mardi 4 décembre 2012

Monika Borgmann à DNA : « Said Mekbel, un homme d’une rare lucidité même face à sa mort » Mardi, 04 Décembre 2012, 20:17 | Farid Alilat


Monika Borgmann à DNA : « Said Mekbel, un homme d’une rare lucidité même face à sa mort »

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Alger, quartier d’Hussein-dey, samedi 3 décembre 1994. Said Mekbel, journaliste et directeur du quotidien Le Matin est abattu de deux balles dans la tête alors qu’il déjeunait dans un restaurant situé à quelques mètres du siège de son quotidien. Entre novembre et décembre 1993, une année avant son assassinat, Said Mekbel s’est longuement entretenu avec Monika Borgmann, journaliste et cinéaste allemande aujourd’hui installée au Liban.

Ces trois entretiens ont donné lieu en 2008 à un livre intitulé « Said Mekbel : une mort à la lettre ». DNA a recueilli le témoignage de Monika Borgmann. Elle raconte ses rencontres avec l’auteur du célèbre billet « Mesmar Djeha ».
Monika Borgmann : " En 1993, j’étais journaliste free-lance au Caire, en Egypte. Je travaillais notamment pour le compte d’une radio allemande. Je suis partie cette année-là en Algérie pour réaliser des reportages sur le thème de l’assassinat des journalistes et intellectuels algériens. Je voulais savoir et comprendre pourquoi  certains avaient décidé de fuir le pays pour s’exiler et pourquoi d’autres avaient fait le choix d’y rester.
On m’avait alors présenté, dans le cadre de ce travail et pour lequel j’avais interviewé de nombreux journalistes algériens, Said Mekbel, chroniqueur et directeur du quotidien Le Matin. Said Mekbel avait accepté de se confesser longuement et nous avions réalisé trois entretiens. Tous au siège de son journal.
J’ai également rencontré sa femme ainsi que sa belle-fille. Je garde encore aujourd’hui chez moi les enregistrements audio que j’avais réalisés avec Said Mekbel.
J’ai publié à l’époque un article sur les assassinats de journalistes et d’intellectuels algériens, mais je n’avais pas tout raconté de nos entretiens avec Said Mekbel. Notamment la théorie qu’il avait développée sur ces assassinats préparés et méthodiques. J’ai considéré que cette théorie lui appartenait.
Une année après notre rencontre, Said Mekbel est assassine le 3 décembre 1994. J’ai réalisé que j’avais entre les mains son testament. A l’époque, j’étais encore sous le choc de sa mort, tétanisée, incapable de réfléchir sur la manière dont il fallait exploiter ces témoignages recueillis auprès d’un homme d’une extrême lucidité même face à la mort.
Je n’ai pas eu l’occasion de publier ces entretiens d’abord parce que personne n’en voulait, ensuite parce que j’étais très prise par d’autres projets. J’ai bien sûr entrepris des démarches dans le but de les publier, mais le projet n’a pas abouti.
Il aboutira en 2008 avec la publication de ce livre aux éditions Dar Al-Jadeed au Liban, ainsi qu'aux Editions Téraède en France.
J’ai rencontré un homme qui m’a extrêmement touchée. Je le suis encore 19 ans après ces rencontres. Said Mekbel m’a touchée, émue et bouleversée par la clarté de ses idées. J’étais stupéfaite par sa capacité d’analyses. Il avait cette aptitude à décrire jusqu’au moindre détail les circonstances de son assassinat. Sa voix posée, douce, le rendait, le rend encore, plus touchant.
En publiant ce livre, je sentais que devais quelque chose à Said Mekbel.


Lire l'article original : Monika Borgmann à DNA : « Said Mekbel, un homme d’une rare lucidité même face à sa mort » | DNA - Dernières nouvelles d'Algérie 

Krim Belkacem, le film en tournage - La Dépêche de Kabylie


DRAÂ EL MIZAN DES SÉQUENCES RETRAÇANT UN PAN DE SA VIE, TOURNÉES DIMANCHE DANS LA VILLE

Krim Belkacem, le film en tournage

     
La journée de dimanche dernier restera, à jamais dans la mémoire de nombreux citoyens de la ville de Draâ El Mizan.

