vendredi 9 mai 2014

Contribution de Smail Medjber/ « MASIN UHARUN : Le génie amazigh. »

Contribution de Smail Medjber/ « MASIN UHARUN : Le génie amazigh. »

09/05/2014 - 13:37

CONTRIBUTION (SIWEL) — Il y avait dans la grandeur de cet homme l’esprit de Jugurtha. Il est resté jusqu’à la fin de sa vie sur terre, un Amazigh sans concession, un Kabyle révolutionnaire et un génie sans bornes. Le génie kabyle Masin Uharun est né le 13 avril 1949 à Tifrit près d’Akbou. Son père le sergent Tahar tombe au champ d’honneur en 1958. Pour l’anecdote, c’était dans la maison de sa tante qu’il y eut le premier congrès du Front de Libération Nationale, communément appelé le Congrès de la Soummam, en plein cœur de la Kabylie historique.


« Il y avait dans la grandeur de cet homme l’esprit de Jugurtha  » : « MASIN UHARUN : Le génie amazigh. » (PH/DR)
« Il y avait dans la grandeur de cet homme l’esprit de Jugurtha » : « MASIN UHARUN : Le génie amazigh. » (PH/DR)

Contribution de Smail Medjber 

« MASIN UHARUN : Le génie amazigh. » 

Mohamed HAROUN dit MASIN est l’un de ces grands militants amazighs qui ont donné leurs vies pour que l’identité amazighe ne sombre pas dans l’oubli, sous le joug des gouvernants des Etats d’Afrique du nord. 

Il y avait dans la grandeur de cet homme l’esprit de Jugurtha. Il est resté jusqu’à la fin de sa vie sur terre, un Amazigh sans concession, un Kabyle révolutionnaire et un génie sans bornes. 
Le génie kabyle Masin Uharun est né le 13 avril 1949 à Tifrit près d’Akbou. Son père le sergent Tahar tombe au champ d’honneur en 1958. Pour l’anecdote, c’était dans la maison de sa tante qu’il y eut le premier congrès du Front de Libération Nationale, communément appelé le Congrès de la Soummam, en plein cœur de la Kabylie historique. 

Agé de 11 ans, Masin Uharoun, entame sa première scolarité dans un camp militaire français avant de rejoindre le centre d’enfants de chouhadas en 1963 à El Oulma (Sétif). 

Etant un surdoué, il fera trois classes en une seule année. Après l’obtention de son bac technique au lycée de Dellys, réputé comme un établissement d’élites et le meilleur en Algérie à l’époque, il s’inscrit ensuite à la Faculté centrale d’Alger en DES Physique (sciences exactes). Preuve de sa grande intelligence et de ses intérêts multiples pour le savoir, il travaillait et étudiait, en même temps, l’astronomie à l’observatoire de Bouzaréah, tout en consacrant le reste de son temps à de la recherche sur la langue et l’identité amazighes. C’était à cette époque-là qu’il est rentré en contact avec Dda Lmulud (Mouloud Mammeri, le père de la linguistique kabyle et amazighe), alors directeur du Musée le Bardot à Alger. 

Ce fut en étudiant à Dellys qu’il rencontra Mas Mohamed Made de Sidi-Aich. Ce dernier le mit en relation avec les deux fondateurs de la célèbre Académie Berbère- Agraw Imazighen, en l’occurrence Bessaoud Md Arab (rebaptisé Md Amazigh lors de son enterrement en 2002) et Hanouz Said, originaire de Sidi-Aich et pharmacien à Paris. Cette institution historique faisait un travail de fond en vulgarisant l’histoire et l’écriture amazighe. Elle éditait principalement la fameuse revue IMAZIGHEN, exclusivement en Tifinagh. Par la suite, épris de volontarisme militant Mas Uharun créa avec d’autres compagnons de combat, notamment l’immense militant Smail Medjeber, la revue ITIJ (Le Soleil) éditée à Alger. Au domicile de Smaïl exactement. 

