notamment de poésie.

J’ai le souvenir de m’être littéralement enfermé ayant un dead line d’une dizaine de jours, imposé par Blue Silver, le producteur du CD.

Je fis appel à Meziane Ourad dont le kabyle tout autant que la familiarité avec l’univers poétique de Matoub étaient bien supérieurs aux miens. Mais cela n’était pas suffisant. Il me fallut téléphoner à ma pauvre mère, parfois à pas d’heure, pour solliciter d’elle le sens de tel mot ou tel vers. Avec Meziane, nous contactions différentes personnes, des vieux Kabyles de Paris, supposés jongler avec la langue, dont notre ami Momo. Nous établîmes ainsi une sorte de répertoire téléphonique des meilleurs locuteurs de kabyle à Paris. Je sollicitai aussi souvent Malika Matoub, qui a grandi dans le bain de la langue et de la poésie de son frère. Puis un soir, alors que nous butions sur une expression, Meziane eut une idée lumineuse :

- Mais c’est Matoub lui-même qu’il faut appeler !

Nous prîmes l’habitude de lui téléphoner fréquemment. Lorsque ce fut terminé et que je remis ce qui devait constituer le livret, il me sembla que toutes les vapeurs et fumées de cigarettes en suspension dans l’air s’étaient soudainement dissipées pour laisser place à ce vide métaphysique que l’on ressent après un dépassement surhumain de soi.

Le lendemain en relisant tout cela, la tête un peu plus dégagée, l’exaltation de l’effort dissipée, je trouvai le résultat moyen. Moyen ! Et ce qui devait arriver arriva, les puristes m’accusèrent d’une sorte de profanation. Matoub lui-même, que je revis une ou deux fois après cette expérience, sans me le dire explicitement, me fit comprendre sa réserve. La plupart des textes ont été retraduits, en mieux, j'avoue, par Yalla Seddiki.

Cependant, 17 ans plus tard, je me suis laissé aller à un peu d’autosatisfaction en les relisant. Oui, franchement, je suis plutôt fier d’avoir été capable de traduire, même imparfaitement, la si complexe et si belle poésie de Matoub Lounès.

A. M.