lundi 11 juin 2012

Tahar Djaout Shooting The Writer BBC part1 - YouTube

Tahar Djaout Shooting The Writer BBC part1 - YouTube


Ajoutée par aghrive06 le  5 sept. 2009
Tahar Djaout (1954-1993) est un écrivain, poète et journaliste algérien d'expression française. d'origine kabyle, Tahar Djaout est né le 11 janvier 1954 à Oulkhou (Ighil Ibahriyen) près d'Azeffoun . En 1993, il fut l'un des premiers intellectuels victime de la « décennie du terrorisme » en Algérie. sa fameuse citation est (Si tu parle tu meurs, si tu te tais tu meurs, alors parle et meurs) - 
parmi ses oeuvres litteraires : les vigiles -Solstice barbelé -LÉtreinte du sablier -L'Invention du désert - LExproprié- Le Dernier Été de la raison - Les Chercheurs d'os . 
Matoub lounes lui a rendu un vibrant hommage dans la chanson Kenza (la fille de Tahar) dans laquelle on retient le fameux refrain ( Et si ils aneantissent tant et tant d'etoiles, le ciel lui ne s'aneantira jamais).
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Ferhat Mehenni serait déchu de sa nationalité algérienne (rumeur)


dimanche 10 juin 2012


Ferhat Mehenni serait déchu de sa nationalité algérienne (rumeur)


10/06/2012 - 22:01


AZAZGA (SIWEL) — Une rumeur a circulé ce dimanche à Azazga, à 40 Km à l'est de Tizi-Ouzou, indiquant qu'une circulaire serait arrivée au Commissariat de police de la ville selon laquelle M. Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle en exil, serait déchu de sa nationalité algérienne.


Contacté par Siwel, le porte-parole du Gouvernement provisoire kabyle en exil (Anavad), M. Makhlouf Idri a déclaré : « le Président Ferhat Mehenni savait déjà qu'il était sous le coup d'un mandat d'arrêt depuis mars 2009 mais la nouveauté est cette déchéance de l'algérianité à laquelle lui-même a renoncé pour sa Kabylité et sa nationalité authentique kabyle ». 
Sur les raisons d'une telle action des autorités algériennes, le porte-parole de l'Anavad avance que « le pouvoir algérien avec ses accointances arabo-islamistes voudrait lui faire payer ainsi sa visite en Israel », visite effectuée du 20 au 24 mai dernier, acompagné de M. Lyazid Abid, ministre des Relations internationales au sein de l'Anavad, visite durant laquelle ils avaient été reçus à la Knesset et avaient rencontré de hauts responsables politiques et des intellectuels israëliens. 


C'est en mars 2009, soit quelques semaines avant la présidentielle du 09 avril (qui avait vu Bouteflika se faire élire pour un 3ème mandat, après que ce dernier ait truturé la constitution algérienne, cette dernière limitant à 2 mandats l'exercie du Président de la République) que la presse algérienne avait fait état d'un mandat d'amener délivré par un juge de Bouira. 


La justice aurait été actionnée par les autorités algériennes, car « elles n’auraient pas apprécié la manifestation dans cette ville, attribuée aux militants du MAK (Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie) (dont Ferhat Mehenni était président au moment des faits, NDLR), organisée par des étudiants de l’université Muhend-U-lhadj At Wakli, le 20 avril 2008 ». 
M. Ferhat Mehenni avait réagi à ce moment-là en se demandant : « Pourquoi ce n’est que près d’un an plus tard que cette instance judiciaire entreprend cette action contre moi, juste à la veille des élections présidentielles qui, au demeurant, ne passionnent personne au pays des Kabyles ? ». 


« N’y cherche-t-on pas plutôt un bouc-émissaire au prévisible et ridicule taux de participation de la mascarade des présidentielles du 9 avril prochain ? Ne veut-on pas y créer des troubles, un printemps-noir-bis, pouvant servir de diversion pour faciliter le bourrage des urnes ailleurs, en dehors de la Kabylie ? Ou bien, veut-t-on m’empêcher de rentrer et me pousser à l’exil définitif ? » 
Rappelons que 98% des citoyens de Kabylie avait boycotté la présidentielle algérienne du 9 avril 2009, le peu de votants étant issu des corps constitués : police, armée en stationnement sur tout le territoire kabyle, fonctionnaires de l'administration, ainsi qu'une population arabophone habitant les zones limitrophes de la Kabylie, que le pouvoir fait déplacer par bus entiers pour remplir les urnes en Kabylie... 


Ferhat Mehenni demeure déterminé : « Quoi qu’il en soit, je voudrais que tous mes adversaires sachent que je ne renoncerai ni à mon action pour l’autodétermination de la Kabylie, ni à ma liberté de penser et de m’exprimer. C’est sur le plan des idées et du combat politique qu’il est sain de me contrer et non par l’anathème, l’insulte, la répression, la corruption ou l’assassinat. » 


wbw 


SIWEL 102101 JUIN 12

lundi 4 juin 2012

Affaire des caricatures de Mahomet : quatre individus jugés coupables de terrorisme contre le journal danois Jyllands-Posten.

Affaire des caricatures de Mahomet : quatre individus jugés coupables de terrorisme contre le journal danois Jyllands-Posten.

Affaire des caricatures de Mahomet : quatre individus jugés coupables de terrorisme contre le journal danois Jyllands-Posten.

04/06/2012 - 12:45

COPENHAGUE (SIWEL) — Quatre individus ont été jugés coupables de terrorisme, par le tribunal du district de Glostrup dans la banlieue de Copenhague, dans l’affaire du complot d’assassinat du personnel d’un journal danois, Jyllands-Posten, qui avait publié, en 2005, les caricatures sur le prophète de l’islam, Mohamed.


Siège du journal danois Jyllands-Posten. PH/DR
Siège du journal danois Jyllands-Posten. PH/DR
Il s’agit de trois suédois et un tunisien, qui se sont rendus coupable d’attentat terroriste contre le personnel du journal, a jugé, ce matin, le tribunal du district de Glostrup dans la banlieue de Copenhague. Sahbi Ben Mohamed Zalouti, Mounir Awad et Omar Abdalla Aboelazm, citoyens suédois d'origine tunisienne, libanaise et marocaine, et Mounir Ben Mohamed Dhahri, Tunisien 

Les quatre « terroristes », qui avaient plaidé non-coupables, devant le tribunal, ont été jugés « coupables de terrorisme », a indiqué la présidente du tribunal, Katrine Eriksen, à l’AFP. 

Le verdict a été retransmis en direct sur deux chaînes de télévision publiques DR et TV2. 

Le parquet avait souligné, qu'au moment de leur arrestation, les quatre hommes avaient eu l'intention de « tuer un grand nombre de gens »dans les locaux du quotidien Jyllands-Posten, à Copenhague. 

Un pistolet-mitrailleur avec silencieux, un revolver, 108 balles et 20.000 dollars (16.084 euros) en espèces ainsi que 200 tiges en plastique pour ligoter des otages avaient été saisis par la police auprès de ces quatre hommes. 

ri/bbi 
SIWEL 04 1248 JUIN 12code

"L’Autonomie de la Kabylie est une affirmation forte et noble qu’il faut soutenir


