samedi 2 avril 2011

Entretien avec le président du Gouvernement Provisoire Kabyle, M. Ferhat Mehenni




  • LE SEUL PRESIDANT QUE JE RECONNAISSE, LE SEUL BRAVE QUI N'A JAMAIS ETE ACHETE, NI PAR BOUTEF, NI PAR QUICONQUE.
    LES KABYLE SAVENT QUI IL EST ET CE QU'IL A TRAVERSER JUSQU'A L'ASSASSINAT DE SON FILS ET CE VALEUREUX KABYLE EST TOUJOURS DEBOUT ET CONTINU LA LUTTE AVEC SES FRERES DONT J'EN SUIS FIER D'EN FAIRE PARTI, PRÊT A MOURIR MILLE FOIS A SA PLACE ET UN MILLION DE FOIS POUR LA KABYLIE ET CE N'EST PAS DES MOTS EN L'AIR.
    VIVE LE PRESIDANT MEHENNI, VIVE LE GPK, VIVE LA KABYLIE ET VIVE LA LIBERTE.

mardi 29 mars 2011

Elle s'appelle Siham Bouriah, candidate numéro 3. Elle a 31 ans.






 Élection de Miss Berbère France 2011

Elle s'appelle Siham Bouriah, candidate numéro 3. Elle a 31 ans. Cheveux châtain-miel, yeux marrons. Elle est assistante commerciale trilingue. Elle pratique la danse kabyle, sa passion depuis très jeune. Elle aime les langues, voyager, aider les autres et bien-sûr écouter de la musique kabyle. Elle rêve de s'épanouir dans un métier artistique et culturel.
Votez pour Siham en envoyant 3 par sms au 72100

(50cts/envoi + px d'un sms)

samedi 5 mars 2011

Meeting des cadres du MAK à Larbaâ Nath Irathen : « Les ressources humaines sont la plus grande richesse d’un pays ! »

Meeting des cadres du MAK à Larbaâ Nath Irathen :
Poursuivant leur campagne d’information et de sensibilisation des citoyens kabyles sur le projet de l’autonomie de la Kabylie, et ce, conformément au programme arrêté à cet effet, les dirigeants du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) ont pris attache, hier, avec la population de Larbaâ Nath Irathen.
04/03/2011 - 13:05 mis a jour le 04/03/2011 - 23:14 par Saïd Tissegouine
    
