jeudi 29 mai 2014

Cherif Kheddam, est un chanteur, compositeur et poète

Ajoutée le 18 juin 2013
http://www.facebook.com/pages/Nostalg...
Cherif Kheddam, est un chanteur, compositeur et poète algérien de musique kabyle, né en 1927 à Taddert Boumessaoud, commune d'Imsouhal, et mort le 23 janvier 2012 à Paris en France des suites d'une maladie chronique
Cherif Kheddam est né en 1927 à Taddert Boumessaoud dans l'actuelle commune d'Imsouhal, dans une famille de paysans. À l'âge de 9 ans, il suit une formation coranique à la zaouïa de Boudjellil, dans la région de Tazmalt. En 1942, il part à Alger pour travailler dans une fonderie à Oued Smar. Cinq ans plus tard il s'installe en France et s'établit à Saint-Denis puis à Épinay. Au début, il travaille dans une fonderie puis dans une entreprise de peinture.
Lorsqu'il s'intéresse à la musique, il suit des cours du soir de solfège et de chant, après son travail. Le début de sa carrière est marqué par la sortie de ses premières chansons Yellis n'tumert. En 1956, il signe un contrat avec Pathé Marconi. En 1963, il rentre en Algérie et il anime une émission pour les jeunes talents Ighennayen Uzekka, la plus importante de Kabylie.
En 1995, Cherif Kheddam revient en France pour se faire soigner. Il décède à l'âge de 85 ans, dans un hôpital parisien le 23 janvier 20127, où il était hospitalisé. Le 26 janvier 2012, le corps de Cherif Kheddam est rapatrié en Algérie8. Il est inhumé le 27 janvier 2012 dans son village natal.
Parmi ses chansons les plus connues Djurdjura (1958), Nadia (1958) Vgayet telha (1960), Svah lkhir (1960), Alemri (1963), Sligh iyemma (1978), Tilawin (1980)


mardi 27 mai 2014

évocation Il a été assassiné le 26 mai 1993 Tahar Djaout, 21 ans déjà




évocation Il a été assassiné le 26 mai 1993

Tahar Djaout, 21 ans déjà

    

Homme de « Rupture » et aussi d’osmose et de symbiose, dés les premiers mots, il vous accapare, tellement il parle juste et écrit juste. Il ne s’embarrasse pas des oripeaux du paraître. Il fonce dans le tas, donne des coups de pied dans la fourmilière, jette des pavés dans la marre de nos fausses certitudes. Lucide, il a vu venir la bête immonde, la déferlante luciférienne avancer inexorablement sur nous, sur le pays, sur sa ville. Il en parle à la troisième personne du singulier, à un mois, jour pour jour, de cette matinée de ciel bleu portant en son sein  l’innommable. Cette matinée où un jeune qui n’a jamais lu une ligne, ni un vers, de ce qu’a écrit le journaliste, l’écrivain, le poète, Tahar Djaout – peut-être il ne sait même pas lire du tout…- s’approcha du véhicule de l’auteur de « Solstice barbelé », il tapa sur la vitre… ne se doutant de rien, Tahar baissa le carreau, le jeune prit le pistolet enfoui dans sa poche et tira deux balles dans la tempe du poète. Djaout s’affaissa sur son volant. Sa femme a tout vu de son balcon. De là, elle a tout compris, ou peut-être rien compris du dilemme de « la société qui avance et la société qui recule ». « Dans la ville oppressante où il vivait, et où il vit encore, le Rêveur avait échafaudé… oh! Il n'ose plus le faire – des rêves sur la cité idéale où il aimerait vivre et voir s'épanouir ses enfants. Il y aurait d'abord de la verdure – arbres et pelouses -, beaucoup de verdure qui fournirait l'ombre, la fraîcheur, les fruits, la musique des fleurs et les gîtes d'amour. Il y aurait des créateurs de beauté, de rythmes, d'idylles, d'édifices, de machines. (...) Mais la vie avait continué, avec son masque de laideur et de désillusion. Puis, le rêve, lui-même, devint interdit. Des hommes, se prévalant de la volonté et de la légitimité divines, décidèrent de façonner le monde à l’image de leur rêve à eux et de leur folie. Le résultat est là, sous les yeux : couples forcés, attelés sous le même joug afin de perpétuer et multiplier l’espèce précieuse des croyants. Les femmes réduisent leur présence à une ombre noire, sans nom et sans visage. Elles rasent les murs, humbles et soumises, s’excusant presque d’être nées. Les hommes devancent leurs femmes de deux ou trois mètres; ils jettent de temps en temps un regard en arrière pour s’assurer que leur propriété est toujours là. Ils sont gênés, voire exaspérés, par cette présence à la fois indésirable et nécessaire ». (Tahar Djaout, Petite fiction en forme de réalité, dans Ruptures n° 16, 27 avril-3 mai 1993; réédité dans Europe, n° hors série Algérie, novembre 2003. Texte modifié dans Le dernier été de la raison, 1999.) « s'il n'y avait l'outrage, ses limaces perforantes et ses insondables dépotoirs,

