jeudi 13 septembre 2012

En réaction à des provocations de militaires : les citoyens d’Adekkar assiègent la daïra (sous-préfecture)


En réaction à des provocations de militaires : les citoyens d’Adekkar assiègent la daïra (sous-préfecture)

12/09/2012 - 20:54

ADEKKAR (SIWEL) — Cet après-midi, plusieurs jeunes des villages de la région d’Adekkar, dans le département de Vgayet en Kabylie ont assiégé le siège de la daïra de la localité, après la provocation des militaires algériens qui ont attenté à l’honneur de ces villageois.


Les citoyens d'Adekkar assiègent toujours la daïra. PH/Siwel
C’est en réaction aux provocations dont étaient victimes des jeunes filles de la part des militaires algériens en position dans la région kabyle d'Adekkar que des jeunes des villages ont décidé d’assiéger la daïra (sous-préfecture) de la localité, où, ces mêmes militaires se sont réfugies après avoir accompli leur forfait. Selon des témoins, un parent d'une des jeunes filles qui a essayé d'intervenir, a été agressé par les militaires qui rodaient, en tenue civile, dans la ville. 

Selon des témoignages recueillis par Siwel, ces jeunes qui ont pris pour cible la daïra ont réagi contre les provocations des militaires. 
Selon ces mêmes témoins, ces militaires ont pris pour habitude de provoquer les jeunes filles de passage devant leur campement, dans le but, ont-ils précisé, « de porter atteinte aux citoyens de la région ». 

Des centaines de personnes présentes à la manifestation. PH/Siwel
Ils ajoutent que ce n’est pas « la première fois que ces mêmes militaires tentent à travers des comportements condamnables d’attenter à l’honneur des jeunes filles de la localité ». 

« Nous avons assiégé la daïra car les militaires, auteurs de ces provocations, ont pris la fuite vers cet endroit ». Au moment où nous mettons sous presse, le siège de la daïra est toujours occupé par des manifestants en colère. L’occupation de la daïra dure depuis 13 h. 

Même la venue d’un haut responsable militaire n’a pu régler le contentieux. En fin d'après midi, le commandant de secteur militaire est venu pour négocier la libération des otages, mais en vain. Les jeunes manifestants ont répondu: « on veut le départ de l'armée ». 

Les citoyens de cette localité réclament, à l’instar des autres localités de Kabylie, la démilitarisation de la région. Des milliers de militaires algériens occupent la région depuis plusieurs années, sous le prétexte fallacieux de la lutte antiterroriste. 

Une prise de parole a été improvisée sur place. PH/Siwel
A signaler la présence de militants du MAK au rassemblement, dont Arezki Mohamed, secrétaire national du MAK à la logistique qui a assuré que « les citoyens sont déterminés à mettre fin aux agissements irresponsables et provocateurs des militaires ». 

De son coté, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) estime que la réaction des citoyens d’Adekkar est légitime et appelle les Kabyles à rester vigilants et à exiger le départ des militaires de la Kabylie. " Après les incendies criminels, l'ANP passe à un autre stade de provocation à savoir l'atteinte à l'honneur de nos familles. Le MAK réitère son exigence de démilitarisation de la Kabylie pour mettre fin à l'occupation d'une Armée algérienne qui au lieu de sécuriser la région s'érige en armée coloniale." déclare à Siwel, Bouaziz Ait chebib, président du mouvement autonomiste. 

aai 
SIWEL 112054 SEP 12

Assassinats en Libye : les islamistes annoncent la couleur


JEUDI 13 SEPTEMBRE 2012

Assassinats en Libye : les islamistes annoncent la couleur… et l’Occident demande pardon ! | Riposte Laique


Assassinats en Libye : les islamistes annoncent la couleur… et l’Occident demande pardon !