En effet, aux environs de midi, venant par la route de Boghni, un important convoi de véhicules,  civiles et militaires, précédé par celui de la gendarmerie qui ouvrait le passage, attira l’attention et la curiosité non seulement des badauds et des nombreux lycéens, mais même ceux qui étaient à l’intérieur des cafés, des restaurants et des magasins qui se mirent de la partie pour contempler ce défilé d’une douzaine de fourgons tollés aux châssis longs, des camions militaires, de véhicules spéciaux ainsi que des voitures de toutes marques, occupées par des hommes et des femmes en tenues civiles. Alors, chacun y allait de sa version. Il fallait donc attendre quelques instants pour que la nouvelle se répande comme une traînée de poudre à travers toute la ville, car les arrivants se sont arrêtés au centre-ville, plus précisément au carrefour de la station service et du café «Markès». En fait, il s’agissait de l’équipe de tournage du film retraçant la vie et le parcours du héros de la révolution, Krim Belkacem, conduite par le réalisateur Ahmed Rachedi. Aussitôt la délégation arrivée, les policiers durent fermer le boulevard Amirouche où sera installé le plateau de tournage, ainsi que la ruelle qui lui est perpendiculaire, une impasse baptisée Rue de la Paix. L’installation du matériel dura presque une heure, alors que les comédiens, ainsi que les figurants choisis parmi les jeunes de la ville commençaient à se concentrer. Pour la première séquence, qui est en fait la douzième du film, l’action se déroule au niveau de la Rue de la Paix, où deux jeeps militaires aux écussons de l’armée française étaient installées, alors que plus loin, au bout de la ruelle, un camion était stationné, tandis que des figurants aux tenues d’anciens harkis se mêlaient aux badauds qui ne voulaient, à aucun prix, rater une telle occasion d’assister à l’événement. «C’est vraiment fantastique. C’est la première fois depuis l’indépendance, alors que j’avais une dizaine d’année, que je revois de telles tenues et de tels véhicules qui me faisaient une peur terrible, et j’en tremble encore à les regardant », nous confie, presque en larmes, un citoyen qui se tenait debout devant un petit salon de coiffure. Pour les jeunes, ce spectacle inédit ne leur rappelle rien, sinon des scènes de cinéma et de télévision. «C’est vraiment fabuleux pour moi qui suis jeune, d’abord, j’ai la chance d’être parmi les figurants, ce qui est très important dans ma vie de désœuvré, ce sera un souvenir impérissable pour mes enfants et mes petits enfants, même si je n’apparaîtrait que dans deux séquences», nous déclare  Nabil, un jeune tout content de participer au tournage.  «C’est Krim Belkacem !» Ce cri fusa de nombreuses poitrines, comme s’il s’agissait d’une apparition divine, lorsque l’acteur principal qui campait le rôle du Lion du Djebel se tint au bout de la ruelle. Tous les yeux étaient braqués sur lui. Au fur et à mesure que le temps s’écoulait, la fascination prenait de l’ampleur. «Silence… ça tourne !», cet ordre se répercuta entre les techniciens et on vit s’avancer l’acteur principal, avant d’être accosté par un homme âgé qui sortait d’une échoppe, tenant deux paniers. Il lui fit remarquer qu’il y a un bon bout de temps qu’ils ne s’étaient pas rencontrés. Ils firent un bout de chemin ensemble. Cette séquence sera refaite trois fois, avant que Ahmed Rachedi ne soit satisfait. Les deux autres séquences seront tournées sur ce même plateau de la Rue de la paix et vont durer un temps interminable, surtout que les figurants n’ont pas l’habitude. Il avait donc fallu plus de trois heures pour mettre en boîte deux minutes de séquences de ce film, qui ont tout de même une très grande importance, d’autant plus qu’il s’agit de la réaction du colonialisme face au mécontentement des jeunes à la suite du truquage des élections de 1947. La quatrième et dernière séquence sera tournée au boulevard Amirouche où était installée la brigade de gendarmerie. Elle durera un peu plus d’une demi-heure, mais ne sera refaite que deux fois. Dans cette séquence, Krim Belkacem et ses amis descendront la rue, du côté de la gendarmerie, alors la patrouille motorisée de l’armée française remontait cette voie, mais sans qu’il n’y eut d’incident, dans l’indifférence la plus totale. Il était plus de dix huit heures quand le réalisateur décida d’arrêter le travail. Toute l’équipe poussa un grand ouf de soulagement, tout en remerciant la population de sa collaboration. Aussitôt, les techniciens commencèrent à ranger leur matériel dans un désordre indescriptible, d’autant plus que les jeunes n’hésitaient pas à saisir cette occasion pour prendre des photos avec les acteurs qui ont tous été ovationnés, à l’image de Malik Hamiche, Hakim Aoudjit, Ali Chikh ainsi que Nacer Mouhaouche. Par ailleurs, pour ce tournage, outre la mobilisation des éléments de la sûreté de daïra, l’aide matérielle de l’ANP a été plus qu’appréciable, de même que la mobilisation d’une ambulance de la protection civile et de nombreux citoyens activant dans le mouvement associatif.

