dimanche 27 mai 2012

Issaâd Rebrab : « Nous avons des projets pour la Kabylie »

Issaâd Rebrab : « Nous avons des projets pour la Kabylie »

Issaâd Rebrab : « Nous avons des projets pour la Kabylie »

27/05/2012 - 13:06

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Le patron du groupe agro-alimentaire Cevital, Issaâd Rebrab, était à Tizi-Ouzou pour une rencontre débat sur l’économie nationale. « Nous avons des projets pour la Kabylie », a-t-il déclaré.


Issaâd Rebrab (PH/DR)
Issaâd Rebrab (PH/DR)
Invité pour un débat sur son expérience dans l’entreprenariat, le président-directeur du groupe Cevital a longuement décortiqué le climat d’affaires en Algérie et notamment en Kabylie. Pour l'entrepreneur, « la région de Kabylie a besoin de projets pour son émancipation ». Il a, dans ce sens, indiqué que les « autorités doivent assurer la sécurité aux entrepreneurs ». Allusion faite aux kidnappings qui menacent les hommes d’affaires de la région. Pour rappel, plus de 67 entrepreneurs ont été enlevés, depuis quelques années. Des kidnappings suivis, généralement, de payement de fortes rançons. Les services de sécurité, n’ont, à ce jour, élucidé aucun cas de kidnappings. 

Le patron de Cevital a souligné que le projet du port de Cap Djinet, permettra la création d'un million d’emplois. L’assistance, composée notamment de jeunes étudiants, à compris que le pouvoir algérien, bloque, intentionnellement les projets du groupe Cevital, pour empêcher tout investissement créateur de richesses et d’emplois en Kabylie. Pour rappel, Issaâd Rebrab a énuméré, à plusieurs de ses sorties publiques, une dizaine de projets pour la Kabylie bloqués par l’administration algérienne. 

Bouteflika avait déclaré « qu’il ne veut pas créer un Berlusconi en Kabylie ». Référence faite à Issaâd Rebrab qui venait de lancer son projet d’usine agro-alimentaire à Vgayet. 

aai 
SIWEL 271306 MAI 12

samedi 26 mai 2012

C'EST QUOI L'AUTODETERMINATION C'EST LA LIBERTE !


Des intellectuels et des activistes culturels algériens (...)...
Communication du président du MAK à Ath-Yahia-Moussa
« le MAK est la première force politique en Kabylie »
De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine


Le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, M. Bouaziz Aït-Chebib, a effectué, hier, un déplacement dans la région natale de Krim Belkacem, plus exactement, au village d’Allalène, pour animer conférence autour du thème « Autodétermination de la Kabylie ».


20/05/2012 - 00:28 mis a jour le 21/05/2012 - 15:30 par Saïd Tissegouine


Cette rencontre, devons-nous signaler, est initiée par la section du MAK locale dirigée par M. Djamel Boubchir avec le concours considérable du cadre du MAK en activité à l’étranger, en l’occurrence M. Ahmed Amrioui. Nous devons noter d’emblée que ce rendez-vous d’Allalène s’est déroulé dans un climat hautement convivial. Autrement dit, les formes protocolaires que l’on connaît habituellement dans ce genre de rencontres n’ont aucunement été de rigueur.


Vu donc ces excellentes conditions où l’élément temporel n’a influencé en rien l’agenda aussi bien du conférencier que de l’assistance nombreuse et curieuse de connaissances politiques, M. Bouaziz Aït-Chebib, après épuisement du sujet ayant trait directement à l’autodétermination de la Kabylie, a longuement parlé de l’historique du MAK, le bilan des activités, les perspectives et sans oublier de faire naturellement le point sur les élections législatives du dix mai.


D’autres questions pertinentes seront mises également en lumière lors des débats. Nous réitérons que tout au long de ce rendez-vous où le verbe a été d’une très haute teneur, la bonne ambiance n’a pas déserté les esprits. Bien au contraire, le rire a été de mise. A propos donc de l’autodétermination de la Kabylie, le président du MAK a, dans son explication, répondu aux questions suivantes : 
C’est quoi l’autodétermination ? 
Quand le MAK a décidé l’usage de ce terme et pourquoi ? 
Que faut-il attendre de l’autodétermination ?


A la première question, M. Bouaziz Aït-Chebib, en parfait connaisseur de ce concept, a expliqué la différence existante entre l’autodétermination externe et celle dite « interne ». Il va sans dire que le conférencier a fait l’historique de ces deux concepts mis en avant en droite ligne avec le droit international dont les lois sont érigées avec l’évolution des temps et selon les cas présentés devant les instances internationales. L’assistance a eu donc à connaître qu’après la seconde guerre mondiale, les puissances mondiales, nourries par le sentiment d’obligation morale d’assurer leurs droits aux nations à disposer d’elles-mêmes, ont mis au point des mécanismes et des outils devant les faire aboutir à cet effet. C’est à partir de ces mécanismes et outils mis au point par les Nations Unies que des pays sous occupation étrangère ont puisé pour arriver à leur indépendance. Ces libérations des peuples de leurs occupants étrangers ont eu lieu surtout à partir du début de la décennie I960. A cette époque, il n’était alors question que de l’autodétermination dite « externe ». Mais est-ce pour autant que tous les groupes ethniques ou tous les peuples ont réglé leurs problèmes ? Assurément non. La question était encore plus délicate dès lors que deux ou plusieurs groupes ethniques ou plusieurs peuples vivent sur le même espace géographique dit « national » où implacablement l’Etat favorise un groupe ethnique ou peuple par rapport à d’autres.


C’est à partir de ces iniquités soulevées et dénoncées sans cesse par les groupes ethniques ou peuples que les Nations Unies ont été contraintes de créer d’autres mécanismes et d’autres outils devant assurer à chaque groupe ethnique ou chaque peuple son droit à disposer d’eux-mêmes. La nouvelle formule mise au point s’appelle « l’autodétermination interne ». Elle est entrée en vigueur et admise par les Nations Unies à partir du début de la décennie I970.


