mercredi 3 juillet 2013

Inauguration du carrefour Matoub Lounes à Tizi-Wezzu : La Kabylie fidèle au combat du Rebelle

Inauguration du carrefour Matoub Lounes à Tizi-Wezzu : La Kabylie fidèle au combat du Rebelle

03/07/2013 - 15:25

TIZI-WEZZU (SIWEL) — Le grand carrefour se situant à l’entrée de la ville de Tizi-Ouzou en arrivant par l’ouest porte désormais le nom de Lounès Matoub.


Une foule nombreuse été présente à l'inauguration. PH/tamurt
Une foule nombreuse été présente à l'inauguration. PH/tamurt
A partir de ce carrefour, l’automobiliste peut suivre le boulevard Stiti en tournant à droite. S’il désire faire demi-tour pour emprunter à nouveau la RN12, il peut continuer tout droit sur une distance de quelques mètres pour tomber ensuite sur le rond-point et le contourner ; ce qui est appelé dans le code de la conduite le « sens giratoire ». Dans le troisième cas, c’est-à-dire, si l’automobiliste veut pénétrer dans la ville de Tizi-Ouzou à partir de ce carrefour Lounès Matoub, il n’a qu’à emprunter la voie du tunnel pour tomber ensuite en plein boulevard Larbi Ben M’hidi. 

De par sa situation géographique et son impact en matière de communication, ce carrefour est d’une grandeur incontestable. Et par conséquent, la décision de le baptiser au nom du Rebelle a été longuement réfléchie par les pouvoirs publics, notamment par le wali, Abdelkader Bouaghzi, qui, d’ailleurs, a signé l’arrêté baptismal. 

C’est en présence d’une foule nombreuse composée des deux sexes et de tous les âges et parmi laquelle se trouvaient aussi de nombreuses personnalités du monde universitaire, politique, culturel et artistique tels que Lounis Aït-Menguellet, l’historien, Younès Adli, le président de l’APW de Tizi-Ouzou, Hocine Haroun, le directeur de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou et responsable de la maison de la culture Mouloud Mammeri, Ould Ali El Hadi, la grande famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), à sa tête, BOuaziz Aït-Chebib, l’architecte et président de l’association culturelle et scientifique, Ausnaw, El Hachemi Touzène, l’ex-dirigeant du mouvement citoyen des aârchs, Mustapha Mazouzi et tant d’autres responsables et militants du Rassemblement pour la Culture et la démocratie (RCD), et tant d’autres représentants de formations politiques ainsi que naturellement la mère et la sœur du Rebelle, en l’occurrence Na Aldjia et Malika Matoub, que le président de l’APC de Tizi-Ouzou, Ouhab Aït-Menguellet et ses proches collaborateurs ont procédé officiellement, hier à 19 heures, l’inauguration du carrefour Lounès Matoub. 

Les militants du MAK lors de l'inauguration. PH/Tamurt
Les militants du MAK lors de l'inauguration. PH/Tamurt
La plaque commémorative est faite avec du néon et laisse voir la photo de Lounès Matoub. Comme il fallait s’y attendre, ce geste inaugural a été suivi par une multitude de slogans hostiles au pouvoir et répétés en chœur. Toutefois, la foule, très excitée, chanta aussi des antiennes et des épithalames. Concernant la prise de parole pour cette circonstance, elle sera assurée respectivement par Ouhab Aït-Menguellet, Na Aldjia, Malika Matoub et Hocine Haroun. Pas un d’eux ne sera toutefois prolixe. 

Le premier magistrat de la commune de Tizi-Ouzou dira tout simplement pour sa part qu’« aujourd’hui, c’est un grand jour, car la rencontre d’aujourd’hui sera pour nous tous et toutes le début de la construction de notre ville, notre région et notre pays ». Ouhab Aït-Menguellet a rappelé également son attachement indéfectible à la cause amazighe et son appartenance à la famille Révolutionnaire et son statut de « fils de chahid ». 

La seconde personne à s’adresser à la foule est Na Aldjia. La mère du Rebelle manifestera sa gratitude à celles et ceux qui portent encore dans leur cœur « Lounès » et extériorisera sa joie devant l’unité de tous les fans du Rebelle. « La seule chose qui me manque et que je continue à réclamer de toute mon âme est la vérité sur l’assassinat de Lounès », dit-elle en substance. 


