jeudi 20 mars 2014

Hommage à Farid Ali et Rahim à Tizi Ouzou

Hommage à Farid Ali et Rahim à Tizi Ouzou

Deux chanteurs seront célébrés cette semaine au niveau de la maison de la culture « Mouloud Mammeri « de Tizi Ouzou à l’occasion de l’anniversaire de leur disparition. Il s’agit, certes, de deux figures de générations différentes, mais il n’en demeure pas moins que chacun d’entre eux a laissé des traces indélébiles dans l’arène de la chanson kabyle.

Ce sont : Farid Ali et Rahim. Farid Ali, pour rappel, est l’interprète de l’une des plus célèbres et plus belles chansons patriotiques algérienne d’expression kabyle, intitulée : «Ayemma sebr uretsru» et merveilleusement reprise par Matoub Lounès en 1992 dans son album «Communion avec la patrie». Farid Ali a également chanté de nombreuses autres chansons dans la même langue. Originaire de la région de Bounouh, près de Boghni, à cinquante kilomètres au sud de la ville de Tizi Ouzou, Farid Ali fait partie de la crème des artistes kabyles de sa génération à l’instar d’Arezki Oulatche, Akli Yahiatène, Slimane Azem, Zerrouki Allaoua, Cheikh El Hasnaoui, Cheikh Arab Bouyezgarene, Cheikh Nordine, etc… La direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou organise cette semaine donc une journée d’évocation sur Farid Ali. Ainsi, un recueillement et dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe du défunt, suivis d’une chorale (le transport de Tizi-Ouzou vers Bounouh est assuré par la direction de la culture à 8 h45) sont programmés à cet effet. Il sera aussi question d’une exposition de photos et d’archives sur la vie et l’œuvre artistique de Farid Ali. Les organisateurs prévoient, en outre, des prestations d’une chorale et de chants patriotiques qui seront suivis de conférences sur la vie et le parcours de feu Farid Ali, ayant pour thème « la chanson révolutionnaire en Algérie». Par ailleurs, des activités commémoratives du quatrième anniversaire du décès du chanteur kabyle Rahim sont au menu dans le même établissement culturel.
Un programme a été concocté par la maison de la culture de Tizi Ouzou en collaboration avec le comité des activités culturelles et artistiques de la wilaya et l’apport de la famille Rahim, ainsi que l’assemblée populaire communale d’Ath Aissa Mimoun et le village natal de l’artiste, Imkechrene. Les organisateurs précisent que le public aura droit à une exposition sur la vie et l’œuvre de Rahim ainsi que de photographies, discographie et articles de presse.

Les activités seront ponctuées par un recueillement et dépôt de gerbes de fleurs sur la tombe de Rahim au village Imqechrene dans la commune d’Ait Aissa Mimoun, près de Ouaguenoun. Enfin, un gala artistique est programmé où il sera question de témoignages sur la vie et l’œuvre de Rahim avec la présence des membres de la famille et des amis de l’artiste à la voix de rossignol.

Aomar Mohellebi

MATOUB LOUNES INEDIT IMCUMEN


vendredi 14 mars 2014

La chanteuse kabyle Chrifa est décédée


La chanteuse kabyle Chrifa est décédée

Saïd F. pour Tamurt.info
Chérifa, célébre chanteuse kabyle
Chérifa, célébre chanteuse kabyle
De son vrai nom Ouardia Bouchemlal, elle est née le 9 janvier 1926 au village Aït Halla, localité d’Ilmayen, ; région de Bordj Bou Arreridj. Elle avait tout juste 14 ans lorsqu’elle a commencé à chanter aux débuts des années 1940. Sa voix unique et son talent artistique lui ont permis de s’imposer à la radio algérienne. Depuis elle ne s’est pas arrêté de chanter.
14/03/2014 - 10:28 mis a jour le 14/03/2014 - 12:41 parSaïd F.
La célèbre chanteuse Kabyle, Chrifa, n’est plus de ce monde. Elle est décédée hier soir chez elle à la ville d’Alger. La nouvelle a fait le tour de la Kabylie quelques minutes après. La tristesse a envahi la région. Chrifa, âgée de 86 ans, a lutté longtemps contre la maladie chez elle. Elle était alitée sans que personne ne se soucie d’elle.
De son vrai nom Ouardia Bouchemlal, elle est née le 9 janvier 1926 au village Aït Halla, localité d’Ilmayen, ; région de Bordj Bou Arreridj. Elle avait tout juste 14 ans lorsqu’elle a commencé à chanter aux débuts des années 1940. Sa voix unique et son talent artistique lui ont permis de s’imposer à la radio algérienne. Depuis elle ne s’est pas arrêté de chanter.
Abka Wala Khir Ay Akbou , Aya Zerzour ,Azwaw, Abka Wala Khir Ay Akbou , Aya Zerzour ,Azwaw, …et tant d’autres chansons Kabyles composées par Na Chrifa ont marqué toutes la génération du siècle dernier.
Ses mélodies retentissent même à ce jour en Kabylie. Les dures conditions de vie ont marqué la vie de Chrifa, à l’image de toutes les chanteuses Kabyles.
Son enterrement est prévu pour ce samedi dans son village natal d’Ilmayen à Bordj Bou Arreridj. Pour rappel, le régime de Benbella puis celui de Bouemdièe ont interdit les chansons de Chrifa à la radio et à la télévision Algérienne. Ils lui ont exigé de chanter en arabe ce que Na Chrifa a refusé bien évidemment.
Saïd F.