Quand le MAK a décidé l’usage de ce terme et pourquoi ? Le conférencier a souligné que l’origine du recours à l’autodétermination remonte à l’année 2008, et ce, après qu’Alger eut gardé le silence total sur la demande officielle que la direction du MAK lui eut introduite quant à l’autonomie de la Kabyle. Ceci d’un. De deux : le concept de l’autonomie n’est pas consacré par le droit international. Et par conséquent, sous cet angle la communauté internationale ne peut faire aucune pression sur le régime d’Alger sans risque d’être accusée d’ingérences dans les affaires internes d’un pays. « Dès lors, nous avons été dans l’obligation de travailler en droite ligne avec le droit international », affirme le conférencier. S’agissant des attentes de l’autodétermination de la Kabylie, le président du MAK a développé une multitude de volets, entre l’éducation, la justice, l’économie, la laïcité.


Concernant l’éducation, M. Ahmed Amrioui a pris la parole pour souligner que le système éducatif actuel basé sur l’arabo-islamisme est une catastrophe d’où l’urgence à arracher l’autonomie pour pouvoir réformer « notre école ». L’orateur a cité une multitude d’exemples justifiant l’indigence de l’école algérienne et où ses premières victimes sont d’abord les enfants kabyles. M. Ahmed Amrioui qui est un polyglotte (l’homme parle couramment plusieurs langues dont le français, l’anglais, l’espagnol, l’allemand) a déclaré que le cas de l’enfant kabyle est atypique. « Le malheureux s’initie aux langues étrangères d’abord, sa langue maternelle ensuite. Dès lors, il se retrouve complètement désorienté. Même la formation universitaire achevée, il se retrouve inapte à toute production intellectuelle », s’alarme M. Ahmed Amrioui.


Reprenant la parole, M. Bouaziz Aït-Chebib dira qu’une fois la Kabylie autonome, la première mesure à prendre est la réforme de l’école. « L’enfant kabyle commencera ses études dans sa langue maternelle d’abord, introduction des langues étrangères ensuite », martèle-t-il. Et naturellement, le président du MAK n’omet pas de signaler que la future école kabyle sera laïque.


Concernant la justice, le conférencier informera l’assistance qu’elle sera indépendante du politique. « Il n’y a que de la sorte que le magistrat puisse juger équitablement », note le conférencier. S’agissant encore du volet économique, le président du MAK démontrera scientifiquement que la prospérité économique de la Kabylie sera au rendez-vous dès que l’autonomie sera acquise. Bien plus tard, c’est-à-dire une fois le débat déclaré ouvert, un intervenant interrogera sur le délai à accorder à accorder à Alger quant à son aval sur l’autonomie de la Kabylie.


Question bien pertinente. En effet, jusqu’à quand le peuple kabyle fera preuve de patience ? Dans sa réponse où pas l’ombre d’une périphrase n’a été remarquée, le président du MAK assurera qu’ « Alger aura tout intérêt à prendre en charge ce dossier dès maintenant car personne ne peut exclure que les generations futures exigeront l’autonomie sous une autre forme voire plus que l’autonomie ». Pour le conférencier, l’autonomie de la Kabylie n’est qu’une question de temps et la patience a des limites. Jusqu’à présent, les Kabyles ont fait preuve de patience. Ils ont même fait preuve d’une longanimité. Mais après ? Avec intelligence et humilité, M. Bouaziz Aït-Chebib a, à partir d’Allalène, sis dans la commune d’Aty-Yahia-Moussa, lancé un appel en direction des décideurs d’Alger pour leur signifier que le MAK ne se laissera pas piéger par l’usure ou la corruption et, par conséquent, ils ont tout intérêt à arrêter des mesures justes et nécessaires dès maintenant.


Leur mutisme leur sera lourd en conséquences. Une fois ce point expliqué, le président du MAK abordera le paysage politique actuel en prévalence aussi bien en Kabylie que sur le reste de l’Algérie, et ce, avec les législatives du dix mai comme toile de fond. Tout d’abord, Le conférencier apportera un démenti catégorique sur la participation de l’électorat kabyle à ce scrutin. Les seuls électeurs ayant mis le bulletin dans l’urne sont les membres des corps constitués. Delà, la preuve indiscutable de l’option des quotas mise en avant par le pouvoir d’Alger. De même, la preuve indiscutable que non seulement le Front des Forces Socialistes (FFS) est parti politique typiquement kabyle mais aussi le pouvoir le considère également comme tel. M. Bouaziz Aït-Chebib ira jusqu’à déclarer que le FFS a réellement négocié son quotas mais comme tous les autres et comme d’habitude, les distributeurs de quotas n’ont pas tenu leur promesse. Pour le conférencier, le FFS « que nous aimons et respectons malgré tout car il est né en 1963, et par conséquent, nous considérons comme le nôtre », est bien roulé dans la farine par le Département du renseignement et de la Sécurité (DRS). « Au lieu des 60 sièges promis au début comme demandé pour « prouver » que c’est un parti national, il n’en a obtenu que 21, et ce, à travers les wilaya de Tizi-Ouzou, Béjia, Alger et Boumerdes », signale le président du MAK. « N’est-ce pas que cela laisse entendre que le pouvoir a fait signifier au FFS sa simple dimension kabyle ? Il (le pouvoir) lui a même soustrait Bouira la kabylophone », constate-t-il encore. Pour le conférencier aussi bien le FFS que le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), ils ne sont que des partis kabyles. M. Bouaziz Aït-Chebib ira jusqu’à psychanalyser les hautes responsables de ces deux partis pour prouver que dans leur subconscient, ils sont convaincus que leur influence politique ne dépasse guère les limites de la Kabylie. « Quand le RCD est arrivé sur la scène politique, c’est-à-dire en 1989, commence le président du MAK, la voix du FFS a crié « Haro ». Elle a interprété l’arrivée du RCD sur la scène politique comme une volonté du pouvoir de nuire au FFS en Kabylie. En 2001, quand le MAK est arrivé à son tour sur la même scène, le RCD, à son tour, eu la même réaction que le FFS douze ans plutôt.


N’est-ce pas là des preuves tangibles que nos frères du FFS et du RCD ont la conviction que leurs partis ne vont pas au-delà de la Kabylie ? ». S’agissant des contradictions du RCD, M. Bouaziz Aït-Chebib mettra en avant « sa conception de la régionalisation ». « Dans leur discours, note-t-il, nos frères du RCD laissent entendre que toute région d’Algérie se trouve en droit de jouir de son autonomie. Et quand il s’agit de la Kabylie, ils dénoncent « la politique séparatiste ». Comment qualifier une telle attitude sinon d’incompréhensible tant le paradoxe est flagrant ».