Des centaines de personnes à l'événement. PH/Tamurt
Des centaines de personnes à l'événement. PH/Tamurt
S’agissant de la sœur, elle remarquera qu’en « France, pas moins de 13 rues portent le nom de mon frère alors qu’ici en Algérie, ce n’est que 15 ans après que les pouvoirs publics ont daigné enfin baptiser un carrefour en son nom ». Tout en réclamant comme sa mère la vérité sur les circonstances exactes du rebelle, Malika Matoub exprimera sa reconnaissance à l’endroit de la personnalité du wali de Tizi-Ouzou qui « a signé l’arrêté baptismal ». 

S’agissant enfin du président de l’APW, il déclarera d’emblée que « personne ne peut se targuer d’être la seule à avoir activé pour qu’un carrefour porte le nom de Lounès Matoub ». « Cette action baptismale est le résultat de votre lutte et de votre combat à tous », a clamé Hocine Haroun tout en signalant « qu’après tout, il n’y a aucune animosité entre nous ». L’allusion est faite à la relation pas toujours amicale entre son parti, le FFS, et le RCD. Et naturellement, comme ses prédécesseurs, le président de l’APW de Tizi-Ouzou a réclamé la vérité sur l’assassinat de Lounès Matoub. 

Sur ce, le petit meeting prit fin. Nous devons signaler enfin que si la manifestation s’est déroulée sans incident, il n’en demeure pas moins que l’unicité des rangs n’était pas au rendez-vous. Il y avait au moins quatre (04) parties qui, chacune se réclamait comme la seule digne représentante de l’image du Rebelle et tout aussi digne de poursuivre son combat. A voix basse, plusieurs langues ont dénoncé cet autre « comme un traître, un vendu et un imposteur car son nom n’a jamais figuré sur le carnet des intimes du Rebelle ». 

Il reste à savoir qui est honnête et qui est malhonnête. Ce qui est en revanche certain, c’est que beaucoup de gens qui disent aujourd’hui avoir connu et côtoyé Lounès Matoub ne sont en réalité des fabulateurs. En effet, pour qu’un homme puisse connaître et consacrer un certain temps au nombre de personnes qui prétendent avoir connu le Rebelle au point de déjeuner et partager des moments intimes avec lui, il lui faudrait vivre au moins trois siècles. 

st/tamurt 
SIWEL 03 1525 JUIL 13 

Le carrefour de l’entrée de la ville de Tizi-Ouzou par l’ouest porte désormais le nom de Lounès Matoub