L’homme sincère, l’Amazigh par excellence, Masin ne se contenta pas de mener seulement un combat intellectuel : avec d’autres militants, il estima qu’il était légitime, dans l’état actuel des choses, de recourir à la force pour faire entendre la voix du peuple Amazigh et faire respecter ses droits fondamentaux. Pour ce faire, ils ont créé l’Organisation des Forces Berbères (OFB), une branche armée qui mettra en œuvre des actions armées visant les institutions étatiques et symboles d’un Etat corrompu et raciste. Pour conforter l’organisation dans ses objectifs ils ont aussi créé une revue ayant pour nom « ATMATEN ». 

En joignant l’acte à la parole, il fut arrêté le 5 janvier 1976, au même moment avec d’autres membres de l’organisation, citant entre autres Smail Medjber et Hocine Cheradi, après avoir posé des bombes dans des enceintes de l’Etat algérien (Tribunaux militaires, Médias à savoir la radio et la télévision de l’Etat algérien (RTA) et le journal de propagande Le Moudjahid). Suite à quoi il fut condamné à perpétuité par la Cour de sûreté de l’Etat (basée à Médéa). Ses camarades et lui seront ensuite incarcérés dans le sinistre pénitencier de Lambèse. Sa mère mourra sur la route en lui rendant visite en prison. 

Il ne sera libéré que onze ans et demi plus tard, le 5 juillet 1987, avec d’autres membres de l’organisation, grâce à l’action des familles et des amis auprès des instances internationales qui ont fait pression sur l’Etat algérien, citant : La Fédération Internationale des droits de l’homme, Amnesty International, le Comité contre la répression, la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, la Fondation-France-Libertés dirigée par Mme Danielle Mitterrand et sa Sainteté le Pape Jean-Paul II. 

Mais hélas ! L’homme nous quittera le 22 mai 1996, neuf ans après sa libération, emporté par une maladie développée en prison suite aux tortures et aux traitements inhumains et dégradants qu’il avait subi durant les années de sa détention. Laissant derrière lui une veuve et deux fillettes inconsolées et inconsolables. 

Malgré sa disparition brutale, malgré les années passées, l’image de l’homme est restée intacte dans l’imaginaire collectif kabyle et, au-delà, amazigh. L’homme aux mille talents : travaux scientifiques, grammaire amazighe, poésie et roman, et une ébauche de traduction du Coran en langue amazighe, demeurera sans doute l’un des plus grands militants auxquels la jeunesse ne cesse de s’identifier. 

Bon orateur, grand visionnaire, idéaliste et pragmatique. Il était et il restera l’exemple à suivre pour enfin concrétiser ce rêve si cher à nos mémoires : la libération de notre peuple. 

Nassim SAID, Doctorant en droit international, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 
(Sources : Benadjaoud Amer Amokrane, Salhi Mokhtar et M.O. Medjeber)