l'évocation ne serait plus qu'une canonnade de nostalgies, qu'une bouffonnerie gluante, le pays ne serait plus qu'un souvenir-compost, qu'un guet-apens pour le larmier. » 

(Tahar Djaout In Raison du cri, extrait de pérenne, 1983)

« Les poètes ne meurent pas, ils font semblant de mourir » La mort inoubliable du chantre de la famille qui avance


Etat stationnaire

Du 26 mai au 2 juin 1993, une semaine de coma profond. Une semaine d’incertitudes. Les bulletins de santé se suivaient et se rassemblaient, laconiques. « Etat stationnaire ». Une semaine d’attente vaine et d’espoir que le miracle survienne. Mais au bout de laquelle Tahar a rejoint sa famille originelle. Celle de Kateb Yacine, Malek Haddad, Jean Amrouche, Jean Sénac, Mouloud Mammeri, et tant d’autre, fauchés par la maladie ou la bêtise humaine, chacun sa mort. En ces moments d’espérance dérisoire, à Ain El Hammam, on préparait la 3e fête du livre, et puis vint, cinglante, la nouvelle de son trépas. Il y avait des peintres, des éditeurs... On se demandait si l’on devait annuler cette manifestation ou la maintenir ? Finalement, c’est l’option de la maintenir et d’en faire l’ultime hommage au défunt qui l’emporta. La veille de son enterrement, autour de la salle de sport de la commune, les peintres s’affairaient à produire les banderoles qui l’accompagneront à sa dernière demeure, à Oulkhou non loin d’Azeffoun et à un jet de pierre du village d’Igoujdal, le sanctuaire de la résistance à la barbarie obscurantiste. Aujourd’hui, 21 ans après l’assassinat du père de « L’arche à vau-l’eau », il demeure, pour ceux qui l’ont lu, approché et connu, le poète lumineux, plus vivant que jamais, tout simplement parce que « les poètes ne meurent pas, ils font semblant de mourir ».

Sadek A.H.


Read more at http://www.depechedekabylie.com/national/138832-tahar-djaout-21-ans-deja.html#xiQjmvtz1YkydkZh.99

dimanche 25 mai 2014

Sliɣ i yemma



Mise en ligne le 23 janv. 2012
Sliɣ i yemma
************

Acḥal d abrid ay sliɣ i yemma tenna-d annaɣ
A mmi ur tesɛid ayen ččiɣ deg yidmaren ad k-t-id fkeɣ
Ula d akerfa ur t-ṛwiɣ, ula d akerfa ur t-ṛwiɣ
Amek ara k-id-smeɣreɣ, amek ara k-id-smeɣreɣ

Sliɣ i yemma tenna, a mmi ifadden kkawen
Mačči s weclim d ukerfa is i gemmen yirgazen
Ulac di terbut yekfa, ulac di terbut yekfa
Ad nɛenni ad nraju yiwen, ad nɛenni ad nraju yiwen

Acḥal d abrid ay sliɣ i yemma tenna-d annaɣ
A mmi ur tesɛid ayen ččiɣ deg yidmaren ad k-t-id fkeɣ
Ula d akerfa ur t-ṛwiɣ, ula d akerfa ur t-ṛwiɣ
Amek ara k-id-smeɣreɣ, amek ara k-id-smeɣreɣ

Cfiɣ yiwwass di ccetwa, nella nezzi-d i lkanun
Nettawi-d timucuha, akken llaẓ medden ad t-ttun
Nessa agertil ɣer lqaɛa, nessa agertil ɣer lqaɛa
Uḍan ugin ad kfun, uḍan ugin ad kfun

Acḥal d abrid ay sliɣ i yemma tenna-d annaɣ
A mmi ur tesɛid ayen ččiɣ deg yidmaren ad k-t-id fkeɣ
Ula d akerfa ur t-ṛwiɣ, ula d akerfa ur t-ṛwiɣ
Amek ara k-id-smeɣreɣ, amek ara k-id-smeɣreɣ

Tura kra din ur as-necfi, nerra-ten ɣer wid iɛeddan
Nuɣal nbeddel tikli, nettu wid leɛmer ṛwan
Imi ddunit tettezzi, imi ddunit tettezzi
I uzekka anwa i yeẓran ? i uzekka anwa i yeẓran ?