En voilà une bonne idée. Montrer par un film, l’Innocence des musulmans,  les horreurs de la vie de Mahomet, ce prétendu prophète qui n’a sans doute jamais existé mais dont la vie inventée et écrite quelques siècles après sa prétendue mort  sert de référent et de modèle à des milliards de musulmans endoctrinés.
Que  les Ramadan et Qaradawi qui osent fustiger l’Occident et les non musulmans pour leur prétendue décadence  aient le nez dans leurs mensonges avec la peinture de ce chamelier assassin de juifs, obsédé sexuel et pédophile me semble une bonne chose.
Que des milliers de musulmans honnêtes, respectueux de la vie, de la femme et de l’être humain aient ainsi l’occasion d’ouvrir les yeux et de se rendre compte de l’endoctrinement criminel dont ils ont été victimes dès leur naissance me semble une bonne chose.
Or, des milliers de musulmans  en Libye (et ailleurs, gageons qu’il y aura des manifestations, pacifiques mais aussi violentes, hélas, partout dans le monde, exactement comme lors de la fameuse affaire des caricatures) montrent tant de haine pour celui qui montre le vrai visage de Mahomet, qu’ils sont capables de tuer au hasard et de tout détruire. Ce n’est pas une bonne chose.
Alors, cela devrait justifier une résolution de l’ONU pour envahir et détruire les pays qui payent et forment les islamistes capables de tels actes, capables qui plus est d’entraîner dans leur folie meurtrière des milliers de gens. C’est l’Arabie Saoudite et le Qatar qu’il faut envahir, pas la Syrie. Ce sont ces deux pays, avec l’Iran, qui, par leur soutien aux Frères musulmans, aux Salafistes, au Hamas, au Hezbollah… constituent des dangers pour tous les hommes, musulmans ou pas dans le monde entier.
Qu’on en juge par les photos de la danse macabre avec le corps de l’ambassadeur américain.
Alors, on se contentera de relever, une fois de plus, la dhimmitude de nos élites et medias devant ce qui devrait conduire les gouvernements occidentaux à prendre enfin les mesures de légitime défense qui s’imposent.
Quand le président de la première puissance du monde, Barack Obama, se prosternait devant l’Arabie saoudite.
On citera notre gouvernement qui monte au créneau à la moindre prétendue profanation de mosquée en se mettant à plat ventre devant les musulmans, Valls répétant ses inacceptables paroles de juillet à propos de Limoges: « s’attaquer à une religion c’est s’attaquer à la République« .
On citera un BHL qui a fait des pieds et des mains pour livrer la Libye, avec l’aide de la France –horresco referens je frémis d’horreur en le racontant-  aux islamistes, leur permettant ainsi, en remerciement, d’y imposer la loi de la violence et du meurtre et souhaitant, l’infâme, rejouer ce sale coup en Syrie !
On citera une Hillary Clinton qui ose parler de « tolérance religieuse » et qui condamne ceux qui « dénigrent » les religions, faisant ainsi le jeu des islamistes, encouragés à interdire la liberté d’expression par la violence. C’est un appel à l’auto-censure, à mettre en vigueur le délit de blasphème et même, c’est un comble, à remettre en cause l’amendement numéro 1 de la Constitution des Etats-Unis garantissant la liberté d’expression pour les beaux yeux de l’islam. On citera encore la voix d’Obama, l’ambassadeur des USA au Caire qui ose condamner « les efforts d’ »individus mal avisés pour heurter les sentiments religieux de musulmans »!!! Gageons que cela coûtera cher au pro-islam Obama, son rival Mitt Romney ayant eu la seule réaction qui vaille –et qui devrait plaire aux électeurs américains- : Il est honteux de la part du gouvernement Obama que sa première réponse n’ait pas été de condamner les attaques contre nos légations mais de sympathiser avec ceux qui les ont orchestrées ». 
Quand Hillary Clinton se voilait pour aller en Iran…
On citera encore, sans étonnement, Libération, qui ose descendre en flèche le film à l’origine  des manifestations. Bien entendu on sait que pour les gauchistes de ce quotidien, parler de « film islamophobe » n’est pas un compliment, eux qui ont l’outrecuidance de faire du Khomeiny dans le texte en assimilant l’islamophobie à du racisme. D’ailleurs, l’article riche en termes méprisants et péjoratifs tend bien à justifier sans le dire incendies et meurtres des Américains à cause de cette œuvre au caractère « volontairement insultant » à la diffusion de laquelle, circonstance aggravante,  serait mêlé un   copte !
Et quel dangereux copte puisqu’il voudrait faire sécession pour mettre à l’abri les coptes assassinés et persécutés par les musulmans en Egypte au nom de l’islam et du Dieu de l’islam… On pourrait rire de Libérationsi il n’y avait pas partout dans le monde des gens qui souffraient et mouraient au nom d’Allah qu’il serait interdit de critiquer.
Dhimmis. Tous des dhimmis. Des dhimmis criminels qui acceptent par leur lâcheté et leur soumission à la violence musulmane la loi coranique. Les musulmans seraient supérieurs aux autres et leurs croyances, leurs lois devraient être respectées sous peine de mort.
Mais ils oublient que le peuple n’a pas une âme de dhimmi.
Le peuple français, héritier de l’âme grecque et de son amour de la liberté, héritier du christianisme qui a accouché des droits de l’homme ne cèdera pas à la violence de barbares soumis à un système totalitaire qui voudraient faire régresser l’humanité à leur niveau.
Nous nous battrons, nous mourrons s’il le faut, mais nous ne laisserons pas transformer nos enfants en esclaves d’adeptes d’un système poussant l’homme au  crime et à la violence.
Nous sommes en situation de légitime défense. Oriana Fallaci, dans La Force de la Raison, paru en 2004, rappelait déjà sa rencontre avec Georges Habache, chef du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP) et les paroles sans ambiguïté de ce dernier : « Il est donc nécessaire que la Nation arabe tout entière entre en guerre avec l’Amérique et avec l’Europe. Qu’elle déclenche une guerre totale contre l’Occident. Et elle la déclenchera. Que l’Amérique et l’Europe sachent que nous en sommes à peine au commencement du commencement. Que le plus beau est encore à venir. Qu’à partir de maintenant, il n’y aura  plus de paix pour elles. […] Avancer pas à pas, millimètre par millimètre. Année par année. Décennis après décennie. Déterminés, obstinés, patients. Telle est notre stratégie. Une stratégie que nous élargirons, par ailleurs. « 
Il n’y a rien à ajouter.
Christine Tasin