MASIN UHARUN : le génie amazigh

MASIN UHARUN : le génie amazigh

Mohamed Haroun dit Masin est l’un de ces grands militants amazighs qui ont donné leur vie pour que l’identité amazighe ne sombre pas dans l’oubli, sous le joug des gouvernants des Etats d’Afrique du nord.
Haroune Mohamed dit Masin UharunHaroune Mohamed dit Masin Uharun
Il y avait dans la grandeur de cet homme l’esprit de Jugurtha. Il est resté jusqu’à la fin de sa vie sur terre, un Amazigh sans concession, un Kabyle révolutionnaire et un génie sans bornes. Le génie kabyle Masin Uharun est né le 13 avril 1949 à Tifrit près d’Akbou. Son père le sergent Tahar tombe au champ d’honneur en 1958. Pour l’anecdote, c’était dans la maison de sa tante qu’il y eut le premier congrès du Front de Libération Nationale, communément appelé le Congrès de la Soummam, en plein cœur de la Kabylie historique.
Agé de 11 ans, Masin Uharoun, entame sa première scolarité dans un camp militaire français avant de rejoindre le centre d’enfants de chouhadas en 1963 à El Oulma (Sétif).
Etant un surdoué, il fera trois classes en une seule année. Après l’obtention de son bac technique au lycée de Dellys, réputé comme un établissement de l’élite et le meilleur en Algérie à l’époque, il s’inscrit ensuite à la Faculté centrale d’Alger en DES Physique (sciences exactes). Preuve de sa grande intelligence et de ses intérêts multiples pour le savoir, il travaillait et étudiait, en même temps, l’astronomie à l’observatoire de Bouzaréah, tout en consacrant le reste de son temps à de la recherche sur la langue et l’identité amazighes. C’était à cette époque-là qu’il est rentré en contact avec Dda Lmulud (Mouloud Mammeri, le père de la linguistique kabyle et amazighe), alors directeur du Musée le Bardot à Alger.
Ce fut en étudiant à Dellys qu’il rencontra Mas Mohamed Made de Sidi-Aich. Ce dernier le mit en relation avec les deux fondateurs de la célèbre Académie Berbère- Agraw Imazighen, en l’occurrence Bessaoud Mohand Arab (rebaptisé Mohand Amazigh lors de son enterrement en 2002) et Hanouz Said, originaire de Sidi-Aïch et pharmacien à Paris. Cette institution historique faisait un travail de fond en vulgarisant l’histoire et l’écriture amazighe. Elle éditait principalement la fameuse revue «Imazighen», exclusivement en tifinagh. Par la suite, épris de volontarisme militant Mas Uharun créa avec d’autres compagnons de combat, notamment l’immense militant Smaïl Medjeber, la revue "Itij" (Le Soleil) éditée à Alger. Au domicile de Smaïl exactement.
L’homme sincère, l’Amazigh par excellence, Masin ne se contenta pas de mener seulement un combat intellectuel : avec d’autres militants, il estima qu’il était légitime, dans l’état actuel des choses, de recourir à la force pour faire entendre la voix du peuple amazigh et faire respecter ses droits fondamentaux. Pour ce faire, ils ont créé l’Organisation des Forces Berbères (OFB), une branche armée qui mettra en œuvre des actions armées visant les institutions étatiques et symboles d’un Etat corrompu et raciste. Pour conforter l’organisation dans ses objectifs ils ont aussi créé une revue ayant pour nom « Atmaten».
En joignant l’acte à la parole, il fut arrêté le 5 janvier 1976, au même moment avec d’autres membres de l’organisation, citant entre autres Smaïl Medjber et Hocine Cheradi, après avoir posé des bombes dans des enceintes de l’Etat algérien (Tribunaux militaires, médias à savoir la radio et la télévision de l’Etat algérien (RTA) et le journal de propagande El Moudjahid). Suite à quoi il fut condamné à perpétuité par la Cour de sûreté de l’Etat (basée à Médéa). Ses camarades et lui seront ensuite incarcérés dans le sinistre pénitencier de Lambèse. Sa mère mourra sur la route en lui rendant visite en prison.
Il ne sera libéré que onze ans et demi plus tard, le 5 juillet 1987, avec d’autres membres de l’organisation, grâce à l’action des familles et des amis auprès des instances internationales qui ont fait pression sur l’Etat algérien, comme la Fédération internationale des droits de l’homme, Amnesty International, le Comité contre la répression, la Commission des droits de l’homme des Nations Unies, la Fondation-France-Libertés dirigée par Mme Danielle Mitterrand et sa Sainteté le Pape Jean-Paul II.
Mais hélas ! L’homme nous quittera le 22 mai 1996, neuf ans après sa libération, emporté par une maladie développée en prison suite aux tortures et aux traitements inhumains et dégradants qu’il avait subis durant les années de sa détention. Laissant derrière lui une veuve et deux fillettes inconsolées et inconsolables.
Malgré sa disparition brutale, malgré les années passées, l’image de l’homme est restée intacte dans l’imaginaire collectif kabyle et, au-delà, amazigh. L’homme aux mille talents : travaux scientifiques, grammaire amazighe, poésie et roman, et une ébauche de traduction du Coran en langue amazighe, demeurera sans doute l’un des plus grands militants auxquels la jeunesse ne cesse de s’identifier.
Bon orateur, grand visionnaire, idéaliste et pragmatique. Il était et il restera l’exemple à suivre pour enfin concrétiser ce rêve si cher à nos mémoires : la libération de notre peuple.
Nassim Saïd, Doctorant en droit international, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
(Sources : Benadjaoud Amer Amokrane, Salhi Mokhtar et M.O. Medjeber)

jeudi 24 avril 2014

MATOUB LOUNES !

