Affichage des articles dont le libellé est des. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est des. Afficher tous les articles

jeudi 13 septembre 2012

En réaction à des provocations de militaires : les citoyens d’Adekkar assiègent la daïra (sous-préfecture)


En réaction à des provocations de militaires : les citoyens d’Adekkar assiègent la daïra (sous-préfecture)

12/09/2012 - 20:54

ADEKKAR (SIWEL) — Cet après-midi, plusieurs jeunes des villages de la région d’Adekkar, dans le département de Vgayet en Kabylie ont assiégé le siège de la daïra de la localité, après la provocation des militaires algériens qui ont attenté à l’honneur de ces villageois.


Les citoyens d'Adekkar assiègent toujours la daïra. PH/Siwel
C’est en réaction aux provocations dont étaient victimes des jeunes filles de la part des militaires algériens en position dans la région kabyle d'Adekkar que des jeunes des villages ont décidé d’assiéger la daïra (sous-préfecture) de la localité, où, ces mêmes militaires se sont réfugies après avoir accompli leur forfait. Selon des témoins, un parent d'une des jeunes filles qui a essayé d'intervenir, a été agressé par les militaires qui rodaient, en tenue civile, dans la ville. 

Selon des témoignages recueillis par Siwel, ces jeunes qui ont pris pour cible la daïra ont réagi contre les provocations des militaires. 
Selon ces mêmes témoins, ces militaires ont pris pour habitude de provoquer les jeunes filles de passage devant leur campement, dans le but, ont-ils précisé, « de porter atteinte aux citoyens de la région ». 

Des centaines de personnes présentes à la manifestation. PH/Siwel
Ils ajoutent que ce n’est pas « la première fois que ces mêmes militaires tentent à travers des comportements condamnables d’attenter à l’honneur des jeunes filles de la localité ». 

« Nous avons assiégé la daïra car les militaires, auteurs de ces provocations, ont pris la fuite vers cet endroit ». Au moment où nous mettons sous presse, le siège de la daïra est toujours occupé par des manifestants en colère. L’occupation de la daïra dure depuis 13 h. 

Même la venue d’un haut responsable militaire n’a pu régler le contentieux. En fin d'après midi, le commandant de secteur militaire est venu pour négocier la libération des otages, mais en vain. Les jeunes manifestants ont répondu: « on veut le départ de l'armée ». 

Les citoyens de cette localité réclament, à l’instar des autres localités de Kabylie, la démilitarisation de la région. Des milliers de militaires algériens occupent la région depuis plusieurs années, sous le prétexte fallacieux de la lutte antiterroriste. 

Une prise de parole a été improvisée sur place. PH/Siwel
A signaler la présence de militants du MAK au rassemblement, dont Arezki Mohamed, secrétaire national du MAK à la logistique qui a assuré que « les citoyens sont déterminés à mettre fin aux agissements irresponsables et provocateurs des militaires ». 

De son coté, le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) estime que la réaction des citoyens d’Adekkar est légitime et appelle les Kabyles à rester vigilants et à exiger le départ des militaires de la Kabylie. " Après les incendies criminels, l'ANP passe à un autre stade de provocation à savoir l'atteinte à l'honneur de nos familles. Le MAK réitère son exigence de démilitarisation de la Kabylie pour mettre fin à l'occupation d'une Armée algérienne qui au lieu de sécuriser la région s'érige en armée coloniale." déclare à Siwel, Bouaziz Ait chebib, président du mouvement autonomiste. 

aai 
SIWEL 112054 SEP 12

lundi 10 septembre 2012

MINISTÈRE DES RELATIONS INTERNATIONALES


Communiqué - 25/02/2012
Anavad AQVAYLI UΣḌIL
GOUVERNEMENT PROVISOIRE KABYLE
Gouvernement Provisoire Kabyle
MINISTÈRE DES RELATIONS INTERNATIONALES

Message du Gouvernement Provisoire Kabyle à la secrétaire d'État, Hillary Clinton, lors de sa visite en Algérie le 25-02-2012