La seconde personne à s’adresser à la foule est Na Aldjia. La mère du Rebelle manifestera sa gratitude à celles et ceux qui portent encore dans leur cœur « Lounès » et extériorisera sa joie devant l’unité de tous les fans du Rebelle. « La seule chose qui me manque et que je continue à réclamer de toute mon âme est la vérité sur l’assassinat de Lounès », dit-elle en substance.
03/07/2013 - 12:42 mis a jour le 03/07/2013 - 12:57 par Saïd Tissegouine
Le grand carrefour se situant à l’entrée de la ville de Tizi-Ouzou en arrivant par l’ouest porte désormais le nom de Lounès Matoub.
A partir de ce carrefour, l’automobiliste peut suivre le boulevard Stiti en tournant à droite. S’il désire faire demi-tour pour emprunter à nouveau la RN12, il peut continuer tout droit sur une distance de quelques mètres pour tomber ensuite sur le rond-point et le contourner ; ce qui est appelé dans le code de la conduite le « sens giratoire ». Dans le troisième cas, c’est-à-dire, si l’automobiliste veut pénétrer dans la ville de Tizi-Ouzou à partir de ce carrefour Lounès Matoub, il n’a qu’à emprunter la voie du tunnel pour tomber ensuite en plein boulevard Larbi Ben M’hidi.
De par sa situation géographique et son impact en matière de communication, ce carrefour est d’une grandeur incontestable. Et par conséquent, la décision de le baptiser au nom du Rebelle a été longuement réfléchie par les pouvoirs publics, notamment par le wali, Abdelkader Bouaghzi, qui, d’ailleurs, a signé l’arrêté baptismal.
C’est en présence d’une foule nombreuse composée des deux sexes et de tous les âges et parmi laquelle se trouvaient aussi de nombreuses personnalités du monde universitaire, politique, culturel et artistique tels que Lounis Aït-Menguellet, l’historien, Younès Adli, le président de l’APW de Tizi-Ouzou, Hocine Haroun, le directeur de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou et responsable de la maison de la culture Mouloud Mammeri, Ould Ali El Hadi, la grande famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), à sa tête, BOuaziz Aït-Chebib, l’architecte et président de l’association culturelle et scientifique, Ausnaw, El Hachemi Touzène, l’ex-dirigeant du mouvement citoyen des aârchs, Mustapha Mazouzi et tant d’autres responsables et militants du Rassemblement pour la Culture et la démocratie (RCD), et tant d’autres représentants de formations politiques ainsi que naturellement la mère et la sœur du Rebelle, en l’occurrence Na Aldjia et Malika Matoub, que le président de l’APC de Tizi-Ouzou, Ouhab Aït-Menguellet et ses proches collaborateurs ont procédé officiellement, hier à 19 heures, l’inauguration du carrefour Lounès Matoub.
La plaque commémorative est faite avec du néon et laisse voir la photo de Lounès Matoub. Comme il fallait s’y attendre, ce geste inaugural a été suivi par une multitude de slogans hostiles au pouvoir et répétés en chœur. Toutefois, la foule, très excitée, chanta aussi des antiennes et des épithalames. Concernant la prise de parole pour cette circonstance, elle sera assurée respectivement par Ouhab Aït-Menguellet, Na Aldjia, Malika Matoub et Hocine Haroun. Pas un d’eux ne sera toutefois prolixe.
Le premier magistrat de la commune de Tizi-Ouzou dira tout simplement pour sa part qu’«  aujourd’hui, c’est un grand jour, car la rencontre d’aujourd’hui sera pour nous tous et toutes le début de la construction de notre ville, notre région et notre pays ». Ouhab Aït-Menguellet a rappelé également son attachement indéfectible à la cause amazighe et son appartenance à la famille Révolutionnaire et son statut de « fils de chahid ».
La seconde personne à s’adresser à la foule est Na Aldjia. La mère du Rebelle manifestera sa gratitude à celles et ceux qui portent encore dans leur cœur « Lounès » et extériorisera sa joie devant l’unité de tous les fans du Rebelle. « La seule chose qui me manque et que je continue à réclamer de toute mon âme est la vérité sur l’assassinat de Lounès », dit-elle en substance.
S’agissant de la sœur, elle remarquera qu’en « France, pas moins de 13 rues portent le nom de mon frère alors qu’ici en Algérie, ce n’est que 15 ans après que les pouvoirs publics ont daigné enfin baptiser un carrefour en son nom ». Tout en réclamant comme sa mère la vérité sur les circonstances exactes du rebelle, Malika Matoub exprimera sa reconnaissance à l’endroit de la personnalité du wali de Tizi-Ouzou qui « a signé l’arrêté baptismal ».
S’agissant enfin du président de l’APW, il déclarera d’emblée que « personne ne peut se targuer d’être la seule à avoir activé pour qu’un carrefour porte le nom de Lounès Matoub ». « Cette action baptismale est le résultat de votre lutte et de votre combat à tous », a clamé Hocine Haroun tout en signalant « qu’après tout, il n’y a aucune animosité entre nous ». L’allusion est faite à la relation pas toujours amicale entre son parti, le FFS, et le RCD. Et naturellement, comme ses prédécesseurs, le président de l’APW de Tizi-Ouzou a réclamé la vérité sur l’assassinat de Lounès Matoub.
Sur ce, le petit meeting prit fin. Nous devons signaler enfin que si la manifestation s’est déroulée sans incident, il n’en demeure pas moins que l’unicité des rangs n’était pas au rendez-vous. Il y avait au moins quatre (04) parties qui, chacune se réclamait comme la seule digne représentante de l’image du Rebelle et tout aussi digne de poursuivre son combat. A voix basse, plusieurs langues ont dénoncé cet autre « comme un traître, un vendu et un imposteur car son nom n’a jamais figuré sur le carnet des intimes du Rebelle ».
Il reste à savoir qui est honnête et qui est malhonnête. Ce qui est en revanche certain, c’est que beaucoup de gens qui disent aujourd’hui avoir connu et côtoyé Lounès Matoub ne sont en réalité des fabulateurs. En effet, pour qu’un homme puisse connaître et consacrer un certain temps au nombre de personnes qui prétendent avoir connu le Rebelle au point de déjeuner et partager des moments intimes avec lui, il lui faudrait vivre au moins trois siècles.

mercredi 26 juin 2013

Leur présence a étonné la population

Pourquoi aujourd’hui sous la casquette de responsables, des maires et chefs de daïra viennent-ils commémorer une date où l’état algérien a failli devant son peuple ? Serait-ce une énième humiliation pour une population déjà mise à genou par ces responsables ? Tant de questions auxquelles on ne trouvera sans doute jamais de réponse.