C’est suite à ce constat « amer » que le conférencier a réitéré son appel aux « députés » du FFS de ne pas rejoindre l’hémicycle Zirout Youcef. M. Bouaziz Aït-Chebib démontrera également que les 221 sièges « obtenus » par le Front de Libération Nationale (FLN) ne sont pas le fait de l’électorat mais bel et bien celui des « distributeurs ». Dans ses calculs, le président du MAK mettra en évidence le nombre des électeurs déclarés et celui de bulletins déclarés « nuls ». A partir de ces données, une « preuve » sera donnée que la fraude a été massive et, au même temps, faite notamment au profit du FLN. Le conférencier a rappelé également que le MAK constitue la première force politique en Kabylie. « Et ces élections organisées dernièrement par le pouvoir, signale-t-il, l’ont prouvé ». Enfin, le président du MAK a déploré le « black out » fait par la presse algérienne sur les activités du MAK. « Les 21 meetings que nous avons organisés dans le cadre du rejet de ces élections n’ont suscité aucun écrit », a affirmé M. Bouaziz Aït-Chebib.


Addenda : le conférencier a rendu un vibrant hommage à la mémoire de la militante du MAK, Madame El-Hadj Ouerdia dite « DUDUC N JERJER » décédée le 17 mai 2009. Par ailleurs, dans son déplacement à Ath-Yahia-Moussa, M. Bouaziz Aït-Chebib était accompagné de M. Abdellah Gherab, président du Conseil des sages du MAK.


De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine

mardi 22 mai 2012

Surfacturations, fausses déclarations… : les ruses du transfert illicite de devises - A la une - El Watan

Surfacturations, fausses déclarations… : les ruses du transfert illicite de devises - A la une - El Watan


Surfacturations, fausses déclarations… : les ruses du transfert illicite de devises


le 22.05.12 | 10h00 1 réaction
   
La surfacturation séduit aujourd’hui non seulement les importateurs algériens, mais aussi les entreprises étrangères quelles que soient leur taille ou leur nature. Selon les chiffres du CNRC, sur les 8605 opérateurs étrangers recensés, 24,5% opèrent dans l’import-export.


Les infractions à la législation des changes sont aujourd’hui légion. La minoration ou la majoration de la valeur en douane, selon les cas ou les dispositions douanières, sont plus qu’une pratique frauduleuse permettant aux importateurs d’échapper au fisc, c’est une habitude, une manière de faire du commerce, qui grève lourdement les recettes du Trésor pour l’un et les réserves de change pour l’autre. Les transferts illicites de capitaux ont connu une accélération ces dernières années.                   


Les chiffres du Global Financial Integrity (GFI), organisme indépendant, rassemblant magistrats, universitaires, spécialistes des affaires et parlementaires américains et européens, à l’image d’Eva Joly, sont édifiants. Au cours de la dernière décennie, plus de 18 milliards de dollars ont été transférés illicitement, dont 4,39 milliards de dollars pour le compte de la manipulation des prix au titre des transactions de commerce international. Soit une moyenne annuelle de 1,8 milliard de dollars de transferts illicites et de 439 millions de dollars de surfacturations annuelles. Des chiffres qui donnent le tournis et qui sont loin de ce qui sort réellement de nos frontières. Car le GFI se sert de modèles de calcul des variations de la balance des paiements pour donner une estimation approximative du manque à gagner.


Le fait est aussi que la hausse continue de la valeur des importations, ou plutôt de l’indice de la valeur unitaire à l’importation, et le creusement du déficit de la balance des services pourrait être le signe de la multiplication des pratiques de manipulation des prix au sein des opérateurs du commerce international, dans le seul but de transférer des devises illicitement. La valeur des importations est ainsi passée de  40,47 milliards de dollars en 2010 à 46,45 milliards de dollars en 2011. Aussi, une hausse de plus de 25,9% a été enregistrée sur l’Indice de la valeur unitaire à l’importation (IVU) de marchandises de l’Algérie pour les neuf premiers mois 2011. Une hausse qui s’est accompagnée d’une augmentation des cas d’infraction à la législation des changes enregistrés par les Douanes algériennes.


Ainsi rien que pour les dix premiers mois de l’année 2011, la direction du contentieux des Douanes algériennes a enregistré des pénalités d’une valeur globales de 75 milliards de dinars (environ un milliard de dollars) largement au-dessus des 59 milliards de dinars enregistrés tout au long de l’année 2010, sachant que les infractions à la législation des changes représentent à elles seules 80% des cas de fraude constatés. C’est dire l’ampleur du phénomène auquel l’autorité douanière a décidé de s’attaquer dès 2010 en traquant les majorations sur la valeur en douane, particulièrement dans les cas de biens issus des zones de libre-échange, notamment la ZALE.


Toutefois, le pan des opérateurs à risque s’élargit à mesure que la fraude s’impose comme mode de fonctionnement du commerce extérieur. Si elle ne concernait auparavant que quelques opérateurs indélicats, la fraude séduit aujourd’hui non seulement les importateurs algériens, mais aussi les entreprises étrangères quelles que soient leur taille ou leur nature. Tous les pans de l’économie sont d’ailleurs touchés et le phénomène ne concerne plus les seules importations de biens destinés à la revente en l’état. Comme ce fut le cas pour le médicament, les surfacturations touchent l’importation d’intrants. Elles touchent également les services, le transport, les assurances et réassurances, les transferts de surestaries, etc.


Un quart des entreprises étrangères font de l’import


Le risque de fraude grandit aussi et surtout avec l’augmentation constante du nombre d’importateurs. Selon les dernières statistiques du Centre national du registre du commerce (CNRC), entre 2007 et 2011, le nombre de sociétés inscrites dans le secteur de l’import-export (ou plutôt l’import-import) a connu une hausse de plus de 70%.  Mais le plus inquiétant, selon de nombreux observateurs, reste le nombre d’entreprises étrangères autorisées à effectuer des activités d’importation sans pour autant être autorisées à transférer leurs dividendes. Selon les chiffres du CNRC, sur les 8605 opérateurs étrangers recensés, 24,5% opèrent dans l’import-export. 