Publiée le 31 janv. 2013
GRACE A L'AUTORISATION DE MALIKA MATOUB
ALBUM: Ay izem 1978
TITRES
1-Ay Izem
2-Ifenanen
3-Tagrawla Negh
4-Aqlav
5-Ya Lfarhiw
6-Lehbabiw
7-Terrid
8-Anfiyi

mercredi 16 avril 2014

La stèle à l’effigie de Saïd Mekbel inaugurée à Bgayet

La stèle à l’effigie de Saïd Mekbel inaugurée à Bgayet
D’ailleurs, outre la corporation journalistique, la famille du défunt, qui n’a pas été invitée à y assister, a dénoncé cette manière de faire des autorités. Un milliard de centimes a été dégagé par la wilaya pour réaliser cette stèle en hommage à la belle plume et grand démocrate que fut le regretté Saïd Mekbel.
16/04/2014 - 13:25 mis a jour le 16/04/2014 - 13:29 parMassidida
Projet datant de 2011 et initié par l’association des journalistes de Bgayet, la stèle à l’effigie du journaliste et billettiste Saïd Mekbel, n’a été inaugurée qu’en cette matinée du mercredi coïncidant, et comme par hasard, avec la journée du savoir du 16 avril et à la veille des élections présidentielles du 17.
Cette tentative de récupération a été décriée par un groupe de journalistes présents sur place alors que le wali, accompagné d’une délégation dont une femme qui demandait aux gens de voter pour Bouteflika, l’inaugurera malgré tout.
D’ailleurs, outre la corporation journalistique, la famille du défunt, qui n’a pas été invitée à y assister, a dénoncé cette manière de faire des autorités. Un milliard de centimes a été dégagé par la wilaya pour réaliser cette stèle en hommage à la belle plume et grand démocrate que fut le regretté Saïd Mekbel.
Le site choisi est la cité Rabéa au niveau du boulevard de la liberté du chef-lieu de wilaya. L’œuvre est de l’artiste Mokrane Chebbi, natif de Tazmalt. Alors que plusieurs dates avaient été avancées pour son inauguration dont le 3 décembre pour commémorer la date de son assassinat, le 3 décembre 1994, les autorités ont décidé de le faire la veille des élections présidentielles.
Massidida