mercredi 12 mars 2014

Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.



Publiée le 11 mars 2014


Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.

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samedi 1 mars 2014

El-Kseur : Le MAK honore la mémoire de Katia Bengana

El-Kseur :

Le MAK honore la mémoire de Katia Bengana

De Béjaia, Saïd Tissegouine
Feue Katia Bengana, contrairement à la plupart des jeunes filles de Meftah, a préféré non seulement porter la robe kabyle mais aussi répéter dans son entourage que la couture kabyle n’avait rien à envier aux autres. La martyre savait à quoi elle s’exposait. En ce début de la décennie 1990, la mort pouvait frapper quiconque, en tout lieu et à tout moment.
01/03/2014 - 14:14 mis a jour le 01/03/2014 - 14:14 parSaïd Tissegouine
Le 28 février 1994, les prometteurs de l’Eden éternel de l’au-delà et à la fois sanguinaires d’ici-bas signent une horreur à Meftah. Avec un fusil à canon scié, ils tirent froidement sur une jeune lycéenne. La victime s’appelle Katia Bengana. « Le crime de lèse-majesté » de la jeune fille, originaire d’El Kseur (Béjaia) est son refus de porter le nikab ou le tchador, ces habits ridicules que les adeptes de la chariaâ version nouvelle ont voulu imposer aux Algériennes.
Feue Katia Bengana, contrairement à la plupart des jeunes filles de Meftah, a préféré non seulement porter la robe kabyle mais aussi répéter dans son entourage que la couture kabyle n’avait rien à envier aux autres. La martyre savait à quoi elle s’exposait. En ce début de la décennie 1990, la mort pouvait frapper quiconque, en tout lieu et à tout moment.
Vingt après, jour pour jour, la grande famille militante du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK), à sa tête, Bouaziz Aït-Chebib, s’est joint à la famille de sang de la martyre pour honorer sa mémoire. Le regroupement a eu lieu au cimetière d’El-Kseur où repose à jamais Katia Bengana.
Aux côtés de l’imposant groupe du MAK et proches de la défunte, il y a avait aussi des personnalités du monde artistique et culturel à l’instar du chanteur Akli D. La cérémonie de recueillement s’est traduite par l’observation d’une minute de silence et la prise de parole.
Le premier à intervenir est le père de la martyre, Rachid Bengana. Le père, encore meurtri par la disparition de fille tant chérie, est revenu longuement sur certains aspects de la vie Katia et surtout les derniers jours avant son assassinat. « Elle savait qu’elle était menacée et tous les habitants de Meftah le savaient aussi », a-t-il témoigné. « Nonobstant la sérieuse menace qui pesait sur elle, elle a à plusieurs occasions rappelé à sa mère qu’aucune menace ne pouvait la faire reculer devant ses convictions », a ajouté le père, la gorge nouée. Le chanteur Akli D. a quant à lui suggéré que le prochain hommage à Katia soit traduit par l’organisation d’un gala.
Mouloud Mébarki, président du conseil national du MAK a, en ce qui le concerne, suggéré l’érection d’une stèle à la mémoire de Katia. Quant à lui, Bouaziz Aït-Chebib a longuement mis en avant les aspirations et le combat de la martyre. Le président du MAK a souligné que les idéaux de Katia Bengana sont repris et défendus par des millions de personnes. Le numéro un du MAK a qualifié la défunte de « l’exemple de résistance et la lutte pour la liberté et la dignité ». « Aujourd’hui, ajoute-t-il, nous devons faire le serment de continuer le combat de Katia ».
La dernière personne à prendre la parole à cette occasion est Mlle Nadia Reggad. Son intervention a consisté à lire à la mémoire de la défunte un poème paru le 29 février I994, soit au lendemain de son assassinat, et composé par Belkacem Rouache, journaliste, écrivain, scénariste et poète. Lors de la lecture en français de ce poème de plusieurs strophes et intitulé « Quand Dieu créa la femme », le père de Katia ne pouvait pas retenir ses larmes. D’ailleurs, il n’essaya pas de les cacher.