C’est en plein centre-ville et devant une foule nombreuse que le long discours concernant l’avenir de la Kabylie a été animé par des cadres du MAK, à savoir Bouaziz Aït-Chebib, Secrétaire national à l’organique, Si Moh Tayev Larvi, président du MAK par intérim et Mohand Ouamar Hachim, président du Conseil National.
Comme d’habitude, c’est le président du MAK par intérim qui a ouvert le bal par un aperçu historique sur l’origine du peuple kabyle, son ordre sociologique et politique, son espace géographique réel, ses luttes incessantes pour maintenir sa liberté et ses motivations. L’orateur s’est montré très prolixe à Larbaâ Nath Irathen. En conclusion, il a démontré que le combat actuel du peuple kabyle pour son autonomie n’obéit qu’à l’ordre naturel des choses.
Lui succédant dans la prise de parole, le président du Conseil National, Mohand Ouamar Hachim, a presque abondé dans le même sens que M. Si Moh Tayeb Larbi. Cependant, le deuxième orateur a mis l’accent sur l’histoire contemporaine du combat des Kabyles face à l’adversité. Fort de sa longue expérience de la lutte politique, l’orateur a réussi à susciter l’émotion chez l’assistance. Avec la voix amplifiée par le mégaphone, même les automobilistes de passage, séduits par la teneur des mots entendus, ont dû surseoir à la poursuite de leur voyage. Une fois sa voiture garée, le conducteur et ses compagnons arrivent sur le lieu du meeting. En somme, à fur et à mesure que le discours se poursuivait, l’assistance augmentait en nombre.
C’est aussi devant une foule compacte que M. Bouaziz Aït-Chebib a donné toute la mesure de son savoir. Étant un homme jouissant d’une excellente formation politique et maîtrisant à la perfection le kabyle, l’orateur a donc choisi cette langue pour faire passer son message lequel a été suivi religieusement. Abordant en premier lieu le volet de l’avenir économique de la Kabylie, le Secrétaire national à l’Organique du MAK a déclaré à l’assistance que la véritable richesse d’une nation réside d’abord dans ses ressources humaines. « La Kabylie existe bien avant la découverte du pétrole chers frères ; et comment donc, les Kabyles ont vécu avant la découverte de ce produit combustible si ce n’est en puisant et en exploitant d’autres ressources », a-t-il expliqué avant d’ajouter : « Jusqu’à maintenant, la quote-part du pétrole qui revient à la Kabylie est très insignifiante et, par conséquent, la Kabylie autonome peut fort bien se passer de l’apport économique ce produit pétrolier ». « Par ailleurs, poursuit M. Bouaziz Aït-Chebib, la revendication de la Kabylie est éminemment politique et non d’ordre socio-professionnelle ».
Passant ensuite à la phase supérieure, l’orateur cible le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) et le Front des Forces socialistes (FFS). « On ne change pas un système en y étant à l’intérieur », a clamé le Secrétaire national à l’organique du MAK pour inviter ensuite « les partis politiques kabyles à retirer leurs élus des institutions algériennes élues ». Toujours au chapitre des élections, l’orateur a annoncé à l’assistance que les futures élections législatives seront boycottées par le MAK. « Il ne peut y avoir de démocratie sans l’autonomie de la Kabylie ! », a martelé M. Bouaziz Aït-Chebib. Au passage, le Secrétaire national à l’organique du MAK a fustigé les détenteurs réels du pouvoir algérien qu’il a accusé de n’avoir d’autres motivations que le partage entre eux des rentes pétrolières. Selon l’orateur, la pauvreté et la crise économique que subit l’Algérie depuis de longues années ne sont pas causées par la conjoncture internationale, mais tout simplement par l’égoïsme et l’extravagance de certains personnages.
Enfin, M. Bouaziz Aït-Chebib a affirmé que le MAK se dissoudra dès la reconnaissance officielle de l’autonomie de la Kabylie. « Par ailleurs, ajoute-t-il, aucun dirigeant du MAK actuel ne se présentera comme candidat à un quelconque poste de commande ou de gouvernance dans les institutions de la Kabylie autonome ». « Le Combat aujourd’hui des militants et dirigeants du MAK n’a qu’un seul et unique objectif : l’autonomie de la Kabylie », conclut le Secrétaire national à l’organique du MAK.

samedi 12 février 2011

Des militants du RCD tabassés, vive tension à Alger à la veille de la marche du 12 février

Des militants du RCD tabassés, vive tension à Alger à la veille de la marche du 12 février

Des militants du RCD tabassés, vive tension à Alger à la veille de la marche du 12 février

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Un petit avant-goût ! La police anti-émeute a chargé en début de soirée du vendredi des militants du RCD (Rassemblement pour la Culture et la démocratie) devant le siège du parti sis à la rue Didouche Mourad ( ex-rue Michelet) à Alger. Plusieurs personnes ont été blessées alors que le bâtiment est cerné par des fourgons de la police. Des militants qui sont sortis dans la rue, aussitôt la démission du président Moubarak annoncée, scandaient des slogans hostiles au chef de l’Etat Bouteflika. Stationnés autour du siège du RCD, les policiers anti-émeutes sont intervenus pour empêcher les manifestants de marcher dans la rue.

Selon un responsable du RCD joint par DNA au téléphone, les échauffourées avec la police ont fait 10 blessés parmi les manifestants dont un dans un état grave. Celui-ci a été évacué vers l’hôpital Mustapha Bacha.
Par ailleurs, six militants ont été arrêtés par la police et on ignore à l’heure actuelle s’ils sont encore en détention ou s’ils ont été relâchés.
Le siège du RCD, parti d’opposition qui soutient la marche du samedi 12 février à l’appel de la Coordination national pour le changement et la démocratie en Algérie (CNCD), est assiégé par plusieurs fourgons de police anti-émeute.
Selon des témoins joints par DNA, un hélicoptère de la police nationale tournoie depuis le début de la l’après-midi.dans le ciel au dessus d'Alger.
Les autorités algériennes ont déployé un impressionnant dispositif policier, les dernières informations avancent le chiffre de 37600 policiers, autour de la capitale afin d’empêcher le déroulement de cette manifestation.
Une vive tension règne ce soir à Alger à la veille de cette marche. Plusieurs bus qui se dirigeaient vers la ville ont été arrêtés par des barrages de police.