Tizi-Ouzou Mémorable hommage à Abane Ramdane

Tizi-Ouzou

Mémorable hommage à Abane Ramdane

De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine
Abane Ramdane voulut la primauté du civil sur le militaire et l’intérieur sur l’extérieur. « Le congrès du Caire (Egypte) ne dura que deux heures alors que le congrès de la Soummam dura vingt jours », relate le conférencier pour annoncer ensuite que « Abane Ramdane a été tué à cause de ses positions fermes et de son intransigeance ». Le conférencier n’a pas caché que son oncle a été liquidé physiquement par les gens du FLN.
26/12/2012 - 16:50 mis a jour le 26/12/2012 - 16:50 parSaïd Tissegouine
En guise d’hommage à l’un des principaux piliers de la guerre d’indépendance, Abane Ramdane en l’occurrence, le village d’Azouza, en collaboration avec la commune de Larbaâ-Nath-Irathen, l’Organisation Nationale des Moudjahidine (ONM) et la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, lui a consacré une manifestation de deux jours dont le coup d’envoi a été donné ce matin à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.
Tandis que l’espace du grand hall de l’édifice baptisé au nom de l’auteur de « La colline oubliée » a été utilisé pour l’exposition de documents et archives traitant de la guerre d’indépendance, la petite salle a été réservée à la conférence-débat sur le martyr laquelle été animée par son propre neveu prénommé Ali (Ali Abane) et deux officiers de l’ALN, en l’occurrence Smaïl Idir connu sous l’appellation de « Smaïl Ouguemoun et Ouali Aït-Ahmed.
La cérémonie d’ouverture de cette manifestation a été traduite en premier lieu par l’intervention du directeur de la culture de la wilaya, M. Ould-Ali El-hadi et le président de l’APW de Tizi-Ouzou, DrMoussa Tamardataza.
Le premier responsable cité mettra en avant la grande dimension de la révolution de Novembre 1954 et des hommes et femmes l’ayant assumée avec courage et abnégation. En ce qui le concerne, le président de la première institution élue de la wilaya de Tizi-Ouzou déclarera d’emblée « le soutien indéfectible de l’APW pour une manifestation d’une telle nature » pour dire ensuite que « c’est avec honneur et détermination que nous tendons la main à celles et ceux qui veulent écrire l’histoire de ce pays ».
Le Dr Moussa Tamardataza ne manquera de dévoiler le manque d’enthousiasme et d’intérêt de la jeunesse algérienne par rapport à l’histoire de la guerre d’Algérie pour l’indépendance. Avec beaucoup de subtilité, l’intervenant mettra au banc des accusés les dirigeants du pays depuis l’indépendance à ce jour dans ce désintérêt du jeune algérien pour l’histoire de la révolution de Novembre.
S’agissant de la vie et du combat de l’architecte du congrès de la Soummam, Ali Abane, à travers son témoignage, apportera de l’eau au moulin de l’assistance nombreuse dans la salle qui était composée majoritairement de Moudjahidine. En effet, l’intervenant apportera beaucoup d’éléments sur son oncle paternel qu’il reconnaît d’ailleurs comme étant méconnus du large public.
Ali Abane révèlera effectivement « la discussion orageuse » entre Abane Ramdane et son père au cours de cette année 1947 après qu’il eut démissionné de son poste de la mairie de Larbaâ-Nath-Irathen. « C’est suite à altercation avec mon grand-père que Abane Ramdane décida de quitter le domicile familial pour aller à Tazmalt (Béjaia) », témoigne le conférencier. « Et Tazmalt, ajoute-il, Abane Ramdane dormait le jour et à dès la tombée de la nuit, il poursuivait son travail de militant où il était question pour lui de contacter les personnages avec qui sera faite plus tard la révolution ».
Ali Abane note que son oncle sera arrêté plus tard à Aïn-Témouchent pour être ensuite ramené à Béjaia pour être jugé. Pour cette même affaire, Abane Ramdane sera également rejugé à Alger dans le cadre d’un appel en cassation.
S’agissant de ses années de lycée, il les fera à Blida. Dans cet établissement éducatif, Abane Ramdane fera la connaissance Hocine Débaghine lequel y exerçait les fonctions de maître d’internat. Le jeune homme sera remarqué et identifié comme « doué pour les études » par ses professeurs et le principal du lycée. Celui-ci remarquera également que le jeune Ramdane s’intéressait également à la politique d’où sa plainte la première fois pour son grand frère qui venait juste de rentrer de France pour des vacances au pays et plus tard, la plainte sera adressée carrément au paternel. « Votre fils M. Abane est très doué pour les études. Cependant, son intérêt pour la politique m’inquiète », entendit le père d’Abane ramdane de la bouche du principal du lycée. A son tour, le paternel tenta de ramener son fils à « la raison ». Seules les études pouvaient garantir un bon avenir. La même année, Abane Ramdane décrocha son baccalauréat. Hélas, la seconde guerre mondiale venait de se déclencher.
Au lieu de l’université, c’est l’ordre de mobilisation pour le service national. Quelque mois plus tard, Abane Ramdane reçoit l’ordre de faire la campagne d’Italie. Pour le jeune homme, il était hors de question d’aller guerroyer en Italie. « Il se blessa volontairement pour éviter le départ en Italie », relate Ali Abane qui ajoute : « Abane Ramdane continua son service militaire comme secrétaire du colonel à Blida ».
C’est en 1947 que le martyr se retrouva comme secrétaire à la mairie de Larbaâ-Nath-Irathen. Le jour, le jeune homme est fonctionnaire et la nuit il est militant pour la cause nationale. L’administrateur finit par soupçonner son subalterne de mener des activités contraires à l’intérêt de la France d’où sa décision de l’interpeller. Cette interpellation déplut vivement à Abane Ramdane d’où sa décision de démissionner de son poste.
Dans la prison de Serkadji d’abord, la Maison Carrée ensuite, l’homme ne perdit rien du mouvement militant à l’extérieur. C’est ainsi qu’à la veille de la révolution, les responsables du FLN ont pensé à charger un commando pour le faire évader de prison pour qu’il dirige la révolution. « Non répliqua, Mohamed Boudiaf, il vaut pour lui attendre sa libération légale. ET une fois libéré, il retrouvera sa place entière dans la révolution et ses camarades de combat ». Les arguments de Mohamed Boudiaf pesèrent.
A sa libération donc, Abane Ramdane s’attela à renforcer les piliers de la révolution. « Abane Ramdane, témoigne son neveu, mit sur pied les institutions légales dont avait besoin l’Algérie en guerre. Le congrès de la Soummam d’abord, le CNRA (conseil national de la révolution algérienne) ensuite.
La méthode de travail d’Abane Ramdane dérangea certains dirigeants de la révolution notamment après la création du CCE (comité de coordination et d’exécution). Abane Ramdane voulut la primauté du civil sur le militaire et l’intérieur sur l’extérieur. « Le congrès du Caire (Egypte) ne dura que deux heures alors que le congrès de la Soummam dura vingt jours », relate le conférencier pour annoncer ensuite que « Abane Ramdane a été tué à cause de ses positions fermes et de son intransigeance ».
Le conférencier n’a pas caché que son oncle a été liquidé physiquement par les gens du FLN. Comme désireux d’apporter quelques correctifs à certains témoignages à propos du tempérament de son oncle, Ali Abane dira : « Abane Ramdane n’était pas un dictateur pour la simple raison qu’il n’avait pas de pouvoir pour cela ». « C’était sa fougue et son intransigeance dans ses prises de position » qui ont poussé certains à penser qu’Abane Ramdane était un dictateur.
Enfin, Ali Abane dira que « c’est la Providence qui envoyé Abane Ramdane pour l’Algérie car même s’il n’était sorti de l’université, il a été un génie pour la révolution ». Le conférencier le comparera même aux révolutionnaires français, Georges-Jacques Danton et Maximilien Robespierre. « Seulement, explique l’orateur, ces révolutionnaires français ont été loin dans leurs études et étaient issus de familles riches ».
Pour la journée de demain, il est prévu au programme une fanfare à Larbaa-Nath-Irathen laquelle sera suivie d’une cérémonie de recueillement et d’un dépôt de gerbe de fleur sur la stèle érigée à la mémoire d’Abane Ramdane. Dans l’après-midi, ce sera une conférence qui sera animée par Bélaïd Abane à la salle Afrique de Larbaâ-Nath-Irathen. Notons enfin que l’un des principaux organisateurs de cette manifestation mémorable n’est autre que M. Nacer Abid, un autre neveu du martyr.
Said Tissegouine
N.B : Georges-Jacques Danton était effectivement à l’abri du besoin. En revanche, Maximilien Robespierre était pauvre. Il était issu du milieu bourgeois certes mais complètement désargenté.