Aussi, 70% des étrangers inscrits en tant que personnes physiques exercent l’activité du commerce de détail. C’est dire la vulnérabilité de la sphère commerciale à l’influence d’opérateurs disposant d’importantes sommes en dinars sans pouvoir pour autant les convertir en devises et les transférer. Reste donc le recours à la fraude. Ce qui pourrait expliquer, selon l’expert financier et ex-cadre à la Banque d’Algérie, Mohamed Ghernaouet, la fébrilité actuelle du marché parallèle des changes où les cours de l’euro et du dollar, face au dinar, ont atteint des pics sans précédent.


Il précise dans ce sens que les transferts de dividendes, pour les entreprises étrangères qui activent dans le secteur de la revente en l’état, ne sont pas prévus par les textes et s’en trouvent ainsi interdits. Il explique ainsi que ces entreprises, qui se doivent de «faire des bénéfices pour rester en vie, prélèvent leurs dividendes à la source», c’est-à-dire à l’importation. Il explique aussi que ces mêmes entreprises s’arrangent pour faire un bénéfice minimum en Algérie «pour contenter quelque peu le Trésor public en payant un impôt pour ensuite transférer le résidus des dividendes via le marché parallèle». Des affirmations qui peuvent paraître ahurissantes au moment où les autorités monétaires renforcent les contrôles et resserrent la législation des changes. Pourtant, du côté de la Banque d’Algérie, on est conscients de la situation, même si l’on veut minimiser la portée de ce genre de pratique. 


Impuissance des autorités


Une source de la Banque centrale, ayant requis l’anonymat, nous explique que la réglementation en vigueur permet aux investisseurs étrangers de transférer leurs dividendes dans les conditions définies par la loi. Ces transferts sont d’ailleurs consignés dans le bilan de la Banque centrale au chapitre des revenus des services non facteurs. Toutefois, il avoue avoir eu connaissance des cas de plusieurs opérateurs ayant recours au marché informel. Il dit cependant douter que ce même marché fasse transiter des sommes faramineuses.
Complicité passive ou aveu d’impuissance des autorités face à l’informel et à la généralisation de la fraude ? Cette attitude n’est pas le seul apanage de la Banque centrale, vu qu’à divers niveaux, on avoue son incapacité à faire quelque chose. Le fait est que les fraudes avérées ne représentent qu’un outil parmi l’attirail mis en place.


Dans ce sens, M. Ghernaouet met à l’index un système de contrôle des changes qui reste strict au plan institutionnel, mais qui demeure très perméable au plan pratique, et cela «les autorités le savent», dit-il.
Une perméabilité possible grâce à la majoration de la valeur en douane, le transfert des services ainsi que les irrégularités marquant le versement des salaires des expatriés. Sur ce dernier point, l’expert financier indique que des travailleurs étrangers ne reçoivent qu’une partie du salaire en Algérie privant ainsi et le Trésor public de revenus d’IRG et la Sécurité sociale de cotisations correspondant à leurs salaires effectifs. Il précise également que si les transferts qui passent par les banques sont chiffrés et sont inscrits au niveau de la balance des paiements, la part des dividendes enfouis dans les prix des produits et services importés et dont la valeur est majorée ne l’est pas.


Ainsi, plus le produit est rare, plus la marge de manœuvre est élevée. Une marge qui, à 10%, peut représenter pour un marché de 250 millions de dollars un manque à gagner de 25 millions de dinars pour le fisc. Il met aussi à l’index les transferts des services qui ont atteint le chiffre alarmant de 12 milliards de dollars alors qu’il n’était que de 5 milliards de dollars en 2006. Un point sur lequel insiste, également, Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises. Celui-ci évoque la surfacturation de prestations liées à la réparation navale, les prestations d’assurance et de réassurance pour lesquelles de gros montants transitent par les places de Zurich et de Londres. Aussi, si les activités de fret et de transport induisent en Algérie des surcoûts qui se montent à 7 milliards de dollars par an, il faut bien se dire qu’une partie est liée à la surfacturation des prestations ou encore au gonflement des transferts par des armateurs étrangers de surestaries dépassant les 3 mois.    


Roumadi Melissa

Un gala à Paris pour l'achat
d'une ambulance au profit de Boghni
Plusieurs voix de la chanson kabyle, dont Wahab Aggaoua, Tanina, Slimane Oukil, Aldjia, Zahir Amayas,
Kamal Zaidi etc., prendront part à un gala de solidarité le 28 du mois en cour

TOUT a commencé avec une
rencontre fortuite sur le réseau
social facebook entre  des
animateurs du Comité des donneurs de
sang de Boghni  (CDSB) et une française [photo]64060340[/photo]
à qui cette  noble mission a plu d'autant
que les membres du comité se débattent
depuis plusieurs mois en vue d'acheter
une ambulance tout en frappant à
toutes les portes,  en vain. C'est ainsi
qu'a germé l'idée d'organiser un gala en
France pour toucher la communauté
kabyle. La recette de ce gala servira à
l'achat exclusif d'une ambulance. Le
comité de Boghni se présente comme
un intermédiaire entre les services de
santé et les malades.
Ses animateurs et autres membres sont
mobilisés pour  répondre aux appels des
malades qui cherchent du sang. Malgré
le manque de moyens, il reste que la
solidarité demeure un apport
considérable dans l'exercice de cette
noble  mission. La région de Boghni
étant une région montagneuse, donc
difficile d'accès et surtout lointaine, il
est donc plus que nécessaire de doter ce
comité d'un moyen de transport qui est
indispensable pour accomplir sa
mission dans de bonnes conditions.
Le comité est un organisme autonome à
caractère humanitaire et d'utilité
publique. Sa  mission essentielle est
d'aider les malades qui sont à la
recherche du  «SANG», surtout des
malades cancéreux (manque de
plaquettes sanguines, chaque malade a
besoin de 8 donneurs par jour).
Soucieux de préserver des vies
humaines, de réussir leurs différentes
actions humanitaires et pour  permettre
aux membres du comité d'aller de
l'avant et d'avoir accès aux villages
éloignés qui se trouvent dans des reliefs
accidentés où  la plupart de nos
donneurs y résident, l'acquisition d'une
ambulance, et toute aide du genre, est
considérée comme une bouffée
d'oxygène et cela ne fera que soulager
les malades de leurs souffrances (les
leucémiques, les thalassémiques, les
anémiques etc.). Le siège, qui abrite le
comité constitué d'une équipe de
bénévoles dévouée, volontaire et très
convaincue de la noblesse de leur
mission humanitaire, leur a été cédé
gratuitement par un bienfaiteur.
Cependant, différents obstacles comme
les difficultés de payer les factures de
téléphone, d'électricité, de transport,
frais de collation pour des donneurs, ...),
réduisent la portée des actions pour
soulager plus de malades. Jusqu'à
maintenant le comité qui a aidé plus
d'une centaine (100) de malades,
célèbre sa troisième année d'existence et
compte  plus de 1200  donneurs
bénévoles. Ces derniers
sont disposés à répondre à tout moment