Détecter la langue » Hongrois

vendredi 11 février 2011

«Ordre d’ouverture» de Bouteflika : Les médias publics dans l’embarras - Médias - El Watan

«Ordre d’ouverture» de Bouteflika : Les médias publics dans l’embarras - Médias - El Watan
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Ordre d’ouverture» de Bouteflika : Les médias publics dans l’embarras

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le 11.02.11 | 03h00 15 réactions


Ouverture, fermeture puis réouverture du champ médiatique ! Les responsables des médias publics ne savent plus où donner de la tête. Le président Bouteflika vient de rappeler qu’aucune loi ou instruction n’interdit aux partis politiques l’accès aux médias publics. El Watan Week-end vous révèle les dernières mesures prises par la télévision et la radio pour se conformer à l’ordre présidentiel.


Télévision nationale : recherche idées désespéramment

Au siège de la télévision ça cogite depuis le 3 février, date la déclaration du Présidet de la République. Le DG de l’ENTV, M. Eulmi, a instruit les responsables des différentes chaînes pour lui faire, au plus vite, des propositions. Ils sont tenus de plancher sur les mesures à prendre pour permettre aux partis politiques légaux de se faire entendre à l’antenne. «C’est l’affolement général, affirme un journaliste de la rédaction. La direction est livrée à elle-même, car elle ne sait pas quoi faire. Elle n’a reçu aucune directive et ne sait comment s’y prendre.» Pour le moment, la direction navigue à vue et tente de trouver des solutions au cas par cas. Les directeurs des chaînes doivent trouver des concepts d’émission à mettre à l’antenne au plus vite et surtout les journalistes capables de les animer. «Le problème c’est qu’il n’y a pas les moyens humains pour appliquer ces instructions. Qui a la compétence à l’ENTV d’animer un débat ou interviewer un homme politique ?», déclare un cadre de l’entreprise sous couvert de l’anonymat. Pourtant, la télévision avait planché, comme le révélait El Watan Week-end, sur une émission politique «Saat hiwar», que devait animer Thouraya Zarfaoui. Cette émission n’a toujours pas vu le jour car elle attendrait le feu vert du ministre de la Communication, M. Nacer Mehal. «C’est facile de nous faire porter le chapeau de censeurs, on est aussi tenus de faire avec les desideratas du ministre de tutelle, qui nous a demandé de ne pas ouvrir l’antenne aux partis politiques», révèle une journaliste de la rédaction. Au siège de l’entreprise, on encaisse mal ce rappel à l’ordre présidentiel qui ternit encore un peu plus l’image d’une direction accusée d’avoir censuré, de sa propre initiative, sans que le pouvoir ne lui ait jamais rien demandé et qui doit affronter le courroux de certains ministres qui portent des accusations graves sur la télévision. «Certains membres du gouvernement nous accusent d’être à l’origine des troubles que connaît actuellement le pays à cause des sujets diffusés dans le 20h.» En attendant le brainstorming prévu dans les prochains jours, la direction de la télévision prépare activement les festivités du Mawled Ennabaoui ! A défaut d’idées nouvelles, l’entv tente de colmater les brèches, comme elle peut.
Radio nationale : parlons de la société civile pour éviter de parler de politique