mardi 15 avril 2014

SLIMANE AZEM > LES 3 CHIEN !

Mise en ligne le 30 mars 2010
Dans la vie, l'homme se distingue par se qu'il est mais il entre dans l'histoire par se qu'il fait. En effet, il a généralement un nom, une identité, une nationalité ; il est paysan, ouvrier manuel ou intellectuel, il peut être artiste, artisan, technicien bref, il prend place et s'insère dans la société organisée, structurée qui l'adopte. Ainsi, il reçoit un savoir culturel, économique, social, œuvre des générations qui l'on précédé. Sil est doué et qu'il arrive à mettre à profit ses potentialités intellectuelles et morales, Dans la vie, lhomme se distingue par se quil est mais il entre dans lhistoire par se quil fait. En effet, il a généralement un nom, une identité, une nationalité ; il est paysan, ouvrier manuel ou intellectuel, il peut être artiste, artisan, technicienbref, il prend place et sinsère dans la société organisée, structurée qui ladopte. Ainsi, il reçoit un savoir culturel, économique, social, œuvre des générations qui lon précédé. Sil est doué et quil arrive à mettre à profit ses potentialités intellectuelles et morales, il peut non seulement préserver cet héritage mais aussi lenrichir. Cette aptitude est une tâche qui nest pas à la portée de nimporte qui. Il ny a que les grands hommes qui atteignent se niveau.
Par cette chanson, Da Slimane à voulu donner une réponse à ses détracteurs. Qui se reconnaîtrons surement à travers celle-ci.