vendredi 18 mai 2012

Le printemps des homo kabilis | KabyleUniversel.com

Le printemps des homo kabilis | KabyleUniversel.com


Le printemps des homo kabilis

April 23, 2011
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Homo habilis


L’homo habilis qui signifie l’homme habile ou  handy man (homme bricoleur) comme disent les « anglos »  est une espèce du genre homo qui a existé en Afrique du nord il y’a environ 2 millions d’années. Il était contemporain des plus vieilles  industries de la pierre taillée. N’ayant pas trés évolué dans ce business, il a du se consacrer à la bipédie jusqu’ à parvenir à être l’un des premiers du genre homo à se mettre debout. Son descendant lointain, l’homo Kabilis, vit, lui, aussi, en Afrique du nord qu’il ne semble jamais avoir quittée ; il a par contre perdu l’habileté de son ancêtre à transformer  son environnement accidenté,  mais  en revanche, il a pu, pour survivre, par sa technique du bricolage politique, bricoler des outils rudimentaires  tout juste bons à  casser des noix sur la tête de ses compagnons de route. La bipédie, résultant de l’effort entêté de  son ancêtre à se maintenir debout, lui est parvenue sous le slogan cher aux Kabyles contemporains sous le code génétique d’ ” An narrez wala an neknou (être brisés mais sans courber). D’où, probablement, notre survivance ,quelque peu, contre-nature aux différentes tempêtes  de l’histoire.

Cette année comme chaque année ou presque, le RCD et Le MAK ont marché pour le même but mais en sens inverses sur des trottoirs parallèles  que leurs querelles entretenues empêchent de se rencontrer, tournant de leur mieux le dos l’un à l’autre, fierté kabyle oblige. Le premier qui cède au programme de l’autre se considerera comme un perdant.Il est atteint de ce qu’on peut appeler dans le jargon de l’homo kabilis, le défaut de NIF propre aux hommes qui esquivent  les coups par manque de courage de les intercepter avec  leurs poitrines nues. Comme dans les cultures accrochées à leur matrice primitive, quand on va à l’encontre de son NIF c’est la FIN.  Quand le nez , l’organe de la dignité et de l’honneur faillit, la moustache qui se trouve  sous sa protection n’a plus le droit de cité du fait qu’elle ne peut plus  porter le symbole de la sacro sainte virilité masculine pour laquelle elle est designee. Le FFS lui ne marche pas ou marche à contrecoeur.  Nos  Avril 80 et 2001 s’étant faits sans Ait Ahmed, ils n’ont donc pas le droit à l’histoire.

Dans les annees 80, on avait assisté à une petite histoire  typiquement kabilis , qui illustre un peu  notre entêtement, source probable, parmi d’autres, de notre  inaptitude à former une republique. Après l’ouverture du champ politique  de 1988, Ait Ahmed rentre au pays suite à un exil forcé qui a duré plus de 2 décennies. C’était au grand bonheur d’une Kabylie qui le reçoit à bras ouverts. La commune d’Ait Yenni, si ma mémoire est bonne prend la louable initiative  d’organiser une fête ou une ceremonie à coups de couscous et de  viande à gogo pour tenter de réconcilier, autour d’un festin populaire, ses deux chefs historiques en l’occurrence Ait Ahmed du FFS1 et Yaha du FFS2 qui ont cessé de se parler pour quelque raison, de quelque nature, depuis belle lurette. Comme l’absence, dit-on,  est un remède à la haine, ces 2 chefs qui ne se sont pas revus depuis longtemps, devaient normalement se réconcilier sans problèmes.

La nouvelle se propage à la vitesse de la liberté de la presse. Beaucoup de gens se ruent de partout, qui pour le couscous, qui pour la cause, qui pour l’ambiance, qui pour un peu de chaque. A la fin du festin, tout le monde en a eu pour son déplacement à l’exception de ceux  de la cause elle-même, qui  sont rentrés chez-eux, bredouilles. En effet la querelle ou la rancoeur entre nos 2 chefs historiques s’était débrouillée pour puiser dans une culture propice à la cristallisation, ses éléments cristallisants  pour se cristalliser au point de s’avérer  insoluble dans ces solvants traditionnellement  très efficaces, en l’occurrence  l’allégresse et la joie collective.

Dommage, l’esprit de rancoeur a eu raison de l’esprit de fête. A ce jour, je ne cesse de me demander la nature et la taille de cette pomme de  discorde qui  a mis dans l’impossibilité de se réconcilier  nos deux chefs historiques. Elle doit être ni verte ni mûre et aussi interdite que celle qui nous a exclus, à travers notre ancêtre Adam, définitivement du paradis, à destination de l’enfer terrestre où les forces de la pesanteur aident les gens à descendre plutôt qu’ à monter et où, apparemment, la légèreté des hommes est la seule chose dans ce monde à échapper à la loi de la gravité. Dans notre tempérament kabyle aussi inaccessible que notre relief, celui qui cède le premier à la rupture de la querelle sera désigné comme un dégonflé qui a perdu le souffle par défaut  de NIF. Le même cas, à Tlemcen, aurait  plus de chance  d’être  interprété  comme doté d’un cœur plus blanc (Qalbou biadh). De toute façon, il est généralement admis, de notoriété publique algérienne, qu’il est préférable  d’avoir à faire à un tlemcenien qu’à un Kabyle  dans les affaires discordantes.

