samedi 2 mars 2013

Makhlouf Berkat

http://www.aitabdelmoumen.com/

Commémoration du 13e anniversaire de la mort de Mohand Saïd Ou Belaid

Après le dépôt d’une gerbe de fleurs, une prise de parole a été organisée pour rendre hommage Mohand Saïd Ou Belaid. Hsen Cherifi, du MAK, a déclaré : « Mohand Saïd U Belaid est l’une des sommités de la chanson kabyle dont nous tirerons toujours une grande fierté ».
02/03/2013 - 10:54 mis a jour le 02/03/2013 - 10:54 parTamurt.info
L’association Mohand Saïd Ou Belaid a commémoré, hier, le de décès de l’un des ténors de la chanson kabyle, l’auteur de « avehri siwed-asen sslam i warrac n tmurt-iw », une célèbre chanson qui ne cesse de bercer les générations. Une foule nombreuse s’est déplacée à Ath Smail dans la commune de Bounouh pour se recueillir sur la tombe de Mohand Saïd Ou Belaid. Plusieurs personnalités du monde culturel dont l’écrivain Abdeslam Abdennour, ont tenu à honorer la mémoire de ce grand chanteur.
Le MAK a marqué l’évènement avec la présence d’un des membres de son conseil national Hsen Chérifi, un des acteurs de l’affaire des poseurs de bombes de 1976. Après le dépôt d’une gerbe de fleurs, une prise de parole a été organisée pour rendre hommage Mohand Saïd Ou Belaid. Hsen Cherifi, du MAK, a déclaré : « Mohand Saïd U Belaid est l’une des sommités de la chanson kabyle dont nous tirerons toujours une grande fierté ». Ouerda El djazairia, une Egyptienne de culture que seul l’argent avait lié à l’Algérie, a eu droit à des obsèques nationales alors que Mohand Saïd Ou Belaid, Militant du PPA/ MTLD qui a répondu à l’appel de novembre 1954 est mort dans l’anonymat et la misère. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, son nom est banni par le pouvoir pour la simple raison qu’il avait refusé d’être un artiste de service .
Tamurt