Interview avec Boualem Sansal
J’espère bien que le concept de l’autonomie fasse des jaloux et que dans d’autres régions d’Algérie on revendique la même chose.
16/05/2012 - 11:52 mis a jour le 27/05/2012 - 11:54 par Zahir Boukhelifa
-  Tamurt.info : Monsieur Boualem Sansal, azul 
- Boualem Sansal : Azul
- Tamurt : Vous avez déclaré lors de votre conférence, que vous adhérez pleinement à l’idée de l’autonomie et que votre souhait est que cette idée se généralise à toute l’Algérie. Est-ce que c’est une provocation de plus ou un choix réfléchi de votre part ?
- Sansal : Moi, je ne joue pas au jeu de la provocation. C’est un jeu débile, indigne d’un écrivain, d’un intellectuel ou d’un citoyen. S’amuser à cela, c’est faire le jeu du système. Les provocateurs sont comme l’arroseur arrosé, finalement ça se retourne contre eux. Donc, c’est par conviction que j’ai des positions politiques, philosophiques. Ce seront les miennes et comme je les exprime sans langue de bois cela paraît être souvent de la provocation. Je dis les choses directement, sans tourner autour du pot. Pour le reste, les autres sont libres de penser ce qu’ils veulent. Ils peuvent penser que c’est de la provocation, moi j’ai l’intime conviction que l’autonomie de la Kabylie est une opportunité extraordinaire. Cela fait longtemps d’ailleurs que j’attendais que des hommes ayant un pouvoir emblématique dans la région s’emparent de ce thème et en fassent un vecteur de combat. Parce qu’il y a plusieurs façons de se battre contre le régime algérien. On peut, par exemple, prendre les armes, ce n’est pas ce que je souhaite. On peut rentrer dans un processus et réclamer l’indépendance, ce n’est pas non plus ce que je souhaite, cela mettra en danger le pays et la Kabylie elle-même. En revanche le concept de l’autonomie est un concept riche.
C’est l’affirmation d’une identité, c’est une affirmation démocratique. On veut être soi-même et c’est très noble, c’est très puissant et c’est la première fois en Algérie qu’on utilise cette idée. Eh bien c’est fort et il faut la soutenir. J’espère bien que ça fasse des jaloux et que dans d’autres régions d’Algérie on revendique la même chose. J’aimerais par exemple bien, que les universités déclarent leur autonomie par rapport au gouvernement. Là aussi, ce n’est pas seulement l’autonomie, au sens politique comme pour la Kabylie, mais d’une manière générale que les femmes déclarent leur autonomie par rapport à la culture machistes de ce pays. On a besoin de cela. C’est cela le siècle des lumières en Europe. C’est que des gens ont décidé de prendre leur autonomie par rapport à la religion, par rapport aux rois, par rapport aux traditions. Prendre sa responsabilité et décider soi-même pour construire sa vie par le débat, par la confrontation. C’est très important comme convention, la provocation est un jeu ridicule.
-  Tamurt : Le pouvoir accuse les autonomistes d’être instrumentalisés par l’étranger et de vouloir diviser le pays. Il qualifie leurs actions de Tintamare Que pensez-vous de cette propagande du pouvoir algérien qui vise à discréditer ce Mouvement ?
-  Sansal : Il ne faut pas rentrer dans le jeu du pouvoir. Si on fait cela, on est fichu. Je n’ai pas à aller voir le pouvoir pour lui expliquer pourquoi je réclame l’autonomie, ni à discuter avec lui. Je prends ma décision tout seul. A partir du moment où j’ai décide d’être autonome, je n’ai plus besoin de lui. Je n’ai ni à le regarder, ni à polémiquer avec lui, ni…. De toute façon, lui, il va utiliser tous les moyens. Évidemment, pour ridiculiser votre pensée, il vous accusera de tous les maux. Vous allez rentrer dans ce jeu là ? Vous êtes perdant. Non. Je suis autonome et je n’ai plus besoin de vous. Je regarde ailleurs. Je construis ma vie. Si tu veux venir construire avec moi, viens. Sinon toi tu restes, moi j’organise ma vie.
-  Tamurt : Vous parlez du principe : j’existe, je suis autonome ?
- Sansal : Oui, c’est ça le principe de la démocratie. C’est le principe de la liberté. Je décrète que je suis libre. Je ne dépends plus de vous. Je n’ai pas besoin de discuter avec vous. Je suis libre. En revanche, je dois, puisque on parle de l’autonomie de la Kabylie, me tourner vers les Kabyles et leur faire partager ce sentiment que l’autonomie, la liberté, ça se décrète soi-même, pas contre l’autre. Je suis libre, point. Donc, si tu veux te sentir libre, on se rejoint, on va travailler ensemble à construire cette liberté, lui donner un contenu politique, institutionnel, culturel, etc.
-  Tamurt : Aujourd’hui nous célébrons une fête séculaire : le nouvel an berbère. Combien de fois vous l’avez célébré dans votre vie ?
- Sansal : Trois ou quatre fois. J’habite à Boumerdes et Je l’ai célébré trois à quatre fois en petit groupe.
-  Tamurt : Qu’est-ce que ces célébrations du nouvel an, Chrétien, musulman, chinois, etc, invoque en vous ?
- Sansal : Pas grand chose. Je ne crois pas que la société a besoin de rituels. On peut partager ces moment avec eux, il n’y a pas de problèmes. Il m’est arrivé de fêter n’importe quoi, avec des copains juifs, avec des copains chrétiens. Et voilà ! Être avec eux pour partager un moment. Mais moi, personnellement, ces anniversaires n’invoquent pas grand-chose en moi.
-  Tamurt : Même pas un marquage identitaire pour que l’Algérie, la Kabylie retrouve son identité ? Vous ne croyez pas que cela passe par ce genre d’initiative, par ce genre de célébration ?
- Sansal : Oui, je comprends qu’on ait besoin de ritualiser la vie. C’est comme ça que les identités se maintiennent. C’est une sensation mais c est aussi un rituel comme la façon de manger, de s’habiller, etc. Il ne faut pas aussi tomber dans la ritualisation, s’emprisonner. Je participe à ces fêtes la, quand on m’invite, mais sans être forcement super exalté par la chose. Si je ne le fait pas, ça ne me manque pas spécialement. Je ne réduis pas l’identité à des festivités. C’est une façon de regarder le monde, mais c’est quand même plus compliqué. Je me méfie aussi un peu aussi de cette ritualisation quand elle commence à devenir presque comme une fin en soi, obligatoire, ça devient un peu comme le ramadhan, si on ne le fait pas on est taxé.
Je reviens au concept de l’autonomie, ce n’est pour s’enfermer. S’autonomiser, ce n’est pas échapper à quelque chose pour aller s’enfermer dans une autre chose. C’est beaucoup plus riche, car l’Histoire, c’est important. La symbolique et importante sans tomber dans le folklore.
-  Tamurt : Quel avenir politique présagez-vous pour la cause autonomiste kabyle ?
- Sansal : Je pense que maintenant, il faut travailler à initier le peuple en Kabylie et ailleurs, même partout, à cette affirmation. Nous avons décrété notre autonomie et travaillons à donner corps à cette autonomie. Il ne faut que ça reste un mot seulement. Il faut travailler à cela. Par exemple, le MAK s’est donné un certain nombre d’institutions, c’est déjà important. Maintenant, il faut un programme de travail, obtenir une reconnaissance mondiale. C’est toujours ce qu’on fait quand un peuple décrète sa liberté. Par exemple, le Sud-Soudan, a arraché son indépendance. Maintenant, il faut donner corps à cette indépendance : Se faire reconnaitre par les institutions internationales, obtenir sa place dans le concert des nations, un siège à l’ONU, construire un Etat, abolir tous ce qui est dénoncé dans l’ancien régime et ne pas le laisser se reproduire, etc. Donner vraiment corps à l’idée d’autonomie n’est pas seulement un travail de quelques hommes, mais de tout un peuple. C’est un travail d’éducation, de rénovation de la culture. Enfin, un énorme boulot qu’il faut faire. Sinon ça reste un slogan et une attitude un peu comme ça : Je suis autonome sans plus.
-  Tamurt : N’y a-t-il pas une part d’utopie dans tout cela ?
- Sansal : On ne peut pas vivre sans utopie. Le monde fonctionne comme ça. L’objectif est d’abord lointain, mal défini… Eh bien, c’est la quête du bonheur. Quelle plus grande utopie que cela ! On sait bien que le bonheur n’existe pas, mais on se fixe cet objectif. On y travaille avec des petits plaisirs, des petits bonheurs, des petites réussites, en espérant que ceux qui viendront après iront plus loin. Et voilà, c’est du travail.
Interview réalisée par Zahir Boukhelifa

jeudi 31 mai 2012

Ferhat Mehenni : « Les Juifs cachés à la mosquée de Paris durant l'occupation nazie était le fait de Kabyles »


Ferhat Mehenni : «  Les Juifscachés à la mosquée de Paris durant l'occupation nazie était le fait de Kabyles »

30/05/2012 - 21:54

LA KABYLIE SOEUR D'ISRAËL 
Interview de Ferhat Mehenni par Bernard Koch : 

Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement provisoire kabyle en exil : « De retour d'Israël, la Kabylie, à travers ce geste, réaffirme sa propre souveraineté par rapport à elle-même » 

Cette Kabylie, cette région montagneuse tout au Nord de l'Algérie, au bord de la Méditerranée, n'en finit pas, depuis près de deux siècles de réclamer, haut et fort, son indépendance. De vouloir se défaire de sa tutelle, l'Algérie. Etat qui dès sa décolonisation, n'a cessé de malmener cette région, de maltraiter ses habitants, les Kabyles. 