mercredi 12 septembre 2012

Moi, Boualem Sansal, je réponds à la lettre ouverte de Jean Daniel


Moi, Boualem Sansal, je réponds à la lettre ouverte de Jean Daniel

Modifié le 11-09-2012 à 10h09
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LE PLUS. Boualem Sansal a été privé du Prix du roman arabe pour "Rue Darwin", au motif que le romancier s’était rendu quelques semaines plus tôt au Festival international des écrivains de Jérusalem. Le prix lui a finalement été remis, sans dotation financière. Il répond ici à la "Lettre ouverte de Jean Daniel à Boualem Sansal" publiée par "Le Nouvel Observateur" le 19 juillet 2012.

Édité par Amandine Schmitt  
Boualem Sansal lors de la cérémonie de remise du prix de la Paix des libraires allemands à Francfort le 16 octobre 2011 (LOHNES/SIPA).
Boualem Sansal à la cérémonie de remise du prix de la Paix des libraires allemands à Francfort le 16 octobre 2011 (LOHNES/SIPA).

Cher Jean,

Dans ta lettre, tu me parles des ambassadeurs arabes à Paris et de leur attitude dans l’affaire du prix du roman arabe 2012.

Je reconnais bien là ton élégance d’esprit et de cœur, jamais prise en défaut. "L’ennemi est à terre, laissons-lui la vie sauve, aidons-le à se relever", sembles-tu dire à propos de ces éminents diplomates. Tu trouves que la sanction est passée, ils ont été assez secoués par la démission du jury et la charge des médias. Ils sont embarrassés, dis-tu, ils n’étaient pas vraiment unanimes, et leur refus de me remettre le prix qu’un jury souverain m’avait loyalement décerné, finalement, loin de me causer du tort, m’a servi, il a fait de moi une star.

Dans ces États, les écrivains censurés

Tu es un maître pour moi, cher Jean, et je tirerais plaisir et honneur à te suivre dans ce raisonnement, mais je ne le peux pas, je ne veux pas être élégant, cela me tuerait de l’être. Je te rappelle que dans les États que ces ambassadeurs représentent à Paris, ville des lumières et de la littérature jusqu’à nouvel ordre, on censure les écrivains, on les surveille à les rendre fous, on les veut obéissants et obséquieux et, quand il plaît au chef, on les jette en prison, on les force à l’exil, et il arrive qu’on les pende.

Combien sont-ils à vivre encore dans leurs pays ? Aucun ou très peu, c’est la preuve que la situation est grave. Toute sa vie, ton ami Kateb Yacine le magnifique a été en butte à leurs méchancetés et il en est mort et à ce jour, son nom est interdit de cité. Pareil pour ton autre ami, l’immense Arkoun, honoré dans le monde entier, à qui le gouvernement algérien a refusé une simple tombe dans son petit village de Kabylie. Il est enterré à Rabat et on peut dire qu’il manque doublement aux siens.

N’oublions pas que parmi lesdits ambassadeurs, il y a celui qui représente Bachar El Assad, celui qui représente El Bachir, celui qui représente Bouteflika, celui qui représente les Saoud, celui qui… j’en tremble, il y a une année il était parmi eux, le représentant des Kadhafi père et fils !

Haine incommensurable

Ne nous trompons pas, le fond de l’affaire n’est pas Boualem Sansal, ni sa visite en Israël, ni ses vilains papiers, ni la Palestine, encore moins les Palestiniens, de tout cela ils se fichent comme d’une guigne, le fond, le vrai, le seul, c’est la haine incommensurable, dévorante, que ces gens portent à Israël, dans laquelle ils veulent nous embarquer tous, comme si Dieu le leur avait ordonné, comme s’il n’y avait de vie sur terre que dans la mort de ce pays. C’est cela, j’ai attenté à leur belle et merveilleuse Haine, élevée au rang de religion, avec sa profession de foi, ses sacrements, ses excommunications, ses mises à mort, et son clergé, c’est-à-dire eux, qui font et défont les lois et les vies. Si j’étais revenu d’Israël vomissant de dégoût et tremblant de colère, ils m’auraient médaillé et promu écrivain de génie.

Je suis heureux que tu cites Montherlant. Lui s’était converti à l’Algérie, le sait-on ? Il a écrit un livret sur Alger que tous les Algériens, de quelle que nationalité qu’ils soient et où qu’ils se cachent dans le monde, devraient posséder et apprendre par cœur. Son titre seul suffit pour le rendre indispensable à chacun : "Il y a encore des paradis".

Le dandy comte de Montherlant était venu à Alger pour quelques jours (la vie en Europe lui pesait, nous sommes dans les années 30, Hitler polluait l’atmosphère), et il est resté cinq longues années, chaque jour un peu plus entiché de son paradis. Il découvrit une vérité :

"Il existe une sorte de loi, qui veut que, lorsqu’un écrivain de valeur aime avec passion certain pays ou certain peuple, et que ses livres respirent cet amour, ce pays ou ce peuple, lui réponde par de l’animosité." 