vendredi 1 février 2013

Bienvenue sur Matoub Lounes Les Films

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vendredi 25 janvier 2013

Malika Matoub a réitéré son exigence sur la vérité concernant l’assassinat de son frère | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Célébration du 57e anniversaire de la naissance du Rebelle
« La famille de Lounès en général et moi en tant que sa sœur voulons voir à la barre des accusés directs », s’insurge la conférencière pour dire ensuite que c’est « aux autorités compétentes de se débrouiller ces accusés ».
25/01/2013 - 10:46 mis a jour le 25/01/2013 - 10:46 parSaïd Tissegouine
A l’occasion du 57e anniversaire de la naissance de feu Lounès Matoub dit « le Rebelle » qui se rapportait à la journée d’hier, soit le 24 janvier 2013, la fondation portant le non du défunt a organisé un grand gala artistique à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou lequel gala a été également une opportunité pour Mme Malika Matoub d’organiser une conférence de presse pour faire part de ses douleurs et de ses espoirs sur ce qui est appelé « l’affaire Lounès Matoub ».
A l’issue de ce face à face avec la presse, la conférencière dira d’abord que la fondation Lounès Matoub qu’elle-même préside a décidé d’octroyer cette année le Prix de la Résistance Lounès Matoub, institué en avril 2000, au groupe artistique et militant targui dénommé « Tinariwin ». Malika Matoub expliquera que le choix de Tinariwin est justifié par son rôle dans la propulsion de la chanson engagée targuie. De même, la sœur du Rebelle dira que la Fondation qu’elle préside a décidé le retrait du Prix de la résistance à M. Idir Zaïd Ahmed et son épouse Malika, tous deux enseignants à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou, qu’elle leur a octroyé en 2003 pour leurs travaux et recherches dans le domaine amazigh. Malika Matoub a expliqué ce retrait du Prix de la Résistance au coupe Ahmed-Zaïd pour avoir fait partie des enseignants de l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou qui ont donné le titre de Docteur Honoris Causa en 2008 au défunt président Ahmed Ben Bella « à l’étonnement et à la réprobation de tous ». La conférencière s’étalera sur le rôle du défunt premier Président de la république algérienne dans les événements ayant suivi juste l’indépendance du pays connus sous l’appellation « affaire du FFS » et sur ses attaques contre feu Abane Ramdane lesquelles sont portées dans son ouvrage paru en 2011.
S’agissant du premier Prix de la Résistance, la soeur du Rebelle a affirmé que la fondation qu’elle préside a été dédié à la mémoire de tous les martyrs et blessés du Printemps Noir. Le second volet de l’intervention de Malika Matoub sera essentiellement axé sur l’assassinat de son frère. Selon les déclarations et les intentions de la conférencière, l’affaire serait repartie de zéro. En effet, la sœur du Rebelle a souligné que le procès intenté par les pouvoirs publics contre Medjnoun et Chenoui dans l’affaire de l’assassinat de son frère est à considérer comme nul et non avenue dans la mesure où ces hommes ont été poursuivis pour « participation à un assassinat ».
« La famille de Lounès en général et moi en tant que sa sœur voulons voir à la barre des accusés directs », s’insurge la conférencière pour dire ensuite que c’est « aux autorités compétentes de se débrouiller ces accusés ». « A cette occasion de la célébration de la naissance de mon frère, continue Malika Matoub, j’interpelle le président de la république pour ordonner la réouverture du dossier concernant la mort de mon frère et que justice soit rendue ! ». Revenant à la voie de raisonnement, la conférencière dira que « dès lors, on a jugé des personnes impliquées dans la participation à un assassinat, la question est de savoir donc qui sont les assassins directs ? ». « Non l’affaire n’est pas finie et nous continuons à dire que qu’elle (l’affaire) n’est pas encore jugée au bout de quinze années d’attentes et de deuil », clame la conférencière. A ce moment, Me Aïssa Rahmouni, avocat assistant Malika Matoub, intervient. « Nous reposons, aujourd’hui encore, les trois questions clefs et qui sont : le pourquoi de l’assassinat, le comment et par qui ? », résume l’intervenant pour rappeler certaines zones lissées dans l’obscurité par la justice. « Tout d’abord, souligne MeAïssa Rahmoun, il s’agit là d’un assassinat politique, ensuite il y avait 52 témoins dont la justice n’a pas voulu réceptionner le témoignage ». « Certaines déclarations, poursuit Me Aïssa Rahmoun, avaient trait directement à l’assassinat de Lounès Matoub ; il n’aurait été que normal donc que la justice exige de leurs auteurs de révéler les éléments ayant justifié les dites déclarations ». Reprenant la parole, Malika Matoub révélera que sa famille, nourrie par le souci de faire éclater la vérité, a fait appel un Bureau d’experts pour procéder à la reconstitution des faits, l’analyse balistique et l’analyse d’ADN à partir du sang du Rebelle laissé dans sa voiture. A la question de connaître l’identité de ce Bureau chargé d’expertise, la conférencière répondra par la négation puisque l’opération d’expertise est toujours en cours. La sœur du rebelle avouera seulement que l’opération de la reconstitution des faits et l’étude de la balistique sont terminées mais « reste cependant l’analyse ADN à partir du sang de la victime trouvé sur sa voiture ». « Pour les besoins de l’enquête, ajoute Malika Matoub, je suis même prête à autoriser l’exhumation du cadavre de mon frère pour les analyses ».
S’agissant de la source de financement de l’opération d’expertise qui est en train d’être menée, la conférencière dira qu’elle émane de la famille de sang de la victime et « Dieu seul sait que nous ne roulons pas sur de l’or ». La présidente de la fondation baptisée au nom de son frère a clairement souligné qu’une fois l’opération d’expertise terminée, les résultats seront remis aux mains de la justice qui « j’espère fera son travail car ce n’est qu’une fois que vérité soit connue de tous et que justice soit faite que mon frère reposera en paix et sa famille fera son deuil ». « Nous avons besoin de cette vérité que nous considérons tous et toutes comme une thérapeutique », ajoute Malika Matoub.
A la question de savoir si la justice n’arrivait pas à faire connaître la vérité sur l’assassinat du Rebelle en dépit de la présence des résultats de l’expertise entre ses mains, que pourrait être la réaction de la fondation Lounès Matoub, de sa famille de sang et de ses fans, la conférencière a répondu que dans ce cas de figure, les résultats en question seront portés à la connaissance du public par le biais de la presse. Notons enfin que Malika Matoub a révélé qu’à force de travailler et de la lourde mission qu’elle porte sur ses épaules dans le cadre de cette affaire ayant trait à la mort de son frère, elle a attrapé un AVC (accident vasculaire cérébral) en 2009. « Une fois remise de mon mal, je suis aussitôt remise au travail », a-t-elle conclu.
En ce qui relève directement du gala artistique, il y a lieu de retenir qu’il a été initié et préparé entièrement par la fondation Lounès Matoub. Son coup d’envoi a été donné, rappelons-le, hier en début d’après-midi à la grande salle de spectacle de la maison de la culture. Le programme a été marqué par des chants, des poèmes et de la musique. L’ouverture a été traduite par un morceau musical du genre chaâbi, joué impeccablement par l’orchestre « Moh-Tahi ». Un numéro musical que le défunt Lounès Matoub aurait applaudi. Après ce numéro, C’est Na Aldjia (la mère du Rebelle) qui arrive sur scène pour lancer de sa vive et tendre voix un long et triste antienne qui, d’ailleurs figure dans le dernier enregistrement de son fils (printemps I998). Après na Aldjia, quatre professionnels de la chanson devaient se succéder pour enflammer la salle. Il s’agit de Karim Bacha, Saïd Khazem, Lounès Kheloui et Yasmina. La salle était archicomble. Certaines personnes ont parcouru de longues distances pour assister à ce gala en dépit de la météorologie qui n’était pas favorable ce jeudi pour la circulation de personnes. Mieux encore, parmi l’assistance figuraient de grandes personnalités du monde politique, de la culture et des sciences.
Saïd Tissegouine