"Liberté pour la Kabylie, éternité pour Israël". C'est ce que Ferhat Mehenni a déclaré au quotidien israélien de langue anglaise, The Jerusalem Post, durant la visite qu'il vient de rendre, non sans un certain enthousiasme, à l'Etat d'Israël. 

Vif opposant au régime actuel algérien d'Abdelaziz Bouteflika, Ferhat Mehenni, le Président du Gouvernement provisoire Kabyle y est interdit de séjour, tout en étant menacé à l'extérieur. Plus déterminé que jamais, il continue à traverser la planète pour que la cause d'une Kabylie libre, indépendante, laïque et non arabe soit pleinement entendue et partagée à travers le monde. 

C'est en Israël où la cause Kabyle a reçu, à ce jour le meilleur écho, le plus sûr soutien. 

De retour de ce voyage au pays de Canaan, du 20 au 24 mai 2012, Ferhat Mehenni a bien voulu accepter de répondre à mes questions :


Tract en kabyle rédigé en 1942 par le "groupe kabyle" des Francs-Tireurs et Partisans appelant à protéger les Juifs pourchassés par les Nazis à Paris (PH/SIWEL)
Tract en kabyle rédigé en 1942 par le "groupe kabyle" des Francs-Tireurs et Partisans appelant à protéger les Juifs pourchassés par les Nazis à Paris (PH/SIWEL)
Vous revenez d’une visite en Israël qui fait beaucoup de vagues en Algérie ? Pourquoi avez-vous fait ce choix de vous rendre dans un Etat fortement vilipendé par le monde arabo-musulman ? 

La Kabylie ne se sent pas partie intégrante du monde arabo-musulman. Elle s'y refuse au nom de son identité et de ses valeurs. Un intellectuel vient de donner sur un site internet la conclusion de cette visite, et selon laquelle "la Kabylie n'est pas prête à rendre les armes". Disons qu'elle n'acceptera jamais d'être soumise. La Kabylie, à travers ce geste, réaffirme sa propre souveraineté sur elle-même. Nous préférons cultiver l'amitié entre les peuples à la place de la haine que l'on prête, à tort ou à raison, à cette nébuleuse arabo-musulmane. 

Quel était le but de cette visite ? Le message que vous vouliez transmettre ? 

Notre objectif était une simple prise de contact. Israël a son siège à l'ONU, contrairement à la Kabylie du fait d'une injustice historique qu'elle cherche aujourd'hui à réparer. Nous voulons nouer des relations d'amitié entre nos deux peuples, kabyle et Israélien. 

Nous cherchons aussi des soutiens politiques et diplomatiques en mesure d'inscrire la question kabyle à l'ordre du jour de l'ONU. 

Quelle importance donnez-vous à cette visite ? Qui avez-vous rencontré ? Comment avez-vous été accueilli ? Qu’attendez-vous de cette visite ? 

Nous avons rencontré le Vice Président de la Knesset M. Danny Danon, des responsables au ministère des Affaires Etrangères chargés des dossiers nord-africains, et au niveau ministériel par le Ministre des Infrastructures, M. Uzi Landau. Nous attendons de cette visite une meilleure connaissance de la Kabylie de la part de nos partenaires israéliens et le développement de notre coopération culturelle et politique entre nos deux gouvernements et nos deux peuples. 


Comment a été reçu cette initiative dans la communauté kabyle que vous représentez ? Avant et après votre voyage ? 

La Kabylie respire enfin : cette visite est vécue par le citoyen kabyle comme une délivrance. Le peuple kabyle en est heureux et espère que cela ne va pas s'arrêter à un simple formalisme protocolaire. De notre côté, nous avons des projets. Etant donnée la qualité de l'écoute de la part de nos interlocuteurs, je peux affirmer que l'horizon est souriant. 

"LA RECONNAISSANCE D'ISRAËL PAR LES PAYS ARABES FERA TOMBER LES TENSIONS ET REGLERA LA QUESTION PALESTINIENNE" 

Quelle(s) observation(s) faites-vous de ce pays ? A la suite de votre visite qu’auriez-vous à dire à ceux qui s’en prennent à Israël, qui jugent de façon unilatéral le conflit israélo-palestinien ? Vous-même, votre communauté, avez-vous un point de vue sur ce conflit ? 

Israël est un pays très développé. C'est un modèle sur le plan économique. Ses investissements dans la recherche scientifique et dans des pôles d'excellence font de lui une nation en avance sur la plupart du reste du monde. 

Concernant le conflit qui l'oppose au monde arabe, nous pensons que la reconnaissance d'Israël par ce dernier est vitale pour la paix dans la région. Elle fera tomber toutes les tensions et réglera du coup la question palestinienne. 

Le moment est venu de vous demander quelles sont les relations qui existent entre Juifs et Kabyles, en France en particulier. On sait qu’elles s’appuient sur une Histoire commune. Peut-être pourriez-vous nous faire un bref raccourci de cette Histoire ? 

Les Juifs cachés à la mosquée de Paris durant l'occupation nazie était le fait de Kabyles. La pratique du judaïsme s'est évanouie en Kabylie, mais les noms de clans, de familles et de villages demeurent toujours. Il serait bon d'engager des recherches universitaires pour en connaître la réalité et dessiner peut-être des perspectives. La Kabylie, en tous les cas, sacralise toutes les croyances et les respecte au plus haut point. Le serment le plus inviolable des Kabyles est de jurer "au nom de toutes les croyance". 

En France, l'intolérance, l'incivisme et le refus de l'altérité dans certains quartiers nous inquiète et nous interpellent de la même manière que la communauté juive de France. Nous avons en commun l'attachement le plus fort aux valeurs de la république, loin de tout prosélytisme. 

Propos recueillis par Bernard Koch

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Voici la retranscription en kabyle puis en français du tract, rédigé en 1942 par le "groupe kabyle" des Francs-Tireurs et Partisans : 

AM ARRAC NNAGH 
Id'elli di lefjer hebsen udayen n' Paris 
Imgharen am tilawin am arrac 
Di lgherba am nukwni, d-ixeddamen am nukwni 
D-atmaten nagh. Arrac nsen am arrac nagh 
Ma yiwen yufa yiwen weqcic nni, 
i'laq as yefk n nsib at isebar attaadi lmehna. 
A yargaz n'tmurt nagh, ulik d-amuqran. 

« COMME NOS ENFANTS 
Hier, à l'aube, les juifs de Paris ont été arrêtés, 
Les vieillards, les femmes comme les enfants, 
en exil comme nous, ouvriers comme nous, ce sont nos frères et leurs enfants sont nos enfants. 
Si quelqu'un d'entre vous rencontre un de ces enfants, 
Il doit lui donner asile et protection, le temps que le malheur passe. 
Enfant de Kabylie, ton coeur est grand » 

C'est le réalisateur Derri Berkani qui avait retrouvé ce tract (dont SIWEL dispose d'une copie envoyée par M. Berkani) en 2005 chez un comptable à Draâ El Mizan, en Kabylie. Ce dernier l'avait récupéré parmi des papiers administratifs du propriétaire d'un bistrot, rue Château des Rentiers, dont il s'est occupé des comptes. 

Derri Berkani qui avait réalisé un film de 26 minutes pour France 3 "“La Mosquée de Paris, une résistance oubliée" déclare : « Les FTP algériens étaient désignés sous le vocable de « groupe kabyle » par facilité de langage en usage chez les FTP qui utilisaient les groupes de langues, pour permettre une sécurité de transmission des consignes. L'immigration algérienne de Paris, à l'époque, était le fait d'hommes jeunes, seuls, d'origine rurale, essentiellement de Kabylie. Ils étaient aux deux tiers analphabètes, ils vivaient dans la misère, mais par le travail ils avaient intégré un autre univers, celui du monde ouvrier, du prolétariat. Ils avaient acquis une conscience prolétarienne dans les usines où ils travaillaient. Ils étaient tous syndiqués, et ils participaient à toutes les luttes ouvrières, aux grèves... Une fois la guerre venue, ils se sont engagés dans les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) » 

Derri Berkani relève que la démarche de la Mosquée de Paris et de son recteur Si Kaddour Benghabrit obéissait à des principes religieux, mais les FTP algériens, qui ont amené des juifs pour les mettre à l'abri, étaient des laïcs, des ouvriers. Leurs motivations n'étaient pas religieuses, elles ont concordé avec celles des dirigeants de la Mosquée. Les FTP avaient agi par « conscience prolétarienne ». 