Acḥal d abrid ay sliɣ i yemma tenna-d annaɣ
A mmi ur tesɛid ayen ččiɣ deg yidmaren ad k-t-id fkeɣ
Ula d akerfa ur t-ṛwiɣ, ula d akerfa ur t-ṛwiɣ
Amek ara k-id-smeɣreɣ, amek ara k-id-smeɣreɣ

Amjahed (le maquisard).

Ajoutée le 10 juil. 2013
Amjahed (le maquisard).

vendredi 23 mai 2014

40ème jour après son décès Le militant Massenssen Agrawliw à jamais dans les coeurs

40ème jour après son décès
En ce jour de 23 mai, depuis la maison de Massensen, une foule nombreuse, composée de militants, amis (es) et proches avec l’intégralité de sa famille, ont marché vers sa tombe, où une prise de parole a été animée par le président de la coordination MAK Aqvu, Rahim Arezoug, après une minute de silence. Ce dernier a lu une lettre écrite par une amie de Massensen. _CS_SANS_GLOSSAIRE
23/05/2014 - 21:42 mis a jour le 23/05/2014 - 21:35 par La Rédaction
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A l’occasion du 40ème jour du décès du jeune Massensen Agrawliw, de son vrai nom Said IDIR, militant du MAK qui nous a quittés le 08 Avril 2014, la coordination du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK) Akbou, avec la famille du jeune Massensen Agrawliw et des jeunes du village (TIFRIT) ont rendu un vibrant hommage au jeune défunt et ont procédé à la construction de sa tombe.
C’est dans une belle journée ensoleillée que la construction de la tombe a débuté. Il devait être 7 H00. Tout le monde était déjà sur les lieux, et la tombe a été construite dans une ambiance militante. Une plaque commémorative a été érigée au nom du défunt, afin de perpétuer son nom et son combat en plus d’un objet en marbre en forme du symbole « Z » Amazigh.
Le cher père de Massensen a invité la délégation du MAK à déjeuner chez lui avant de continuer sur le programme. Il a confié qu’il était heureux de voir les militants tous présents car la cérémonie lui a donné réconfort et l’a considéré comme le mariage de son fils Massensen. Des militants de toute la Kabylie, informés sur les réseaux sociaux, sont arrivés par dizaines, ils se sont déplacés spécialement pour apporter leur soutien à la famille Idir et à leurs proches.
En ce jour de 23 mai, depuis la maison de Massensen, une foule nombreuse, composée de militants, amis (es) et proches avec l’intégralité de sa famille, ont marché vers sa tombe, où une prise de parole a été animée par le président de la coordination MAK Aqvu, Rahim Arezoug, après une minute de silence. Ce dernier a lu une lettre écrite par une amie de Massensen.
Ensuite se sont succédés le père du défunt et le président du MAK, Bouaziz Ait-Chebib qui comme à son habitude a su renouer les cœurs ainsi. Le président retraça le parcours choisi par le regretté Massensen Agrawliw.
Hsen Cherifi, ami du Père du défunt, tous les deux anciens prisonniers dans l’affaire des poseurs de bombe avec Mohamed U Harun, n’a pas manqué d’exprimer en son nom et au nom du MAK son soutien indéfectible à la famille de sang de Said Idir.
Ce fut une journée remplie d’émotion pour tous les présents venus des 4 coins de la Kabylie.

jeudi 22 mai 2014

Le MAK rend hommage à Mohamed Ou Haroun 22/05/2014 - 18:45

Le MAK rend hommage à Mohamed Ou Haroun

22/05/2014 - 18:45

Une forte délégation du Mouvement pour l'Autodétermination de la Kabylie (MAK ) s'est rendue aujourd'hui dans la Commune D'Akbou pour rendre un hommage au combattant de la liberté en l’occurrence Masin U Harun.