jeudi 24 janvier 2013


Prix de la Résistance Matoub Lounes : Malika et Idir Ahmed-Zaid déchus de la distinction par la Fondation

25/01/2013 - 18:56

TAWRIRT-MUSSA (SIWEL) – Les responsables de la Fondation Matoub Lounes ont décidé de déchoir Malika et Idir Ahmed-Zaid du prix de la résistance Matoub Lounes qu’ils ont reçu en 2003. La fondation qui porte le nom du rebelle évoque la signature par ces deux enseignants la décision d’octroi à Ahmed Ben Bella le titre docteur honoris causa en 2008 par l’université de Tizi-Ouzou


Selon la Fondation, ces deux enseignants ne méritent plus le prix. PH/DR
Selon la Fondation, ces deux enseignants ne méritent plus le prix. PH/DR
Elus pour le prix Matoub Lounes de la résistance, Malika et Idir Ahmed-Zaid ont été déchus, aujourd’hui, de ce prix qu’ils ont eu en 2003 pour « leur » contribution au combat pour tamazight. Malika et Idir Ahmed-Zaid, enseignants à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou figurent parmi les enseignants qui ont cautionné l’octroi du titre de docteur honoris causa au dictateur Ahmed Ben Bella. 

La décision de la Fondation qui a déjà décerné le prix aux victimes et blessés du Printemps noir, l’a décerné, cette année, pour le groupe targui Tinariwen. 

Lors de l’annonce du retrait du même prix des deux enseignants de Tizi-Ouzou, un groupe d’étudiants, présents à la cérémonie, se sont engagés à déchoir Ahmed Ben Bella, même à titre posthume de ce prix, qui constitue, selon ces étudiants, une insulte et un affront pour la Kabylie qui a subi dés les premières années de l’indépendance les affres de ce dictateur. 

Ces mêmes étudiants ont rappelé que ce même personnage, qui a fait de l’antikabylisme son œuvre politique, est le premier responsable algériens à avoir attenté à la mémoire du grand chef historique kabyle Abane Ramdane. 

aai 
SIWEL 241856 JAN 13 

Kabylie : Réélection du Conseil régional du MAK et hommage au rebelle à Tawrirt Moussa 24/01/2013 - 19:29


Kabylie : Réélection du Conseil régional du MAK et hommage au rebelle à Tawrirt Moussa

24/01/2013 - 19:29

TIZI-OUZOU (SIWEL) — Aujourd’hui, 24 janvier Conseil régional du MAK à Tizi-Ouzou s’est réuni en vue d’élire les membres du Conseil régional dont les mandats sont parvenus à échéances. Cette réunion qui coïncidait avec la date anniversaire de Matoub Lounes a été précédée d’un hommage rendu à la mémoire du rebelle assassiné par le dépôt d’une gerbe de fleurs sur la dernière demeure du symbole du combat Amazigh.


Kabylie : Réélection du Conseil régional du MAK et hommage au rebelle à Tawrirt Moussa
Aujourd’hui, 24 janvier 2013, à 11h, s’est tenu, sous la direction de Bouaziz Ait Chebib, président du mouvement, la réunion du Conseil régional du Mak à Tizi-Ouzou. 