Notre pays ou la vérité ?

Voilà cher Jean, nous en sommes là, il nous faut haïr pour être dans les bonnes grâces de nos amis. Tu en sais quelque chose, tes amours t’ont valu bien des critiques, ton amour pour l’Algérie, ton amour pour Israël. Et ma foi, on peut le comprendre, aimer très fort un pays, un peuple, c’est le distinguer, c’est l’élever dans son cœur au-dessus des autres, pour, toujours, être plus dur envers lui, et parfois, seulement parfois, être prêt à tout lui pardonner.

Qui aimes-tu le plus, ô étranger, notre pays ou la vérité ? La question a-t-elle une réponse autre que celle que lui a donnée Camus ? Ce Camus que tu portes si haut dans ton cœur, comme aussi tous les écrivains d’Algérie, Kateb, Mimouni, et les nouveaux, comme moi, que tu reçois si généreusement, dès lors qu’ils passent à Paris et sont à portée de ton téléphone. C’est ainsi que j’ai partagé avec toi quelques bons repas riches en goût et en fraternité, chez toi, rue Vanneau, et dans tes bureaux au "Nouvel Observateur". C’est émouvant comme tout, ces agapes en famille, pour les méditerranéens de "Là-bas" que nous sommes, pétris dans l’émotion.

Tu parles de l’hommage que nous t’avons rendu à Sciences Po. C’était un grand jour, je m’en souviens, j’étais très ému. Lakhdar Brahimi et Elie Barnavi ont été magnifiques et très justes. Je ne crois pas, pour ma part, avoir été brillant, du moins le cœur y était, mais qu’importe en vérité, le public n’était pas là pour nous, il venait t’écouter, toi, t’entendre décrypter pour eux les complexités du monde et leur donner quelques pistes pour trouver le chemin de l’espoir.

Tu étais impressionnant, seul sur la scène, assis sur une chaise devant une table d’écolier, parlant à voix basse à un public que tu as tenu en haleine une demi-heure durant. C’est étrange, j’en étais fasciné, tu leur parlais de ce qui obscurcit le monde et le rend inintelligible et dans leurs yeux brillait une lumière. "L’art est l’apothéose de la solitude" disait Beckett. Face au public, fut-il ami, on est seul. Mais après tu fus tellement entouré que nous qui t’avions rendu hommage fûmes oubliés, personne n’est venu nous questionner pour apprendre quelque chose de nous. "Devant l’arbre, on est dans l’ombre" aurait dit un proverbe africain.

Notre arme : l'indépendance

Il reste la question délicate de la récupération. Tu as bien raison, s’en garder est harassant, combattre ces gens manipulateurs et fourbes est en plus plein de dangers. Ils se sont donné tous les droits, y compris celui de tuer, et affirment les tenir de Dieu. Notre arme, l’indépendance, est bien dérisoire devant leur folie, mais bien assumée, publiquement, elle suffit à les tenir à distance. Comme dans la corruption qui ne fonctionne que si le corrupteur rencontre un corruptible, il n’y a de récupérateurs que parce qu’il existe des récupérables. Ils peuvent évidemment attenter à notre vie, mais c’est là une autre histoire.

mardi 11 septembre 2012

Iran : les scénarios d'une frappe d'Israël


Iran : les scénarios d'une frappe d'Israël

Par Isabelle Lasserre pour le Figaro du 10 septembre 2012

La question d'utiliser la force pour freiner l'avancée de la bombe nucléaire iranienne n'a pas encore été tranchée par les dirigeants israéliens. Si le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahu, et son ministre de la Défense, Ehud Barak, sont pour, de nombreuses voix - des généraux, d'anciens chefs du renseignement, des intellectuels, le président Shimon Pérès - ont mis en garde contre les conséquences d'une intervention. «Il est impossible d'envisager que les responsables puissent prendre une telle décision sans un consensus minimum au sein de la classe politique et dans le cabinet de sécurité», explique Bruno Tertrais, expert de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).
Chaque jour qui passe nous rapproche cependant de cette éventualité. Le processus diplomatique est quasiment arrivé à son terme: les négociations ont été «tuées» par la mauvaise volonté iranienne et les sanctions ont presque été poussées à leur maximum. Mélange de virus informatique et d'assassinats ciblés de scientifiques, l'action clandestine a ralenti le programme, mais pas suffisamment. Le dernier rapport de l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, paru fin août, a établi que l'Iran avait doublé le nombre de centrifugeuses à Fordow, un site enterré sous une montagne près de Qom, à l'abri, donc, d'éventuels raids aériens. «Les Iraniens n'ont fait aucun effort, aucune concession. Ils donnent des arguments à ceux qui veulent passer la vitesse supérieure», commente une source proche du dossier.