Le MAK rend hommage à Mohamed Ou Haroun
Conduite par son Président Bouaziz Ait Chebib, la Délégation du MAK était composée de Hocine Azem secretaire aux Relations Extérieures , de Ahcéne Chérifi Membre du Conseil National , Said Laimechi Membre du Conseil des Sages et des membres de la coordination d'Akbou arrivait dés la matinée dans le Village de Tifrit. 

Les dirigeants du MAK ont été accueillis par la Membres de l'Association du village et les militants (es) de la région d'Akbou. Après quoi, les responsables et les militants du MAK se sont dirigés vers le tombeau de de Massin U Harun, en présence de plusieurs figures du combats identitaires notamment Idir Mouloud, pour déposer une gerbe de fleures à la mémoire de celui qui avait défié la dictature du triste Boumédiénne en 1976 par une action d'éclat qui s'est répandue à l'époque à travers toute la Kabylie comme un acte de résistance et de bravoure contre l'embargo qui frappaient toutes les revendications amazighes en Algérie. 

Une prise de parole a été faite sur le tombeau de Masin u Harun d'emblée par le Président de l’Association du Village de Tifrit, Larbi Yahioune, en retraçant succinctement le combat héroïque de Masin u en rappelant le sens de son engagement pour la cause identitaire durant les années de plomb et de glaciation bréjenéviénne pour autant l'orateur n'a pas omis de mettre en exergue les dimensions multiples de l'Homme de l'Art et de Science Haroune Mohamed. 

La parole fut cédée sans transition à son ancien ami et co-détenu de Lambéze des années durant, qui n'est autre que le tonitruant Ahcéne Chérifi, qui les yeux larmoyants, rappela les propos et actes d'engagements de son ami Massin u Harun, qui doivent servir de repères et d'exemples pour toutes les générations de la Kabylie. 

Le Président du MAK Bouaziz Ait Chebib, a mis les présents en émoi par son intervention remarquable et pleins de mots justes à la hauteur du combat et de l'engagement de Masin u Harun . 

De son coté, Hocine Azem dira que Masin u Harun reste un exemple d'inspiration et d'engagement politique impénitent et iconoclaste pour tous les militants (es) kabyles de tous les temps,en ajoutant que Masin u Harun était victime du colonialisme français qui a tué son pere durant la Guerre d'Algérie mais aussi il a été également victime du colonialisme arabe qui a tué a mère durant les années dictatoriales du régime algérien.

vendredi 16 mai 2014

Spoliation des Terres en Kabylie La gendarmerie algérienne harcèle la famille Azem

Ajoutée le 20 déc. 2013
Slimane Azem - Le Maître de la chanson kabyle vol. 5
Club du Disque Arabe - AAA 191 - P. 2001 Les Chansons: 1. IDHARED OUAGOUR 05:51 2. LAHBAB ELOUAKTHA 4:49 3. MOHAND Oukaci 4:57 4. AMA OUYAK AHMED 5:04 5. Ezman ENGHATI 5:01 6. CHFIGH TSOUGH 4:53 7. ATTAS ISSEVRAGH 5:33 8. KHEM AKOUDHNEK 5:45 9. NANAS Yaour CHAH 4:44 10. SI MOH YENNAD 11:06