26/06/2013 - 11:01 mis a jour le 26/06/2013 - 12:28 par L. Ait Mimoun


Des responsables locaux défrayent la chronique en choisissant de rendre hommage au Rebelle qui, de son vivant , a été rejeté, ignoré et pointé du doigt comme étant celui qui incitait les jeunes à se révolter.
C’est à l’occasion du 15e anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès que des officiels, dont figure le chef de daïra d’Ath Douala du maire d’Ath Mahmoud et de celui d’Ath Douala, se sont rendus à la maison du défunt sise au village Taourirt Moussa. Une démarche qui a plus intrigué que satisfait les milliers de jeunes et moins jeunes, les femmes et hommes présents sur les lieux du recueillement.
Pourquoi aujourd’hui sous la casquette de responsables, des maires et chefs de daïra viennent-ils commémorer une date où l’Etat algérien a failli devant son peuple ? Serait-ce une énième humiliation pour une population déjà mise à genou par ces mêmes responsables ? Tant de questions auxquelles on ne trouvera sans doute jamais de réponse.
Ce 15e anniversaire de la disparition de l’enfant du Djurdjura devra être l’occasion de donner toute la signification et toute l’étendue du terme « justice » qui semble à ce jour ne pas faire partie du vocable des responsables. Aujourd’hui, il ne suffit plus de montrer sa silhouette devant la population et en montrant le bout de son nez dans la demeure de Lounès, mais plutôt de s’allier au combat mené par les « hommes » pour affirmer l’amazighité du peuple kabyle et transmettre le message de Matoub et de ses semblables.
L. Aït Mimoun

mardi 25 juin 2013

Pourquoi ont-il tué Matoub Lounès ? | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie

Quinze ans après son lâche assassinat

Pourquoi ont-il tué Matoub Lounès ?

Youva Ifrawen pour Tamurt.info
La sœur du défunt ne cesse de réclamer l’audition des 52 témoins, Une nouvelle étude balistique et la reconstitution des faits. Mais le pouvoir central d’Alger fait toujours la sourde oreille. En effet, comment mener une enquête sur un crime dont on est l’auteur ! Sauf une justice d’un état Kabyle pourrait faire éclore la vérité sur l’assassinat du chanteur le plus populaire de Kabylie.
25/06/2013 - 14:14 mis a jour le 25/06/2013 - 15:55 par Youva Ifrawen
Qui a tué Matoub Lounès le 25 juin à Thala Bounane ? C’est la question qui revient sur toutes les lèvres. Mais pourquoi l’avoir lâchement tué ? La question ne se pose pas. C’est clair comme l’eau de roche. Il dérangeait le pouvoir central d’Alger !
Les commenditaires de son assassinat ont profité de sa disparition. La justice algérienne a tout fait pour cacher la vérité sur ce crime politique. D’importants éléments d’informations n’ont jamais été exploités et la justice algérienne a classé définitivement l’affaire Matoub en juillet 2011.
On se demande pourquoi on a tué le colonel du DRS à Tizi Ouzou qui était en poste le jour de l’assassinat de Matoub. Officiellement, il aurait été tué par sa maitresse. Mais cette thèse ne pourrait convaincre le plus crédule des Kabyles.
Ne serait-ce pas lui qui a exécuté l’ordre de liquider Lounès ? Tout est posssible dans cette affaire. Une chose est sûre, ce haut gradé du DRS qui était le premier responsable des services secrets et des renseignements en 1998 à Tizi Ouzou sait quelque chose sur l’assassinat de Matoub, pour ne pas dire qu’il sait tout ou qu’il est impliqué directement. Impossible d’avancer d’autres arguments contre lui étant donné qu’il a été lui aussi vite « liquidé ». Il s’agit là de la méthode de tous les services secrets. Les personnes chargées de supprimer des personnalités influentes sont condamnés une fois leur mission accomplie afin d’effacer toute trace.
Certains politiciens affirment avec insistance que Matoub Lounès a été tué par l’armée algérienne afin de pousser le général Zeroual à la démission et ramener ainsi Bouteflika. Mais les déclarations de politiciens ne sont que des manipulations au profit de leurs clans respectifs. Seule une enquête scientifique, impartiale et indépendante menée par des professionnels pourra déboucher sur une vérité sur l’assassinat du Rebelle.
La sœur du défunt ne cesse de réclamer l’audition des 52 témoins, Une nouvelle étude balistique et la reconstitution des faits. Mais le pouvoir central d’Alger fait toujours la sourde oreille. En effet, comment mener une enquête sur un crime dont on est l’auteur ! Sauf une justice d’un état Kabyle pourrait faire éclore la vérité sur l’assassinat du chanteur le plus populaire de Kabylie.
Youva Ifrawen