Bientôt, les Iraniens seront capables de transformer leur uranium à 20 % en uranium hautement enrichi à 90 % et de fabriquer plusieurs têtes nucléaires. La «zone d'immunité», au-delà de laquelle les installations et les activités décisives ne seront plus vulnérables aux frappes occidentales, notamment parce qu'elles auront été enterrées, se rapproche. «Si les Israéliens laissent cette limite être dépassée, ils dépendront entièrement des États-Unis pour leur sécurité. Ce qu'ils ne peuvent se permettre», explique un diplomate européen. D'où la tentation de frapper, afin d'endommager ce qui peut encore l'être et obtenir un sursis qui pourrait aller jusqu'à deux ans. Un répit suffisamment long pour chercher de nouvelles solutions, tout en espérant qu'entre-temps le régime iranien, qui considère l'État hébreu comme une «tumeur cancéreuse» à éradiquer, aura changé.

Le scénario le plus couramment étudié en Israël, où l'armée, Tsahal, s'entraîne depuis plusieurs années, est celui d'un raid unique, «invisible» et fulgurant pour limiter au maximum une réaction de la rue arabe. Comme celui qui avait détruit le réacteur nucléaire d'Osirak en Irak en 1981 ou le site d'al-Kibar, en Syrie, en 2007. Pour mener à bien cette mission, Israël dispose de bombes antibunkers à fragmentation, qui lui ont été livrées par les États-Unis. Tsahal serait aussi en train de négocier avec les responsables américains la fourniture d'avions ravitailleurs qui permettraient à ses chasseurs d'être autonomes.

L'opération risque cependant d'être plus hasardeuse qu'à Osirak ou à al-Kibar, où les bombardiers israéliens n'avaient qu'un réacteur à détruire. En Iran, les services de renseignements ont listé une vingtaine de sites, dont 5 ou 6 très importants. «Dans la perspective d'une intervention militaire, les Israéliens doivent au moins atteindre le site de Fordow avant qu'il ne soit opérationnel et compliquer les activités de celui de Natanz», explique Camille Grand, le directeur de la FRS.

Sur le fond, les Américains, principaux alliés d'Israël, se sont eux aussi engagés à tout faire pour empêcher l'avènement d'un Iran nucléaire. Mais les horloges n'indiquent pas la même heure sur les rives de la Méditerranée et sur les berges de l'Atlantique. S'ils agissent seuls, les Israéliens - qui ne peuvent pas se permettre, pour des raisons techniques et politiques, de maintenir trop longtemps leurs chasseurs dans le ciel du Moyen-Orient - doivent le faire très vite.

«Une seule bombe»  contre l'État hébreu…

À Washington, le sentiment d'urgence n'est pas le même. En pleine campagne électorale, affaibli par la crise économique, happé par les questions de politique intérieure, Barack Obama veut éviter d'avoir à gérer une nouvelle crise internationale avant l'élection du 6 novembre. Il sait aussi que si c'est l'armée américaine qui se charge du problème iranien, elle peut gagner du temps, peut-être six mois, sur le calendrier israélien - grâce à ses bombes hyperpuissantes et à sa capacité de mener une vraie campagne aérienne.

Mais Benyamin Nétanyahou fait-il confiance à Barack Obama? Les deux hommes ne s'aiment guère. «Et les Israéliens se souviennent que les Américains avaient aussi affirmé qu'ils ne laisseraient pas le Pakistan et la Corée du Nord avoir l'arme atomique. On sait ce qu'il en est aujourd'hui…», commente un proche du dossier. Or, la question du nucléaire iranien est considérée comme une menace existentielle pour Israël, «pays à une seule bombe», disent parfois les Iraniens, c'est-à-dire incapable, selon eux de survivre, malgré son statut nucléaire, à une bombe iranienne, en raison de sa petite taille et de son manque de profondeur stratégique.

Depuis plusieurs semaines, des hauts gradés américains défilent à Tel-Aviv, sans doute, écrit la presse locale, pour appeler les responsables locaux à la retenue vis-à-vis de l'Iran. Les États-Unis ont brusquement décidé de réduire les effectifs qu'ils avaient affectés à des manœuvres communes en Israël, en raison des désaccords sur la manière de réagir à la menace nucléaire iranienne. Certains experts pensent désormais que le débat sur l'intervention américaine pourrait faire l'objet d'un compromis entre Washington et Tel-Aviv: un «feu orange» des Américains. Mitt Romney est un partisan de la fermeté vis-à-vis de l'Iran. Quant à Barack Obama, peut-il se permettre de perdre le soutien du lobby juif américain?

Les trois inconnues du «jour d'après»

À quoi ressemblera «le jour d'après» une opération militaire contre l'Iran? Experts et militaires s'affrontent depuis le début de l'été sur la question, notamment dans les journaux israéliens.

1 - Et s'il ne se passait rien?

C'est le premier scénario: à l'instar du bombardement en Syrie, qui n'avait pas été condamné par la Ligue arabe, les raids éclair des chasseurs israéliens ne font que des vaguelettes dans la région, où les États arabes du Golfe approuvent la fermeté contre leur voisin chiite et ses ambitions régionales. En guerre contre son opposition, le régime syrien n'est pas en état de déstabiliser la frontière israélienne. Le Hezbollah, allié de Damas et de Téhéran, a déjà beaucoup à faire, dans un contexte régional instable, pour préserver sa place politique au Liban. Enfin, l'Iran estime que son intérêt est de ne pas répondre à la frappe israélienne pour éviter d'autres attaques, de faire le gros dos en attendant de reconstruire son programme.