Si « impossible » n’est pas français, « ’inconciliable » serait- il berbère ? Une chose est sûre, pour nos 2 hommes, c’est que ,quelles que soient les raisons  de leur querelle, elles  ne peuvent  en aucun cas être aussi justifiées que celles qui ont conduit à la bagarre  entre  Boutef et  Ben Bella. Techniquement, c’est Boutef qui a mis fin à la vie politique de Ben Bella. C’est, apparemment, lui qui a été derrière le coup d’état de 65 qui a envoyé Ben Bella en prison jusqu’à sa libération par Chadli. Interrogé sur ce coup d’état, Boutef avait, d’abord, refusé de l’appeler ainsi, imposant un nouveau terme à ce genre d’événement qui est le sien : le redressement révolutionnaire. Pour faire plus de mal à son président déchu, il parla de lui comme d’un insupportable dictateur et, comme pour mettre un peu de sel sur la plaie de Ben Bella, il déclara le 19 juin, un jour férié, comme si on venait de sortir un autre colon ou que l’Algérie ait eu sa deuxième indépendance. Aujourd’hui, Boutef et son cadavre politique Ben Bella se retrouvent pratiquement comme si de rien n’était à se parler et à se jeter publiquement des fleurs comme de vieux bons amis dont l’amitié a été malmenée par un ouragan politique. Mais passé l’ouragan, l’amitié, certes, diminuée, reste  suffisamment sereine  pour rattacher, via le souvenir, les 2 cœurs aux moments glorieux qu’ils avaient passés ensemble. C’est peut-être ça la façon de penser de 2 relativement  civilisés de Tlemcen qui savent mettre l’accent sur la beauté des fleurs que sur l’intransigeance des épines, sur les choses à gagner plutôt que sur les choses perdues, sur le point d’arrivée plutôt que sur le point de départ. Par rapport aux leaders de Tlemcen, les chefs kabyles sont beaucoup plus authentiques, ce qui est une qualité dans un monde qui engagerait l ‘amitié et la franche camaraderie, mais en politique c’est une autre paire de manches. Il faut se doter de cette aptitude à manier son sentiment et ses principes  dans le sens à faire avancer les choses. Si c’est quereller pour  quereller et patauger sur place ou reculer par rapport aux événements, ca n’arrange pas les affaires du peuple qui, lui, veut des dirigeants qui font avancer sa cause.

Au fait pourquoi Ait Ahmed a-t-il réussi à pardonner à Ben Bella contre lequel il avait pris les armes en 1963, et  dont on sait qu’il a été l’artisan principal de la dérive algérienne par son coup d’état de très bonne heure contre le GPRA , alors  qu’il n’arrive pas à se réconcilier avec les Kabyles du RCD , du Mak ou de ses antagonistes du FFS2 ? Ait Ahmed pardonne à Ben Bella, qui, lui-même pardonne à Boutef, qui lui-même pardonnera à ceux qui l’ont exilé pendant 20 ans au Qatar, ainsi va la politique et sa logique de l’épée de Damoclès. Tout politicien doit comprendre que la politique, il lui faut bien des dindons de la farce dans sa basse-cour. Et tout politicien qui n’est pas doté d’une intuition politique pour s’éviter les pièges tendus en permanence par des rivalités de toute espèce, va finir par être un de ces éléments de la basse- cour politique. On joue à ses risques et périls, autrement dit n’entre en politique que ceux qui savent jouer les jeux politiciens.  Si Ait Ahmed sait finalement pardonner pourquoi ne le ferait-il pas avec tous ses antagonistes kabyles  au grand bonheur de la Kabylie ?

L’obstination d’Ait Ahmed serait-elle un obstacle  à  la réconciliation Kabyle ? Au moment où on allait le soupçonner un peu plus, ne voila-t-il pas Ferhat qui jette un pavé dans la mare  en nous annonçant via  BRTV que le vieux Ait Ahmed est plus ouvert au dialogue  que son compagnon de longue date et de même génération, Saïd Sadi. Le RCD  se trouve ainsi dans le collimateur car, effectivement, la loi du nombre veut que 2 partis  kabyles qui se suivent le troisieme se met à l’infinitif. Loi du nombre n’ expliquant pas tout, on ne peut, donc, pas connaitre sans parti pris le degré de responsabilité de chacun de nos 3 dirigeants sur la non réalisation de la réconciliation Kabyle, mais par delà leur engagement et la sincérité de leur combat qu’il est difficile de leur nier, ils affichent à trois un manque de sens de leadership qui leur fait atteindre leur niveau d’incompétence politique.

On vous sent aujourd’hui, comme en panne de choses à dire. Ihfa wawal (le verbe est usé) comme disait Ait Menguellet. L’incapacité de nos 3 chefs  à reunir, chacun, plus de 1000 personnes pour un printemps berbère depuis longtemps present aux  coeurs  de tous les kabyles, est une preuve materielle pour un malheureux constat via les foules dispersées autour d’ un  leadership disparate. C’est le moment de passer à l’action et de saisir comme font tous les peuples du monde, les instances internationales, leur faire part de notre étouffement culturel par un pouvoir qui ne veut rien  savoir et qui fait tout pour nous décevoir en ne cessant de nos froisser dans nos sentiments berbères , en  nous privant idéologiquement de ce qui nous  revient naturellement de droit.

A titre de comparaison, le mouvement nationaliste algérien qui a commencé en 1926 avec l’Etoile Nord Africaine est parvenu à l’indépendance en 1962, soit,   au bout de 46 ans de lutte. La revendication berbère qui a commencé avec l’Algérie libre,  en 1963,  n’a, à ce jour, après 48 ans de combat identitaire, pas bougé de son point de départ et, ce, malgré les moyens de communications largement plus sophistiqués. Au contraire le terrain que nous avons perdu explique que notre détermination à exister nécessite plus d’ardeur et de nouvelles stratégies pour arriver à contrer les moyens classiques mis en œuvre par le pouvoir pour nous effacer de l’héritage de l’humanité. Dans son combat pour l’ eradication des systèmes de caste, Gandhi avait écrit dans sa lettre à son ami Nehru, que la situation est plus compliquée qu’elle n’en avait l’air et, qu’ elle exigeait d’eux  un peu plus qu’un simple effort intellectuel.