Les juifs étaient amenés à la Mosquée de Paris avec l'accord et le soutien de son recteur, Ben Ghabrit, le temps d'organiser leur passage vers la zone libre ou le Maghreb. Aussi, la Mosquée n'était pas un lieu de séjour, mais de passage. 

Source 

wbw/bbi 
SIWEL 302054 MAI 12

Ferhat Mehenni : « Les Juifs cachés à la mosquée de Paris durant l'occupation nazie était le fait de Kabyles »

Ferhat Mehenni : « Les Juifs cachés à la mosquée de Paris durant l'occupation nazie était le fait de Kabyles »

Ferhat Mehenni : « Les Juifs cachés à la mosquée de Paris durant l'occupation nazie était le fait de Kabyles »

30/05/2012 - 21:54

LA KABYLIE SOEUR D'ISRAËL 
Interview de Ferhat Mehenni par Bernard Koch : 

Ferhat Mehenni, Président du Gouvernement provisoire kabyle en exil : « De retour d'Israël, la Kabylie, à travers ce geste, réaffirme sa propre souveraineté par rapport à elle-même » 

Cette Kabylie, cette région montagneuse tout au Nord de l'Algérie, au bord de la Méditerranée, n'en finit pas, depuis près de deux siècles de réclamer, haut et fort, son indépendance. De vouloir se défaire de sa tutelle, l'Algérie. Etat qui dès sa décolonisation, n'a cessé de malmener cette région, de maltraiter ses habitants, les Kabyles. 

"Liberté pour la Kabylie, éternité pour Israël". C'est ce que Ferhat Mehenni a déclaré au quotidien israélien de langue anglaise, The Jerusalem Post, durant la visite qu'il vient de rendre, non sans un certain enthousiasme, à l'Etat d'Israël. 

Vif opposant au régime actuel algérien d'Abdelaziz Bouteflika, Ferhat Mehenni, le Président du Gouvernement provisoire Kabyle y est interdit de séjour, tout en étant menacé à l'extérieur. Plus déterminé que jamais, il continue à traverser la planète pour que la cause d'une Kabylie libre, indépendante, laïque et non arabe soit pleinement entendue et partagée à travers le monde. 

C'est en Israël où la cause Kabyle a reçu, à ce jour le meilleur écho, le plus sûr soutien. 

De retour de ce voyage au pays de Canaan, du 20 au 24 mai 2012, Ferhat Mehenni a bien voulu accepter de répondre à mes questions :


Tract en kabyle rédigé en 1942 par le "groupe kabyle" des Francs-Tireurs et Partisans appelant à protéger les Juifs pourchassés par les Nazis à Paris (PH/SIWEL)
Tract en kabyle rédigé en 1942 par le "groupe kabyle" des Francs-Tireurs et Partisans appelant à protéger les Juifs pourchassés par les Nazis à Paris (PH/SIWEL)
Vous revenez d’une visite en Israël qui fait beaucoup de vagues en Algérie ? Pourquoi avez-vous fait ce choix de vous rendre dans un Etat fortement vilipendé par le monde arabo-musulman ? 

La Kabylie ne se sent pas partie intégrante du monde arabo-musulman. Elle s'y refuse au nom de son identité et de ses valeurs. Un intellectuel vient de donner sur un site internet la conclusion de cette visite, et selon laquelle "la Kabylie n'est pas prête à rendre les armes". Disons qu'elle n'acceptera jamais d'être soumise. La Kabylie, à travers ce geste, réaffirme sa propre souveraineté sur elle-même. Nous préférons cultiver l'amitié entre les peuples à la place de la haine que l'on prête, à tort ou à raison, à cette nébuleuse arabo-musulmane. 

Quel était le but de cette visite ? Le message que vous vouliez transmettre ? 

Notre objectif était une simple prise de contact. Israël a son siège à l'ONU, contrairement à la Kabylie du fait d'une injustice historique qu'elle cherche aujourd'hui à réparer. Nous voulons nouer des relations d'amitié entre nos deux peuples, kabyle et Israélien. 

Nous cherchons aussi des soutiens politiques et diplomatiques en mesure d'inscrire la question kabyle à l'ordre du jour de l'ONU. 

Quelle importance donnez-vous à cette visite ? Qui avez-vous rencontré ? Comment avez-vous été accueilli ? Qu’attendez-vous de cette visite ? 

Nous avons rencontré le Vice Président de la Knesset M. Danny Danon, des responsables au ministère des Affaires Etrangères chargés des dossiers nord-africains, et au niveau ministériel par le Ministre des Infrastructures, M. Uzi Landau. Nous attendons de cette visite une meilleure connaissance de la Kabylie de la part de nos partenaires israéliens et le développement de notre coopération culturelle et politique entre nos deux gouvernements et nos deux peuples. 


Comment a été reçu cette initiative dans la communauté kabyle que vous représentez ? Avant et après votre voyage ? 

La Kabylie respire enfin : cette visite est vécue par le citoyen kabyle comme une délivrance. Le peuple kabyle en est heureux et espère que cela ne va pas s'arrêter à un simple formalisme protocolaire. De notre côté, nous avons des projets. Etant donnée la qualité de l'écoute de la part de nos interlocuteurs, je peux affirmer que l'horizon est souriant. 

"LA RECONNAISSANCE D'ISRAËL PAR LES PAYS ARABES FERA TOMBER LES TENSIONS ET REGLERA LA QUESTION PALESTINIENNE" 

Quelle(s) observation(s) faites-vous de ce pays ? A la suite de votre visite qu’auriez-vous à dire à ceux qui s’en prennent à Israël, qui jugent de façon unilatéral le conflit israélo-palestinien ? Vous-même, votre communauté, avez-vous un point de vue sur ce conflit ? 

Israël est un pays très développé. C'est un modèle sur le plan économique. Ses investissements dans la recherche scientifique et dans des pôles d'excellence font de lui une nation en avance sur la plupart du reste du monde. 

Concernant le conflit qui l'oppose au monde arabe, nous pensons que la reconnaissance d'Israël par ce dernier est vitale pour la paix dans la région. Elle fera tomber toutes les tensions et réglera du coup la question palestinienne. 

Le moment est venu de vous demander quelles sont les relations qui existent entre Juifs et Kabyles, en France en particulier. On sait qu’elles s’appuient sur une Histoire commune. Peut-être pourriez-vous nous faire un bref raccourci de cette Histoire ? 

Les Juifs cachés à la mosquée de Paris durant l'occupation nazie était le fait de Kabyles. La pratique du judaïsme s'est évanouie en Kabylie, mais les noms de clans, de familles et de villages demeurent toujours. Il serait bon d'engager des recherches universitaires pour en connaître la réalité et dessiner peut-être des perspectives. La Kabylie, en tous les cas, sacralise toutes les croyances et les respecte au plus haut point. Le serment le plus inviolable des Kabyles est de jurer "au nom de toutes les croyance". 

En France, l'intolérance, l'incivisme et le refus de l'altérité dans certains quartiers nous inquiète et nous interpellent de la même manière que la communauté juive de France. Nous avons en commun l'attachement le plus fort aux valeurs de la république, loin de tout prosélytisme. 

Propos recueillis par Bernard Koch

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Voici la retranscription en kabyle puis en français du tract, rédigé en 1942 par le "groupe kabyle" des Francs-Tireurs et Partisans : 

AM ARRAC NNAGH 
Id'elli di lefjer hebsen udayen n' Paris 
Imgharen am tilawin am arrac 
Di lgherba am nukwni, d-ixeddamen am nukwni 
D-atmaten nagh. Arrac nsen am arrac nagh 
Ma yiwen yufa yiwen weqcic nni, 
i'laq as yefk n nsib at isebar attaadi lmehna. 
A yargaz n'tmurt nagh, ulik d-amuqran. 

« COMME NOS ENFANTS 
Hier, à l'aube, les juifs de Paris ont été arrêtés, 
Les vieillards, les femmes comme les enfants, 
en exil comme nous, ouvriers comme nous, ce sont nos frères et leurs enfants sont nos enfants. 
Si quelqu'un d'entre vous rencontre un de ces enfants, 
Il doit lui donner asile et protection, le temps que le malheur passe. 
Enfant de Kabylie, ton coeur est grand » 

C'est le réalisateur Derri Berkani qui avait retrouvé ce tract (dont SIWEL dispose d'une copie envoyée par M. Berkani) en 2005 chez un comptable à Draâ El Mizan, en Kabylie. Ce dernier l'avait récupéré parmi des papiers administratifs du propriétaire d'un bistrot, rue Château des Rentiers, dont il s'est occupé des comptes. 