La Rédaction
This foie C'EST le personnage le plus de vomi de la commune, comprenez le maire RND Dont l'APC intérêt en banqueroute, Qui a pri Le Relais Des gendarmes, en portante Plainte Contre les Azem, Coupables d'Après Lui, d'Avoir Nna Hadjila enterré sur la Terre de Ses ancêtres. Rien que cela._CS_SANS_GLOSSAIRE
13/05/2014 - 16:28 Mis à jour le 14/05/2014 - 00:06 par La Rédaction 
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Après 2001 et les Assassinats d'enfants, Année Dernière la gendarmerie algérienne N'en un pas fini Avec la Kabylie.L », la sœur de Slimane Azem, décédée le 25 juin 2013, was enterrée sur les Terres familiales à Agouni Gueghrane. Sur soi souvient de la polémique redingote Qui s'en intérêt SUIVIE. En Effet, Le Pouvoir infâme voulait Tout simplement récuperer les Terres de la famille Azem AFIN d'y installer juin caserne de gendarmerie. Maïs Face à la Persévérence de la population, l'enterrement d'une unité centrale se faire.
Après de ANNEE UNE, la population d'Agouni Gueghrane soi visage à une Évidence réveille: le Régime d'Alger coloniale A De La Suite Dans Les Idées. Les villageois N'en Ont Pas fini Avec les conséquences de Leur entêtement et Leur refusant d'y héberger juin caserne.
This foie C'EST le personnage le plus de vomi de la commune, comprenez le maire RND Dont l'APC intérêt en banqueroute, Qui a pri Le Relais Des gendarmes, en portante Plainte Contre les Azem, Coupables d'Après Lui, d'Avoir Nna Hadjila enterré sur la Terre de Ses ancêtres. Rien que CELA.
Etant Donné Que le village Projette de rapatrier Dans Un Avenir proche la dépouille du poète Slimane Azem Verser l'enterrer "lui", de chez Au Même Endroit Qué sa soeur, le maire coloniales Veut FAIRE D'Une pierre coups de deux, C'est-à-dire empecher le rapatriement de la dépouille du poète, et Faire CADEAU des Terres de la famille Azem-aux forces coloniales AFIN d'y implanter "sa" caserne de gendarmerie.
Affaire à Suivre
Ecoutez CE vibrent Slimane Azem hommage à, icône kabyle de 
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La gendarmerie algérienne harcèle la famille Azem

l'exil
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Sortie du film de Belkacem Hadjadj sur l’histoire de Fafhma N’soumer

Sortie du film de Belkacem Hadjadj sur l’histoire de Fafhma N’soumer
Un véritable massacre de la langue kabyle a été fait par ces acteurs, sous la direction de Belkacem Hadjadj. Ce fait n’est pas fortuit, dans la mesure où le pays kabyle foisonne d’acteurs et d'actrices pétris de talents. Cela sans parler des costumes utilisés, qui ressemblent beaucoup plus à ceux des talibans, qu’aux habits des Kabyles. _CS_SANS_GLOSSAIRE
16/05/2014 - 15:35 mis a jour le 16/05/2014 - 15:35 par Amenay A
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Le réalisateur kabyle, Belkacem Hadjadj vient de présenter, cette semaine, son nouveau film intitulé « Fadhma N’soumer, Avernous yerɣan ». C’est un long métrage qui retrace, de manière aléatoire le parcours de l’héroïne kabyle, Fadhma N’soumer, surnommé par l’armée française la Jeanne d’Arc d’Afrique pour son courage et son héroïsme. Le film en question est tourné en langue « Kabyle cassée ». Ce qui n’étonne pas quand on sait que c’est le pouvoir dictatorial d’Alger qui a financé ce film. Un pouvoir qui fait tout pour anéantir la culture kabyle, et faire oublier ses héros et héroïnes.
D’ailleurs, la séance de présentation en avant-première de cette « œuvre » cinématographique est présentée, non pas en Kabylie, mais plutôt à Alger ! Cela dans le but, non pas d’être vue et appréciée comme une œuvre cinématographique, mais plutôt d’être contrôlée par ces « sombres » bailleurs de fonds, détenteurs de la dictature algérienne.
Belkacem Hadjadj a bien été félicité à cette occasion, dans la mesure où il a réussi à avoir mis sur grand écran une héroïne kabyle pour diminuer de sa valeur, et tirer au passage sur le Peuple kabyles et son histoire, jalonnées de faits héroïques. La presse raciste algérienne n’a pas manqué l’occasion de se réjouir également. Le petit journaleux d’El Watan, Fayçal Métaoui, n’a retenu de ce film que « Le courage de Belkacem Hadjadj, dans Fadhma N’soumer de filmer la trahison de certaines tribus de Kabylie » avait-il écrit dans son article intitulé « Au delà de la légende, le courage et la trahison ». Une manière des plus sournoise d’afficher son anti-kabylisme, mais la brèche est ouverte par Hadjadj, après avoir été gavé d’argent par la sombre AARC (agence algérienne de rayonnement culturel).
Un autre fait qui soulève la curiosité, c’est le penchant, pour le moins que l’on puisse dire curieux du réalisateur Belkacem Hadjadj de solliciter des actrices et acteurs étrangers complètement inconnus pour incarner les premiers rôles dans ses films en langue kabyle. 
C’est également le cas dans son long métrage « Machahu », où une actrice arabe avait joué le premier rôle, et c’est également le cas de ce nouveau film sur Fadhma N’soumer, dont le rôle principal est joué par une actrice franco-libanaise, appelée Laetitia Eido, et de Assaâd Bouab acteur arabe, franco-marocain pour interpréter le rôle de Boubaghla. 
Un véritable massacre de la langue kabyle a été fait par ces acteurs, sous la direction de Belkacem Hadjadj. Ce fait n’est pas fortuit, dans la mesure où le pays kabyle foisonne d’acteurs et d’actrices pétris de talents. Cela sans parler des costumes utilisés, qui ressemblent beaucoup plus à ceux des talibans, qu’aux habits des Kabyles.
Les deux défunts, Azzdine Meddour, et Abdenrahmane Bouguermouh, deux monuments du cinéma Amazigh en savent quelque chose, contrairement à Hadjadj ! Cela pour avoir tourné leurs films en Kabylie, en langue kabyle parfaite, et avec des talentueux acteurs et actrices kabyles. Des acteurs et actrices qui font également le bonheur des grandes productions cinématographiques internationales. Mais tout cela, Belkacem Hadjadj ne le voit pas, quand il est aveuglé par les budgets faramineux du système dictatorial d’Alger, qui cherche vainement à diminuer la grandeur du Pays kabyle quand il n’arrive pas à le soumettre. L’affaire du monumental film de feu Abderahmane Bouguermouh, « La Colline Oubliée » doit servir de cas d’école pour tous les cinéastes guidés par l’honneur et les principes, non pas par les budgets.
Notons enfin que le pouvoir mafieux et raciste d’Alger a déjà tenté de traverstir, et salir l’imagine de l’héroïne Kabyle, Lalla Fadhma N’soumer en confiant la réalisation d’un feuilleton, à coup de milliards de dinars à des Syriens. Le feuilleton tourné en Syrie, en langue arabe a été d’un échec sans précédent dans l’histoire du cinéma. Ce qui fait dire au Kabyles, sarcastiquement que c’est un film sur Fadham N’Souria, non pas Fadhma N’Soumer.
Amenay A