jeudi 10 avril 2014

Condoléances des militants du MAK-Akbou à leur camarade et ami "Said IDIR"

Condoléances des militants du MAK-Akbou à leur camarade et ami "Said IDIR"

10/04/2014 - 19:15

AKBOU (SIWEL) — Massensen Agrawliw de son vrai nom Said IDIR s’est éteint avant-hier, à l’âge de 21 ans. C'était un jeune cadre de la coordination MAK Akbou. Les militants de sa coordination très touchés par son décès ont transmis à Siwel ce massage de condoléance que nous publions ci-après.


Massensen Agrawliw de son vrai nom Said IDIR s’est éteint avant-hier, à l’âge de 21 ans. paix à son âme (PH/DR)
Massensen Agrawliw de son vrai nom Said IDIR s’est éteint avant-hier, à l’âge de 21 ans. paix à son âme (PH/DR)
Condoléances des militants du MAK-Akbou à Said IDIR 
10/04/2014 

Une vie bien remplie, en grande partie consacrée à l’action publique, voilà qui peut assez bien résumer le parcours de Said IDIR, sa disponibilité, son souhait de voir un jour son peuple aller vers son existence, de protéger sa culture, sa langue, son identité. 

Mais c’est surtout par son engagement au service des autres au travers de ses qualités que Said restera dans les mémoires, Gentillesse, reconnaissance, douceur, loyauté, bonne humeur, patience... Les qualités de notre ami "Said" étaient innombrables et toutes centrées autour d’une profonde humanité. 

Dans la Coordination de MAK Akbou, on se souvient «d’un homme élégant, sobre et discret, qui n’aimait pas vraiment les affrontements, mais qui restait très solide sur ses convictions, un homme de devoir ». 

C’était un ami, on a fait beaucoup de chemin ensemble, d’abord en tant que militants pour l’autodétermination du peuple kabyles, Il a toujours fait preuve de compétence et de loyauté, ensuite, dans la vie privée où il a toujours était là pour ses amis (es). 

C’était un ami, un vrai, et je suis très ému de sa disparition. 

Sofiane KHERBOUCHE 

SIWEL 101915 AVR 14 

mercredi 9 avril 2014

L'ennemi intérieur de la Kabylie "Les KDS"