Auparavant, avant le début de la réunion, une délégation du MAK composée de M. Bouaziz Ait-Chebib, de Hmed Amrioui cadre du MAK, issu de la diaspora kabyle en Allemagne et de Boussaad Becha de la confédération d’At Dwala, s’est rendu à Tawrirt Moussa, au domicile de Matoub Lounès, afin de procéder en compagnie de la sœur du rebelle Malika Matoub, au dépôt d’une gerbe de fleur en hommage au rebelle assassiné. Le MAK a préféré lui rendre hommage en toute discrétion dans sa dernière demeure en compagnie de sa sœur 

La délégation du MAK s'est ensuite dirigé à Tizi Ouzou pour prendre part à la réunion du conseil régional. 
Après avoir observé une minute de silence à la mémoire de Matoub Lounes, dont c’était aujourd’hui l’anniversaire de sa naissance, le président du MAK a déclaré : « En hommage au chantre de l’Amazighité, nous avons choisi cette date qui coïncide avec le 57ème anniversaire du rebelle ». Le président du MAK a dit que cette action politique lui était dédiée, « une façon pour nous de perpétuer sa mémoire, son combat et aussi de le soustraire à toute forme de manipulation car Matoub Lounes était un vrai combattant de l’amazighité, un symbole et un repère pour le peuple kabyle et tous les peuples amazighs qui luttent contre l’apartheid dont ils sont victimes de la part des régimes totalitaires qu’incarne le Maghreb Arabe ». 

Ensuite, le président du MAK a rappelé les résolutions entérinées par la dernière réunion du comité exécutif. Les responsables du MAK au sein du Conseil régional de Tizi-Ouzou sont venus en force malgré les entraves dues aux fortes chutes de neige. 

Après avoir passé en revue tous les sujets qui préoccupent le mouvement autonomiste, que l’on peut retrouver dans la dernière déclaration du Comité exécutif du Mouvement, les participants ont procédé à l’élection du nouveau bureau exécutif du Conseil régional. Celui-ci est maintenant composé des membres suivants : 
Khennane Djaâfar : Président 
Hassiba Abbassène : 1ère vice présidente 
Massinissa Saidani: 2ème vice président 
Mourad Imache : Responsable à l’organique 
Meziane Bouadjla : Trésorier 
Boussaâd Becha : responsable à l’information et la communication. 

A l’issue d’un débat fructueux portant sur le programme d’action, les membres du conseil régional ont décidé d’entamer la célébration du Printemps Amazigh et la commémoration du Printemps Noir le 10 mars, date de l’interdiction de la conférence que devait animer Mouloud Mammeri à l’université de Tizi-Ouzou, date de départ de la reconquête de l’identité confisquée par un régime raciste. 

Le programme arrêté est comme suit : 

- Rassemblement le 10 mars dans la capitale du Djurdjura contre la répression et pour la réappropriation des espaces de liberté confisqués par le régime à travers les interdictions des manifestations populaires du MAK du 19 décembre , du 12 janvier 2012 et 2013. Lieu: devant l'ancienne mairie. 

- Meetings et conférences à l’échelle de tout le département de Tizi-Ouzou pour mobiliser la population et amplifier l’implantation du MAK. Les dates et les lieux seront fixées par les coordination intervillageoises. 

- Séminaires destinés à sensibiliser le peuple kabyle sur trois thèmes fondamentaux que le MAK estime indispensables à la Kabylie, à savoir : les Droits de l’Homme, l’environnement et le développement local. Les dates et les lieux seront déterminés le nouveau bureau exécutif lors de sa prochaine réunion. 

- Caravane de sensibilisation le 16 avril, en faveur de la marche du 20 avril. 

- Marche à Tizi-Ouzou, le 20 avril: (itinéraire : université- ancienne mairie) 



cdb, 
SIWEL 240129 JAN 13

Mise en ligne le 17 avril 2008
Chanson de Matoub Lounès "Tighri n taggalt" (La révolte de la veuve). Vidéo sous-titrée en kabyle avec la traduction française de la chanson.
(Transcription en Tamazight et traduction/adaptation en français de Yalla Seddiki - Matoub Lounès, Mon nom est combat).
http://matoub.rebelle.free.fr/

lundi 21 janvier 2013

Tizi Ouzou, commémoration du 57e anniversaire de la naissance du Rebelle Le prix Matoub Lounes pour la résistance sera attribué jeudi prochain