Derri Berkani qui avait réalisé un film de 26 minutes pour France 3 "“La Mosquée de Paris, une résistance oubliée" déclare : « Les FTP algériens étaient désignés sous le vocable de « groupe kabyle » par facilité de langage en usage chez les FTP qui utilisaient les groupes de langues, pour permettre une sécurité de transmission des consignes. L'immigration algérienne de Paris, à l'époque, était le fait d'hommes jeunes, seuls, d'origine rurale, essentiellement de Kabylie. Ils étaient aux deux tiers analphabètes, ils vivaient dans la misère, mais par le travail ils avaient intégré un autre univers, celui du monde ouvrier, du prolétariat. Ils avaient acquis une conscience prolétarienne dans les usines où ils travaillaient. Ils étaient tous syndiqués, et ils participaient à toutes les luttes ouvrières, aux grèves... Une fois la guerre venue, ils se sont engagés dans les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) » 

Derri Berkani relève que la démarche de la Mosquée de Paris et de son recteur Si Kaddour Benghabrit obéissait à des principes religieux, mais les FTP algériens, qui ont amené des juifs pour les mettre à l'abri, étaient des laïcs, des ouvriers. Leurs motivations n'étaient pas religieuses, elles ont concordé avec celles des dirigeants de la Mosquée. Les FTP avaient agi par « conscience prolétarienne ». 

Les juifs étaient amenés à la Mosquée de Paris avec l'accord et le soutien de son recteur, Ben Ghabrit, le temps d'organiser leur passage vers la zone libre ou le Maghreb. Aussi, la Mosquée n'était pas un lieu de séjour, mais de passage. 

Source 

wbw/bbi 
SIWEL 302054 MAI 12

mercredi 30 mai 2012

Les salafistes imposent la charia en Tunisie par le gourdin

Les salafistes imposent la charia en Tunisie par le gourdin

Les salafistes imposent la charia en Tunisie par le gourdin

En Tunisie, et notamment à Jendouba, une ville du nord-ouest, située près de la frontière algérienne, les salafistes, les alliés stratégiques du cheikh El Ghannouchi, le guide spirituel du parti An Nahda appelé le Khomeini de l’Afrique du Nord, sèment le chaos et le désordre. Ils sont en train d’imposer par la terreur du gourdin, à cette paisible ville, la morale islamique en s’attaquant aux bars, aux débits de boissons alcolisées et en faisant pression sur les femmes qui ne sont pas encore voilées pour les burqaniser.
Forts de l’appui du gouvernement d’An Nahda de tendance islamique qui vient de les autoriser à créer un parti politique nommé le Front de la Réforme, ils agissent en toute impunité; en territoire conquis à leur idéologie. D’ailleurs, ils ne se sont pas génés d’attaquer des commissariats de police comme ils l’avaient déjà fait à Sidi Bouzid, la ville de feu Bouazizi dont l’immolation fut le déclenchement du fameux printemps arabe.
Alors profitant de la sympathie de l’opinion occidentale provoquée par les révoltes de la jeunesse arabe, les islamistes bien organisés s’étaient engouffrés dans la brèche créée par ce vent de liberté et d’espoir pour imposer leur diktat théocratique.
Où est donc passée la démocratie tant chantée par les intellectuels arabo-islamiques et leurs relais occidenteux?
Et pourtant dès le début de ces révoltes arabes, RL a clairement dit que le fameux printemps arabe va devenir un hiver islamique.
RL, a t-elle au raison d’anticiper sur les évènements? Eh bien oui! Car tous les pays arabes, sans aucune exception, sont atteints par la fièvre islamique.
La charia, c’est maintenant, scandent en choeur les islamistes du monde entier.
Les salafistes tunisiens ne sont pas prêts de lâcher la pression sur leur société en vue de l’islamiser. Avec l’appui et la bénédiction du cheikh Youcef El Karadaoui, directeur en chef des fatwas sunnites à l’échelle interplanétaire, qui leur a apportés sa caution en venant faire un prêche à la mosquée de Kairouan, la plus ancienne d’Afrique du Nord, ils se sentent pousser des ailes. Après son passage, ils avaient organisé une grande manifesation pour montrer leurs muscles dans cette même ville où ils étaient plus de quinze mille.
Des lendemains sombres attendent la Tunisie de pied ferme.
Mais que veulent prouver ces islamistes? Que le vin soit interdit aux musulmans? Il est vrai que dans le coran, sourate 5 verset 90, il est écrit: » Ô croyants! Le vin, le jeu du hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu’une abomination oeuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez. ». Et dans la même sourate, verset 91, il est écrit: » Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu du hasard, l’inimité et la haine, et vous détourner d’invoquer Allah et la prière. Allez-vous donc y mettre fin? »
Ces versets sont venus interdire la consommation du vin,, car au temps de Mahomet, certains de ses compagnons priaient même en étant ivres morts.
Et pourtant, le vin est célébré dans le coran, sourate 16 verset 67: »Des fruits des palmiers et des vignes, vous retirez une boisson enivrante et un aliment excellent. Il y a vraiment là un signe pour les gens qui raisonnent. »
Aux lecteurs de RL d’apprécier ou non ce dernier verset.
Depuis son apparition, l’islam a instauré des règles strictes pour terroriser les sans-grades mais les puissanst ne furent jamais inquiétés par ces interdictions. Le vin fut et reste omniprésent dans leurs palais, à l’abri des regards de la foule islamique ( ghachi) qui s’enflamme dès qu’elle aperçoit un adepte de Bacchus et qui crie au Diable dès qu’elle rencontre une femme qui n’est pas nikabisée.
Selon la loi coranique, la consommation du vin est punie par quatre-vingts coups de fouet mais nulle autre littérature ne peut se vanter d’avoir une riche collection de poèmes bachiques ( khamriya) comme la littérature arabe.
A titre d’exemple, un certain Abu Mihjan, au début de l’islam, fut emprisonné et puis exilé par le deuxième calife Omar, écrivit:
« Mon ami, donne-moi à boire du vin, bien que je sache ce que Dieu a révélé au sujet de cette boisson. Donne-moi du vin pur pour rendre mon péché plus grave, car ce n’est que quand il est pur que le péché est sûr.
Bien que le vin soit devenu rare, que nous en ayons été privés et que l’islam nous ait sevrés sous la menace du châtiment, malgré tout je bois à grands traits. Je le bois pur et de temps à autre je deviens gai. Alors je le bois mélangé à de l’eau. A mes côtés chante une jeune fille mutine. Quelques fois, elle chante à voix haute, quelques fois doucement, gazouillant comme les oiseaux du jardin. »
Abu Mahjan ne pouvait pas supporter l’idée dêtre privé de vin après sa mort, il composa alors ces vers:
« Quand je serai mort, enterrez-moi près d’une vigne, que mes os soient nourris de sa sève.
Ne n’enterrez pas en plaine parce que je crains de ne pouvoir profiter du vin quand je serai mort. »
Mais le plus célèbre des poètes musulmans qui passait outre les interdits de l’islam, fut sans aucun doute Abu Nouwas ( né aux environs de 747 et mort en 815 de l’ère chrétienne d’un père arabe et d’une mère perse.) Dans de nombreux épisodes des ‘Mille et une nuits’, il apparait en compagnie d’Hurun Al Rashid, le célébre calife abasside de Bagdad ( 766-809)
Il composa des poèmes sur le vin, sur l’amour, sur l’homosexualié et sur la mort… Il écrivit au sujet du vin:
 » Ho! Une coupe est remplie à ras bord, et que ce soit du vin. Jamais je ne boirai dans l’ombre si je peux boire en plein jour. Pauvre et maudit suis-je sobre, mais riche suis-je chaque fois que, complètement, je titube.
Parle, ne déguise pas ce nom chéri, que diable: il n’y a rien de bon dans un plaisir qu’on dissimule.
Guéris-moi avec ce doux élixir, ce vin qui inonde ma gorge. »
Je ne voudrai pas aussi oublier Omar Khayam ( mathématicien-philosophe perse 1048-1131), un grand poète qui avait glorifié le vin par ses écrits.
La poésie arabe fut et demeure encore un rempart contre les excès de l’islam.
En Tunisie, la société est prise en tenaille entre un gouvernement D’An Nahda d’orientation islamique et les agissements de ses sous-traitants que sont les salafistes, sans oublier le silence de l’Occident qui avait chaudement applaudi au fameux printemps arabe. Mais que reste-t-il de l’espoir suscité par cet événement? Rien, à part la peur du lendemain et la haine…
Les politiciens en Occident, notamment en France devront suivre de près ce qui se déroule actuellement en Tunisie. Un système théocratique solidement ancré dans ce pays pourra influencer les islamistes qui se trouvent dans les banlieues françaises pour radicaliser davantage certains français musulmans. Il ne faut pas oublier que plus de 40% des franco-tunisiens ont voté en faveur du parti An Nahda.
Quand on voit ce que le printemps arabe a créé comme désordre dans les contrées sous domination de l’islam, on est droit de se poser de sérieuses questions.
De la Libye, en passant par la Syrie, la situation politique et surtout sociétale est en train de virer au cauchemar…
En Libye, c’est le tribalisme qui est en marche, et en plus, ce pays a exporté sa déstabilisation au Mali voisin, qui est de facto divisé en deux entités. Au nord, la création de l’état islamique de l’Azawad vient d’être décidée par le MNLA ( Touaregs laïcs) et par Ansar Eddine ( Touaregs salafistes) avec l’appui de l’Aqmi, et à Bamako; c’est la confusion totale.
En Egypte, les frères musulmans sont en passe d’obtenir par la voie des urnes tous les leviers de commande de l’état pour instaurer la charia.
Au Yémen, c’est la partition qui se profile avec la présence de la Qaïda qui attend fébrilement pour mettre ce pays sous sa coupe.
En Syrie, les sunnites aidés par les islamistes sont en rébellion armée contre le régime minoritaire et autoritaire Alaouite ( chiite) de Bachar Assad. N’en déplaise aux commentateurs et aux géo-stratèges, la Syrie est plongée dans une guerre civile opposant les sunnites aux chiites pour régler des contentieux vieux de plus de 14 siècles.
Ou est passé le printemps arabe? Qui peut prétendre encore que la charia peut apporter la paix et le bonheur? Et les marchands de l’islamisme, vont-ils se rendre compte de leur hérésie, un jour?
Hamdane Ammar

