mercredi 24 octobre 2012


Lettre d'un citoyen kabyle au président français : « Pourquoi votre haine des Amazighs ? »

24/10/2012 - 12:33

KABYLIE (SIWEL) — La rédaction de SIWEL se fait sienne cette lettre adressée par Ramdane Otor à François Hollande : « Monsieur Hollande, pourquoi refusez-vous au Gouvernement provisoire Kabyle en exil (GPK) d’être reconnu ? Et pourtant selon la charte des Nations unies, chaque peuple a droit de disposer de lui-même. Pourquoi votre haine envers les Berbères ? Pourquoi nier l’évidence aux autochtones ? »


Lettre à François Hollande III : Pourquoi votre haine des Amazighs ? 

Comment comprendre ce pays Algérie, fabriquant des salafistes, et baâtistes et des assassins ? 

Voila plus de vingt ans qu’il en a fait don à la Kabylie, pour kidnapper, assassiner, meurtrir notre beau pays kabyle ! En effet seul le Pokémon diabolique d’Alger est responsable de cette situation, mais que ne ferait-il pas pour garder son satané pouvoir ? 

Comment ce dictateur, ce meurtrier de la jeunesse Kabyle, avec des balles explosives, comment celui dont 1/3 de l’armée Algérienne est stationnée sur 2/100 du territoire et comme par enchantement la Kabylie Laïque, oui cette Kabylie où toutes les religions existaient pacifiquement, cette Kabylie tolérante qui aime la démocratie et la PAIX; Comment est-elle devenue en cinquante ans Arabo-musulmane ??Commençons donc par le mot (ALGERIE) qui nous fut véritablement attribué par la FRANCE. 

L’Algérie fait partie de NUMIDIE et de la côte des Barbaresques et cette dernière fait partie de TAMAZGHA; voir histoire sur :http://fr.wikipedia.org/wiki/Numidie 
Ce qui vient à dire qu’il n’y a, historiquement parlant, pas d’ARABES en TAMZGHA; à quelques rare exceptions de dernière minute ils ont toujours été chassés. (Lire: http://fr.wikipedia.org/wiki/Libye_antique#Origine 
Algérie Française ! En effet la France a conquit l’Algérie en (1830) mille huit cent trente; mais la Kabylie a continué la lutte et ne s’est ralliée à la France qu’en (1857) mille huit cent cinquante sept. 

Qui a déclenché la révolution de 1954 ? La KABYLIE répondant présente à l’appel des Aurès; et pendant ces plus de sept ans de guerre qui a subit le plus de martyrs ? La KABYLIE; qui a le plus payé pour cette Algérie ? La KABYLIE….Qui a offert notre ALGERIE aux arabo-musulmans ? La France !! Et ce pour faire plaisir à l’Arabie, aux Emirats, et l’Egypte, maintenant nous avons appris à nos dépends de ne jamais tourner le dos à l’Arabe qui a volé violé, lapidé, en nous ajoutons un islamisme forcé, une Arabisation forcée, importée du Yémen et des traditions obscurantistes tout droit venues d’Afghanistan, qui nous condamne à 5 ans de prison et 200 000 dinars d’amende pour non respect de leur ramadhan.Mais toi France (pouvoir Français) Qu’as-tu fais et que fais-tu ? 

Tu agis comme si tu ne savais pas que ton ex-colonie n’est autre depuis 50 ans qu’une dictature, tu agis pour tes intérêts en oubliant la parole de ton peuple, oui M. Hollande vous avez été élu par les voix des musulmans et des salafistes, raison pour vous de continuer a accepter les étendards djihadistes dans vos rues, la construction de mosquées, vous acceptez cet envahissement contre votre peuple et trouvez ça normal, oui tout est normal pour vous.Monsieur Hollande, je vous mets au défi de demander la construction d’une église en Arabie, aux Emirats; vous savez très bien que l’on vous enverra promener; pour toutes ces raisons pourquoi voulez-vous une guerre dans l’AZAWAD lequel depuis des millénaires appartient aux TOUAREGS ? Pour vendre des armes ? Des dépassements qui se retourneront vite contre la France et contre les Français. 

Monsieur Hollande, pourquoi refusez-vous au Gouvernement provisoire Kabyle en exil (GPK) d’être reconnu ? Et pourtant selon la charte des Nations unies, chaque peuple a droit de disposer de lui-même. Pourquoi votre haine envers les Berbères ? Pourquoi nier l’évidence aux autochtones ? 

Je ne parle pas de la majorité des Français qui sont contre votre politique, je parle de vous et de votre gouvernement qui va bientôt se fissurer et filer en mille morceaux et laisser place à la réalité médiocre et abusive qui carbure votre vaisseau normaliste. 

Sachez monsieur Hollande que l’on s’en fiche de la dictature d’Alger, bientôt notre unité se fera, et votre ami bouteflika et ses salafistes, ses baatistes, ses sbires généraux disparaîtront de notre BELLE KABYLIE. 