2 - Une riposte modérée

Second scénario, les raids militaires provoquent une réaction modérée des alliés de l'Iran, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. À Téhéran, la rhétorique anti-israélienne est vive. Le détroit d'Ormuz est miné. Quelques milliers de roquettes et quelques missiles tirés contre Israël font plusieurs dizaines de morts.

3 - Une déflagration régionale

Dernière possibilité, une onde de choc dans toute la région, avec une forte réaction des pays arabes. Des représailles menées par les supplétifs de l'Iran dans la région, qui ont promis «une pluie de missiles» contre Israël en cas d'intervention. Les Iraniens s'en prennent alors aux intérêts israéliens à l'étranger et aux Américains qui patrouillent dans le Golfe, dans l'espoir d'affaiblir la relation spéciale qui existe entre Tel-Aviv et Washington. Ils ferment aussi le détroit d'Ormuz.

Camille Grand, le directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS), ne croit guère qu'ils puissent le faire longtemps: «La réouverture d'Ormuz est sans doute l'exercice militaire qui a été le plus répété par les Américains ces dernières années.»

Des forces considérables ont été massées dans le Golfe, par où transite un tiers du pétrole brut mondial. «Aux États-Unis, il existe un lien certain entre le prix de l'essence et l'élection présidentielle. Les Iraniens savent que s'ils ferment Ormuz et font ainsi exploser le prix du pétrole, ils donnent une raison aux Américains de réagir militairement», poursuit le spécialiste.

Anticipant le pire, l'État hébreu a par ailleurs considérablement renforcé sa défense antimissile. «Les dirigeants israéliens pensent pouvoir limiter les effets de la riposte iranienne», explique Camille Grand. Ils ont aussi préparé leur opinion publique et développé leur défense civile en se préparant à une réaction iranienne qui pourrait faire 500 morts en Israël. Des masques à gaz ont été distribués à la population et des abris ont été aménagés

QUELLE ÉCONOMIE POUR LA KABYLIE (5ÈME PARTIE)