Tizi Ouzou, commémoration du 57e anniversaire de la naissance du Rebelle

La veille de cette commémoration, soit mercredi prochain, la sœur du Rebelle, Malika Matoub, animera un point de presse à la Maison des Droits de l’Homme et du Citoyen (MDHC) de Tizi Ouzou. Elle réitérera sans doute, à cette occasion, l’exigence de faire la lumière sur l’assassinat du Rebelle le 25 juin 1998 à Tala Bounan.
20/01/2013 - 12:33 mis a jour le 20/01/2013 - 13:00 par La Rédaction
C’est jeudi prochain, date qui coïncidera avec le 57 ème anniversaire du Rebelle, que la Fondation Matoub Lounes organisera au niveau de la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, des activités commémoratives avec comme point d’orgue l’attribution du Prix de la résistance dans sa deuxième édition. La fondation qui a mis en place tout un programme n’a pas jugé utile d’annoncer le lauréat ( homme, femme, groupe ou association, ONG etc ) à qui il sera attribué laissant le public le découvrir le jour J. On rappellera que Le Prix Matoub Lounès pour la résistance, dans sa première édition, a été décerné au mois de juin 2009 aux associations Tagmats de Lyon (France) et Tagmats de Boghni. Tagmats de Bognhni a été créée l’homme au burnous immaculé, l’ancien maquisard de la guerre d´Algérie, Ali Zamoum, qui a beaucoup œuvré pour la défense de la mémoire du Rebelle. Les activités commémoratives comprennent aussi un gala artistique qui sera animé par des artistes connus dont la chanteuse Yasmina, Lounes Kheloui, Said Khazem et la probable participation de Zedek Mouloud.
La veille de cette commémoration, soit mercredi prochain, la sœur du Rebelle, Malika Matoub, animera un point de presse à la Maison des Droits de l’Homme et du Citoyen (MDHC) de Tizi Ouzou. Elle réitérera sans doute, à cette occasion, l’exigence de faire la lumière sur l’assassinat du Rebelle le 25 juin 1998 à Tala Bounan.
La Rédaction

samedi 19 janvier 2013

Chanson de Matoub Lounès "Allah wakber"


Mise en ligne le 8 avril 2008
Chanson de Matoub Lounès "Allah wakber" (Allah est grand). Vidéo sous-titrée en kabyle avec la traduction française de la chanson.
(Transcription en Tamazight et traduction/adaptation en français de Yalla Seddiki - Matoub Lounès, Mon nom est combat).
http://matoub.rebelle.free.fr/