Signé: Mass Ramdane Otor 

SIWEL 241233 OCT12

Les 1000 Prénoms Amazighs Que L'administration Ne Veut Pas Encore Reconnaitre


amazigh

Le listing des prénoms amazighs établi par le Haut Commissariat à l’Amazighité à la demande du Ministère de l’Intérieur et des collectivités locales n’a pas encore été validé par ce dernier. « Cela traîne depuis plusieurs mois » déplore le président du HCA Youcef Merahi.
La liste soumise au Ministère de l’Intérieur  par le HCA se compose de 1000 prénoms et a été établie sur la base d’une recherche approfondie et qui s’est référée notamment aux plus grands chercheurs et auteurs  tels que Ibn Khaldoun ,Mohand Akli Hadadou ,Farid Ben Remdane…
Dans ce listing on dénombre des prénoms courants comme : Yugariten, Massinissa, Gaya, Yuva...Et d’autres qui peuvent paraître étranges comme « Winrigh ou encore Tifagur » nous précise Youcef  Merahi.
Pour le moment ,le Ministère de l’Intérieur n’a adressé aucune correspondance au HCA, un fait que Youcef Merahi regrette amèrement : «  le déni identitaire est encore en marche dans notre pays »a-t-il dit.
Les articles de loi qui fondent  l’état civil et qui sont liés au répertoire des  prénoms devraient être actualisés chaque trois ans.  « Et pourtant l’article 81-6 du décret mars 81 et  qui contient le lexique national  des prénoms en usage n’a pas été actualisé…depuis 1981 » constate Y.Merahi.
Pour lui  dans toutes les communes «  il est permis de prénommer son enfant par héritage (prénoms des grands parents) ou bien prénommer son enfant avec des prénoms à la mode comme ceux inspirés des séries turques ou égyptiennes ». En revanche, regrette-t-il « dès qu’il s’agit de  prénommer son enfant avec un prénom amazigh cela devient compliqué ! ».
Il nous cite pour cela un cas dans la localité de Aïn Touta dans la wilaya de Khenchla où un père s’est vu refuser par l’APC de prénommer ses jumeaux  de sexe masculin : Gaya et Micipsa (respectivement père et grand père du roi berbère Massinissa). Cela a nécessité une action en justice qui a fini par trancher en faveur du père.
Hamid Oubagha, président de l’association culturelle Imedyazen a de son coté déclaré à El Watan.com que « cette lenteur de la part de l’Etat pour ce qui est des prénoms amazighs n’est qu’un aspect de toutes les lenteurs dont se débat toutes les revendications liée à notre identité ».
« À partir du moment où  l’un des droits les plus élémentaires ne m’est pas accordé c’est toute la dimension citoyenne de l’être amazigh que je suis qui est reniée » nous déclare Hamid Oubagha au téléphone.

Une pétition en faveur des prénoms amazighs                                          

Par ailleurs,  une pétition dont les auteurs sont  anonymes vient d’être lancée en ligne pour appeler à  la reconnaissance  des prénoms amazighs en Algérie. La pétition mise en ligne le 20 octobre a déjà été signée par 400 personnes.
Sur le site de la pétition, les initiateurs  de cette action  expliquent  l’importance de cette pétition par le fait que « depuis plusieurs années, le refus des prénoms amazighs en Algérie refait surface, et ce d'une manière aussi violente que méprisante. Face à cela, seule une mobilisation de tous les férus de la liberté et de la démocratie est à même de faire changer les choses ».
« Plus de 300 nouveau-nés ne portent pas de prénoms en Kabylie. L’Administration algérienne refuse de les inscrire sous des prénoms amazighs » déplore-t-on sur le site de la pétition.
Les initiateurs  de la pétition veulent  ainsi « obliger l'Etat algérien à revoir la nomenclature des prénoms et permettre ainsi à chaque père et mère de famille de donner le prénoms souhaités à leurs progénitures ».