samedi 10 mai 2014

vendredi 9 mai 2014

Contribution de Smail Medjber/ « MASIN UHARUN : Le génie amazigh. »

Contribution de Smail Medjber/ « MASIN UHARUN : Le génie amazigh. »

09/05/2014 - 13:37

CONTRIBUTION (SIWEL) — Il y avait dans la grandeur de cet homme l’esprit de Jugurtha. Il est resté jusqu’à la fin de sa vie sur terre, un Amazigh sans concession, un Kabyle révolutionnaire et un génie sans bornes. Le génie kabyle Masin Uharun est né le 13 avril 1949 à Tifrit près d’Akbou. Son père le sergent Tahar tombe au champ d’honneur en 1958. Pour l’anecdote, c’était dans la maison de sa tante qu’il y eut le premier congrès du Front de Libération Nationale, communément appelé le Congrès de la Soummam, en plein cœur de la Kabylie historique.


« Il y avait dans la grandeur de cet homme l’esprit de Jugurtha  » : « MASIN UHARUN : Le génie amazigh. » (PH/DR)
« Il y avait dans la grandeur de cet homme l’esprit de Jugurtha » : « MASIN UHARUN : Le génie amazigh. » (PH/DR)

Contribution de Smail Medjber 

« MASIN UHARUN : Le génie amazigh. » 

Mohamed HAROUN dit MASIN est l’un de ces grands militants amazighs qui ont donné leurs vies pour que l’identité amazighe ne sombre pas dans l’oubli, sous le joug des gouvernants des Etats d’Afrique du nord. 

Il y avait dans la grandeur de cet homme l’esprit de Jugurtha. Il est resté jusqu’à la fin de sa vie sur terre, un Amazigh sans concession, un Kabyle révolutionnaire et un génie sans bornes. 
Le génie kabyle Masin Uharun est né le 13 avril 1949 à Tifrit près d’Akbou. Son père le sergent Tahar tombe au champ d’honneur en 1958. Pour l’anecdote, c’était dans la maison de sa tante qu’il y eut le premier congrès du Front de Libération Nationale, communément appelé le Congrès de la Soummam, en plein cœur de la Kabylie historique. 

Agé de 11 ans, Masin Uharoun, entame sa première scolarité dans un camp militaire français avant de rejoindre le centre d’enfants de chouhadas en 1963 à El Oulma (Sétif). 