Samedi 15 décembre 2012 à 14h30 à Paris lundi 3 décembre 2012


Rassemblement en faveur de l'indépendance de l'Azawad
Samedi 15 décembre 2012 à 14h30 à Paris
lundi 3 décembre 2012
par Masin
Dans le cadre de son action de solidarité avec l’Azawad et la lutte des Touaregs pour l’accès à leur indépendance, Tamazgha appelle à un rassemblement en faveur de l’indépendance de l’Azawad le samedi 15 décembre 2012 à 14h30 devant l’Assemblée nationale. 
Place du Président Édouard Herriot, Paris 7ème.
Métro : Assemblée nationale (L12) ou Invalides (L8 et 13/ RER C).


Devant l’obstination de la Communauté internationale, et à sa tête la France, à s’opposer à l’indépendance de l’Azawad, Tamazgha appelle l’ensemble des Imazighen ainsi que les citoyens du monde épris de justice et de liberté à se mobiliser aux côtés des femmes et des hommes qui se battent depuis janvier 2012 afin que l’Azawad accède à son indépendance et se débarrasse ainsi d’un État malien hérité du colonialisme français qui a fait preuve, cinquante ans durant, de racisme, de haine et de politique génocidaire envers les Touaregs.


Au moment où le MNLA subit, d’une part, de fortes pressions afin de renoncer à son projet initial, et, d’autre part, une offensive militaire des groupes islamistes soutenus et assistés par l’État algérien et le Qatar, une mobilisation en faveur de l’indépendance de l’Azawad s’impose. Et c’est pourquoi Tamazgha tient à sortir, encore une fois, dans la Rue parisienne pour dire à celles et ceux qui se battent dans l’Azawad que nous sommes à leurs côtés et que nous ne pouvons les abandonner ; aussi pour dire à la Communauté internationale que les Touaregs ne sont pas seuls.

Par la même occasion, nous appelons l’ensemble des Imazighen, notamment en pays amazighs, à se mobiliser activement en faveur de l’indépendance de l’Azawad et apporter soutien à ceux qui se battent sur le terrain.

Ce rassemblement sera également l’occasion de dénoncer, devant l’Assemblée nationale, l’attitude méprisante et anti-amazighe de la France que nous condamnons énergiquement.

Toutes et tous devant l’Assemblée nationale le samedi 15 décembre 2012 à 14h30 pour dire :

Vive l’Azawad indépendant

APPEL 

Rassemblement de Solidarité avec l’Azawad et le MNLA à Paris.

Samedi 15 décembre 2012 à 14h30
Devant l’Assemblée Nationale

Place du Président Édouard Herriot, Paris 7ème.
Métro : Assemblée nationale (L12) ou Invalides (L8 et 13/ RER C).

Soyons nombreuses et nombreux à ce rassemblement !Montrons au monde que nous ne lâcherons jamais celles et ceux qui mènent le combat pour la liberté et la dignité des Azawadiennes et Azawadiens !

Dénonçons l’attitude de la France responsable du drame touareg !

Toutes et tous devant l’Assemblée nationale le samedi 15 décembre 2012 à 14h30 !


Solidarité avec les Touaregs de l’Azawad...

A l’occasion de l’anniversaire de son assassinat Le MAK se recueille devant la tombe de « Saïd Mekbel » Aziz Ait-Amirouche pour Tamurt.info


A l’occasion de l’anniversaire de son assassinat
Sur initiative d’ un collectif de citoyens, des cadres du MAK, des hommes de culture, des amis et sa famille ; un rassemblement s’est tenu devant le théâtre régional de Vgayet et ce avec la présence d’une forte délégation du mouvement autonomiste, conduite par son Secrétaire Général, M. Djennadi Farid et le Président de son Conseil National, M. Mouloud Mebarki.
04/12/2012 - 00:05 mis a jour le 04/12/2012 - 00:54 par Aziz Ait-Amirouche
Ce rassemblement avait pour objectif de rendre hommage à l’intellectuel engagé, Saïd Mekbel, assassiné le 03 décembre 1994.
Accompagnée d’une foule nombreuse, la délégation du MAK s’est rendue vers le cimetière « Sidi Muhend Amuqran » au centre-ville de Vgayet, pour se recueillir et déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du martyr de l’Algérie plurielle réconciliée avec son Amazighité.
Une prise de parole a été entamée devant la tombe de « Saïd Mekbel ». Ils étaient nombreux à prendre la parole sur place, dont les organisateurs, ses amis, ainsi que le SG du MAK, M. Farid Djennadi. Les intervenants ont tous été unanimes, sur le fait que si « Saïd Mekbel » a été enterré à « El Alia », il aurait été oublié. Fort heureusement la Kabylie, qui l’a enfanté, honorera toujours sa mémoire et son noble combat.
Dans son allocution, le SG du MAK, M. Farid Djennadi, qui s’exprimait au nom du président du MAK et du président de l’ANAVAD, MM. Bouaziz Ait-Chebib et Ferhat Mehenni, a insisté sur la nécessité d’entretenir la mémoire collective du peuple Kabyle en perpétuant les idéaux et le combat des grands militants à l’image de « Saïd Mekbel » dont les écrits resteront à jamais des éclaireurs de consciences.
Hormis la présence de l’ex-député du RCD, M. Boubkeur Derguini, arrivé avant la fin du recueillement, le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) était la seule organisation politique ayant participé à cette commémoration d’une façon officielle.
Notons enfin, qu’un récital poétique a été organisé sur la tombe de « Saïd Mekbel ».
Addenda : Qui est « Saïd Mekbel » ?
Saïd Mekbel, journaliste et intellectuel Kabyle, né le 25 mars 1940 à Vgayet. Chroniqueur satirique, connu sous le pseudonyme de « Mesmar Dj’ha », il a été assassiné à Alger, le 03 décembre 1994, dans un attentat attribué aux islamistes. Il a été connu pour son humanisme et son idéal pour la liberté et son engagement pour l’Amazighité. Selon le site Rue89.com et dans une « confession » recueillie par la journaliste Allemande « Monika Bergman », il explique que les meurtres des intellectuels, étaient commandités par le parton du DRS, le général « Toufik ».
Aziz Ait-Amirouche.