A la radio nationale, c’est aussi la surchauffe. Les directeurs des trois chaînes ont tenu des réunions avec les chefs d’édition de l’information, pour leur exposer les nouvelles directives. Les journalistes sont tenus d’ouvrir l’antenne aux préoccupations de la société civile et de rendre compte, dorénavant, des activités de tous les partis politiques légaux couvertes par la très officielle Agence presse service (APS). «Cette ouverture» permet à la Radio nationale d’éviter, à moindre frais, les questions de fond qui secouent la vie politique nationale. L’ENRS compte aussi sur les émissions politiques déjà à l’antenne pour se conformer au rappel à l’ordre présidentiel. «Ces émissions ont toujours brossé dans le sens du poil avec la bénédiction des directeurs de chaîne. Quelle crédibilité peuvent-elles dorénavant avoir dans la pratique du débat politique. La direction de la radio ne pourra faire l’impasse, à l’avenir, dans un changement des responsables qui sont pour certains d’entre eux en place depuis une décennie et qui ont servi avec beaucoup de zèle le pouvoir en place, les exemples tunisien et égyptien sont là pour le rappeler», affirme un journaliste de la Radio nationale.
Salim Mesbah

Système éducatif algérien : L’industrie du désespoir | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Système éducatif algérien : L’industrie du désespoir | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Système éducatif algérien : L’industrie du désespoir

Par Muhend Larvi Tayev, président du MAK par Intérim

Nonobstant les dispositions institutionnelles (articles 2, 3 et suivants de la Constitution algérienne) qui briment la nation kabyle par un déni intégral, les entraves à la liberté du peuple kabyle trouvent aussi leurs sources dans des lois scélérates qui lui interdisent et le dépossèdent, suivant le cas, de l’exercice de sa libre expression.

08/02/2011 - 20:16 mis a jour le 08/02/2011 - 21:32 par Muhend Larvi Tayev

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« Le système éducatif a pour mission de former des arabo-islamistes à conscience socialiste. »

Ce n’est pas une galéjade mais bien la teneur de l’article 2 de l’Ordonnance 76/35 du 16 avril 1976 relative au système éducatif algérien. Pour lever toute équivoque quant à la marche à suivre, l’article 24 alinéa 4 précise : « acquérir les comportements et les attitudes conformes aux valeurs de l’islam et de la morale socialiste ». L’enseignement des langues étrangères est toléré dans un seul cadre : « pour leur permettre d’accéder à une simple documentation dans ces langues ».

Universellement, un système éducatif est dédié à la formation des élites dans les sciences, la technologie, les valeurs humaines afin d’en faire des citoyens compétents et responsables, à même d’assurer le présent et le futur des nations. Mais en Algérie, sans ambages, on décrète que le système éducatif doit former des divisions d’hallucinés en devenir de zombies ou de kamikazes. Il est évident que les concepteurs d’une telle politique éducative et culturelle d’un pays n’ont aucun sens de l’intérêt public et ne méritent en aucune façon d’être des commis de l’état. Quant à ceux qui l’ont signée et promulguée et qui se croient hommes d’état, l’histoire les juge déjà comme des criminels.

Ce qui parait de prime abord pour un être normalement constitué comme une stupidité intégrale et une hérésie académique pour un pays, continue de sévir dans l’école algérienne depuis maintenant 35 ans. Mais durant tout ce temps, malgré la chute vertigineuse et aveuglante du niveau scolaire à tous les paliers, malgré la déshérence de cohortes de diplômés inemployables parce que sans aucune formation sérieuse et malgré les conséquences tragiques sur la jeunesse qui s’immole ici ou préfère se suicider en mer, le plus loin possible du pays, cette usine de malheur continue de sévir avec le même personnel qui se transmute entre les ministères de l’éducation et de l’enseignement supérieur avec la même assiduité criminelle.

Le résultat est là ! Brutal et sans appel lorsque des charretées de jeunes algériens noyés sont renvoyés par le ressac sur les rives nord et sud de la méditerranée. Lorsque des diplômés de l’enseignement supérieur ne sont même pas capables de rédiger par eux-mêmes leurs propres CV. Le seul effort intellectuel qui vaille à leurs yeux est de pouvoir rédiger correctement la demande de visa d’étude et la lettre de motivation, au besoin en se faisant aider par des aînés, pour partir et ne plus jamais revenir au pays.

Voici venu le temps des comptes d’un système d’embrigadement appelé pompeusement système éducatif qui a sapé deux générations et ruiné tout espoir chez la jeunesse algérienne.