Nos chers leaders, de vos querelles berberobyzantines qui font de vous des homo kabilis, la Kabylie en souffre. Un certain auteur avait dit qu’un vrai politicien est celui qui est capable de transformer les ennemis qu’on tente de lui créer, en amis. Allez nos chefs, vous êtes de bonne famille, vous avez du courage, de la culture, il vous manque un peu de sagesse. Vous avez essayé la querelle et le dénigrement mutuel, ça n’a pas marché, essayez autre chose. Libérez la Kabylie que vous avez piégée dans le puits de potentiel de  vos interminables querelles. Le temps n’est plus au chêne mais au roseau. Aujourd’hui, si vous tenez à être effectifs, l’habileté que vous avez dû hériter de votre ancêtre lointain, l’homo habilis, vous devez la moderniser et la remettre dans son nouveau contexte historique.

Rachid C

jeudi 17 mai 2012

Les 3 k à Tigzirt.mpg - YouTube

Les 3 k à Tigzirt.mpg - YouTube

Ajoutée par  le 15 nov. 2011
Extrait d'une émission réalisée par Djamal Bacha en août 2011 à Tigzirt, "Le secret des montagnes"

Blog de rebelle01 - LOUNES matoub - Skyrock.com

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BIENTÔT 14 ANS MAIS MATOUB EST ETERNEL !!
RENDEZ VISITE AU BLOG DE MON AMI, POUR DEPOSER VOS MEILLEURS PENSEES.
NOTRE ROI EST VIVANT, ALORS VIVE LE ROI MATOUB.
SANS MOT-DIRE LA VOITURE RACONTE L'HISTOIRE !!

mardi 15 mai 2012

A. Bouguermouh : nos riches doivent s'impliquer dans la promotion de notre culture




A. Bouguermouh : nos riches doivent s'impliquer dans la promotion de notre culture

15/05/2012 - 18:08


OUZELLAGUEN (SIWEL) — Lors d'un entretien avec une délégation du MAK qui lui a rendu visite hier dans son domicile à Ighzer Amokrane dans la commune d'Ouzellaguen, le cinéaste kabyle Abderahmane Bouguermouh a exhorté les riches et industriels de la région « à investir dans leur propre culture ».



« Il n'est pas normal de voir des milliardaires kabyles financer des mosquées sans rien donner à leur propre culture, » dira le réalisateur du premier court métrage en langue kabyle « La colline oubliée » qui estime que « nos richards n'ont pas la culture de leur argent ». M. Bouguermouh rappelle qu'en dehors des régimes communistes, la culture et l'innovation artistique ont de tout temps été prises en charge par des mécènes pour parer à l'insuffisance des subventions étatiques pour la culture. 

Dans un échange convivial filmé par la délégation du mouvement autonomiste, Abderahmane Bouguermouhg dira que « le cinéma kabyle n'a rien à attendre de l'Etat algérien. Nos "richards" doivent s'impliquer dans la promotion de notre culture en investissant dans le cinéma et d'autre domaines, » rappelant que dans les années 70 et 80, le régime algérien a octroyé des sommes colossales à de faux cinéastes qui se conformaient à son idéologie et rien aux vrais cinéastes qui refusaient son dictât et la censure : « j'ai été marginalisé parce que je ne voulais pas cautionner le totalitarisme du régime. » 

M. Bouguermouh a touché à d'autres sujets comme l'éducation dont il dira « nous n'avons pas d'école, il faut attaquer le système éducatif et repartir à zéro »

Questionné sur sa récente déclaration sur Euronews selon laquelle le colonialisme actuel serait pire que le colonialisme français M. Bouguermouh soutient que « c'est une vérité fondamentale que je n'ai même pas besoin de développer : il suffit qu'on se regarde » 

S'agissant de ses projets, Abderahmane Bouguermouh dira : « mes capacités physiques m'empêchent d'exercer mon métier mais je reste disponible pour aider les jeunes cinéastes kabyles et les faire profiter de mon expérience afin de contribuer à la promotion de notre cinéma. » 

Les représentants du MAK dont le président Bouaziz Ait chebib, Razik Zouaoui, Mohamed Younsi, Adbdellah Gherrab se sont rendu hier chez M. Bouguermouh pour lui rendre un hommage pour son travail et engagement au service de la culture kabyle. 

M. Bouguermouh a transmis ses salutations au président du GPK :« Ferhat Mehenni qui est un ami, est un militant infatigable. Personne n'a donné autant que lui pour le combat amazigh. » a t-il tenu à transmettre. 

cbd/bbi 
SIWEL 151800 MAI 12

lundi 14 mai 2012

Le «grand parti» des bulletins nuls - Actualité - El Watan

Le «grand parti» des bulletins nuls - Actualité - El Watan

1 668 507 Algérien(ne)s ont voté «blanc» ou «nul»
Le «grand parti» des bulletins nuls


le 14.05.12 | 10h00 7 réactions




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En quinze ans, le nombre de suffrages annulés a carrément quadruplé. Ils étaient 493 000 Algériens à glisser des bulletins nuls lors des législatives de mai 1997




1 668 507 Algériens et Algériennes ont voté «blanc» ou «nul». Même loin derrière le «parti de l’abstention» – 12 486 292 d’Algériens (nes)ont boudé l’urne, 57,1% du corps électoral –, grand vainqueur des législatives du 10 mai, le parti des «bulletins nuls» n’en a pas moins des prétentions «hégémoniques» : 22% des suffrages exprimés.


En quinze ans, le nombre de suffrages annulés a carrément quadruplé. Ils étaient 493 000 Algériens à glisser des bulletins nuls lors des législatives de mai 1997 – un scrutin marqué par la fraude massive –, le nombre passe à 876 342 lors des parlementaires de mai 2002 et à 961 551 suffrages annulés lors des législatives de 2007.