lundi 3 décembre 2012

Cinéma. Krim Belkacem : Quand L’art Ressuscite Le Passé


Cinéma. Krim Belkacem : Quand L’art Ressuscite Le Passé

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Par Amar Cheballah
Après « l’opium et le Bâton » tourné à la fin des années 60, le réalisateur Ahmed Rachdi revient en Kabylie pour un autre tour de magie sur l’histoire récente de notre pays. C’est au moment ou les programmes de l’Education nationale peinent à laisser un espace à certaines grandes figures du 1er novembre 1954, qu’Ahmed Rachdi brise les tabous en terminant hier, dans la vallée du Djurdjura, son second film sur le 1er novembre 1954 : Krim Belkacem. Avec les mêmes acteurs qui ont tourné Mustapha Benboulaid, Ahmed Rachdi s’est emparé d’une époque pour instruire une autre, la notre, en proie à des bouleversements et à des changements imprévisibles. « Mon but n’est pas d’occulter ou d’effacer tel ou tel autre acteur du mouvement national. Il nous a semblé intéressant de montrer comment le cinéma, art populaire par excellence, peut aider à la compréhension des turbulences et des agitations de notre époque », dira Ahmed Rachedi en guise de réponse a certains qui lui reprochaient d’avoir descendu en flammes Messali Hadj .
Naturellement, tout comme pour un instituteur dans sa classe, le cinéma dans les mains de ce réalisateur, en est venu à compter dans la représentation du passé national, devenant tout à la fois un moyen d’expression de l’histoire ainsi qu’une source pour l’historien.
Sujet d’inspiration inépuisable pour les réalisateurs algériens, la guerre d’Algérie a fait l’objet de nombreuses adaptations cinématographiques. C’est qu’elle a tout pour fasciner le cinéma : invasion française, guerres des tribus contre la colonisation, femmes et hommes providentiels (Fathma N’Soummer, Aissat Idir, Cheikh Bouamama) despotiques (généraux Clauzel, St Arnaud, Lamoricière, Pélissier…) leaders du mouvement nationaliste incompris, pas toujours sans peur et sans reproche, l’insurrection du 1er novembre 1954… Le septième art s’est saisi avec jubilation des héros, connus ou méconnus, des rébellions et des révolutions, des grandes batailles, reconstituant de plus en plus fidèlement les décors d’un autre temps, ses modes, ses attentes et ses espérances.
Certains personnages clés de l’histoire d’Algérie, pourtant, n’ont donné lieu à aucun film. C’est le cas de Messali, l’Emir Abdelkader, Imache Amar ou Abane Ramdhane et Med Lamine Debaghine. La première raison est bien souvent financière : plus que les autres, les films historiques nécessitent des coûts de production considérables. La seconde est de plus en plus politique. En effet, il serait dangereux, voire suicidaire, pour des réalisateurs algériens de tenter une évocation historique de l’Emir Abdelkader, fondateur de l’Algérie que nous connaissons aujourd’hui ou encore de Messali véritable inspirateur du 1er novembre 1954 après le Congrès d’Hornu en décembre 1953, banni des programmes scolaires par l’Éducation Nationale…
Le cinéma réinvente souvent le passé… Où s’arrête la réalité et où commence la fiction ? Plutôt que de donner un éclairage sur une époque révolue, un film constitue avant tout un témoignage sur son propre temps. Quand Ahmed Rachedi (depuis quelques jours au Djurdjura) choisit d’adapter Krim Belkacem, il se soucie bien peu de l’histoire et moins encore de Krim, Ben boulaid, Abane et Messali. En fait, son premier souci est d’évoquer la folie meurtrière de la colonisation et de ses massacres depuis l’arrivée du général de Bourmont sur les cotes algériennes jusqu’au général de Gaulle contraint à accepter par les armes en 1962 l’indépendance de l’Algérie. Peu importe, à vrai dire ! Qu’il soit le reflet de la société dans laquelle il a été créé ou une tentative de reconstitution d’une époque lointaine, le cinéma est devenu aujourd’hui l’un des moyens les plus pertinents pour raconter l’Histoire. Il redonne vie aux événements historiques, il rend visible le passé…
L’accroissement du nombre de films historiques témoigne également d’un besoin grandissant de mémoire. Dans une civilisation dominée par la vitesse qui balaye sur son passage les repères les plus solides, la nécessité se fait sentir, individuellement et collectivement, de trouver des bouées auxquelles se raccrocher, non seulement dans l’espace – nos «racines» – mais aussi dans le temps. Ces œuvres sont en quelque sorte des balises, surtout si elles commémorent des événements fondateurs auxquels il nous faut, plus qu’autrefois, nous référer afin de mieux faire face au présent. Et aux défis de l’avenir.
*Krim Belkacem est né en 1922 à Tizra Aissa, dans le douar des Ait Yahia Moussa. Succédant à Belounès Said et Ould Hamouda Amar en Kabylie à la fin des années 19 40, il se liera d’amitié à Mustapha Ben boulaid. Dés septembre 1954, lors de rencontres avec BenM’hidi à Ighil Oumanchar, il fera basculer la Kabylie dans les rangs du CRUA. Il est l’un des principaux artisans des Accords d’Evian. Krim Belkacem est mort assassiné en Allemagne en 1971.