mardi 23 octobre 2012


Le verdict dans l’affaire Slimana sera rendu demain par le tribunal criminel de Tizi Ouzou
En défilant à la barre, et témoin fort attendu, Sadek Hlifi, âgé de 34 ans et agent immobilier de son état, ami de l’un des ravisseurs de Omar Slimana, a jeté un pavé dans la marre. Il a déclaré, devant le juge que : « lors de ma déposition faite à la gendarmerie de Frèha, le chef de la brigade m’avait conseillé vivement de ne pas citer les noms de Saïd C, Boudjemaâ et Boussaâd Dj », avant d’ajouter que « le chef de la brigade essayait de les protéger ».
23/10/2012 - 17:49 mis a jour le 23/10/2012 - 17:49 par Izem Irath/Siwel
Douze (12) accusés ont défilé à la barre du tribunal criminel près la cour de Tizi Ouzou, depuis hier matin, dans l’affaire de l’assassinat de l’entrepreneur des travaux publics, Hend Slimana, entrepreneur de la région des Ath Djenad, au nord est de Tizi Ouzou. Les faits remontent, pour rappel, au 14 novembre 2010. Un groupe d’individus armés avait dressé un faux barrage à Hend Slimana. L’enlèvement a tourné au drame. La victime a été tuée par deux balles après avoir tenté de s’enfuir. Son compagnon, qui n’était autre que son cousin Omar, a été séquestré pendant 15 jours avant d’être libéré sans aucune contre partie. Le réseau derrière de cet enlèvement sera démantelé au mois de janvier 2011. 12 personnes ont été arrêtées, alors que deux autres sont toujours en fuite. C’est un certain Tchatchi Boussad du village Adrar, dans la région d’Azeffoun, qui est le cerveau de ce réseau qui activait en Kabylie depuis 2008. Il chargea son frère Yuva Tchatchi, alors qu’il était en détention dans une prison à Alger, d’acheter des armes, une kalachnikov et un pistolet automatique, à Tamanrasset chez un certain Moussa, ami avec lequel avait séjourné par le passé dans une prison à Aflou. C’est avec ces armes qu’ils ont commis plusieurs attaques et faux barrages. Les accusés ont nié en bloc les faits retenus contre eux, à savoir « association de malfaiteurs », « assassinat avec préméditation », « kidnapping pour réclamer des rançons », « vente et détention d’armes à feu et de munitions », « blanchiment d’argent et apologie du terrorisme ». Le chef du gang a même refusé de répondre aux questions du juge. Il faisaitt semblant de ne rein entendre. Quant à son coaccusé, son frère Yuva, il a déclaré qu’il était un membre actif d’un groupe islamique armé et qu’il agissait selon les ordres de son émir Louar. Une manière pour cet accusé de bénéficier des avantages de la charte pour la réconciliation nationale de Bouteflika, à l’instar des terroriste et repentis graciés bien qu’ils aient des centaines de crimes sur le dos. Notons que c’est la première fois qu’une affaire d’un enlèvement soit élucidé par les services de sécurité, sur les 72 cas d’enlèvements commis à Tizi Wezzu depuis 2005. En ce moment même, un jeune de 19 ans, Hadjou Aghilas, est entre les mains d’un groupe armé à Azeffoun.
Peine capitale requise pour dix prévenus A l’issue des auditions, le procureur de la république a requis la peine capitale contre 10 des accusés, à savoir Ibouchoukene Sofiane, Ibouchoukene Hacene, Tchatchi Boussad, Tchatchi Youba, Salah Hali, Amir Lyes, Addi Mohamed, Khlifi Sadek, Semmadi Omar, Adem Rabah. La perpétuité a été prononcée à l’encontre de Boukarsi Mohamed et le dernier, Boukhari Abderzak a été condamné à 20 ans de prison ferme et la peine capitale a été requise à l’encontre des deux accusés qui sont toujours en cavale.
Un accusé accuse la gendarmerie de protéger des membres du groupe
En défilant à la barre, et témoin fort attendu, Sadek Khlifi, âgé de 34 ans et agent immobilier de son état, ami de l’un des ravisseurs de Omar Slimana, a jeté un pavé dans la marre. Il a déclaré, devant le juge que : « lors de ma déposition faite à la gendarmerie de Frèha, le chef de la brigade m’avait conseillé vivement de ne pas citer les noms de Saïd C, Boudjemaâ et Boussaâd Dj », avant d’ajouter que « le chef de la brigade essayait de les protéger ». L’auteur de cette dénonciation a précisé que « ces trois personnes ont menacé sa famille, et qu’il ne comprenait pas pourquoi ils ne sont pas dans le box des accusés ». Sadek Hlifi est cet agent immobilier qui avait loué une maison à ces trois personnes qui servira, plus tard, de cachette aux ravisseurs. Il s’est demandé, hier, lundi, sur la raison pour laquelle « ils ne sont pas cités à comparaître devant le juge malgré leur implication dans des affaires de kidnappings ».
Izem Irath