dimanche 27 mai 2012

Issaâd Rebrab : « Nous avons des projets pour la Kabylie »

Issaâd Rebrab : « Nous avons des projets pour la Kabylie »

Issaâd Rebrab : « Nous avons des projets pour la Kabylie »

27/05/2012 - 13:06

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Le patron du groupe agro-alimentaire Cevital, Issaâd Rebrab, était à Tizi-Ouzou pour une rencontre débat sur l’économie nationale. « Nous avons des projets pour la Kabylie », a-t-il déclaré.


Issaâd Rebrab (PH/DR)
Issaâd Rebrab (PH/DR)
Invité pour un débat sur son expérience dans l’entreprenariat, le président-directeur du groupe Cevital a longuement décortiqué le climat d’affaires en Algérie et notamment en Kabylie. Pour l'entrepreneur, « la région de Kabylie a besoin de projets pour son émancipation ». Il a, dans ce sens, indiqué que les « autorités doivent assurer la sécurité aux entrepreneurs ». Allusion faite aux kidnappings qui menacent les hommes d’affaires de la région. Pour rappel, plus de 67 entrepreneurs ont été enlevés, depuis quelques années. Des kidnappings suivis, généralement, de payement de fortes rançons. Les services de sécurité, n’ont, à ce jour, élucidé aucun cas de kidnappings. 

Le patron de Cevital a souligné que le projet du port de Cap Djinet, permettra la création d'un million d’emplois. L’assistance, composée notamment de jeunes étudiants, à compris que le pouvoir algérien, bloque, intentionnellement les projets du groupe Cevital, pour empêcher tout investissement créateur de richesses et d’emplois en Kabylie. Pour rappel, Issaâd Rebrab a énuméré, à plusieurs de ses sorties publiques, une dizaine de projets pour la Kabylie bloqués par l’administration algérienne. 

Bouteflika avait déclaré « qu’il ne veut pas créer un Berlusconi en Kabylie ». Référence faite à Issaâd Rebrab qui venait de lancer son projet d’usine agro-alimentaire à Vgayet. 

aai 
SIWEL 271306 MAI 12

samedi 26 mai 2012

C'EST QUOI L'AUTODETERMINATION C'EST LA LIBERTE !


Des intellectuels et des activistes culturels algériens (...)...
Communication du président du MAK à Ath-Yahia-Moussa
« le MAK est la première force politique en Kabylie »
De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine


Le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, M. Bouaziz Aït-Chebib, a effectué, hier, un déplacement dans la région natale de Krim Belkacem, plus exactement, au village d’Allalène, pour animer conférence autour du thème « Autodétermination de la Kabylie ».


20/05/2012 - 00:28 mis a jour le 21/05/2012 - 15:30 par Saïd Tissegouine


Cette rencontre, devons-nous signaler, est initiée par la section du MAK locale dirigée par M. Djamel Boubchir avec le concours considérable du cadre du MAK en activité à l’étranger, en l’occurrence M. Ahmed Amrioui. Nous devons noter d’emblée que ce rendez-vous d’Allalène s’est déroulé dans un climat hautement convivial. Autrement dit, les formes protocolaires que l’on connaît habituellement dans ce genre de rencontres n’ont aucunement été de rigueur.


Vu donc ces excellentes conditions où l’élément temporel n’a influencé en rien l’agenda aussi bien du conférencier que de l’assistance nombreuse et curieuse de connaissances politiques, M. Bouaziz Aït-Chebib, après épuisement du sujet ayant trait directement à l’autodétermination de la Kabylie, a longuement parlé de l’historique du MAK, le bilan des activités, les perspectives et sans oublier de faire naturellement le point sur les élections législatives du dix mai.


D’autres questions pertinentes seront mises également en lumière lors des débats. Nous réitérons que tout au long de ce rendez-vous où le verbe a été d’une très haute teneur, la bonne ambiance n’a pas déserté les esprits. Bien au contraire, le rire a été de mise. A propos donc de l’autodétermination de la Kabylie, le président du MAK a, dans son explication, répondu aux questions suivantes : 
C’est quoi l’autodétermination ? 
Quand le MAK a décidé l’usage de ce terme et pourquoi ? 
Que faut-il attendre de l’autodétermination ?


A la première question, M. Bouaziz Aït-Chebib, en parfait connaisseur de ce concept, a expliqué la différence existante entre l’autodétermination externe et celle dite « interne ». Il va sans dire que le conférencier a fait l’historique de ces deux concepts mis en avant en droite ligne avec le droit international dont les lois sont érigées avec l’évolution des temps et selon les cas présentés devant les instances internationales. L’assistance a eu donc à connaître qu’après la seconde guerre mondiale, les puissances mondiales, nourries par le sentiment d’obligation morale d’assurer leurs droits aux nations à disposer d’elles-mêmes, ont mis au point des mécanismes et des outils devant les faire aboutir à cet effet. C’est à partir de ces mécanismes et outils mis au point par les Nations Unies que des pays sous occupation étrangère ont puisé pour arriver à leur indépendance. Ces libérations des peuples de leurs occupants étrangers ont eu lieu surtout à partir du début de la décennie I960. A cette époque, il n’était alors question que de l’autodétermination dite « externe ». Mais est-ce pour autant que tous les groupes ethniques ou tous les peuples ont réglé leurs problèmes ? Assurément non. La question était encore plus délicate dès lors que deux ou plusieurs groupes ethniques ou plusieurs peuples vivent sur le même espace géographique dit « national » où implacablement l’Etat favorise un groupe ethnique ou peuple par rapport à d’autres.


C’est à partir de ces iniquités soulevées et dénoncées sans cesse par les groupes ethniques ou peuples que les Nations Unies ont été contraintes de créer d’autres mécanismes et d’autres outils devant assurer à chaque groupe ethnique ou chaque peuple son droit à disposer d’eux-mêmes. La nouvelle formule mise au point s’appelle « l’autodétermination interne ». Elle est entrée en vigueur et admise par les Nations Unies à partir du début de la décennie I970.