jeudi 29 novembre 2012

Fondation Matoub Lounès : La soeur du Rebelle apporte des précisions quant à l'invitation de Nna Aldjia par un parti politique en lice pour les élections 29/11/2012 - 17:35


Fondation Matoub Lounès : La soeur du Rebelle apporte des précisions quant à l'invitation de Nna Aldjia par un parti politique en lice pour les élections

29/11/2012 - 17:35

TAOURIRT MOUSSa (SIWEL) — Invitée, récemment, par un candidat aux élections locales de Wagnoun, pour assister à un meeting électoral, Nna Aldjia, par la voix de Malika Matoub apoporte des clarifications.


Fondation lounes Matoub 
Taourirt Moussa Ath Mahmoud 
Tizi Ouzou Kabylie 

Clarification 

Je tiens à saluer la population d’Ath Ouaguenon et leur engagement à restaurer la stèle de Lounès qui a été vandalisée par des personnes hostiles à l’attachement que porte la Kabylie à son intransigeance pour la cause Amazigh et à son dévouement indéfectible à sa terre natale. 

Malgré les diverses tentatives politiciennes auxquels nous avions été confronté depuis quatorze ans, nous avons continué à résister aux chants des sirènes et « des perdreaux » qui piègent les jeunes Kabyles pour qu’ils soient anéantis ou absorbés par l’idéologie arabo-islamique du régime d’Alger. 

Quand aux échéances électorales nous les avions rejetés de puis un certain 25 juin 1998 à Tala Bounane. Les Kabyles ne sont pas dupes ils savent reconnaître le grain de l’ivraie. 
Nous ne sommes pas amnésiques, la vérité sur l’assassinat de Lounès est toujours à l’ordre du jour et son combat continue grâce à tarwa lahlal loin de la perfidie ( aguru). 

La Présidente Malika MATOUB 

SIWEL 
29 1735 NOV12

mercredi 28 novembre 2012

MATOUB Lounès " Ak°it ay arrac nneɣ "sous-titres kabyle et français[algérie-kabylie] - YouTube


Ajoutée par  le 10 sept. 2011
Ak°it ay arrac nneɣ ( Réveillez-vous, compagnons ! )
Le poème évoque l'insurrection menée par la Kabylie contre la dictature de Ben Bella en 1963, sous la responsabilité politique du FFS (Front des forces socialistes) et de Hocine Ait-Ahmed. Elle s'est achevée par le ralliement au régime de certains chefs militaires et par la mort de plusieurs centaines de Kabyles, sans parler des actes de barbarie commis par l'armée selon certains témoins, ainsi le viol. Sur ce dernier point, on pourra lire le témoignage direct d'Amar Ouardane dans son livre «  La Question berbère dans le mouvement nationale algérien, 1926-1980, Épigraphe/Dar el Ijtihad, Alger, 1993, p. 99.