jeudi 18 octobre 2012


42 ANS APRÈS SON ASSASSINAT EN ALLEMAGNE

Les Algériens veulent savoir qui a tué Krim Belkacem

Par 
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Aux côtés de Abane et Bentobbal, en haut de l'image. On peut également reconnaitre Abdelhamid Mehri, premier à partir de la gauche et Amar Ouamrane (premier assis, à partir de la gauche)Aux côtés de Abane et Bentobbal, en haut de l'image. On peut également reconnaitre Abdelhamid Mehri, premier à partir de la gauche et Amar Ouamrane (premier assis, à partir de la gauche)
Il s'est rendu de Düsseldorf à Frankfurt pour rencontrer un mystérieux couple d'amis qui l'a entraîné vers la mort.
Il y a 42 ans jours pour jour, le 18 octobre 1970, Krim Belkacem, le héros de la révolution algérienne a été retrouvé étranglé à l'aide de sa cravate dans une chambre d'hôtel à Frankfurt, en Allemagne. Qui l'a tué? La Sécurité militaire dirigée à l'époque par Kasdi Merbah? A-t-il été exécuté sur instruction de l'ancien président Houari Boumedienne? A qui profite le crime? Parti de sa résidence au Maroc le 14 octobre 1970, pour un rendez-vous avec des émissaires venus d'Alger pour le convaincre de regagner le pays en vue de reconquérir le pouvoir. Il convient de noter que cet épisode intervient trois ans après le coup d'Etat échoué qu'avait mené le colonel Tahar Zebiri pour renverser le président Boumediene. Selon l'acte de décès établi par la police allemande, «Krim Belkacem né le 15 décembre 1922 est mort entre le 18 et le 20 octobre 1970». La police allemande a précisé que le défunt a été retrouvé délesté de tous ses objets, sa bague, sa montre et ses papiers. En fait, il n'y a point de mystère sur les raisons qui ont conduit à l'élimination physique de ce chef de la Révolution algérienne. Méfiant? Krim l'a toujours été. A-t-il été attiré dans un guet-apens? Certainement lorsqu'on connaît l'homme. Certaines sources évoquent, non sans raison, le nom d'un certain Abadou, ami du défunt, un Algérien établi à Beyrouth où il dirigeait un casino. Des témoins décrivent M. Abadou comme un sulfureux personnage qui aurait aussi trempé dans le commerce des armes. D'autre part, des sources sûres, rapportent que c'est ce même Abadou qui aurait joué le rôle de go between pour la rencontre de Krim avec des émissaires dépêchés d'Alger. Arrivé en Allemagne, Krim aurait suspecté un climat délétère. Trouble. Il a préféré retarder le rendez-vous avant de rencontrer à Düsseldorf, ses interlocuteurs. Ensuite, à l'issue de ses entretiens il a quitté Düsseldorf pour Frankfurt où l'avait rencontré un couple d'amis, à l'hôtel Intercontinental. Précision: Krim n'y avait pas réservé de chambre dans cet hôtel. Et c'est dans l'une des chambres de cet établissement que l'on retrouvera le corps inanimé et violacé de Krim 48 heures plus tard. Qui était ce mystérieux couple? Un demi-siècle après l'Indépendance du pays, les citoyens ont le droit de connaître la vérité. Toute la vérité sur leur Histoire. Que notre révolution ait dévoré ses enfants n'est pas une spécificité algérienne. Comme dans toutes les grandes révolutions qui ont marqué l'Histoire de l'humanité, leurs chefs s'entretuaient et s'éliminaient entre eux. Pour ne citer que ces deux exemples: dans la révolution bolchevique de l'ex Urss, Staline a exécuté Trotski et la révolution chinoise a vu l'élimination de son ministre de la Défense Lin Piao qui trouve la mort dans un accident d'avion. C'est dire que l'Histoire est jonchée de grandes purges entre chefs. Mais Il y a un temps pour la guerre, un temps pour la paix. Encore faut-il avoir le courage de dire toute la vérité des faits à la génération qui n'a pas connu la guerre de Libération nationale pour assainir tous ces contentieux historiques. Car 50 ans après l'Indépendance, l'Algérie peut-elle encore se permettre un autre scandale comme celui de l'affaire du colonel Amirouche et Si El Haouès? Les dépouilles des deux colonels tués par l'armée française le 29 mars 1959 ont été séquestrées dans le plus grand secret. Il aura fallu attendre 1984 pour que le défunt président Chadli Bendjedid décide de lever le secret et que les deux corps soient exhumés des caves de la Gendarmerie nationale pour être enterrés au cimetière d'Al Alia, à Alger. 50 ans après l'Indépendance, est un temps suffisant pour déclassifier le dossier tout autant d'ailleurs que ceux des autres assassinats de Mohamed Khider ou Abane Ramdane. Le signataire des accords d'Evian a été le seul parmi les neuf chefs historiques de la Révolution à échapper aux rets du Sdece (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage français) et à tous les coups tordus de la Main rouge. Rabah Bitat a été arrêté en mars 1954, soit 4 mois après le déclenchement du 1er Novembre 1954. Didouche Mourad est tombé au champ d'honneur le 18 janvier 1955 à Condé-Smendou, près de Constantine. Ben M'hidi a été arrêté par hasard le 23 février 1957 à Alger. Benboulaïd a été liquidé en mars 1956 par un colis piégé des services français. Mohamed Boudiaf, Ahmed
Ben Bella, Mohamed Khider et Hocine Aït Ahmed ont été arrêtés le 22 octobre 1956 par l'armée française suite au détournement de l'avion civil marocain qui les menait vers la Tunisie. Et enfin, Abane Ramdane a été exécuté par les siens entre le 24 et le 26 décembre 1957, dans une ferme isolée entre Tétouan et Tanger au Maroc. Restait donc seul maître à bord de la Révolution, le Lion des djebels. On ne présentera jamais assez Krim Belkacem qui a gagné ses galons sur le champ de bataille d'abord, et ensuite dans le tapis vert à Evian pour la conclusion de la paix après sept ans et demi de guerre. Krim a pris le maquis contre le colonialisme dès 1947 à la tête d'une armée de près de 2000 hommes et a signé la paix le 19 Mars 1962. Une vraie légende qui appartient aux Algériens et qui ont le droit de savoir qui a tué leur symbole de courage et de liberté.