MARDI 11 SEPTEMBRE 2012

Quelle économie pour la Kabylie (5ème partie) | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Selon plusieurs études, le massif Kabyle contient d’importants gîtes de minerais qui offrent une association atypique de plomb mélangé naturellement avec le zinc, ainsi que d’autres associations atypiques de minerais de cuivre, de pyrite, de fer, de baryum, d’arsenic, d’antimoine, de mercure, de nickel, d’argent et d’indium. Plus au sud, on trouve d’importants gisements de minerais de zinc, de plomb, de cadmium, de galène, de germanium, de pyrite, de terres rares, de cuivre, d’antimoine et de mercure.
11/09/2012 - 00:06 mis a jour le 11/09/2012 - 00:05 par Bouaziz Ait Chebib
Ressources minières
Selon plusieurs études, le massif Kabyle contient d’importants gîtes de minerais qui offrent une association atypique de plomb mélangé naturellement avec le zinc, ainsi que d’autres associations atypiques de minerais de cuivre, de pyrite, de fer, de baryum, d’arsenic, d’antimoine, de mercure, de nickel, d’argent et d’indium. Plus au sud, on trouve d’importants gisements de minerais de zinc, de plomb, de cadmium, de galène, de germanium, de pyrite, de terres rares, de cuivre, d’antimoine et de mercure.
Le pays kabyle recèle plusieurs gisements important notamment de gypse, de calcaire, de sable, d’argile, de dolomie, des carrières d’agrégats, des gîtes pour la fabrication de ciments...
Une étude de l’Office National de Recherche Géologique et Minière (ORGM) élaborée en 1994 pour la wilaya de Tizi Ouzou a révélé les grands groupes de substances minérales non métalliques existantes, à savoir :
Des calcaires et dolomies localisés au Sud de la Wilaya
Des marbres et calcaires marbrés au centre
Des grès situés le long du littoral
Des argiles au centre d’Est en Ouest
Des tufs suivant la direction Nord-Est / Sud-Ouest.
Le sous-sol de la wilaya de Bejaia renferme d’importants gisements de substances minérales, métalliques et non métalliques dont :
Le gisement de polymetaux (Zn, Pb, Cd et Ag) à Amizour,
Les gisements d’argile à R’mila, Tala Hamza et Boukhlifa,
Les gisements de gypse et de la céléstine à Boudjellil,
Le gisement de grès siliceux a T/IGHIL
Le gisement de calcaire a Ighil Ali ,
Les calcaires du Massif de Bouzegza et de Si Mustapha présentent des réserves satisfaisantes en substances utiles nécessaires à la production d’agrégats.
Une meilleure exploitation du gisement d’Amizour, le cinquième au monde par son importance, orientée vers l’exportation, sera d’un apport important pour booster l’économie kabyle.
La consommation mondiale de zinc en 2004 a été de l’ordre de 10 millions de tonnes. Le zinc est l’un des métaux non ferreux cotés à la bourse des métaux de Londres. Son prix au comptant, exprimé en $, est cyclique : entre 1994 et 2005, il a varié entre 725 $/t et 1 760 $/t. En 2006, il a dépassé les 3 000 $/t.
La prospection minière doit faire l’objet d’un intérêt particulier pour déceler les trésors cachés en terre kabyle. Les pseudo-recherches réalisées dans ce domaine par l’Etat algérien n’ont aucun crédit dès lors que l’une de leurs vocations consiste à prouver à tort la pauvreté du sol kabyle pour inculquer un sentiment de vulnérabilité économique au peuple kabyle.
Par la diversité des ressources et des richesses minières, le secteur de l’industrie et des mines offre une multitude de créneaux d’investissement dans la sous-traitance, les activités liées aux bâtiments et travaux publics ainsi que dans l’industrie de transformation en général et celle de l’exploitation minière.
Énergies nouvelles
Les spécialistes du Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER) de Bouzaréah sont unanimes à affirmer que le recours aux énergies nouvelles est faisable, même dans les zones montagneuses. Selon ces chercheurs, le chauffage des habitations à partir de capteurs solaires et l’eau chaude sanitaire avec une économie de 70% d’énergie sur l’année sont désormais possibles dans les hameaux.
Compte tenu de son climat et de son relief, la Kabylie se développera très rapidement, dans le domaine des énergies renouvelables, solaires et éoliennes, biomasse (bois, biogaz).
La production d’une énergie renouvelable offre des avantages substantiels :
• Énergies locales,
• Énergies créatrices d’emplois,
• Protection de l’environnement. La Kabylie est bien nantie par la nature. Grace à son potentiel en énergies renouvelables, elle assurera son indépendance énergétique, ce qui la mettra à l’abri du besoin quand l’Algérie aura fini d’exporter son gaz.
Cette technologie nouvelle qui est une alternative aux énergies “traditionnelles” est un créneau très attractif et intéresse les investisseurs étrangers. Ce qui permettra au gouvernement kabyle de trouver facilement des partenaires pour assurer le financement des projets de grande envergure. D’ailleurs, l’Union Européenne est prête à financer des installations d’énergies renouvelables en Kabylie en intervenant sur des sites isolés inaccessibles à la Sonelgaz. Autrement dit, ce serait inutile d’investir de grosses sommes d’argent dans des projets situés dans des localités électrifiées.
Les ressources hydriques :
L’eau est essentielle à la survie et au bien-être de l’homme et est indispensable au fonctionnement de nombreux secteurs de l’économie. Il y a consensus sur le fait que l’eau devient une denrée rare, donc de plus en plus chère. Certains chercheurs parlent déjà de "guerres de l’eau" à venir. Les futurs conflits qui opposeraient bien des pays comme la Turquie et l’Irak, l’Égypte et le Soudan, Israël et la Jordanie …. seraient en rapport avec l’eau.
L’histoire du développement industriel s’est construite en partenariat avec l’eau qui réunit un ensemble exceptionnel de propriétés physiques et chimiques : elle peut devenir solvant, fluide thermique ou tout simplement liquide facile à manipuler. C’est ce qui explique pourquoi l’eau est impliquée dans la plupart des industries. 15 % des consommations d’eau dans les pays développés concernent l’industrie. En particulier, les centrales électriques utilisent beaucoup d’eau dans leurs circuits de refroidissement. L’énergie hydraulique produit 19 % de l’électricité mondiale et peut constituer une source de développement pour la Kabylie au vu de ses ressources en eaux déjà disponibles sous forme d’eaux souterraines (nappes phréatiques et profondes exploitées par des puits ou des forages) ou d’eaux de surface, retenues ou en écoulement (barrages, lacs et rivières).