Chère Madame Clinton,
Même si vous êtes Kabylie note de la visite, le Gouvernement Provisoire Kabyle vous accueille en Algérie. Les Etats-Unis d'Amérique pour la Kabylie est le pays qui incarne et agit le plus en faveur de la liberté. C'est le pays qui a été au cœur de tous les ressorts démocratiques. Merci à l'ingéniosité et la créativité de vos collaborateurs, des nouveaux médias et des technologies ont révolutionné notre monde dans lequel les tyrans ne peut plus censurer leurs adversaires ou de prévenir la démocratie. Les parties du monde qui ont été décolonisés un demi-siècle sont pleins de cruels dictateurs. Après la Tunisie, la Libye, l'Egypte, la Syrie bientôt, nous espérons que toutes les dictatures qui continuent de faire rage jusqu'à ce jour tombe un après l'autre.
Nous applaudissons vos efforts pour soutenir les peuples qui luttent pour les droits de la démocratie, de la liberté et de l'homme.
Aujourd'hui, vous êtes en visite en Algérie où le pouvoir reste entre les mains des militaires et où le peuple kabyle est privée de son droit à l'autodétermination. Nous ne sommes pas fiers de ceux qui gouvernent le pays au mépris de la volonté populaire et ont soutenu des dictateurs ces dernières jusqu'à leur chute. Ils sont aussi à l'appui du boucher syrien.
Le gouvernement algérien est un menteur et les Etats-Unis savent qu'ils ne doivent pas compter sur les dirigeants qui sont des alliés du régime iranien et qui sont à la recherche dans le développement de leur propre arme nucléaire.
Le président algérien est un vieil homme qui a violé la Constitution pour se faire réélire pour un troisième mandat de cinq ans en 2009.
Mme Clinton,
Le régime algérien est identique à celui qui vous condamne en Syrie aujourd'hui. Ils sont inspirés par la même idéologie et les deux utilisent la violence militaire pour se maintenir au pouvoir. L'anti-occidentalisme est le cri de guerre des deux régimes où l'Occident et Israël sont dénoncés dans une frénésie de haine.
En Algérie, la manipulation de l'islamisme a été un jeu dangereux qui a causé 200.000 morts en une décennie. La plupart des auteurs d'attentats attribués à des islamistes terroristes reçoivent les commandes, les moyens et les objectifs de bureaux secrets du ministère de la Défense.
Afin de renforcer l'islamisme, le président Bouteflika a, depuis son ascension frauduleuse au pouvoir en 1999, a construit deux fois le nombre de mosquées que tous ses prédécesseurs réunis ont construit depuis l'indépendance en 1962. D'autre part, la Kabylie qui aspire à la liberté et à la démocratie laïque est fortement stigmatisée en interne pour son attachement à ses valeurs qu'elle partage avec l'Occident.
Le Président du Gouvernement Provisoire Kabyle, M. Ferhat Mehenni, est constamment dénigré par les médias algériens etassassinats publics menaces de "repentis" du régime terroristes. Il est accusé par l'armée algérienne "de travailler avec des forces extérieures (notamment de l'Ouest) pour déstabiliser l'Algérie."
Mme Clinton,
Tous les observateurs politiques savent les pratiques déloyales du régime algérien. Toutes les femmes et les hommes qui aiment la justice reconnaisse le droit de la Kabylie à l'autodétermination.
Tout le monde sait que l'armée algérienne se comporte comme une armée d'occupation en Kabylie. Il ne faut pas oublier que la Kabylie est un pays annexé à l'Algérie par la France coloniale en 1857. C'est un pays qui a existé avant l'Algérie. Aujourd'hui, il n'a même pas d'existence administrative. Déni total est exercé contre la Kabylie, mais il s'agit d'une entité qui est prêt à se réconcilier avec ses valeurs laïques et démocratiques sans avoir à passer par un régime théocratique. C'est une région qui a massivement dit non à l'islam politique dans les premières élections législatives multipartites de l'Algérie indépendante en 1992.
Aujourd'hui, Bouteflika et ses responsables politiques font tout pour la détruire.
Après 50 ans de répression, les arrestations arbitraires, la torture et les meurtres de milliers de Kabyles, nous avons décidé de prendre notre destin en main.
Le Gouvernement Provisoire Kabyle voudrais souligner ce que vous savez déjà: les élections législatives du 10 mai sont un simple jeu de façade démocratique. Un boycott populaire, surtout en Kabylie, est imminente et les Etats-Unis ne devrait pas compromettre ses valeurs de démocratie et de soutenir les droits humains en soutenant cette mascarade.
Lyazid Abid, ministre des Relations internationales dans le gouvernement provisoire de la Kabylie.
-30 -
Contact presse: Ighlès massyle
DÉPARTEMENT DE LA PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE LA KABYLIE spokesman@Kabylia-gov.org

jeudi 14 juin 2012

L'Algérie saisit des équipements israéliens destinés à une société sud-coréenne


L'Algérie saisit des équipements israéliens destinés à une société sud-coréenne
13/06/2012 - 23:01


ALGER (SIWEL) — Du matériel "Made in Israel" utilisé par l'entreprise sud-coréenne Samsung Engineering a été saisi la semaine dernière par les douanes algériennes à la raffinerie de Skikda. L'Algérie qui ne reconnaît pas l'Etat d'Israël, le désigne en tant qu’« entité sioniste ».