jeudi 11 octobre 2012

La jeune Kabyle Fatima Bedar, première victime des manifestations du 17 octobre 1961 | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Elle n’avait que 17 ans
Par Md Hammadache (Le Havre pour tamurt.info)
Il a raconté aussi l’histoire du père de Fatima qui a participé à la libération de Paris Et l’indépendance de l’Algérie. Au fil de ses investigations, l’écrivain est devenu un ami très proche de la famille Bedar.
11/10/2012 - 17:34 mis a jour le 11/10/2012 - 17:31 par Md Hammadache
Il y a quelques mois, lors d’une conférence débat de l’écrivain Didier Daeninckx, qui a présenté son livre "Octobre Noir" illustré par l’artiste Mako, il a été dit devant le monde entier que la première victime des sanglants événements du 17 octobre 1961 à paris était une kabyle. Un beau livre sur les évènements du 17 octobre 1961. Lors des débats, il a confirmé d’après ses recherches que la première victime fut une adolescente Kabyle de 17 ans qui s’appelait Fatima BEDAR. L’auteur a raconté comment le Préfet Maurice Papon avait maquillé l’assassinat de Fatima en suicide. Il a raconté aussi l’histoire du père de Fatima qui a participé à la libération de Paris Et l’indépendance de l’Algérie. Au fil de ses investigations, l’écrivain est devenu un ami très proche de la famille Bedar. Aucun site d’information ni autre source, et encore moins la presse algérienne n’avaient parlé de cette première victime de la manifestation 17 octobre 1961 et qu’il est temps, en prenant, prenant le livre " octobre noir" il dire haut et fort au monde entier que la première victime de cette manifestation est une adolescente Kabyle.
N.B : « Octobre noir », bande dessinée de Didier Daeninckx et Mako, retrace quelques jours de la vie d’un jeune Algérien dans la France d’octobre 1961. Inspirée de l’histoire de Fatima Bédar, la plus jeune tuée de cette nuit de cauchemar, la BD dresse le portrait d’une France divisée, dévorée par la haine et la guerre. Entre « Vinc » et Mohand, c’est aussi l’histoire d’une population aux identités multiples et qui refuse de se laisser enfermer. Editions Ad Libris.
Véritablement émouvant et salutaire, Octobre Noir a été préfacée par Benjamin Stora. La bande dessinée se clôt sur la liste des "morts et disparus à Paris et dans la région parisienne" établie et mise à jour par Jean-Luc Einaudi.
Md Hammadache
Le Havre

Ajoutée par  le  6 nov. 2011
Extrait inédit du Documentaire réalisé par studio21 école , primé au 11 ème festival du film amazigh "Prix Special du Jury" le 23 mars 2011 à azefoun 
http://www.studio21ecole.com



mercredi 10 octobre 2012

mardi 9 octobre 2012


Il y a 24 ans, Lounès Matoub blessé par balles à Aïn El Hammam

hommage au Rebelle à Tizi Ouzou

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le 08.10.12 | 10h00 1 réaction
 
 La vie du Rebelle était émaillée de beaucoup de troubles.
zoom | © D. R.
La vie du Rebelle était émaillée de beaucoup de troubles.

Cette commémoration sera clôturée par la remise du prix de la quatrième édition du concours de poésie Matoub Lounès.

Pour commémorer le 24e anniversaire du 9 octobre 1988, jour où le chanteur kabyle, Matoub Lounes a été blessé par des balles tirées par un gendarme dans la région de Aïn El Hammam, la fondation qui porte le nom du Rebelle a mis sur pied un programme d’activités en hommage à l’artiste. Ainsi, à l’occasion, une table ronde est prévue, aujourd’hui, lundi, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Cette rencontre portera essentiellement sur des témoignages sur les circonstances dont a été blessé le Rebelle au moment où il distribuait des tracts appelant au calme après le soulèvement d’octobre 1988.
Lors de cet hommage, les organisateurs ont prévu également, pour la journée de mardi, le dépôt d’une gerbe de fleurs sur le lieu du drame, à Aïn El Hammam. Cette commémoration sera clôturée par la remise du prix de laquatrième édition du concours de poésie Matoub Lounès.
La vie du Rebelle était émaillée de beaucoup de troubles. Outre la rafale de balles tirée contre lui par un gendarme, en octobre 1988, à Aïn El Hammam, Matoub a été enlevé le 25 septembre 1994, par un groupe d’individus armés à Takhoukht, près de Tizi Ouzou, avant d’être libéré par ses ravisseurs, après 15 jours de captivité et suite à une importante mobilisation populaire en Kabylie. Ce militant berbériste sera assassiné par «les forces du mal» le 25 juin 1998, à Talla Bounane, sur la route de Beni Douala. Aujourd’hui, le combat de Matoub est souvent revisité, notamment à travers les activités des associations qui lui rendent régulièrement hommage aussi bien en Algérie qu’à l’étranger.
Chaque année aussi, à l’occasion de l’anniversaire de son assassinat, sa maison devient un lieu de pèlerinage pour des milliers de personnes qui viennent se recueillir sur la tombe de ce barde de la chanson kabyle. Et pour immortaliser le rebelle et son combat, des espaces publics ont été baptisés en son nom, notamment en France.En avril dernier, la mairie d’Arcueil, dans le département de Val-de-Marne, en région Ile de France, a décidé de baptiser sept rues du quartier Chaperon-Verts aux noms des hommes de culture et lettres, dont le chantre algérien d’expression Kabyle Matoub Lounès.
Hafid Azzouzi

lundi 8 octobre 2012

Le pouvoir commémore la tentative d'assassinat de Matoub en 1989 ! ' | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