Notes et Traduction des paroles en Français:YALLA SEDDIKI
dans "Lounès Matoub: Mon nom est combat.chants amazighs d'algerie.éditions La Decouverte.


Matoub Lounès : Le Cardinal de la Chanson Berbère | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie


Ce patriote de toutes les patries opprimées né le 24 janvier 1956 en Kabylie et que les chasseurs de lumières ont assassiné le 25 juin 1998 dans un guet-apens. Cela s’es t passé au lieu dit " Tala Bounane " entre Tizi-Ouzou et son village natal situé au cœur de Kabylie qu’il n’a jamais songé à quitter ainsi que son pays qu’il aimait. Matoub Lounès n’était pas seulement un grand chanteur et poète mais aussi et surtout un défenseur et un symbole hors du commun de toutes les causes justes.
28/11/2012 - 08:57 mis a jour le 27/11/2012 - 17:28 par Yahia Yanes
Grand admirateur du père spirituel de la chanson berbère, le grand Slimane Azem, Matoub Lounes est devenu une icône de la jeunesse kabyle et un grand symbole à l’instar des : Feraoun, Mammeri, Djaout ,Azem, Lhasnaoui, Kateb, Jean Amrouche et tant d’autres encore. Il est simplement considéré comme un Che Guevara ou un Martin Luther King. Armé du vers, son unique arme, il disait tout haut ce que d’autres pensait tout bas. Ce chantre de l’amazighité, le maquisard de la chanson revendicatif et contestataire comme disait Kateb Yacine, était un homme de principe et d’action, l’anticonformiste qui défrayait la chronique, qui n’a jamais plié devant rien. Il était et demeurait l’éternel insoumis et rebelle.
Mitraillé de sang froid, par les gendarmes, en octobre 1988, il fut atteint de plusieurs balles qui lui ont traversé le corps, blessé grièvement, il subira 17 interventions chirurgicales. Ensuite enlevé et séquestré par un " groupe armé " pendant 15 jours en 1994. Il ne fut libéré que sous la pression de la population kabyle. Celui qui était une figure charismatique et rassembleuse, était conscient des menaces qui pesaient sur sa personne. La mort le guettait à tout moment, c’est lui qui disait un jour :
"Je suis un mort en sursis ; je suis conscient du danger permanent qui pèse sur moi de la part de groupes armés et des terroristes islamistes, du pouvoir sans compter tous ceux que je dérange et me détestent. Je sais que je vais tomber entre leurs mains, il est probable qu’ils m’auront un jour ou l’autre. Cependant, quoi qu’il arrive, l’Algérie est ma partie, je préfère mourir parmi les miens et si on m’assassine, qu’on me couvre du drapeau national et que les démocrates m’enterrent dans mon village. Ce jour-là, j’entrerai définitivement dans l’éternité."Matoub a abreuvé son public de vers vindicatifs, porte-voix et défenseur acharné de la cause berbère ce qu’il lui vaut une estime populaire et acquiert une dimension nationale et internationale. Matoub Lounès disait : " Si je peux choisir, je choisirai de mourir pour mes idées, en effet, mieux vaut mourir pour la liberté, la démocratie, et l’Algérie libre."
Entre la famille qui recule et la famille qui avance, son choix a été vite fait en s’investissant dont celle qui avance comme son grand ami le célèbre écrivain et poète Tahar Djaout ,premier journaliste et intellectuel algérien assassiné à Alger, le 26 mai 1993 à l’âge de 39 ans.
Matoub était l’artisan du mot choisi, du verbe ciselé, celui qui joignait le geste à la parole, bien sûr, les poètes sont ceux qui inventent, disent et font. Il a bercé des millions de gens avec sa voix rauque, celle des humbles, celle que nous continuerons d’entendre longtemps et à jamais. Il a payé de sa vie en bravant la mort, les monstres et le pouvoir, il demeurera pour nous tous ce symbole de la résistance, la lutte et la défense de toutes les causes justes.
Cet homme invincible qui demeure l’emblème du courage et du sacrifice était une cible facile pour ses assassins. Il disait dans une chanson en hommage au grand Tahar Djaout : " même s’ils ont effacé des étoiles, jamais le ciel n’en sera dépourvu." L’héritier du père spirituel de la chanson berbère, Slimane Azem, était une légende vivante, populaire, une personne mythique, qui jouissait d’une grande popularité alors qu’il était interdit d’antenne et sur les ondes des médias algériens. Cet enfant prodige de Kabylie était un républicain né et démocrate dans l’âme. Telle une étoile qui brille au milieu d’un amas et qui illumine le foyer des artisans des vers à l’instar du grand Slimane Azem, Youcef Oukaci, Si Mohand ou Mohand, Lounis Ait Menguellet, Jean Amrouche et tant d’autres encore que l’on ne peut pas tous les citer tant la liste est longue.