La chaîne "Coran TV" tourne un reportage de propagande islamiste à Tizi-Ouzou le jour de la commémoration de l'assassinat de Matoub Lounes

La chaîne "Coran TV" tourne un reportage de propagande islamiste à Tizi-Ouzou le jour de la commémoration de l'assassinat de Matoub Lounes

25/06/2013 - 13:18

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Des citoyens de Tizi-Ouzou ont envoyé un message d'indignation à Siwel dans lequel ils se sont déclarés ulcérés par la provocation de la chaîne de propagande islamiste algérienne (Coran TV) qui a choisi la date du 25 juin pour faire un reportage sur les islamistes, notamment sur leur vie, leurs écris et leurs conception de la religion, dans la capitale du Djurdjura désormais livrées aux repentis et aux salafistes, sous étroite surveillance policière et militaire.


Couverture du dernier album de Matoub Lounes mettant dos à dos les islamistes et le régime dans une parodie prémonitoire: "dwas a ncerreg tamurt". (PH/DR)
Couverture du dernier album de Matoub Lounes mettant dos à dos les islamistes etle régime dans une parodie prémonitoire: "dwas a ncerreg tamurt". (PH/DR)
Le plus simple pour cette chaîne de propagande islamiste aurait été de publier les noms des 250 000 victimes de cette secte idéologique qui a réussit l'exploit de prendre Dieu en otage en lui faisant assumer toutes les horreurs de leurs secte criminelle. 

Cette insulte posthume envers Matoub Lounes prouve encore une fois que même mort Matoub Lounes dérange encore ses assassins installés aussi bien dans les maquis terroristes que dans les plus hautes sphères du pouvoir raciste algérien.

Le tournage du reportage sur les islamistes, aujourd'hui dans les rues de Tizi-Ouzou. (PH/DR)
Le tournage du reportage sur les islamistes, aujourd'hui dans les rues de Tizi-Ouzou. (PH/DR)
Des citoyens de Tizi-ouzou ont tenu à faire connaitre cette énième provocation envers le peuple kabyle qui en a marre de remplir les cimetières et de commémorer les assassinats des siens. 

Dans le Figaro du 29 juin 1998, soit 4 jours après l'assassinat de Matoub Lounes, C. Lambroschini parlait de la FRACTURE : Trente ans après l'indépendance, l'Algérie n'existe toujours pas. Les assassins du chanteur ont frappé au cœur des contradictions du pays. Champion de l'identité berbère, Matoub Lounès symbolisait à lui tout seul la principale ligne de fracture. Celle qui sépare les Kabyles, ce peuple berbère autochtone, des Arabes qui vinrent conquérir le Maghreb. Aujourd'hui, les généraux d'Alger, moins soucieux de servir le pays que préserver leur rente pétrolière, ont choisi d'appliquer le programme du FIS. Incapable de vaincre les islamistes, l'armée espère les séduire...

Depuis, les fractures se sont multipliées, il y a eu le Printemps Noir et ses 128 martyrs, le terrorisme, le banditisme, les feux de forêts, le démantèlement de l'économie kabyle, et les généraux ont livré la Kabylie aux criminels pseudo-repentis, aux salafistes, aux arabistes. Ils l'ont livré pieds et points liés sous étroite surveillance militaire en charge de "mater" ce peuple rebelle s'il venait à refuser son assassinat programmé 

bl, 
SIWEL 251318 JUIN 13

Commémoration du 15e anniversaire de l’assassinat du Rebelle : Matoub Lounès plus vivant que jamais

25/06/2013 - 11:11

TAWRIRT MUSSA WEƐMAṚ (SIWEL) — Dans le cadre de la commémoration de l’assassinat du poète et chanteur engagé kabyle Matoub Lounès par le pouvoir algérien, la fondation éponyme organise depuis mi-juin et jusqu'à fin juin, plusieurs activités culturelles qui ont lieu simultanément en Kabylie et dans la diaspora. 