mardi 11 décembre 2012

Sur les traces de Matoub Lounès


Sur les traces de Matoub Lounès

mar, 2012-12-11 08:38 -- Benamghar Rabah
KABYLE.COM - Tizi-Ouzou - Pendant notre chemin vers les Ath douala où repose éternellement, dans un sommeil du juste, le célèbre chanteur kabyle Matoub Lounèss, assassiné par les sanguinaires du GSPC en juin 98, l’impression que  quelque chose de bizarre nous suit est omniprésente. Là où il est, six pieds sous terre, il culmine fièrement avec le Djurdjura et les montagnes qui s’offrent au regard à perte de vue pour celui qui les a toujours vénérées. Il garde jalousement sa maison comme un sphinx qui renaitrait de ses cendres, lui qui n’a pas laissé de descendance.
De la Kabylie maritime (Ivehriyen) d’où nous partons jusqu’aux collines, en haut des Ath aissi, aux adrets illuminés par un soleil qui s’échappe derrière les nuages automnaux, des Ath douala (igawawen)  qui surplombent l’étendu barrage de taksebt, le fantôme du poète ne nous a pas quitté un seul instant, comme pour nous servir de guide et de protecteur providentiel. Sa présence invisible rend le trajet court. L’image imposante de ce monument hante les horizons à mesure que nous approchons de son village natal, Taourirt Moussa, devenu entre-temps la Mecque des inconditionnels.
Nous roulons nerveusement en fixant les alentours  comme si son ombre pouvait surgir après chaque virage, lui qui aimait à en mourir sa montagne abrupte et sauvage. Il a arpenté les chemins de la Kabylie dans tous les sens.il était allé par monts et vaux sur l’étendu d’un territoire accidenté et ingrat, laissé en jachère par les tenants d’un anti-kabylisme maladif. Aucun buisson ne   lui est étranger. Il était viscéralement attaché à la terre qui l’a vu naitre. « ulac ta3zibt ur nartih , asebhi ur nentih s lhasnaoui d el 3anka » dixit le poète indomptable. Le mot Adrar ou montagne  revient  maintes fois dans ses chansons comme pour souligner son attachement à ce bout de territoire nu qui est le sien, les montagnes du Djurdjura.  L'artiste des masses populaires etavocat des sans-voix, a été surpris au détour d’une route qu’il avait l’habitude d’emprunter pour rentrer chez lui. Une route qui lui inspirait sérénité et sécurité, malgré son infestation par les hordes terroristes depuis le début des années quatre-vingt dix, lui qui croyait en la protection des saints perchés sur toutes les crêtes de notre belle, sa belle patrie. Les sanguinaires du GIA et de son corolaire le GSPC ont toujours désigné Matoub Lounès comme ennemi à abattre.
En octobre 88, il fut victime de blessures par balles tirées par un gendarme dans la région de Ain-el hammam en haute kabyle. En septembre 94, il fut encore une fois victime d’un kidnapping orchestré par le GSPC alors dirigé par Hassan hattab. Il n’est relâché qu’après une mobilisation sans précédent de la population. La résistance populaire et l’union ont eu raison de ses bourreaux ravisseurs en le  libérant sans conditions. Sa vie entière est un dramatique roman. Malgré l’acharnement  d’un sort maléfique, il est allé illico-presto prêcher la résistance comme seul impératif pour la survie démocratique face au projet théocratique et intégriste des islamistes de l’ex-FIS. C’est enfin à Tala Bounane où ses tueurs ont eu raison de son courage et de son tempérament intrépide que nous faisons notre première halte. Et là, la chair de poule  fait sortir nos cheveux et nos poils de leurs racines. L’adrénaline monte en puissance en provoquant des migraines terribles. Sur ce lieu funeste, une de ses chansons nous vient à l’esprit pour nous assener une vérité : il a tout prédit avec ses prémonitions et ses prophéties.
En effet, dans cette chanson (asagi ligh azekka wisen) il  disait : «  cfut di targa ma ghligh d anza’w ara wand i siwlan ». Et c’est justement là, sur les abords d’une chaussée, qu’il a été rattrapé par ceux qui ont juré d’avoir sa peau, d’achever ses rêves et d’éteindre son étoile étincelante, lui l’irréductible militant de la cause Amazigh et de la démocratie.
Sur place, une stèle et des fleurs fanées et déposées ça et là, témoignent de l’attachement des inflexibles fans à ce monument que seule sa mère Nna Aldjia a enfanté. Il vénérait les montagnes kabyles et sa majestueuse chaine du Djurdjura qu’il ne voulait déserter pour rien au monde. « Al 3emriw, al 3emriw, d idurar i d el 3emriw ». Ce jour là, un certain vingt cinq juin 1998, les anges qui l’accompagnaient l’ont abandonné un fatal instant. Et ceux qui juraient son élimination ont happé sa vie avec une lâcheté sans pareil. La lâcheté de s’attaquer à un homme en présence de sa femme (sa famille). Il a eu tort de faire confiance aux saints, lui qui disait qu’ils avaient fui ce pays dépravé (ula deselah hugern Ur debrinen ara). He oui, ce jour là en tout cas, ils ne lui ont pas été d’un grand secours.
Apres une courte halte dans ce lieu qui rappelle à tous la monstruosité de la doctrine dévastatrice des islamistes, nous continuons notre chemin vers Taourirt Moussa. Finalement, revenir revisiter les deux dernières demeures de feu Lounès, à savoir sa maison vitale et la tombe qui l’a volé aux siens pour en faire un invité éternel, est un voyage inoubliable, tellement la communion avec lui est comme réelle. Rare sont ceux qui vont vers ce lieu sans être accompagner par ses airs et sa voix inoxydable. Lounes est une légende que l’histoire n’oubliera pas de sitôt tellement il a marqué son passage ici bas dans le laps de temps qui lui a été imparti. De son vivant il était adulé, idolâtré et même sacralisé au point où certains n’hésitaient pas à le « prophétiser ». Dans sa carrière, il n’a laissé personne indifférent y compris ses émules et ses ennemis. Il était un parolier, un compositeur et un interprète sans égal pour sa génération. Il ne faisait que chanter son idéal. Il a chanté l’amour, la fraternité, sa terre, sa langue et sa culture. Il est de cette race d’hommes qui ne savent pas se taire devant les incertitudes et les injustices. Sa langue est une arme redoutable qui fait mal aux ennemis de la liberté et de la coexistence pacifique. Le message qu’il véhiculait faisait peur aux partisans des ténèbres et de la régression multidimensionnelle. Il était le phare éclaireur de la famille qui avance dans son combat contre la menace de la famille qui recule.il avait choisi son camps contrairement à beaucoup d’autres. Depuis son jeune âge, il a  prit sa guitare comme seul munition pour combattre les négationnistes et les nihilistes de tous bords. Il s’est engagé corps et âme en faveur de la cause berbère. Sa mère dit de lui qu’il était prédestiné à ce sort fatidique. Déjà enfant, il n’était pas d’humeur à se laisser piétiner sur les pieds. C’était le fouroulou de la famille à la tête dure. Il était imprégné d’un altruisme et d’un désintéressement pour la chose matérielle jusqu’à se faire mal. Il donnait plus qu’il en recevait. Sa générosité n’a pas d’égale auprès de ses semblables. Affaibli par les souffrances et les épreuves il lança à ses concitoyens : «  in tasen yak adi semhan ma yella u ghur yeqbah yiles iw ». Au plus haut de son arrogance envers la déchirure fratricide entre ses frères kabyles, il dit : «  à mes frères, à l’Algérie entière, des montagnes du Djurdjura jusqu’au fin fond du désert, montrons notre courroux, montrons que nous nous aimons… »  Avec des mots acérés et acerbes, il fustigeait les renégats et  les partisans de la division dans tous les camps mais sans renier personne. Aux antagonismes fratricides kabyles, il adresse des fléchettes empoisonnées et provocatrices pour les inciter à l’union qui fait tant défaut dans un langage pédagogique. « xas ma wteghd di gma asagi tasa’w ur tugi bghigh kan ad yefriwes »