franco berbère a commenté une vidéo sur YouTube


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Partagé en mode public  -  17:49
C’est la plus grande catastrophe pour le peuple amazigh,elle est la phase finale et le parachevement de la quonqête arabo-musulmane ! Et voila,ce qu’on redoutais le plus arriva:le message le plus intolerent le plus retrograde ,le plus négationniste,un message qui s’est repandu par les larmes et le sang,qui a exterminé le plus de peuples et de cultures que ne l’a fait ni le communisme ni le fascisme ni le nazisme,qui reduit la femme à un objet de jouissance,qui enprisonne les intelligences et qui pronne la violence et la soumission de tout ce qui sort de son cadre,le message qui est antinomique aux valeurs des droits de l’homme,qui ne fait pas de difference entre le religieux et le politique,qui ne reconnait pas la liberté de culte,qui condamne à mort tout ex musulman....etc,le voila prendre le masque de la culture pour accomplir sa salle besogne.Meditez messieurs,ce qui se passe dans tous les pays musulmans qu’ils soient arabes ou pas,regardez comment ils baignent dans l’ignorance et l’obscurantisme !Regardez par contre les arabes non musulmans comme les chretiens maronites,grecs orthodoxes ou ceux des autres religions comment ils sont ouverts et tolerents !regardez du coté des regions algeriennes arabophones oû l’islam a pris racine comment elles sont dans l’inculture et l’obscurantisme et du coté de la Kabylie,la region la moins atteinte par ce poison,comment elle revendique la modernité et la democratie !Mais vous etes vous meme sous l’emprise de cette drogue pour que vous l’aperceviez !
Je sais que le coran est traduit dans toutes les langues,et vous me diriez pourquoi donc pas en berbere ?Mais la reponse est simple:nos sommes trop exposés et nous prenons trop de risques pour notre culture et nos valeurs qui ont survecu justement parceque toutes les cultures dominantes ne se sont pas donné de la peine pour se traduires dans notre langue.Le coran s’il se propage avec notre langue devastera nos valeurs car il suprimera l’autre version tolerente de l’Islam que nous avons pu diluer et soumettre à notre culture.Nous avons pu echappé à l’islamisme que parceque nos ancetres ne Cette tentative nous apportera le veritable Islam qui est intolerent par nature ( regardez combien de sourates se trouvant dans le coran qui pronnent la violence et les chatiments corporels !).
Vous rendez ainsi le plus grand service aux islamistes !Il ne manquait plus que vous adoptiez les caracteres arabes pour en faire autant aux baathistes !
Ma d kunwi id imazighen,nek fghegh-kwen !

Prophete qui profite !
Moins

mercredi 26 mars 2014

Tawrirt Moussa rend hommage au militant Hacène Ider 26/03/2014 - 13:03

Tawrirt Moussa rend hommage au militant Hacène Ider

26/03/2014 - 13:03

TAWRIRT MOUSSA (SIWEL) — Le célèbre village de Matoub Lounès, Tawrit Moussa, a rendu ce lundi un vibrant hommage à un grand militant démocrate kabyle qui s’était totalement investi d’abord dans la guerre de libération algérienne contre le colonialisme français, puis dans le soulèvement du FFS en 1963 contre la dictature arabo-islamiste du régime algérien, puis dans la lutte contre le terrorisme islamiste avec les patriotes des groupes d’autodéfense . Hacène Ider est décédé vendredi dernier à l’âge de 70 ans, il a été enterré avec les honneurs qui lui étaient dus, ce lundi au cimetière de Tawrit Moussa.


C’est au cimetière de Taourit Moussa, dans le village de Matoub Lounès, que Hacène Ider a été enterré au terme d’une cérémonie émouvante à laquelle les villageois sont venus en nombre pour rendre hommage à cet enfant des At Dwala. 

Tawrit Moussa s’est mobilisée pour rendre hommage à Hacène Ider qui avait rejoint l’ALN (Armée de libération nationale) pour lutter contre l’infamie du colonialisme français. 

Hélas, au lendemain de l’indépendance algérienne, après 7 longues années de guerre, en 1993, après le hold-up de l’armée des frontières et l’instauration du régime arabo-islamique de Benbella, Hacène Ider a dû reprendre la lutte contre le despotisme des nouveaux gouvernants de l’Algérie. Il sera emprisonné et subira les affres des prisons algériennes. 

30 ans plus tard, Hacène Ider s’implique à nouveau dans la lutte contre le terrorisme islamiste à la suite de l’annulation des élections de 1992 qui avaient porté au pouvoir le Front islamique du salut (FIS). Il rejoint les patriotes qui se sont efficacement organisés en groupe d’autodéfense pour assurer la sécurité des villages et de leurs citoyens contre la folie meurtrière des islamistes. 

Depuis que les patriotes ont été désarmés pour laisser la place aux unités de l’armée algérienne, curieusement le terrorisme ne sévit plus qu’en Kabylie. 

Au terme de sa vie chargée de lutte et d’abnégation, c’est au final le seul peuple kabyle qui rendra à Hacène Ider l’hommage qui lui est dû pour son engagement et son sacrifice dans la défense de la justice et de la liberté contre le colonialisme français, contre le despotisme et l’usurpation arabo-islamiste et contre 

mel, 
SIWEL