Etant un surdoué, il fera trois classes en une seule année. Après l’obtention de son bac technique au lycée de Dellys, réputé comme un établissement d’élites et le meilleur en Algérie à l’époque, il s’inscrit ensuite à la Faculté centrale d’Alger en DES Physique (sciences exactes). Preuve de sa grande intelligence et de ses intérêts multiples pour le savoir, il travaillait et étudiait, en même temps, l’astronomie à l’observatoire de Bouzaréah, tout en consacrant le reste de son temps à de la recherche sur la langue et l’identité amazighes. C’était à cette époque-là qu’il est rentré en contact avec Dda Lmulud (Mouloud Mammeri, le père de la linguistique kabyle et amazighe), alors directeur du Musée le Bardot à Alger. 

Ce fut en étudiant à Dellys qu’il rencontra Mas Mohamed Made de Sidi-Aich. Ce dernier le mit en relation avec les deux fondateurs de la célèbre Académie Berbère- Agraw Imazighen, en l’occurrence Bessaoud Md Arab (rebaptisé Md Amazigh lors de son enterrement en 2002) et Hanouz Said, originaire de Sidi-Aich et pharmacien à Paris. Cette institution historique faisait un travail de fond en vulgarisant l’histoire et l’écriture amazighe. Elle éditait principalement la fameuse revue IMAZIGHEN, exclusivement en Tifinagh. Par la suite, épris de volontarisme militant Mas Uharun créa avec d’autres compagnons de combat, notamment l’immense militant Smail Medjeber, la revue ITIJ (Le Soleil) éditée à Alger. Au domicile de Smaïl exactement. 

L’homme sincère, l’Amazigh par excellence, Masin ne se contenta pas de mener seulement un combat intellectuel : avec d’autres militants, il estima qu’il était légitime, dans l’état actuel des choses, de recourir à la force pour faire entendre la voix du peuple Amazigh et faire respecter ses droits fondamentaux. Pour ce faire, ils ont créé l’Organisation des Forces Berbères (OFB), une branche armée qui mettra en œuvre des actions armées visant les institutions étatiques et symboles d’un Etat corrompu et raciste. Pour conforter l’organisation dans ses objectifs ils ont aussi créé une revue ayant pour nom « ATMATEN ». 

En joignant l’acte à la parole, il fut arrêté le 5 janvier 1976, au même moment avec d’autres membres de l’organisation, citant entre autres Smail Medjber et Hocine Cheradi, après avoir posé des bombes dans des enceintes de l’Etat algérien (Tribunaux militaires, Médias à savoir la radio et la télévision de l’Etat algérien (RTA) et le journal de propagande Le Moudjahid). Suite à quoi il fut condamné à perpétuité par la Cour de sûreté de l’Etat (basée à Médéa). Ses camarades et lui seront ensuite incarcérés dans le sinistre pénitencier de Lambèse. Sa mère mourra sur la route en lui rendant visite en prison. 

Il ne sera libéré que onze ans et demi plus tard, le 5 juillet 1987, avec d’autres membres de l’organisation, grâce à l’action des familles et des amis auprès des instances internationales qui ont fait pression sur l’Etat algérien, citant : La Fédération Internationale des droits de l’homme, Amnesty International, le Comité contre la répression, la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, la Fondation-France-Libertés dirigée par Mme Danielle Mitterrand et sa Sainteté le Pape Jean-Paul II. 

Mais hélas ! L’homme nous quittera le 22 mai 1996, neuf ans après sa libération, emporté par une maladie développée en prison suite aux tortures et aux traitements inhumains et dégradants qu’il avait subi durant les années de sa détention. Laissant derrière lui une veuve et deux fillettes inconsolées et inconsolables. 

Malgré sa disparition brutale, malgré les années passées, l’image de l’homme est restée intacte dans l’imaginaire collectif kabyle et, au-delà, amazigh. L’homme aux mille talents : travaux scientifiques, grammaire amazighe, poésie et roman, et une ébauche de traduction du Coran en langue amazighe, demeurera sans doute l’un des plus grands militants auxquels la jeunesse ne cesse de s’identifier. 

Bon orateur, grand visionnaire, idéaliste et pragmatique. Il était et il restera l’exemple à suivre pour enfin concrétiser ce rêve si cher à nos mémoires : la libération de notre peuple. 

Nassim SAID, Doctorant en droit international, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 
(Sources : Benadjaoud Amer Amokrane, Salhi Mokhtar et M.O. Medjeber)