C’est ce que le pouvoir d’Alger a bien compris puisqu’ il est venu chez nous chercher l’eau qui lui manque dans d’autres grandes villes : Alger alimentée en eau potable par le barrage de Taksebt, Sétif par le barrage de Kherrata et Bordj Bou-Arreridj par celui de Bouhamza…
La géographie physique de la Kabylie nous apprend que ce territoire est un véritable réservoir d’eau. Située dans un étage bioclimatique majoritairement humide et subhumide, la Kabylie possède un bassin de réception des eaux qui va du majestueux Assif Agrioun (Kherrata-Souk-El Tenine) jusqu’à Tagdempt (embouchure du Sebaou à Dellys) en passant par le volumineux Isser ; soit une moyenne annuelle de 900 à 1200 mm de pluies, un enneigement conséquent et assez constant. A elles seules, les eaux superficielles susceptibles d’être mobilisées sur les cours d’eau sous forme de barrages et de retenues dépassent largement le volume de 2 milliards de m3.
Dans les campagnes notamment celles du nord où les ravins, ruisseaux et ruisselets coulent à flots alimentés par les nappes renflouées et débordantes ainsi que les fontes de neige, d’énormes quantités d’eau se perdent dans la nature sans qu’un profit quelconque en soit tiré. La mise en place d’un système d’emmagasinement et de stockage de ces milliards de m3 est vitale. L’existence dans plusieurs endroits de cuvettes naturelles façonnées depuis des millénaires par les cours d’eau entre de hautes collines permettra la réalisation de retenues collinaires sans recourir à une grande technicité ni mobiliser de grand moyens financiers.
Le sous-sol de cette région de Kabylie recèle en effet des capacités en eau susceptibles d’approvisionner non seulement les populations locales à satiété, mais presque toutes les autres régions du pays. D’ailleurs plusieurs wilayas du pays sont connectées à ces sources d’or bleu au moment où beaucoup de localités kabyles crient encore leur détresse quant au manque d’eau potable.
Forte d’une pluviométrie abondante, de ses barrages hydrauliques - deux, sur les piémonts nord et sud du Djurdjura (Taksebt, à Tizi Ouzou, et Tilesdit, à Bouira), un sur le piémont des Bibans (Tichy Haf, à Béjaïa) et le quatrième sur le moyen Isser (Koudiat Acerdoune, dans la daïra de Lakhdaria) - la Kabylie a de quoi développer le secteur de l’agriculture, l’industrie agro-alimentaire et l’énergie électrique. Il est de notoriété publique que l’essentiel de l’énergie électrique en Algérie est basée en Kabylie dont l’électricité va jusqu’au Maroc et en Tunisie.
Les ressources souterraines en eaux de la Kabylie sont énormes. Pratiquement, dans chaque village kabyle, il y a une fontaine. Les hydrologues qualifient le Djurdjura de « château d’eau troué » : la Kabylie étant clairsemée de sources d’eau potable minérale et thermo-minérale susceptibles de permettre de produire et exporter une des meilleures eaux minérales répondant aux vertus thérapeutiques et aux normes gustatives internationales.
Le leadership de « IFRI » sur le marché algérien et sa bonne position sur le marché international notamment en France, Canada, Grande Bretagne, Dubai … dénote la haute qualité des sources minérales que regorge la Kabylie, cette terre généreuse qui ne demande qu’à être traitée avec respect et reconnaissance.
Afin d’en maîtriser la consommation, de fiabiliser le fonctionnement des unités de production, tout en prenant en compte la saisonnalité, les industriels recherchent une ressource en eau sécurisée, d’une qualité irréprochable. C’est là une spécificité qui a fait gagner à Ifri , Toudja … la confiance du consommateur de plus en plus exigeant. Les produits fabriqués à base d’eau minérale sont prioritaires sur le marché. D’ailleurs, ces groupes ont déjà été approchés par des géants étrangers de l’agroalimentaire pour des partenariats.
Toute politique de développement n’incluant pas le citoyen est vouée à l’échec. La préservation des ressources hydriques est un chantier vital pour gérer les ressources en eau de façon durable tout en satisfaisant une demande en constante augmentation. Le bon sens commande donc de prendre des mesures appropriées pour économiser l’eau, notamment par :
- Une campagne de sensibilisation en direction du citoyen sur la nécessité d’économiser l’eau, à défaut d’en éviter les gaspillages domestiques.
- L’encouragement de l’irrigation par aspersion qui permet, sans aucun aménagement du terroir cultivé, d’économiser 30 % à 50 % d’eau par rapport à l’irrigation gravitaire.
- Sur le plan industriel, dans le cadre d’une démarche de non-pollution, l’incitation des industriels, dans un stade préliminaire, d’investir dans la prévention par des réaménagements internes, des restructurations et par la séparation des réseaux d’assainissement, de recyclage et de réutilisation des eaux...
- Des modifications du processus de fabrication et de procédés « propres », véritables innovations qui permettront d’assurer une meilleure gestion (économie de l’eau) et maîtrise de la pollution émise (réduction des flux polluants).
La Kabylie libre fera de la collecte d’information une priorité afin de favoriser de meilleures décisions quant à la gestion et à l’utilisation de l’eau. Répondre à une demande permanente et sans cesse croissante en eau, requiert des efforts pour pallier la variabilité naturelle et améliorer la qualité et la quantité de l’eau disponible :
* Recueillir l’eau de pluie pour reconstituer les réserves souterraines. Cette technique adoptée actuellement en Asie, est relativement peu onéreuse et permet aux communautés locales de développer et d’entretenir elles-mêmes les infrastructures requises. * Détourner les eaux de surface pour les réinjecter sous terre peut aider à réduire les pertes dues à l’évaporation, pallier les variations de débit et améliorer la qualité de l’eau. Le Moyen-Orient et les régions méditerranéennes mettent actuellement en pratique cette stratégie. * Construire de nouveaux barrages et autres réservoirs afin de stocker de l’eau pour l’irrigation et la consommation. En outre, les barrages peuvent fournir de l’électricité et aider à maîtriser les inondations. * Construire des stations de traitement des eaux usées afin de les réutiliser à différentes fins en profitant des progrès réalisés dans leur traitement.
Bouaziz Ait Chebib