Arrivé sur les lieux où repose le lion indomptable prés de la maison qu’il avait bâtie  à la sueur de son front, nos poils se dressent sur tout le corps tellement l’image de lounes est omniprésente. On a l’impression qu’il est là, quelque part, entre les interstices des murailles avoisinantes à guetter, à épier nos gestes. Et s’il était vraiment là à nous maudire de l’avoir un peu oublié, de l’avoir renié ou renier le serment que nous lui avions fait le jour de sa partance. Il n’a jamais voulu être une icône ou un quelconque fabuleux personnage. Les nombreuses personnes qui s’invitaient chez lui sont des gens du petit peuple avec qui, il ripaillait ou arrosait des nuits et des jours autour de repas maison. L’hospitalité était, indéniablement, collée à sa personne. La porte de sa maison ne se refermait jamais sur ceux qui venaient le voir. Il introduisait chez lui les gens sans  demander ni leurs rangs ni leurs affiliations. Il était humblement modeste pour accepter d’être élever au rang de héros.  Même à titre posthume, il ne le permettrait pas aujourd’hui. Là où il est, il doit rire de notre propension à rendre hommage aux morts et se faire passer pour des justiciers en jurant sur leurs tombes qu’ils leur seront fidèles. Les morts, nos morts, ne sont pas dupes, ils doivent nous regarder avec dédain et mépris. Leurs serments ne sont que des lettres mortes qui sommeillent dans nos tiroirs de l’amnésie. Abane, Amirouche, Mammeri, Guermah doivent savoir quelques choses sur nos reniements. 
De temps à autres, entre les murmures de sa mère que les jours ont courbée, un anza lointain venant de Tala Bounane, peut-être (!?), chatouille nos oreilles et nous oblige à regarder tout autour pour s’assurer que lounes n’est pas avec nous. Son image plane dans toute la maison. Ses chansons hantent les esprits qu’elles deviennent des bourdonnements incessants  qui nous empêchent de faire  le deuil des années après sa disparition. Tant que les circonstances de sa mort ne sont pas élucidées, son fantôme nous poursuivra pour toujours et empoisonnera ainsi, le cheminement de notre histoire. Sa Mercedes noire, criblée de balles, témoigne de la sauvagerie inhumaine de ceux qui l’ont abattu. Chaque impact balistique sur la carrosserie est un  signe  de la haine inqualifiable des tueurs. Le nombre de balles renseigne sur la nervosité des assassins qui surement se disaient qu’ils ne pouvaient pas venir à bout de cette légende.
Un poète peut-il mourir ? La ressemblance avec la mort du colonel Amirouche est frappante. C’est comme si Massu et ses milliers de soldats, les tueurs de lounes croyaient vraiment à l’invincibilité du chantre et du révolutionnaire émérite. Les deux légendes étaient, chacun en son temps, les cauchemars des ennemis de l’élite kabyle.  De Jugurtha à Matoub, en passant par Abane, Amirouche, Benai et les autres, nos héros et symboles ne nous pardonneront pas notre désengagement. Notre rage et nos serments durent le temps d’un enterrement et ne quittent que rarement les haies des cimetières.  Chaque week-end et à chaque anniversaire de sa naissance ou de sa mort ‘surtout), sinon tous les jours, des processions d’hommes et de femmes slaloment avec  les escarpements des chemins qui montent vers taourirt Moussa, son village natal. Les pèlerins qui se succèdent dans la demeure du rebelle, visitent le lieu avec révérence et deuil. Les questions fusent des regards de tout un chacun et reçoivent les mêmes réponses télépathiques des vis-à-vis qui se croisent dans l’enceinte d’une maison devenue la Mecque des amoureux du « barde flingué ». Chacun semble dire : ce n’est pas possible qu’il ne soit plus là. Et pourtant il n’est plus là. Chaque jour qui passe, son lot de visiteurs qui se recueillent sur la tombe de l’enfant terrible des Ath douala. Mais chaque jour qui passe, un petit « chouya » de lounes s’estompe. Les visites deviennent récréatives ou carrément festives. Les recueillements deviennent furtifs et sans larmoiements. Les mines désolées des premières années laissent la place aux visages décrispés et joviaux. Des couples d’amoureux viennent se recueillir en pensant plus à leurs escapades juvéniles qu’à l’âme de lounes même s’ils s’attardent un peu sur la beauté des pierres tombales qui enveloppent la dépouille du grand ami.