Son engagement dans la chanson débute en 1978, lors de sa première K 7’’ Yal Lferh-iw’’. Par la suite, une pléiade de cassettes tout les ans, des fois en deux volumes tant sa production était prolifique et ce jusqu’à sa mort. Matoub a tout chanté, la misère, la faim, l’injustice, l’amitié, la fraternité pour tout les Algériens. N’est-ce pas Matoub qui disait dans une chanson : " A mes frères ! à l’Algérie entière ! Des montagnes du DjurDjura jusqu’au fin fond du désert, montrons notre courroux.
Montrons que nous nous aimons, mais sans porter atteinte aux consciences. Mais porter un coup fatal, décisif, à ces soi-disant opposants ; A ces fainéants de la nation qui se pavanent dans les salons de l’Occident Et qui nous embourbent de boue de désillusion. Et à ces gens sans entente qui sèment le trouble et la honte sur cette terre prospère,
Très chère, où beaucoup de mères ont souffert.
Qu’ils se taisent !
Qu’ils se taisent !
Mais qu’ils se taisent ! "
Le poète en est le porte-drapeau, n’est-ce pas ? Un éveilleur de
conscience bien sûr. En se souvient que la poésie a enflammée toute la
Kabylie lors de l’interdiction de la conférence de Mouloud Mammeri sur la poésie berbère ancienne qui a même déclenchée quasiment une révolution.
En effet, c’est ce qui a donné naissance au " Printemps berbère " dont Lounès était un des artisans et une cheville ouvrière de ce mouvement, tant par ces actions que par ses animations de plusieurs galas à l’occasion de chaque commémoration de cet événement important qu’est l’anniversaire de cette date 20 avril 1980.
C’est encore lui qui a toujours combattu pour le triomphe de son identité et composa une chanson pour les détenus du printemps berbère "Yehzen El Oued Aissi ", chanson devenue un hymne pour la jeunesse kabyle assoiffée de liberté, attachée à sa langue, culture et démocratie. Si aujourd’hui, je parle sur ce ton, c’est que Matoub Lounès, en toute objectivité, était quelqu’un de bon, gentil et serviable, de grand aussi, non seulement par la bonté et la grandeur de sa renommée mais par ses innombrables talents.
Mouloud Mammeri avait été très touché par les paroles de Jean Amrouche lorsqu’il lui dit notamment : " Je conçois et raisonne en français, mais je ne peux que pleurer en berbère. " En plus de tous ses hommages parvenus de par le monde, sache bien Lounés, que nous avons tous pleuré dans toutes les langues et comme disait aussi Pierre de Ronsard :
"Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,
Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,
Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses ".
Un poète peut-il mourir ? Non, certes ! les gens de ta trempe ne meurent jamais.
Comme disait Dda Lmulud à propos du célèbre poète Si Mohand u Mhand  :"il y a des gens qui sont vivants, on dirait qu’ils sont morts et ils y a des gens qui sont morts et qui demeurent toujours vivants ."
" Illa walbεd illa ulac-it, illa wayed ulac-it illa ", Keçç a Lwennas ulac-ik, tellid. "
En dépit des difficultés qui se sont dressées dans ton chemin, je suis sûr et certain que ton combat aboutira et les choses retrouveront leurs véritables places.
Ces poèmes que j’ai composé pour toi Lounès, sont un hommage d’un poète à un autre poète.
Yahia Yanes (*)
(*) L’auteur publiera plusieurs recueils de poèmes notamment des poèmes pour Matoub Lounès.
* Lwennas Matub.
Yal zzman yesεa irgazen
Di ccan n umezruy rnan
Zerεen si yal d asirem
Γas akken γef wakal yerγan
Si zik illan yimcumen
Si zik illan wid yelhan
Tagrawla tbedd gar-asen
S at Ṛebbi lxiṛ yettwaḍman.(1)
* * * * * * * * * * * * *
Ssu-yas sbuḥru-yas
A mlaεyun
Iεebba anezgum aṭas
Siwa win t-isrun.
* * * * * * * * * * * * *
Tawrirt a t-in γer yuzzel
Bu cceṛ mi akken t-yegguni
Deg yirebbi-m mi akken yeẓẓel
Ḥeznen lemluk deg yigenni
Ḥeznen lemluk deg yigenni
Amek ur ḥeznen d lbaṭel
S kra n win illan d aḥeqqi
Twejd-as temḍelt inṭel.
* * * * * * * * * * * * *
Ğeṛğeṛ a win si issawel
Bu txida-s deg-k i t-yuṛğa
Deg yirebbi-k mi akken yeẓẓel
Imeγban ḥeznen meṛṛa
Imeγban ḥeznen meṛṛa
Amek ur ḥeznen d lmuḥal
S kra n win irfeden tirugza
Deggren-t sanda ur d-ittuγal.
* * * * * * * * * * * * *
Lezzayer a tin i ḥemmel
Aεdaw-im deg-m it-yeγdeṛ
Deg yirebbi-m mi akken yeẓẓel
Ḥeznen leḍyur d laεwanseṛ
Ḥeznen leḍyur d laεwanseṛ
Amek ur ḥeznen a tamurt
S kra n win i kem-ibnan yenṭer
Mi nγan argaz n tefsut.
* * * * * * * * * * * * *
Uqbel a k-yeddem wakal
Ddmeγ awal-ik inu
Cegεeγ itbir iḍal
Leḥlu ma yeqqel d asennan
Cceṛ iγleb-it lxiṛ
Yensa urgaz idder ufennan
Lebda a t-id-nettfekkiṛ
Lwennas ẓẓel di ṛṛeḥma
D abrid n yizerfan akk i netbeε. (2)
Yahia Yanes pour Tamurt.info
(1) Ce poème est déjà publié avec mon introduction dans la revue Tiziri n° 44 de l’association culturelle n’Imazighen de Belgique.
Sous le titre d’un ouvrage en préparation au grand poète et chanteur Matoub Lounes ‘’ Le Cardinal de la Chanson Berbère.’’ (Tome 1)
(2) Vous trouverez ce poème dans mon ouvrage : ‘’ Tijmilin ‘’ (Hommages) (Recueils de poèmes Kabyles de l’auteur.