En 2000 j’ai adressé un rapport au président de la CNRSE – Commission Nationale Pour la Réforme du Système Éducatif - en tant que rapporteur de la s/commission « nouveau système ». En introduction, j’avais écrit :
- vu que les propositions constructives butent sur les appétits des gens du sérail, responsables de cette situation et qui n’ont d’autre objectif que de concocter des fiches techniques des postes qu’ils convoitent ;
- vu que lesdits postes sont vitaux pour toute velléité de changement ; alors je vous dis, M. le président, que le système d’embrigadement actuel est un système qui engendre des conflits endogènes et exogènes. Un système qui mène vers un suicide collectif, un système qui inhibe tout savoir et l’enseignement de notre histoire riche d’un cumul de valeurs et de moralité inestimable…

Devant un tel constat, la Kabylie s’arroge le droit de sauvegarder sa jeunesse et de construire par elle-même son avenir. Ce droit est naturel et inaliénable. Naturellement, ce droit concerne tous les peuples d’Algérie, mais s’il y a ceux qui se complaisent de cette situation, ce n’est nulle raison de brider les autres par un nivellement par le bas. C’est particulièrement vrai dans le cas de la Kabylie où la langue, la culture, l’histoire, les coutumes et la pratique religieuse encadrée par une praxis laïque sont des constantes millénaires. En effet, le paganisme, judaïsme, le christianisme, l’islam ont traversé la Kabylie sans travestir son âme ni altérer le bon sens et la tolérance de son peuple.

Il est patent que le système éducatif algérien actuel est une machine d’embrigadement dominée par l’idéologie arabo-islamique au détriment des langues autochtones qu’il contribue à détruire jusqu’à leur effacement total. La nation kabyle refuse cette fatalité.

Le MAK est l’expression politique de ce refus net et sans retour. L’une des préoccupations majeures de son gouvernement est la construction d’une école laïque, performante et ouverte sur l’universel dans la Kabylie autonome. Une université d’où sortiront des postulants à la post-graduation qui n’auront pas à perdre 1 ou 2 années de mise à niveau dans les universités étrangères pour commencer enfin leur cycle de formation comme c’est le cas actuellement.

Le philosophe anglais du 17e siècle, John Locke disait : « Je crois pouvoir dire que les neuf-dixièmes des hommes que nous connaissons, sont ce qu’ils sont, bons ou mauvais, utiles ou nuisibles, par l’effet de leur éducation ». On ne peut qu’admettre la véracité et la pertinence de cette assertion. Mais manifestement, elle n’a, en aucun cas, inspiré les pouvoirs algériens successifs qui ont choisi de livrer l’école à l’arabo-intégrisme en échange de la latitude à disposer tranquillement de la rente du pays.

La Kabylie qui n’a construit aucun donjon pour un roi ni aucune geôle pour un prisonnier aspire à édifier enfin pour son peuple, sur son territoire, les bases de son épanouissement scientifique et culturel, condition première de son essor économique, actuellement cadenassé par un pouvoir raciste qui lui confisque même un financement destiné à l’environnement octroyé par le PNUD.

C’est son droit et sa volonté et nul ne sera capable de les contrarier.