Les services de sécurité algériens ont décidé d'enquêter sur l'importation de matériel israélien par la société sud-coréenne Samsung Engineering en charge des travaux de réhabilitation de la raffinerei de Skikda (dans le nord-est de l'Algérie), a-t-on appris de sources fiables. 


La semaine dernière, les douanes algériennes avaient saisi une douzaine d'équipements de fabrication israélienne cachés au fond des containers en provenance depuis la Corée du Sud. 


Selon les mêmes sources, d'autres équipements déjà installés sur le site de la raffinerie ont été découverts, portant la mention « Made in Israël » rayée. 


Samsung Engineering avait remporté en 2009 le contrat pour la réhabilitation et la modernisation de la raffinerie de Skikda, la plus grande d'Algérie, pour un montant de 1,6 milliard de dollars. 


L'Algérie fait partie des 32 pays (pays arabo-islamiques et d'Amérique latine) qui ne reconnaissent pas l'Etat d'Israël, refusant officiellement tout contact avec lui. 


wbw 
SIWEL 132301 JUIN 12

samedi 26 mai 2012

C'EST QUOI L'AUTODETERMINATION C'EST LA LIBERTE !


Des intellectuels et des activistes culturels algériens (...)...
Communication du président du MAK à Ath-Yahia-Moussa
« le MAK est la première force politique en Kabylie »
De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine


Le président du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, M. Bouaziz Aït-Chebib, a effectué, hier, un déplacement dans la région natale de Krim Belkacem, plus exactement, au village d’Allalène, pour animer conférence autour du thème « Autodétermination de la Kabylie ».


20/05/2012 - 00:28 mis a jour le 21/05/2012 - 15:30 par Saïd Tissegouine


Cette rencontre, devons-nous signaler, est initiée par la section du MAK locale dirigée par M. Djamel Boubchir avec le concours considérable du cadre du MAK en activité à l’étranger, en l’occurrence M. Ahmed Amrioui. Nous devons noter d’emblée que ce rendez-vous d’Allalène s’est déroulé dans un climat hautement convivial. Autrement dit, les formes protocolaires que l’on connaît habituellement dans ce genre de rencontres n’ont aucunement été de rigueur.


Vu donc ces excellentes conditions où l’élément temporel n’a influencé en rien l’agenda aussi bien du conférencier que de l’assistance nombreuse et curieuse de connaissances politiques, M. Bouaziz Aït-Chebib, après épuisement du sujet ayant trait directement à l’autodétermination de la Kabylie, a longuement parlé de l’historique du MAK, le bilan des activités, les perspectives et sans oublier de faire naturellement le point sur les élections législatives du dix mai.


D’autres questions pertinentes seront mises également en lumière lors des débats. Nous réitérons que tout au long de ce rendez-vous où le verbe a été d’une très haute teneur, la bonne ambiance n’a pas déserté les esprits. Bien au contraire, le rire a été de mise. A propos donc de l’autodétermination de la Kabylie, le président du MAK a, dans son explication, répondu aux questions suivantes : 
C’est quoi l’autodétermination ? 
Quand le MAK a décidé l’usage de ce terme et pourquoi ? 
Que faut-il attendre de l’autodétermination ?


A la première question, M. Bouaziz Aït-Chebib, en parfait connaisseur de ce concept, a expliqué la différence existante entre l’autodétermination externe et celle dite « interne ». Il va sans dire que le conférencier a fait l’historique de ces deux concepts mis en avant en droite ligne avec le droit international dont les lois sont érigées avec l’évolution des temps et selon les cas présentés devant les instances internationales. L’assistance a eu donc à connaître qu’après la seconde guerre mondiale, les puissances mondiales, nourries par le sentiment d’obligation morale d’assurer leurs droits aux nations à disposer d’elles-mêmes, ont mis au point des mécanismes et des outils devant les faire aboutir à cet effet. C’est à partir de ces mécanismes et outils mis au point par les Nations Unies que des pays sous occupation étrangère ont puisé pour arriver à leur indépendance. Ces libérations des peuples de leurs occupants étrangers ont eu lieu surtout à partir du début de la décennie I960. A cette époque, il n’était alors question que de l’autodétermination dite « externe ». Mais est-ce pour autant que tous les groupes ethniques ou tous les peuples ont réglé leurs problèmes ? Assurément non. La question était encore plus délicate dès lors que deux ou plusieurs groupes ethniques ou plusieurs peuples vivent sur le même espace géographique dit « national » où implacablement l’Etat favorise un groupe ethnique ou peuple par rapport à d’autres.