Quand à nous, nous quittons les lieux les yeux baissés et l’envie de revenir une autre fois et encore et encore...une autre fois.

Benamghar Rabah

vendredi 7 décembre 2012

Hommage à Mohya : hypocrisie des officiels, colère des autonomistes


Hommage à Mohya : hypocrisie des officiels, colère des autonomistes

ven, 2012-12-07 20:14 -- Dalil Makhloufi
Il fallait être du côté d'Ath Eurvah (daira d'Iboudrarene) ce matin pour voir à quel point la Kabylie est devenu le terrain des satellites du pouvoir qui viennent aujourdhui tenir des discours aussi faux cul qu'hyppocrites sur la tombe du grand dramaturge kabyle Muhand U yahia dit "Mohya" qui est et restera comme le précurseur du théâtre kabyle dont bénéficie aujourdhui des dividendes, les jeunes artistes kabyles et tout ceux qui croient encore à la profondeur de ses textes.
Beaucoup de monde s'est déplacé ce matin. Les uns pour rendre hommage à l'artiste, les autres pour montrer le bout de leurs nez avec l'étiquette des officiels sur le front.... La cérémonie s'est déroulée en deux temps. Tout d'abord avec les responsables de la culture et notamment Ould Ali l'Hadi, quelques personnalités de la chanson kabyle, Lounis ait Menguellet, Zedek Mouloud, Karim Branis et d'autres mais aussi la famille Mohya et les médias "soit disant Berbères".
Après de nombreux discours faisant l'éloge du grand Mohya par ceux la même qui aujourdhui mangent dans la soupe des bourreaux du dramaturge, il s'en suivra d'une collation à la sortie du cimetière sous des airs musicales d'Ait menguellet et quelques passages des sketchs du dramaturge kabyle, à se demander si c'était un hommage au fils d'Ighil Bouamas ou alors à Muhend U Yahia. Suite à cela, une délégation du Mouvement pour l'autonomie de la kabylie, emmenée par Bouaziz Ait Chebib est arrivée au moment même où la foule imputée des officiels a quitté le cimetière... La délégation du Mak, embellie de jolis drapeaux berbères si chers à Mohend U yahia est venue rectifier le tir afin de remettre les choses en place et eviter à Mohya de se retourner dans sa tombe toute la journée!
Le président du Mak a appelé les associations et des comités de village pour défendre le peuple kabyle de tout détournement et défendre les symboles de la Kabylie en proies aujourdhui aux pions du pouvoir en Kabylie afin de normaliser la région et soustraire toute connotation berbère et kabyle aux symboles de la région. Comme disait Bessaoud Mohand Arav "heureux les martyrs qui n'ont rien vu". Il a ensuite évoqué le parcours militant du regretté et son attachement profond à la Kabylie et souligné le rôle joué par Ferhat Imazighen imula, Djurdjura et d'autres afin que les messages de Mohya arrivent à bon port par la voix de nos artistes.
Très touché par le contexte de cette matinée il enchainera avec cette phrase qui en dit longt "Si Mohya s'était réveillé devant les discours qui ont lui eu lieu plus tôt dans la matinée il les aurait allumé".
A noter que Da Hacene Cherifi, compagnon du regretté Mohand Haroun dans l'affaire des poseurs de bombes a été tout simplement écarté et censuré par les organisateurs et médias alors qu'il a perdu 10 ans de sa vie à croupir dans les geôles du pouvoir pour qu'aujourdhui ces messieurs puissent parler librement et exercer pour certains leurs métiers, il dénoncera cette censure pendant les discours des makistes et lançant un avertissement sur l'oubli pour les générations futurs, privés de leurs histoires, conditionnés par des médias étatiques et promis à l’exil ou à l'assimilation dans l’Algérie de demain.
De nombreux jeunes ont dénoncé la main-mise sur l’évènement des officiels, retenant que l'assistance locale et parmi eux des membres du comité de village ont été écartés des discours ainsi que l'absence du drapeau berbère. Ils ont remercié la délégation du Mak d'avoir honoré Muhend u Yahia en donnant de l'importance au drapeau dont les Matoub, Mohya, Harroun, Taos Amrouche ou Bessaoud ont payé le prix fort.
Dalil Amazigh Kabyle.com