Quand le MAK a décidé l’usage de ce terme et pourquoi ? Le conférencier a souligné que l’origine du recours à l’autodétermination remonte à l’année 2008, et ce, après qu’Alger eut gardé le silence total sur la demande officielle que la direction du MAK lui eut introduite quant à l’autonomie de la Kabyle. Ceci d’un. De deux : le concept de l’autonomie n’est pas consacré par le droit international. Et par conséquent, sous cet angle la communauté internationale ne peut faire aucune pression sur le régime d’Alger sans risque d’être accusée d’ingérences dans les affaires internes d’un pays. « Dès lors, nous avons été dans l’obligation de travailler en droite ligne avec le droit international », affirme le conférencier. S’agissant des attentes de l’autodétermination de la Kabylie, le président du MAK a développé une multitude de volets, entre l’éducation, la justice, l’économie, la laïcité.


Concernant l’éducation, M. Ahmed Amrioui a pris la parole pour souligner que le système éducatif actuel basé sur l’arabo-islamisme est une catastrophe d’où l’urgence à arracher l’autonomie pour pouvoir réformer « notre école ». L’orateur a cité une multitude d’exemples justifiant l’indigence de l’école algérienne et où ses premières victimes sont d’abord les enfants kabyles. M. Ahmed Amrioui qui est un polyglotte (l’homme parle couramment plusieurs langues dont le français, l’anglais, l’espagnol, l’allemand) a déclaré que le cas de l’enfant kabyle est atypique. « Le malheureux s’initie aux langues étrangères d’abord, sa langue maternelle ensuite. Dès lors, il se retrouve complètement désorienté. Même la formation universitaire achevée, il se retrouve inapte à toute production intellectuelle », s’alarme M. Ahmed Amrioui.


Reprenant la parole, M. Bouaziz Aït-Chebib dira qu’une fois la Kabylie autonome, la première mesure à prendre est la réforme de l’école. « L’enfant kabyle commencera ses études dans sa langue maternelle d’abord, introduction des langues étrangères ensuite », martèle-t-il. Et naturellement, le président du MAK n’omet pas de signaler que la future école kabyle sera laïque.


Concernant la justice, le conférencier informera l’assistance qu’elle sera indépendante du politique. « Il n’y a que de la sorte que le magistrat puisse juger équitablement », note le conférencier. S’agissant encore du volet économique, le président du MAK démontrera scientifiquement que la prospérité économique de la Kabylie sera au rendez-vous dès que l’autonomie sera acquise. Bien plus tard, c’est-à-dire une fois le débat déclaré ouvert, un intervenant interrogera sur le délai à accorder à accorder à Alger quant à son aval sur l’autonomie de la Kabylie.


Question bien pertinente. En effet, jusqu’à quand le peuple kabyle fera preuve de patience ? Dans sa réponse où pas l’ombre d’une périphrase n’a été remarquée, le président du MAK assurera qu’ « Alger aura tout intérêt à prendre en charge ce dossier dès maintenant car personne ne peut exclure que les generations futures exigeront l’autonomie sous une autre forme voire plus que l’autonomie ». Pour le conférencier, l’autonomie de la Kabylie n’est qu’une question de temps et la patience a des limites. Jusqu’à présent, les Kabyles ont fait preuve de patience. Ils ont même fait preuve d’une longanimité. Mais après ? Avec intelligence et humilité, M. Bouaziz Aït-Chebib a, à partir d’Allalène, sis dans la commune d’Aty-Yahia-Moussa, lancé un appel en direction des décideurs d’Alger pour leur signifier que le MAK ne se laissera pas piéger par l’usure ou la corruption et, par conséquent, ils ont tout intérêt à arrêter des mesures justes et nécessaires dès maintenant.


Leur mutisme leur sera lourd en conséquences. Une fois ce point expliqué, le président du MAK abordera le paysage politique actuel en prévalence aussi bien en Kabylie que sur le reste de l’Algérie, et ce, avec les législatives du dix mai comme toile de fond. Tout d’abord, Le conférencier apportera un démenti catégorique sur la participation de l’électorat kabyle à ce scrutin. Les seuls électeurs ayant mis le bulletin dans l’urne sont les membres des corps constitués. Delà, la preuve indiscutable de l’option des quotas mise en avant par le pouvoir d’Alger. De même, la preuve indiscutable que non seulement le Front des Forces Socialistes (FFS) est parti politique typiquement kabyle mais aussi le pouvoir le considère également comme tel. M. Bouaziz Aït-Chebib ira jusqu’à déclarer que le FFS a réellement négocié son quotas mais comme tous les autres et comme d’habitude, les distributeurs de quotas n’ont pas tenu leur promesse. Pour le conférencier, le FFS « que nous aimons et respectons malgré tout car il est né en 1963, et par conséquent, nous considérons comme le nôtre », est bien roulé dans la farine par le Département du renseignement et de la Sécurité (DRS). « Au lieu des 60 sièges promis au début comme demandé pour « prouver » que c’est un parti national, il n’en a obtenu que 21, et ce, à travers les wilaya de Tizi-Ouzou, Béjia, Alger et Boumerdes », signale le président du MAK. « N’est-ce pas que cela laisse entendre que le pouvoir a fait signifier au FFS sa simple dimension kabyle ? Il (le pouvoir) lui a même soustrait Bouira la kabylophone », constate-t-il encore. Pour le conférencier aussi bien le FFS que le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), ils ne sont que des partis kabyles. M. Bouaziz Aït-Chebib ira jusqu’à psychanalyser les hautes responsables de ces deux partis pour prouver que dans leur subconscient, ils sont convaincus que leur influence politique ne dépasse guère les limites de la Kabylie. « Quand le RCD est arrivé sur la scène politique, c’est-à-dire en 1989, commence le président du MAK, la voix du FFS a crié « Haro ». Elle a interprété l’arrivée du RCD sur la scène politique comme une volonté du pouvoir de nuire au FFS en Kabylie. En 2001, quand le MAK est arrivé à son tour sur la même scène, le RCD, à son tour, eu la même réaction que le FFS douze ans plutôt.


N’est-ce pas là des preuves tangibles que nos frères du FFS et du RCD ont la conviction que leurs partis ne vont pas au-delà de la Kabylie ? ». S’agissant des contradictions du RCD, M. Bouaziz Aït-Chebib mettra en avant « sa conception de la régionalisation ». « Dans leur discours, note-t-il, nos frères du RCD laissent entendre que toute région d’Algérie se trouve en droit de jouir de son autonomie. Et quand il s’agit de la Kabylie, ils dénoncent « la politique séparatiste ». Comment qualifier une telle attitude sinon d’incompréhensible tant le paradoxe est flagrant ».


C’est suite à ce constat « amer » que le conférencier a réitéré son appel aux « députés » du FFS de ne pas rejoindre l’hémicycle Zirout Youcef. M. Bouaziz Aït-Chebib démontrera également que les 221 sièges « obtenus » par le Front de Libération Nationale (FLN) ne sont pas le fait de l’électorat mais bel et bien celui des « distributeurs ». Dans ses calculs, le président du MAK mettra en évidence le nombre des électeurs déclarés et celui de bulletins déclarés « nuls ». A partir de ces données, une « preuve » sera donnée que la fraude a été massive et, au même temps, faite notamment au profit du FLN. Le conférencier a rappelé également que le MAK constitue la première force politique en Kabylie. « Et ces élections organisées dernièrement par le pouvoir, signale-t-il, l’ont prouvé ». Enfin, le président du MAK a déploré le « black out » fait par la presse algérienne sur les activités du MAK. « Les 21 meetings que nous avons organisés dans le cadre du rejet de ces élections n’ont suscité aucun écrit », a affirmé M. Bouaziz Aït-Chebib.


Addenda : le conférencier a rendu un vibrant hommage à la mémoire de la militante du MAK, Madame El-Hadj Ouerdia dite « DUDUC N JERJER » décédée le 17 mai 2009. Par ailleurs, dans son déplacement à Ath-Yahia-Moussa, M. Bouaziz Aït-Chebib était accompagné de M. Abdellah Gherab, président du Conseil des sages du MAK.