jeudi 27 février 2014

Publiée le 23 févr. 2014 Matoub Lounès Lounes

Publiée le 23 févr. 2014
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JOURNÉES COMMÉMORATIVES INITIÉES PAR L’ASSOCIATION TALWIT

JOURNÉES COMMÉMORATIVES INITIÉES PAR L’ASSOCIATION TALWIT

Mammeri, le père de la renaissance identitaire

Par : Kouceila Tighilt
L’association culturelle Talwit d’Ath Yenni, en collaboration avec l’Assemblée populaire communale et la direction de la culture de Tizi Ouzou, commémore, depuis hier et jusqu’au 1er mars, le 25e anniversaire de la disparition de l’écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri. Hier, une délégation d’Ath Yenni s’est rendue dans la wilaya de Aïn Defla pour un recueillement et un dépôt de gerbe de fleurs et d’une plaque commémorative sur le lieu sa mort, un accident de la circulation survenu un certain 26 février 1987. Mouloud Mammeri est considéré comme le père de la renaissance identitaire berbère.
Ces journées commémoratives sont placées sous le thème “Mouloud Mammeri ou la résurgence de la dimension amazighe dans la définition de l’identité algérienne”. L’ouverture officielle des activités est prévue aujourd’hui à l’espace des activités culturelles d’Ath Yenni. Au programme, une exposition murale retraçant la vie, le parcours et l’œuvre de de Mouloud Mammeri, ainsi qu’une représentation qui sera dispensée par la troupe Ahellil de Timimoun. Durant l’après midi, il est programmé une projection du film la Colline oubliée de Abderrahmane Bouguermouh, adapté de son roman éponyme. Cette projection sera suivie d’une représentation théâtrale et d’une veillée culturelle avec la troupe Ahellil et les Khwan n’Ath Yenni. Demain, les organisateurs ont programmé un gala artiste avec le chanteur Zayen, et ce, en plus des expositions qui resteront ouvertes durant toute la journée. Suivant le programme, un recueillement et un dépôt d’une gerbe de fleurs auront lieu, après demain, sur la tombe de Mouloud Mammeri à son village Taourirt Mimoune, à Ath Yenni.
Il est également programmé une table ronde, qui sera transmise en direct sur les ondes de la radio locale, et une représentation théâtrale avec la troupe Debza. Samedi prochain, dernier jour des activités, l’association Talwit prévoit une conférence et des témoignages, avec Ali Sayad, Saïd Khellil, Rachid Oulesbir et Arezki Grayen. Le gala de clôture sera animé par le chanteur Zedek Mouloud.
Enfin, rappelons que Mouloud Mammeri est décédé le 26 février 1987 sur la route de Aïn Defla. Il revenait d’un colloque à Oujda au Maroc portant sur l’amazighité.

K.T

Le grand frère absent

Le grand frère absent

Vigile du Sol et du Sang
Ce jeudi 24 janvier est marqué par la présence de l'immortel Lounès Matoub, le jour d'anniversaire de sa naissance (24 janvier 1956). C'est un jour de rappel et de mémoire dans ces temps de confusion, de lutte et d'ambition qui marquent l'évolution des peuples amazighs de part le monde.
Le 25 juin 1998, en milieu de journée, le plus éclairé esprit amazigh tomba sous des balles assassines. Le génie kabyle est mort ; alors le vent du désespoir s’empara de la jeunesse, des ainés, des hommes et des femmes et de tous les « hommes civilisés » de part le monde, pour reprendre ainsi les mots du Président français de l’époque M. Jacques Chirac.  Le deuil ne se fera jamais et l’éternelle blessure est toujours là, d’une ampleur semblable uniquement à l’exécution d’un autre génie amazigh : l’éternel YUGURTEN,  à Rome.
Ce jour-là fut aussi un tournant dans la pensée kabyle profonde. Inconsciemment la jeunesse sombra dans un désespoir fatal, une résignation sans précédent. Paradoxalement il y eu aussi une prise de conscience inédite mais terriblement intériorisée !
Ce repli sur soi-même, surtout de la part de la jeunesse, est dû en toute simplicité à un sentiment d’abandon par le Grand frère. Car l’homme des montagnes a l’esprit de Jugurtha en lui, il était et il est toujours celui qui représente le passé, le présent et l’avenir.
Des années après, malgré la tentative de révolte de 2001, la jeunesse kabyle ne s’est pas résignée  à faire son deuil. Un deuil qui devrait, nécessairement, passer par une refonte de l’esprit et de la condition kabyles. Une révolution qui se produira par une rupture avec un passé récent confisqué, défiguré et banalisé, des fois par ses propres artisans ! Ce refus de la dure réalité produira, par ailleurs, un gèle de la revendication amazighe et bien sûr kabyle en premier lieu.