C’est à partir de ces iniquités soulevées et dénoncées sans cesse par les groupes ethniques ou peuples que les Nations Unies ont été contraintes de créer d’autres mécanismes et d’autres outils devant assurer à chaque groupe ethnique ou chaque peuple son droit à disposer d’eux-mêmes. La nouvelle formule mise au point s’appelle « l’autodétermination interne ». Elle est entrée en vigueur et admise par les Nations Unies à partir du début de la décennie I970.


Quand le MAK a décidé l’usage de ce terme et pourquoi ? Le conférencier a souligné que l’origine du recours à l’autodétermination remonte à l’année 2008, et ce, après qu’Alger eut gardé le silence total sur la demande officielle que la direction du MAK lui eut introduite quant à l’autonomie de la Kabyle. Ceci d’un. De deux : le concept de l’autonomie n’est pas consacré par le droit international. Et par conséquent, sous cet angle la communauté internationale ne peut faire aucune pression sur le régime d’Alger sans risque d’être accusée d’ingérences dans les affaires internes d’un pays. « Dès lors, nous avons été dans l’obligation de travailler en droite ligne avec le droit international », affirme le conférencier. S’agissant des attentes de l’autodétermination de la Kabylie, le président du MAK a développé une multitude de volets, entre l’éducation, la justice, l’économie, la laïcité.


Concernant l’éducation, M. Ahmed Amrioui a pris la parole pour souligner que le système éducatif actuel basé sur l’arabo-islamisme est une catastrophe d’où l’urgence à arracher l’autonomie pour pouvoir réformer « notre école ». L’orateur a cité une multitude d’exemples justifiant l’indigence de l’école algérienne et où ses premières victimes sont d’abord les enfants kabyles. M. Ahmed Amrioui qui est un polyglotte (l’homme parle couramment plusieurs langues dont le français, l’anglais, l’espagnol, l’allemand) a déclaré que le cas de l’enfant kabyle est atypique. « Le malheureux s’initie aux langues étrangères d’abord, sa langue maternelle ensuite. Dès lors, il se retrouve complètement désorienté. Même la formation universitaire achevée, il se retrouve inapte à toute production intellectuelle », s’alarme M. Ahmed Amrioui.


Reprenant la parole, M. Bouaziz Aït-Chebib dira qu’une fois la Kabylie autonome, la première mesure à prendre est la réforme de l’école. « L’enfant kabyle commencera ses études dans sa langue maternelle d’abord, introduction des langues étrangères ensuite », martèle-t-il. Et naturellement, le président du MAK n’omet pas de signaler que la future école kabyle sera laïque.


Concernant la justice, le conférencier informera l’assistance qu’elle sera indépendante du politique. « Il n’y a que de la sorte que le magistrat puisse juger équitablement », note le conférencier. S’agissant encore du volet économique, le président du MAK démontrera scientifiquement que la prospérité économique de la Kabylie sera au rendez-vous dès que l’autonomie sera acquise. Bien plus tard, c’est-à-dire une fois le débat déclaré ouvert, un intervenant interrogera sur le délai à accorder à accorder à Alger quant à son aval sur l’autonomie de la Kabylie.


Question bien pertinente. En effet, jusqu’à quand le peuple kabyle fera preuve de patience ? Dans sa réponse où pas l’ombre d’une périphrase n’a été remarquée, le président du MAK assurera qu’ « Alger aura tout intérêt à prendre en charge ce dossier dès maintenant car personne ne peut exclure que les generations futures exigeront l’autonomie sous une autre forme voire plus que l’autonomie ». Pour le conférencier, l’autonomie de la Kabylie n’est qu’une question de temps et la patience a des limites. Jusqu’à présent, les Kabyles ont fait preuve de patience. Ils ont même fait preuve d’une longanimité. Mais après ? Avec intelligence et humilité, M. Bouaziz Aït-Chebib a, à partir d’Allalène, sis dans la commune d’Aty-Yahia-Moussa, lancé un appel en direction des décideurs d’Alger pour leur signifier que le MAK ne se laissera pas piéger par l’usure ou la corruption et, par conséquent, ils ont tout intérêt à arrêter des mesures justes et nécessaires dès maintenant.