Le Centre Amazigh de Montréal (CAM) commémore le 14e anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounes.


Commémoration du 15e anniversaire de l’assassinat du Rebelle : Matoub Lounès plus vivant que jamais
Ainsi, en Kabylie, et en partenariat avec les associations culturelles Taghrast, Mouloud Feraoun, Tizizwit et Tafat, un riche programme est prévu à At Ɛisi, At Dwala, At Mahmud et Tawrirt Musa où un recueillement sur sa tombe aura lieu ce mardi 25 juin. 

Des conférences-débats sont également au menu. Ainsi, hier, Rachid Ali Yahia, militant de la cause berbère, a animé une conférence à Tagemunt Azuz, D'autres seront animées par Malika Matoub, soeur du Rebelle, Kaci Rahem et Aïssa Rahmoune (avocats) et Lynda Outah qui animera ce mardi une conférence sur le thème de « la mort de l’espoir dans la poésie du Matoub ». 

A l'étranger, à Marseille, samedi 29 juin, Cherif Hamani, Hamid Matoub et Zedek Mouloud animeront un concert organisé par l'association Tamazgha. Et le dimanche 30 juin, un gala en hommage au Rebelle sera abrité par la salle de spectacles de Berbère TV à Montreuil. 
A Montréal, le 15 juin dernier, un grand gala avait été animé par d’illustres chanteurs kabyles avec la présence de Nna Aldjia et Malika Matoub, la mère et soeur du Rebelle. 

Demain, un recueillement aura lieu à Tala Bouanane, là où une embuscade assassine était tendue au poète kabyle, tué arrosé de balles par les officines du pouvoir algérien qui voulait embraser la Kabylie, à la veille de la démission de Zéroual et l'arrivée d'un certain Bouteflika. 

wbw 
SIWEL 251111 JUIN 13

samedi 22 juin 2013

Anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès

Des Marocains assisteront aux festivités

Youva Ifrawen pour Tamurt.info

Ce qui est à relever de particulier cette année, la participation pour la première fois des fans Marocains. Ils sont conviés par la fondation pour prendre part aux activités commémoratives. Une façon de larguer les décideurs d’Alger et les services de sécurités qui font des mains et des pieds pour éloigner nos frères Amazighs Marocains de toutes activités culturelles ou artistiques de la Kabylie.
22/06/2013 - 13:14 mis a jour le 22/06/2013 - 18:29 par Youva Ifrawen
Les préparatifs pour les activités de 15 ème anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès vont bon train à Taourirt Moussa Oumar, à Ath Douala, village natal du Rebelle. Les activités culturelles habituelles sont organisées afin que personne, surtout la nouvelle génération, n’oublie le combat noble de Matoub Lounès.
Ce qui est à relever de particulier cette année, la participation pour la première fois des fans Marocains. Ils sont conviés par la fondation pour prendre part aux activités commémoratives. Une façon de larguer les décideurs d’Alger et les services de sécurité qui font des mains et des pieds pour éloigner nos frères Amazighs Marocains de toutes activités culturelles ou artistiques de la Kabylie.
Durant le mois de mars dernier, lors du festival annuel du film Amazigh organisé à Tizi Wezzu par Khalida Toumi, les invités habituels de ce rendez-vous cinématographique n’ont pas été conviés pour des raisons purement politiques.
Six mois auparavant, une délégation de journalistes et artistes algériens ont été empêchés par les services de sécurité à prendre part à la première édition du festival du film Amazigh en Libye.
Le 20 avril dernier, des militants de la cause Amazigh ont été même arrêtés par les services de sécurité et ont été reconduits manu militari. Par contre, les hommes de culture algériens sont toujours reçus chaleureusement lors de toutes les activités culturelles au Maroc.
Pour ce qui concerne les litiges politiques c’est une autre affaire. Reste seulement à savoir si les invités de la fondation Matoub Lounès seront autorisés à entrer en territoire Kabyle. Le peuple Kabyle reste toujours attaché à tous ses frères Amazighs de toute l’Afrique du nord. Il n’est guère concerné par les luttes politiques stériles voir puériles des deux régimes d’Alger de Rabat.
Youva Ifrawen