L’annonce frise l’insulte
Incroyable mais vrai. Tous les coups sont permis dans une république bananière comme l’Algérie. Un surprenant communiqué, signé par le directeur de la culture de Tizi Ouzou, El Hadi Ould Ali, ex-militant du RCD et du MCB qui a rallié le pouvoir avec armes et bagages, annonce, tenez-vous bien : la commémoration du 24 ème anniversaire de la tentative d’assassinat du chantre de l’Amazighité, Matoub Lounès, le 9 octobre 1988, par un gendarme à Michelet. On entend des vertes et des pas mûres. Et pour une première, s’en est une ! La direction de la culture de Tizi Ouzou va donc célébrer un crime officiel commis par le pouvoir pour, soi-disant, rendre hommage à Matoub Lounès. C’est une pure hypocrisie que l’être humain n’a jamais connu. Les journalistes qui ont lu le programme n’ont pas cru leurs yeux dans les premiers temps. C’est le loup qui danse entre les brebis. Moult interrogations sont à poser par cette initiative….hors de commun !
08/10/2012 - 00:11 mis a jour le 08/10/2012 - 00:49 par Izem Irath
Ce jour là, le 9 octobre 1988, Matoub Lounès, accompagné par un groupe d’étudiants distribuait des tracts appelant les villageois de la Kabylie à se soulever pour instaurer la démocratie en Algérie et réclamer les droits culturels et linguistiques des Kabyles, dans le sillage des évènements du 5 octobre 1988.
Matoub a été suivi par une voiture de la gendarmerie alors qu’il se rendait à Ain El Hammam, ex-Michelet. Un gendarme n’a pas hésité à ouvrir le feu sur lui avec sa kalachnikov. Il l’a criblé de balles. Le Rebelle a échappé à une mort certaine de justesse. Il subira par la suite plus de 18 interventions chirurgicales. Il sera handicapé à vie. Après plus de 2 années d’hospitalisation, Matoub consacre toute un album à ses évènements. Dans l’une de ses chansons il avait rendu un vibrant hommage à Frehat Mheni qui est resté à ses côtés durant toute cette dure épreuve, alors que d’autres chanteurs soi-disant engagés et d’autres militants politiques qui s’autoproclament de l’opposition se sont éloignés de lui. Cet évènement était un tournant dans la carrière artistique et le combat de Matoub. Il a, depuis, gagné une notoriété qui a dépassé les frontières de plusieurs pays. Il a redoublé d’efforts et a mené un combat sans faille jusqu’à son dernier jour.
Lounès ne sera pas épargné 10 années plus tard dans une embuscade qui lui a été tendue le 24 juin 1998 à Thala Bounane. Le meilleur hommage à rendre à Matoub et de faire la lumière sur son assassinat.
Izem Irath pour Tamurt.info

dimanche 7 octobre 2012

« Notre combat est juste » | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Le MAK à Ath-Mesbah (Ath-Douala)

« Notre combat est juste »