En glissant dans l’urne une enveloppe vide, un ou plusieurs bulletins de vote déchirés ou annotés souvent avec humour et ironie, les électeurs expriment forcément une position, envoient un ou des messages aux gouvernants et à la société. Les «nuls» sont-ils pour autant compris ? Pas si l’on se fie à l’analyse primaire du régime.  


Zoubir Arrous, sociologue, chercheur en sociologie politique au Cread, se dit d’ailleurs «étonné» du qualificatif utilisé vendredi dernier par Daho Ould Kablia pour désigner les votants «à blanc» : «Pour le ministre de l’Intérieur, cette catégorie relève presque de la psychiatrie. Ceux qui glissent des bulletins raturés ne sont, selon lui, rien d’autres des ‘majanine’, des fous, des débiles.»


Parmi les 42,36% d’Algériens ayant voté jeudi dernier – neuf millions de suffrages exprimés –  l’universitaire distingue trois catégories : la première vote par «tradition», souligne-t-il : «Cette catégorie a coutume de voter depuis 1963 et se sent concernée par tous les scrutins. C’est une catégorie sans chapelle ni appartenance politique, mais qui a juste pris l’habitude de voter FLN et, depuis l’indépendance, reproduit mécaniquement le même choix.»


La deuxième catégorie est celle qui vote, d’après M. Arrous, par «peur» des représailles, notamment de la part de l’administration, des appareils répressifs. «C’est la catégorie d’Algériens traumatisés par la terreur des années 1970 et qui a toujours voté et vote encore par peur.» «La troisième, politiquement mûre, est celle qui glisse un bulletin ’nul’, par défiance et opposition à l’ordre établi.» Les votants «nuls» expriment à leur façon leur révulsion pour l’acte et le personnel politiques qu’ils ont déjà jugé et condamné.


D’ailleurs, les bulletins de vote annulés portent toutes sortes de graffitis : «Vive Khadafi», «Makach el khobza» (pas de travail !), «Aâtouna essokna» (donnez-nous un logement !)»… Cette troisième catégorie, ajoute M. Arrous, renvoie aux Algériens d’âge moyen. «Quoi qu’on n’ait pas encore les résultats par tranche d’âge, constate-t-il, car ce type de statistiques est gardé comme un secret d’Etat.»



Mohand Aziri

jeudi 10 mai 2012



Législatives du 10 mai 2012 : Le scrutin de toutes les incertitudes


le 10.05.12 | 10h00   
Les Algériens sont appelés à se rendre aux urnes, aujourd’hui, afin de choisir leurs représentants au Parlement. Présentées comme un rendez-vous de grande importance, ces législatives du 10 mai auront-elles la faveur des électeurs ?




La réponse des Algériens aux sollicitations du pouvoir sera connue aujourd’hui. Qu’elle penche pour l’abstention ou la participation en nombre, la réaction des Algériens aura son pesant dans l’analyse de la situation qui prévaut dans le pays. Une situation pas des plus reluisantes et que tous les acteurs et observateurs de la scène nationale, qu’ils se soient exprimés pour la participation au vote ou pour le boycott, s’accordent à qualifier de dangereuse et chaotique. Même les voix du régime attestent que l’Algérie est en danger, sans toutefois avouer être les responsables de cette dérive.


Le leitmotiv «aux urnes citoyens» trouvera-t-il une oreille attentive chez l’Algérien moyen, usé et abusé par des décennies de mensonges et de détournement de sa volonté ? Le pouvoir qui, 50 années durant, a disqualifié le politique et n’a ouvert des ponts d’expression qu’à la seule violence, élève aujourd’hui au rang du sacré l’acte de voter. Si la réaction des électeurs est de bouder les urnes, ce ne sera que l’expression compréhensible d’un rejet lancé à la face du pouvoir, comme de coutume d’ailleurs à chaque rendez-vous électoral. Si, par contre, les Algériens préfèrent répondre présent dans les bureaux de vote, ce ne sera pas de leur part un gage de soutien au pouvoir, mais beaucoup plus un dernier défi qu’ils lui lancent d’aller jusqu’au bout de ses promesses de changement.


Participer peut également traduire une volonté, compréhensible aussi, des Algériens de rejeter les appels à la division et opter pour un changement pacifique et non violent, contrairement à ce qui est le cas dans certains pays voisins. L’élection du 10 mai ne revêt, en elle-même, aucune importance particulière, mais elle puise toute sa portée dans le contexte de son déroulement. Elle est différente des précédents rendez-vous électoraux par le fait qu’elle attire sur le pays les regards du monde qui, depuis janvier 2011, s’interroge sur la voie qui s’ouvre à l’Algérie après les bouleversements opérés dans le voisinage. Ce n’est donc pas un rendez-vous banal comme on serait tenté de le croire. Il s’agira de connaître la première réponse à cette lancinante question de savoir qu’en sera-t-il de l’Algérie ?
Cette escale électorale intervient aussi comme la consécration d’un paquet de fausses réformes politiques concoctées dans le plus grand secret et adoptées à la hussarde par une précédente Assemblée dénuée de légitimité.


Le régime a tout misé pour plaire aux puissances étrangères, façonnant de faux discours de stabilité et gargarisant ses partenaires de marchés économiques juteux. Il sait qu’il joue sa survie, mais pense-t-il à celle de l’Algérie ? Choisira-t-il de négocier l’avenir du pays avec les puissances étrangères pour lui garantir sa pérennité ? L’image d’El Gueddafi finissant dans un tunnel prouve qu’il n’y a pas de négociation possible quand il s’agit des intérêts des puissants. C’est en cela que cette élection est un test, une halte qui ouvrira une brèche d’analyse sur le devenir de notre pays. Prendrons-nous part à ce devenir ou nous sera-t-il imposé par des officines nationales ou étrangères ? L’Algérie, qui est au cœur de ce tourbillon de changement, ne peut et n’a pas les moyens de rester en retrait.


Participer ou boycotter ? Les Algériens sont devant un choix dont ils auront à assumer les conséquences. Participer et se risquer à se faire une nouvelle fois abuser par le pouvoir, mais avec la satisfaction d’avoir dit son mot, ou boycotter et rester en retrait de cet avenir commun qu’il nous faudra pourtant construire ensemble. Les Algériens, qui doivent se réapproprier leur avenir, diront leur mot aujourd’hui.  




Nadjia Bouaricha