vendredi 21 juin 2013

9e anniversaire de l’assassinat d’Ameziane Mehenni :
Cet hommage à la mémoire de la victime lâchement assassinée par une main de maître a été organisé par cinq associations culturelles de la commune, le comité de village de Maraghna, l’association sportive de Mezeguène, avec la participation de l’APC (Assemblée populaire communale) d’Illulen et le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK).
21/06/2013 - 17:00 mis a jour le 21/06/2013 - 17:26 par Tamurt avec Siwel
Des centaines de personnes se sont rendues, aujourd’hui, au village de Maraghna, dans la localité d’Illulen Umalu, pour se recueillir sur la tombe d’Ameziane Mehenni assassiné à Paris le 19 juin 2004. Une fresque représentant Ameziane avec son père Ferhat Mehenni, président du GPK, a d’ores et déjà été placée à l’entrée du village, tandis qu’une statue sera dédiée au défunt Ameziane au cours de l’été, au chef lieu de la commune, ou dans le village même de Maraghna.
Nna Wiza, mère de Ferhat Mehenni, déposant une gerbe de fleurs sur la tombe de son petit-fils Ameziane assassiné par les forces occultes.(PH/DR) L’odieux crime dont a été victime Amezaine Mehenni, à Paris, reste hélas impuni, mais un jour ou l’autre, la vérité rejaillira. En attendant, ce sont les âmes justes qui, chaque année, lui rendent l’hommage souhaité.
Cet hommage à la mémoire de la victime lâchement assassinée par une main de maître a été organisé par cinq associations culturelles de la commune, le comité de village de Maraghna, l’association sportive de Mezeguène, avec la participation de l’APC (Assemblée populaire communale) d’Illulen et le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK).
Une très nombreuse foule s’est rassemblée au cimetière pour honorer la mémoire d’Ameziane Mehenni, cueilli à la fleur de l’âge par ses lâches assassins.
Parmi les participants, outre les centaines de personnes venues deVgayet, de Tizi-Ouzou, de Boumerdes, de Tuvirett, d’Alger et de la diaspora, on a pu noter la présence de la section locale du RCD, tandis que l’ONM locale (organisation des anciens maquisards de la guerre d’Algérie) et l’association desavocats de Tizi-Ouzou ont envoyé des messages en hommage à la mémoire de la jeune victime.
Pour rappel Ameziane Mehenni est le petit-fils des martyrs de la guerre d’Algérie Ameziane Mehenni (d’où le message de la section locale de l’ONM) dont il avait repris le prénom comme le veut la tradition kabyle.
Les vicissitudes de l’Histoire tragique de l’Algérie indépendante ont malheureusement fait qu’Ameziane Mehenni ait du transmettre, par la même tradition, le prénom hérité de son grand-père, qu’il n’avait pas eu la chance de connaitre, ce dernier s’étant sacrifié pour que l’Algérie accède à son indépendance. Une indépendance payée au prix fort par la Kabylie qui croyait chasser le colonialisme alors qu’au colonialisme français a succédé un autre colonialisme « encore plus insidieux » pour reprendre les propos de Boualem Sensal car « basé le mythe de la nation arabe ».
zp,

mardi 4 juin 2013

Par   | juin 3, 2013 2:34
lounes matoub

Dans la commune d’Argenteuil, près de Paris, une rue porte maintenant le nom du célèbre artiste kabyle Matoub Lounès, assassiné le 25 juin 1998. Plusieurs rues françaises ont déjà été baptisées à son nom, alors que dans son propre pays, ni place ni impasse ne portent son patronyme.
Deux rues de la ville d’Argenteuil ont officiellement changé de nom samedi dernier. La cérémonie d’inauguration s’est plus apparentée à un hommage rendu à deux chanteurs populaires, l’un Français, Jean-Ferrat, l’autre Algérien, Matoub Lounès.  «Ce sont deux artistes très importants», a déclaré le député-maire d’Argenteuil Philippe Doucet. Il s’agit de «deux hommes, de deux époques et deux cultures» marqués par l’engagement à travers la chanson populaire, a-t-il ajouté au cours de la cérémonie.
La carrière artistique de Matoub Lounès a été fortement marquée par son engagement politique. Cet Algérien, né en 1956 à Taourirt Moussa Ouamar dans la wilaya de Tizi Ouzou, a longuement milité pour la cause identitaire amazigh et la reconnaissance de la langue berbère. Il a également célébré les combattants de l’indépendance algérienne tout en fustigeant les dirigeants de son époque qu’il a accusé de confisquer la liberté d’expression. Au début des années 1990, il s’est fortement opposé au terrorisme islamiste, condamnant notamment l’assassinat d’intellectuels. Il est lui-même enlevé le 25 septembre 1994 par un groupe armé. Toute la Kabylie se mobilise alors pour sa libération, qui intervient finalement le 10 octobre. Un livre et plusieurs albums plus tard, il est assassiné sur la route à proximité de son village en Kabylie, le 25 juin 1998. Un soulèvement populaire est provoqué par sa mort dans la région. Le GIA revendiquera son assassinat le 30 juin.