De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine
Agissant dans le cadre de la campagne du rejet de l’échéance électorale, le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), M. Bouaziz Aït-Chebib, et certains de ses proches collaborateurs, en l’occurrence MM. Hsen Graïchi, Hocine Azem et Mohand-Ouamar Hachim, ont animé, hier en fin d’après-midi, un meeting à Ath-Mesbah, commune d’Ath-Douala. Signalons d’emblée que les intervenants, tous rôdés depuis longtemps à la maîtrise du verbe, ont, chacun en ce qui le concerne, démontré que ces élections locales, à l’instar des autres rendez-vous électoraux passés, n’apporteront rien de bon pour les citoyens si ce n’est un nouveau sursis pour le régime d’Alger.
07/10/2012 - 13:59 mis a jour le 07/10/2012 - 14:56 par Saïd Tissegouine
C’est M. Hsen Graïchi, psychologue de formation, qui a ouvert le bal le premier. « Il m’a fallu atteindre l’âge de vingt ans pour entendre parler d’Imache Amar », lance-t-il d’emblée à l’assistance. (Imache Amar, l’un des pères fondateurs du mouvement national algérien, est originaire du grand village Ath-Mesbah). « Et si j’ai mis tant de retard pour apprendre la vérité, continue l’orateur, c’est parce que le pouvoir algérien n’a rien fait pour faire connaître du public ce grand militant ». Pour M. Hsen Graïchi, Messali Hadj qui était « maçon de formation » et partisan de la « ouma royale » n’était rien devant Imache Amar qui, lui était porteur d’un projet de modernité. L’orateur ira jusqu’à affirmer qu’ « aujourd’hui encore l’affrontement se passe entre deux courants : l’arabo-bâathiste et le projet moderne prôné par la Kabylie ». L’intervenant tentera de prouver ensuite que « les malheurs successifs frappant la Kabylie » sont liés intimement à l’hégémonie que tente sans cesse d’asseoir sur l’Algérie entière ce courant idéologique dit « l’arabo-baâthisme ».
L’école sinistrée où l’enfant kabyle est forcé d’apprendre une langue qui n’est qui n’est pas la sienne et apprendre dans une langue qui n’est pas la sienne, les feux de forêts par « l’ANP », la complicité entre l’Etat algérien, le terrorisme et le voyoutisme contre la Kabylie, les événements sanglants du printemps 2001 sont entre autres des « preuves » de non reconnaissance de la société traditionnelle kabyle par les tenants de l’arabo-baâthisme.
M. Hsen Graïchi, après avoir mis en évidence certaines évidences bien scientifiques quant à l’épanouissement de l’individu, a plaidé pour « l’autodétermination » de la Kabylie dès lors que c’est la seule voie possible qui reste pour assurer la survie du peuple kabyle et l’ensemble de ses éléments identitaires. Pour sa part, le président du MAK a déclaré d’emblée que l’autodétermination est « notre droit le plus inaliénable ». « Aussi, ajoute-t-il en substance, notre combat est juste ! ».
M. Bouaziz Aït-Chebib conditionne toutefois la victoire du peuple kabyle face à ses adversaires à l’union de tous ses enfants. Une fois ce préambule fait avec réussite puisque il a été accueilli par des ovations, le président du MAK s’atèle ensuite à démonter la falsification de l’histoire de l’Algérie ordonnée et dirigée par Alger, et ce, en rappelant, avec références scientifiques à l’appui, l’histoire plusieurs fois millénaires du peuple kabyle. Et de fil en aiguille, le premier responsable du MAK arrive à la guerre d’indépendance de l’Algérie dont la proclamation de Novembre 1954 a été faite en Kabylie et le congrès de la Soummam, porteur et projectionniste d’une Algérie moderne. M. Bouaziz Aït-Chebib, en sa qualité de spécialiste des sciences politiques, connaît parfaitement la portée véritable des concepts déclaratifs, c’est-à-dire des mots constituant une idée ou des idées.
C’est pourquoi, à l’issue de ce rendez-vous d’Ath-Mesbah, il a déclaré tout haut et sans ambages que la déclaration de Novembre I954, laquelle a été pensée et rédigée en fonction de l’exigence de la situation du moment, est à présent dépassée. « La référence, déclare-t-il avec véhémence, demeure pour nous le congrès de la Soummam/ ». Les propos du président du MAK concernant la déclaration de Novembre 1954 se veulent comme une barrière aux arabo-islamistes prétendant avoir participé à la guerre de libération nationale. « La guerre de libération nationale, affirme avec solennité l’orateur, a été faite par les Kabyles ». « Aujourd’hui, à notre grand regret, ajoute-t-il, des chenapans, n’hésitent pas à qualifier la Kabylie de Hizb França ». Chargeant à nouveau les partisans de l’arabo-islamisme, le président du MAK les a accuse d’avoir copié sur la méthode de l’administration coloniale française en essayant de diviser la Kabylie en deux : la Petite et la Grande Kabylie.
Ce point permettra à l’assistance d’apprendre de la bouche de M. Bouaziz Aït-Chebib le grand mérite de Krim Belkacem, « soucieux de réunifier à nouveau la Kabylie, a pensé et exigé de ses vis-à-vis que l’Algérie en guerre fut divisée en wilayas d’où l’identification de l’ensemble de la Kabylie comme wilaya 3 ». Ce point expliqué, l’orateur démontrera également à travers une multitude d’exemple la spécificité de la Kabylie d’où son exigence à l’autodétermination ne relève que de l’ordre naturel des choses. Le président du MAK ira jusqu’à démontrer qu’il n’y a que certains Kabyles qui n’arrivent pas à comprendre leur appartenance à un peuple. « Si en 2001, pendant que nos jeunes tombaient sous les balles meurtrières des gendarmes, aucun Algérien, politique ou intellectuel, n’a pas jugé utile de nous adresser un message de soutien ou de sympathie alors que la mobilisation se fait grande à chaque fois qu’un Palestinien se fait tuer, c’est parce que justement ces Algériens nous ont toujours vus comme un peuple non seulement à part entière mais aussi comme un peuple non arabe. Autrement dit, ces Algériens se sentent beaucoup plus proches des Palestiniens que de nous autres les Kabyles », explique l’intervenant pour ajouter aussitôt : « Ces responsables politiques algériens ne connaissent les Kabyles qu’à l’approche des élections, et ce, pour le besoin de leurs voix ». A partir de là, le président du MAK