 Lounès Matoub, l’éternel jeune rebelle de la montagne, a cette particularité d’être intemporel ! Le mythe se confond avec l’homme et l’homme s’est avéré encore plus grand que son mythe !  Le deuil ne peut se faire que par une prise de position radicale et entièrement nouvelle, car son initiateur, son inventeur est un homme nouveau. Cet homme, souvent seul et solitaire, à la recherche d’un monde nouveau ; celui d’un futur Kabyle-Amazigh.
Le repli sur soi, par vengeance et désespoir, ce n’est qu’un aveu de désarroi et d’impuissance à assumer un héritage de sang, celui du Grand frère. Et à défaut d’affronter, de combattre et surtout d’assumer notre rôle de continuateurs, nous la jeunesse kabyle, nous cherchons en nous des réponses qui se trouvent sur les bouts des lèvres ! Le défi est énorme et la tâche est à la hauteur de l’aura internationale de l’homme voyageur. Partout il le dira : Kabyle de partout, kabyle de toujours. La revalorisation de soi passera obligatoirement par la naissance d’une entité kabyle et au-delà amazighe. En clair se battre pour le premier Etat moderne amazigh, c’est-à-dire un Etat kabyle.
Sans assumer cette tâche légitimement héritée par le peuple kabyle (déjà en 1998 Lounès Matoub était l’un des premiers à utiliser cette notion, voir la dédicace sur la jaquette de son ultime album « Lettre ouverte aux … »). La frustration demeurera, et par la même occasion l’inaction et la passivité caractériseront la revendication amazighe et kabyle spécialement.


Donc, cette révolution, « impatiemment attendue », elle est là dans chaque Kabyle. Et c’est là qu’il faudrait le dire clairement, c’est à l’élite kabyle et amazighe en général qu’incombe la responsabilité de faire sauter les verrous de la réticence et provoquer le vent libérateur.
Il faudrait faire preuve d’audace et de loyauté envers les idéaux de liberté et de justice en retrouvant les qualités propres aux Amazighs, encrés dans la société kabyle, loin des dérives de l’exclusion et de la diversion. Il faudrait invoquer le retour des valeurs ancestrales  avec une clairvoyance sans vices ni lâcheté.
On devrait, d’un coup se mettre au travail afin de procéder au nettoyage de la société kabyle qui souffre de débauche et de fléaux sociaux de tous bords. Lesquels, que le Visionnaire n’a cessé de dénoncer dans l’ensemble de son œuvre-testament. Le vrai défi est de faire de la Kabylie une terre de liberté et de probité ; une Kabylie propre au sens propre et au figuré.
C’est pour toutes ces raisons que la jeunesse kabyle est interpellée avec insistance dans ce combat contre soi afin de se débarrasser de tout ce qui est sale et vilain. C’est pour cela aussi que le poète fait encore écho à la grandeur de la patrie de l’immense Massinissa, de l’innocente et belle kahina, et de ce brave  prince nommé affectueusement Aksil.
La mise en garde a été lancée par le Vigile du sol et du sang, Avec l’aide de Dieu, il nous guidera dans les sentiers perdus vers des chemins libérés. L’homme au grand cœur a semé l’espoir dans tous les coins et recoins de Tamazgha, et l’Ange aura  raison des ténèbres.

Finalement le Grand frère est partout, dans chacun de nous, nous guidera vers la victoire finale. Il est là comme porte-étendard, le premier à monter au front, le premier à reparaître lorsqu’il le faut ! Le peuple est là, l’élite est là et l’heure de la délivrance ne tardera pas.
Aujourd’hui encore on compte sur l’homme-providence, intemporel et éternel pour nous guider dans la pénombre de la Liberté.
                                                                                                   
AMASSAN

Recceuillement populaire devant la tombe de Katia BenGana le 28 février à El Kseur

Recceuillement populaire devant la tombe de Katia BenGana le 28 février à El Kseur

27/02/2014 - 08:09


EL KSEUR (SIWEL) - Sur initiative citoyenne, un recueillement populaire sera organisé devant la tombe de l’héroïne Katia BenGana et ce en présence de sa famille. 

Les organisateurs insistent sur la nécessité de se munir uniquement de drapeaux amazighs pour honorer la mémoire de cette héroïne de 17 ans. 

Cet hommage à cette jeune lycéenne kabyle qui symbolise la résistance contre la barbarie, l’intolérance, l'islamisme et son terrorisme aura lieu le 28 février à El Kseur à partir de 11h. 


Recceuillement populaire devant la tombe de Katia BenGana le 28 février à El Kseur

Recceuillement populaire devant la tombe de Katia BenGana le 28 février à El Kseur