mercredi 9 février 2011

LIBERTE, QUOTIDIEN NATIONAL D'INFORMATION -

LIBERTE, QUOTIDIEN NATIONAL D'INFORMATION Le village Aït Mesbah se recueille à la mémoire de Imache Amar Vibrant hommage au père du nationalisme algérien Par : Samir LESLOUS Lu : (145 fois) Bien que banni de l’histoire officielle de l’Algérie, au village Aït Mesbah, dans la région des Ath Douala, on se souvient de lui comme si c’était hier. Lui n’était pas un simple enfant du village mais un des pères fondateurs de l’Étoile nord-africaine, (ENA), qui regroupait à sa naissance tous les militants nationalistes durant les années 1920. Lui, c’est Imache Amar que l’on aime nommer encore familièrement Da Amar Ath Ouali dans son village natale. Avant-hier encore, pour la seconde fois, l’association qui porte le nom de ce militant de la cause nationale né le 7 juillet 1895 et décédé le 7 février 1960, à l’âge de 65 ans, a pris l’initiative de lui rendre un vibrant hommage en concoctant un riche programme dont les activités ont débuté avec l’inauguration, sur la placette du village Aït Mesbah, à environ 3 kilomètres du chef-lieu de Béni Douala, d’une plaque commémorative en sa mémoire, suivie par un émouvant recueillement sur sa tombe en présence des élus locaux et nombreux citoyens de la région et d’une conférence-débat animée par Abdennour Abdesselam sur la vie et l’œuvre de ce militant nationaliste qui ne cessait sa vie durant de plaider, notamment en étant rédacteur en chef du journal El Ouma de l’Étoile nord-africaine, pour une Algérie algérienne et laïque. Condamné pour ses activités au sein de l’étoile nord africaine en France durant l’année 1934 et libéré en 1935, Imache Amar devint la personnalité la plus forte de l’Étoile après Messali. En 1936, des divergences importantes opposèrent les deux hommes. Des divergences qui se poursuivront jusqu’à sa déportation en Allemagne en 1940 où il sera jeté dans les camps de concentration nazzi jusqu’à 1945. À sa libération, Imache Amar revient dans son village natal mais non sans écrire à ses compatriotes en France sa célèbre lettre d’adieu dans laquelle il avertissait contre les visées néfastes de Messali Hadj. “On t’a tiré du fétichisme, du fanatisme et tu verses dans un autre plus dangereux. On t’a réveillé de l’idolâtrie, on t’a conseillé de tout voir, tout comprendre, tout contrôler et tu tombes à genoux en extase devant de nouvelles idoles ! Tu oses prêter une vertu divine, même aux poils de barbe ? Tu te demandes maintenant pourquoi tout est saccagé, détruit, sans t’apercevoir que c’est toi qui a fourni le matériel aux démolisseurs, et monter la garde pour empêcher qu’on les dérange ?” a écrit Imache Amar en s’adressant au peuple algérien à travers cette lettre dans laquelle il décrit également son pays, l’Algérie, avec des mots qui sonnent encore à présent comme ce qu’il y a de plus d’actualité. “Ce beau pays dont le sol est pourtant riche et généreux, mais d’où l’égoïsme et la tyrannie des hommes nous oblige à l’exil volontaire”, a-t-il écrit. Une description que les présents à la cérémonie d’hier qualifient d’“une réalité encore vivante en Algérie 49 ans après l’indépendance”. Mais lors de la cérémonie d’hier, c’était surtout la réhabilitation dans l’histoire officielle de l’Algérie de la mémoire d’Imache Amar, ce père fondateur du nationalisme algérien qui a continué, même étant invalide, à aider ses frères de la Révolution entre 1954 et 1960 que les présents ont tenu à revendiquer. À ce sujet, l’animateur de la conférence, Abdennour Abdesselam a tenu à déplorer que lorsqu’il a été demandé de l’État de réhabiliter Imache Amar, c’était avec le financement d’un film sur Messali Hadj qu’il a répondu.

mardi 8 février 2011

YouTube - Malika Ouahes - Ṣiweḍ slam













Un grand merci à mon ami Henridekabylie pour le partage....

MALIKA OUAHES

Son père sappelle Ramdane At-Mansour, sa sœur Nadia At-Mansour. Le premier est universitaire, poète connu pour ses recueils : Isefra n at zik, Tiɣri, Agani

Nadia pour sa part est psychanalyste et chanteuse interprète. Elle sest faite connaître par son album Chants soufis de Kabylie. Elle a également publié A la recherche de lâme Interprétation dun conte kabyle initiatique, une analyse pour le moins novatrice dans le champ de la littérature berbère qui applique les concepts psychanalytiques à un conte kabyle. Cest dire que les At-Mansour sont des agents culturels très impliqués dans le champ littéraire kabyle et qui montrent, si besoin est, quon peut être moderne tout en simprégnant du patrimoine traditionnel. ...

Devant lhégémonie commerciale du non-stop que daucuns étrangement considèrent comme une aubaine pour la chanson kabyle....

Des voix comme celle de Malika Ouahes sont des bouées de sauvetage. Une voix qui rappelle avec plaisir celle de Taos Amrouche. Malika Ouahes est visiblement sur ses traces.

Pourvu quelle persévère !