réaffirme que toute échéance électorale organisée par le régime d’Alger ne peut en aucun cas concerner le peuple kabyle ». « Seul le référendum sur l’autodétermination du peuple kabyle nous intéresse », dit-il avant de céder le micro à M. Hocine Azem, Secrétaire Nationale aux Relations Extérieures du MAK. Celui-ci, connu pour son verbe cru et fort, à peine pris le micro entre ses mains mit le feu aux poudres. « Il n’y a que les moutons et ceux convoitant le matériel qui peuvent être intéressés par la participation à ces élections, notamment avec ce nouveau code communal ». Il se trouve justement qu’il y avait parmi l’assistance la présence de certains individus nourrissant l’intention de porter candidats sur une liste des indépendants. D’ailleurs, avant le début du meeting, ils se sont identifiés comme tels. Ils ont eu également l’honnêteté de reconnaître que le rendez-vous du MAK ne pouvait que les déranger en ces moments et en ces lieux. C’est pourquoi, en entendant les propos « durs » de M. Hocine Azem, ils ont tiqué. Ils ont même demandé à prendre la parole au nom de la démocratie pour justifier leur « choix ». La famille militante et patriotique du MAK, la grande amoureuse de la démocratie, accepta même si c’était contraire aux règles d’un meeting. Il y aura en tout deux interventions des partisans de la participation aux élections locales. Le troisième personnage –car ils n’étaient que trois parmi l’assistance nombreuse à embrasser ces élections—refusera d’intervenir. Ces deux interventions, d’un piètre niveau, ne feront qu’ ajouter des points au MAK. Nous verrons cela plus loin. Donc, en ce qui le concerne, M. Hocine Azem, en parfait connaisseur des codes communal et wilayal, s’attellera à prouver que l’élu n’aura pour rôle que celui de « pantin » avec le nouveau code communal puisque le véritable décideur ne sera autre que l’administrateur, à savoir le chef de daïra et le wali.
Le Secrétaire National aux Relations Extérieures du MAK ira jusqu’à dire que les véritables décisions sont prises lors « des conclaves de généraux ». M. Hocine Azem ne se montrera pas tendre à l’endroit des militaires. Du coup, il n’hésitera pas à mettre en avant le principe selon lequel les grands ennemis et destructeurs de la Kabylie ne sont autres que « les généraux ». « Lors des dernières intempéries, chez-nous les présidents des APC n’obtenaient même de réponse des chefs de daïras et walis qu’ils tentaient de joindre par téléphone alors que dans les autres régions d’Algérie touchées par les intempéries, militaires et hélicoptères y étaient mobilisés », assure l’orateur. Après avoir longuement parlé sur les mœurs politiques algériennes, M. Hocine Azem déclare en substance que « le vote chez nous n’est que duperie ».
Dès lors, il plaidera par l’autodétermination de la Kabylie, « ère où l’élu pourra réellement jouer son rôle d’élu ». Quand il termine son intervention, voilà les deux partisans de participation aux élections qui prennent le micro. Le premier à prendre la parole n’a pas caché « la sympathie et le respect inconditionnels » qu’il a toujours nourris à l’endroit de M. Ferhat M’henni. L’homme, très mal à l’aise devant l’hostilité de l’assistance laquelle ne cesse de le huer, a commis plusieurs bourdes. Il a déclaré que la Kabylie ne doit pas laisser la voie libre au FLN et au RND et « ce qui arrivera si les indépendants et les partis politiques de la région ne participent à la course électorale ». Il s’est également trompé sur plusieurs points d’ordre historique. Il ne savait pas également que ce n’était pas M. Ferhat M’henni qui était à la tête du MAK. Il ne savait pas non plus que M. Ferhat M’henni dirigeait le Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK). A Un moment donné, sa confusion était telle qu’il a failli être sujet à une syncope. Comme échappatoire, il choisit d’abandonner la partie. Le second a fait pire que le premier. En effet, croyant bien dire, il n’a fait en réalité que développer et encourager le sectarisme. « En votant pour quelqu’un de mon village, je sais qu’il travaillera davantage au profit de mon village », dit-il médiocrement. En somme, les deux hommes viennent de dérouler « le tapis rouge » pour le président du MAK lequel a décidé d’apporter des éléments de réponses.
M. Bouaziz Aït-Chebib a commencé par citer le nom du véritable président du MAK (le sien) et rappelé les véritables fonctions de M. Ferhat M’henni. Ensuite, il a rétabli l’exactitude des faits relatifs à la période de la décennie I990, plus exactement lors de la grève du cartable. Débarrassé de « l’obligeance » d’épargner le FFS et le RCD, le président du MAK rappela que le premier parti cité a signé une alliance avec le RND à Béjaia et le second avec le FLN à Tizi-Ouzou. Très à l’aise dans sa position, M. Bouaziz Aït-Chebib citera simultanément les déclarations faites par Karim Tabou et le Dr Saïd Sadi par rapport au nouveau code communal. Karim Tabou a bien déclaré qu’ « à travers le nouveau code communal qui réduit davantage les prérogatives des élus, le pouvoir veut faire des communes ses postes avancés au sein de la société, et ce, dans le cadre d’une politique globale qui vise à faire de l’Algérie un vaste commissariat ». Quant au Dr Saïd Sadi, il a qualifié le nouveau code communal de « code pénal bis pour les élus ».
Le président du MAK avancera une multitude d’autres arguments quant à la justesse des positions du MAK. Pendant qu’il parlait, l’assistance chauffée à blanc, scandait « Ulac l’vot ulac ! », « Ulac l’vot ulac ! », « (..,,) ». Ayant jugé la mise au point considérée à sa juste valeur, le président du MAK passa le micro à M. Mohand-Ouamar Hachim. Celui-ci, à son tour, développa un discours dans le sens de la nécessité pour le peuple kabyle d’arriver à son autodétermination. L’homme puisa ses arguments dans les pages d’histoire et de la réalité d’aujourd’hui. L’intervenant n’hésita pas à identifier, comme l’ont fait les vielles femmes kabyles avant lui, le conflit armé opposant les forces du FFS aux troupes du gouvernement à la guerre « entre les Kabyles et les Arabes ».
Saïd Tissegouine pour Tamurt.info