mardi 21 mai 2013


Un long métrage en cours de réalisation

La mort de Krim Belkacem passée sous silence

Youva Ifrawen pour Tamurt.info
L’autre insulte et dénigrement infligés au Lion du Djurdjura, comme aimaient le surnommer les maquisards, c’est la réalisation de ce film en langue Arabe. Krim était un Kabyle de souche qui ne prononçait pas un mot en arabe !
20/05/2013 - 15:29 mis a jour le 20/05/2013 - 17:00 par Youva Ifrawen
Un long métrage est en cours de réalisation par Ahmed Rachedi sur le signataire des accords d’Evian, Krim Belkacem, dans la vallée de la Soummam. C’est le ministère des anciens maquisards et celui de la Culture qui sont derrière cette initiative. Des milliards de centimes seront dépensés pour sa réalisation.
Selon des sources très proches du ministère des anciens maquisards, ce film s’annonce comme un fiasco, un navet et ressemble à tout sauf à la véritable histoire de la vie de l’enfant prodigue d’Ilallen, dans la région d’Ath Yahia Moussa. Plusieurs étapes très importantes de la vie de Krim Belkacem ont complètement été ignorées. Le parcours hors du commun de ce héros national a été évoqué superficiellement par les producteurs de ce film, ou plutôt de ce navet, et évitent tous les épisodes et les scènes qui fâchent.
Le premier coup de censure frappe l’histoire de son assassinat qui a ébranlé le monde entier en 1969. Le film ne fait aucune allusion à laliquidation physique de Krim en 1969 dans un hôtel à Frankfurt, en Allemagne. Acte criminel signé par les mains des agents de la redoutable Sécurité Militaire du régime raciste envers les Kabyles de Bouharouba. Krim Belkacem qui avait pris le chemin des maquis dès 1947, n’était jamais tombé entre les mains de l’ennemi. C’était d’ailleurs le seul chef historique à n’avoir jamais été emprisonné ou arrêté par l’armée coloniale. Mais là où l’armée française avait échoué, c’est-à-dire à éliminer Krim, le clan d’oujda a pu le faire en Europe, au cœur même de l’Allemagne !
On se demande alors où avait la tête le scénariste et journaliste, Boukhalfa Amazit, lorsqu’il a rédigé le parcours de Krim sans évoquer son assassinat ? Cet auteur a empoché un milliards de centimes, précise notre source. Ce qui explique certainement son comportement. Ce monsieur et son ami réalisateur ont ainsi tué Krim une seconde fois.
L’autre insulte et dénigrement infligés au Lion du Djurdjura, comme aimaient le surnommer les maquisards, c’est la réalisation de ce film en langue arabe. Krim était un Kabyle de souche qui ne prononçait aucun mot en langue Arabe !
Le pouvoir raciste d’Alger compte arabiser même les martyrs et les morts ! Un jour ou l’autre, des films sur les héros Kabyles seront réalisés dans les règles de l’art et les auteurs de l’assassinat de Krim seront mis au-devant de la scène, le reste, remplira la poubelle de l’histoire !
Le choix du comédien qui va incarner le rôle de Krim n’a aucune ressemblance physique avec lui. Il est même d’un comportement nonchalant. C’est un certain Salim Allam, un chétif d’une silhouette squelettique, alors que Krim est un costaud au regard d’un tigre et toujours bien éveillé. Ce choix est une façon de dénigrer un peu plus l’un des hommes qui ont participé à l’indépendance du pays.
Youva Ifarwen