Leur mutisme leur sera lourd en conséquences. Une fois ce point expliqué, le président du MAK abordera le paysage politique actuel en prévalence aussi bien en Kabylie que sur le reste de l’Algérie, et ce, avec les législatives du dix mai comme toile de fond. Tout d’abord, Le conférencier apportera un démenti catégorique sur la participation de l’électorat kabyle à ce scrutin. Les seuls électeurs ayant mis le bulletin dans l’urne sont les membres des corps constitués. Delà, la preuve indiscutable de l’option des quotas mise en avant par le pouvoir d’Alger. De même, la preuve indiscutable que non seulement le Front des Forces Socialistes (FFS) est parti politique typiquement kabyle mais aussi le pouvoir le considère également comme tel. M. Bouaziz Aït-Chebib ira jusqu’à déclarer que le FFS a réellement négocié son quotas mais comme tous les autres et comme d’habitude, les distributeurs de quotas n’ont pas tenu leur promesse. Pour le conférencier, le FFS « que nous aimons et respectons malgré tout car il est né en 1963, et par conséquent, nous considérons comme le nôtre », est bien roulé dans la farine par le Département du renseignement et de la Sécurité (DRS). « Au lieu des 60 sièges promis au début comme demandé pour « prouver » que c’est un parti national, il n’en a obtenu que 21, et ce, à travers les wilaya de Tizi-Ouzou, Béjia, Alger et Boumerdes », signale le président du MAK. « N’est-ce pas que cela laisse entendre que le pouvoir a fait signifier au FFS sa simple dimension kabyle ? Il (le pouvoir) lui a même soustrait Bouira la kabylophone », constate-t-il encore. Pour le conférencier aussi bien le FFS que le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), ils ne sont que des partis kabyles. M. Bouaziz Aït-Chebib ira jusqu’à psychanalyser les hautes responsables de ces deux partis pour prouver que dans leur subconscient, ils sont convaincus que leur influence politique ne dépasse guère les limites de la Kabylie. « Quand le RCD est arrivé sur la scène politique, c’est-à-dire en 1989, commence le président du MAK, la voix du FFS a crié « Haro ». Elle a interprété l’arrivée du RCD sur la scène politique comme une volonté du pouvoir de nuire au FFS en Kabylie. En 2001, quand le MAK est arrivé à son tour sur la même scène, le RCD, à son tour, eu la même réaction que le FFS douze ans plutôt.


N’est-ce pas là des preuves tangibles que nos frères du FFS et du RCD ont la conviction que leurs partis ne vont pas au-delà de la Kabylie ? ». S’agissant des contradictions du RCD, M. Bouaziz Aït-Chebib mettra en avant « sa conception de la régionalisation ». « Dans leur discours, note-t-il, nos frères du RCD laissent entendre que toute région d’Algérie se trouve en droit de jouir de son autonomie. Et quand il s’agit de la Kabylie, ils dénoncent « la politique séparatiste ». Comment qualifier une telle attitude sinon d’incompréhensible tant le paradoxe est flagrant ».


C’est suite à ce constat « amer » que le conférencier a réitéré son appel aux « députés » du FFS de ne pas rejoindre l’hémicycle Zirout Youcef. M. Bouaziz Aït-Chebib démontrera également que les 221 sièges « obtenus » par le Front de Libération Nationale (FLN) ne sont pas le fait de l’électorat mais bel et bien celui des « distributeurs ». Dans ses calculs, le président du MAK mettra en évidence le nombre des électeurs déclarés et celui de bulletins déclarés « nuls ». A partir de ces données, une « preuve » sera donnée que la fraude a été massive et, au même temps, faite notamment au profit du FLN. Le conférencier a rappelé également que le MAK constitue la première force politique en Kabylie. « Et ces élections organisées dernièrement par le pouvoir, signale-t-il, l’ont prouvé ». Enfin, le président du MAK a déploré le « black out » fait par la presse algérienne sur les activités du MAK. « Les 21 meetings que nous avons organisés dans le cadre du rejet de ces élections n’ont suscité aucun écrit », a affirmé M. Bouaziz Aït-Chebib.


Addenda : le conférencier a rendu un vibrant hommage à la mémoire de la militante du MAK, Madame El-Hadj Ouerdia dite « DUDUC N JERJER » décédée le 17 mai 2009. Par ailleurs, dans son déplacement à Ath-Yahia-Moussa, M. Bouaziz Aït-Chebib était accompagné de M. Abdellah Gherab, président du Conseil des sages du MAK.


De Tizi-Ouzou, par Saïd Tissegouine