De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine

mardi 22 mai 2012

Surfacturations, fausses déclarations… : les ruses du transfert illicite de devises - A la une - El Watan

Surfacturations, fausses déclarations… : les ruses du transfert illicite de devises - A la une - El Watan


Surfacturations, fausses déclarations… : les ruses du transfert illicite de devises


le 22.05.12 | 10h00 1 réaction
   
La surfacturation séduit aujourd’hui non seulement les importateurs algériens, mais aussi les entreprises étrangères quelles que soient leur taille ou leur nature. Selon les chiffres du CNRC, sur les 8605 opérateurs étrangers recensés, 24,5% opèrent dans l’import-export.


Les infractions à la législation des changes sont aujourd’hui légion. La minoration ou la majoration de la valeur en douane, selon les cas ou les dispositions douanières, sont plus qu’une pratique frauduleuse permettant aux importateurs d’échapper au fisc, c’est une habitude, une manière de faire du commerce, qui grève lourdement les recettes du Trésor pour l’un et les réserves de change pour l’autre. Les transferts illicites de capitaux ont connu une accélération ces dernières années.                   


Les chiffres du Global Financial Integrity (GFI), organisme indépendant, rassemblant magistrats, universitaires, spécialistes des affaires et parlementaires américains et européens, à l’image d’Eva Joly, sont édifiants. Au cours de la dernière décennie, plus de 18 milliards de dollars ont été transférés illicitement, dont 4,39 milliards de dollars pour le compte de la manipulation des prix au titre des transactions de commerce international. Soit une moyenne annuelle de 1,8 milliard de dollars de transferts illicites et de 439 millions de dollars de surfacturations annuelles. Des chiffres qui donnent le tournis et qui sont loin de ce qui sort réellement de nos frontières. Car le GFI se sert de modèles de calcul des variations de la balance des paiements pour donner une estimation approximative du manque à gagner.


Le fait est aussi que la hausse continue de la valeur des importations, ou plutôt de l’indice de la valeur unitaire à l’importation, et le creusement du déficit de la balance des services pourrait être le signe de la multiplication des pratiques de manipulation des prix au sein des opérateurs du commerce international, dans le seul but de transférer des devises illicitement. La valeur des importations est ainsi passée de  40,47 milliards de dollars en 2010 à 46,45 milliards de dollars en 2011. Aussi, une hausse de plus de 25,9% a été enregistrée sur l’Indice de la valeur unitaire à l’importation (IVU) de marchandises de l’Algérie pour les neuf premiers mois 2011. Une hausse qui s’est accompagnée d’une augmentation des cas d’infraction à la législation des changes enregistrés par les Douanes algériennes.


Ainsi rien que pour les dix premiers mois de l’année 2011, la direction du contentieux des Douanes algériennes a enregistré des pénalités d’une valeur globales de 75 milliards de dinars (environ un milliard de dollars) largement au-dessus des 59 milliards de dinars enregistrés tout au long de l’année 2010, sachant que les infractions à la législation des changes représentent à elles seules 80% des cas de fraude constatés. C’est dire l’ampleur du phénomène auquel l’autorité douanière a décidé de s’attaquer dès 2010 en traquant les majorations sur la valeur en douane, particulièrement dans les cas de biens issus des zones de libre-échange, notamment la ZALE.


Toutefois, le pan des opérateurs à risque s’élargit à mesure que la fraude s’impose comme mode de fonctionnement du commerce extérieur. Si elle ne concernait auparavant que quelques opérateurs indélicats, la fraude séduit aujourd’hui non seulement les importateurs algériens, mais aussi les entreprises étrangères quelles que soient leur taille ou leur nature. Tous les pans de l’économie sont d’ailleurs touchés et le phénomène ne concerne plus les seules importations de biens destinés à la revente en l’état. Comme ce fut le cas pour le médicament, les surfacturations touchent l’importation d’intrants. Elles touchent également les services, le transport, les assurances et réassurances, les transferts de surestaries, etc.


Un quart des entreprises étrangères font de l’import


Le risque de fraude grandit aussi et surtout avec l’augmentation constante du nombre d’importateurs. Selon les dernières statistiques du Centre national du registre du commerce (CNRC), entre 2007 et 2011, le nombre de sociétés inscrites dans le secteur de l’import-export (ou plutôt l’import-import) a connu une hausse de plus de 70%.  Mais le plus inquiétant, selon de nombreux observateurs, reste le nombre d’entreprises étrangères autorisées à effectuer des activités d’importation sans pour autant être autorisées à transférer leurs dividendes. Selon les chiffres du CNRC, sur les 8605 opérateurs étrangers recensés, 24,5% opèrent dans l’import-export. 


Aussi, 70% des étrangers inscrits en tant que personnes physiques exercent l’activité du commerce de détail. C’est dire la vulnérabilité de la sphère commerciale à l’influence d’opérateurs disposant d’importantes sommes en dinars sans pouvoir pour autant les convertir en devises et les transférer. Reste donc le recours à la fraude. Ce qui pourrait expliquer, selon l’expert financier et ex-cadre à la Banque d’Algérie, Mohamed Ghernaouet, la fébrilité actuelle du marché parallèle des changes où les cours de l’euro et du dollar, face au dinar, ont atteint des pics sans précédent.


Il précise dans ce sens que les transferts de dividendes, pour les entreprises étrangères qui activent dans le secteur de la revente en l’état, ne sont pas prévus par les textes et s’en trouvent ainsi interdits. Il explique ainsi que ces entreprises, qui se doivent de «faire des bénéfices pour rester en vie, prélèvent leurs dividendes à la source», c’est-à-dire à l’importation. Il explique aussi que ces mêmes entreprises s’arrangent pour faire un bénéfice minimum en Algérie «pour contenter quelque peu le Trésor public en payant un impôt pour ensuite transférer le résidus des dividendes via le marché parallèle». Des affirmations qui peuvent paraître ahurissantes au moment où les autorités monétaires renforcent les contrôles et resserrent la législation des changes. Pourtant, du côté de la Banque d’Algérie, on est conscients de la situation, même si l’on veut minimiser la portée de ce genre de pratique. 


Impuissance des autorités


Une source de la Banque centrale, ayant requis l’anonymat, nous explique que la réglementation en vigueur permet aux investisseurs étrangers de transférer leurs dividendes dans les conditions définies par la loi. Ces transferts sont d’ailleurs consignés dans le bilan de la Banque centrale au chapitre des revenus des services non facteurs. Toutefois, il avoue avoir eu connaissance des cas de plusieurs opérateurs ayant recours au marché informel. Il dit cependant douter que ce même marché fasse transiter des sommes faramineuses.
Complicité passive ou aveu d’impuissance des autorités face à l’informel et à la généralisation de la fraude ? Cette attitude n’est pas le seul apanage de la Banque centrale, vu qu’à divers niveaux, on avoue son incapacité à faire quelque chose. Le fait est que les fraudes avérées ne représentent qu’un outil parmi l’attirail mis en place.


Dans ce sens, M. Ghernaouet met à l’index un système de contrôle des changes qui reste strict au plan institutionnel, mais qui demeure très perméable au plan pratique, et cela «les autorités le savent», dit-il.
Une perméabilité possible grâce à la majoration de la valeur en douane, le transfert des services ainsi que les irrégularités marquant le versement des salaires des expatriés. Sur ce dernier point, l’expert financier indique que des travailleurs étrangers ne reçoivent qu’une partie du salaire en Algérie privant ainsi et le Trésor public de revenus d’IRG et la Sécurité sociale de cotisations correspondant à leurs salaires effectifs. Il précise également que si les transferts qui passent par les banques sont chiffrés et sont inscrits au niveau de la balance des paiements, la part des dividendes enfouis dans les prix des produits et services importés et dont la valeur est majorée ne l’est pas.


Ainsi, plus le produit est rare, plus la marge de manœuvre est élevée. Une marge qui, à 10%, peut représenter pour un marché de 250 millions de dollars un manque à gagner de 25 millions de dinars pour le fisc. Il met aussi à l’index les transferts des services qui ont atteint le chiffre alarmant de 12 milliards de dollars alors qu’il n’était que de 5 milliards de dollars en 2006. Un point sur lequel insiste, également, Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprises. Celui-ci évoque la surfacturation de prestations liées à la réparation navale, les prestations d’assurance et de réassurance pour lesquelles de gros montants transitent par les places de Zurich et de Londres. Aussi, si les activités de fret et de transport induisent en Algérie des surcoûts qui se montent à 7 milliards de dollars par an, il faut bien se dire qu’une partie est liée à la surfacturation des prestations ou encore au gonflement des transferts par des armateurs étrangers de surestaries dépassant les 3 mois.    


Roumadi Melissa