mardi 27 novembre 2012

Meeting du MAK à Illulen Umalu : « L’écologie est une notion étrangère à l’Etat voyou incarné par Bouteflika »


Meeting du MAK à Illulen Umalu : « L’écologie est une notion étrangère à l’Etat voyou incarné par Bouteflika »

27/11/2012 - 14:04

ILLULEN UMALU (SIWEL) — Le MAK a choisi la commune d'Illulen Umalu, pour animer son dernier meeting anti-vote en prévision des consultations électorales du 29 novembre.
En effet, hier, à 16h, devant une foule nombreuse, plusieurs animateurs du MAK se sont succédés sur la tribune pour développer les raisons du rejet des élections locales qu’organise le pouvoir algérien.


M. Bouaziz Ait Chebib lors d'un meeting en Kabylie. PH/SIWEL
M. Bouaziz Ait Chebib lors d'un meeting en Kabylie. PH/SIWEL
Le premier à intervenir, était Massinissa Saidani de la coordination locale. Il a condamné la répression qu’a subie le village de Boubhir. « L’arrestation de 4 jeunes villageois démontre encore une fois la haine du kabyle qui anime le régime raciste d’Alger. La coordination locale du MAK apporte son soutien aux habitants de Bouhir qui n’ont commis aucun crime sauf celui de défendre leur environnement. L’écologie est une notion étrangère à l’Etat voyou incarné par Bouteflika », a-t-il déclaré.

Lui succédant, Mahmoud Chebri, secrétaire national à l’organique qui a rappelé que « personne ne peut utiliser le nom de Ferhat Mehenni pour gagner des voix dans sa commune natale. Les candidats qui ont salué le combat et le parcours du président du GPK, auraient dû rejeter cette mascarade électorale au lieu d’apporter leur soutien au pouvoir assassin ». Il a conclu son intervention en faisant rappeler à l’assistance la médiocrité des candidats en lice. « Une autre preuve que ces élections sont sans importances et le peuple kabyle les rejettera comme les précédentes ».


Hsen Graichi, membre du conseil universitaire de Tizi Ouzou, a démontré aux présents, lors de son allocution, que même ces partis qui participent ne croient pas la crédibilité de ce scrutin ni à son opportunité. « Dans leur programmes respectifs, le RCD et le FFS affirment que le nouveau code communal est un code anti-démocratique portant gravement atteinte à la paix civile et à la bonne gouvernance en encourageant le clientélisme et la corruption ». Pour étayer ses propos, il a même procédé à la lecture de certains passages des programmes de ces deux partis à l’APW.


« Le RCD parle d’anti-kabylisme sans aller jusqu’au bout de sa logique pour assumer la solution adéquate : l’autonomie de la Kabylie », a-t-il fait remarquer.

Revenant aux affrontements entre force de répression et citoyens de Boubhir qu’il a condamné, il a rappelé que l’Etat algérien n’a aucune notion de l’environnement qu’il détruit avec des projets comme le CET portant atteinte à la santé publique. Il a salué la conscience écologique des citoyens de ce villages qui « sont en avance par rapport aux responsables des collectivités locales qui n’ont rien fait pour arrêter ce type de projet ni défendre leurs électeurs contre la répression étatique. »

Pour Hsen Graichi, une élection politique, quelle que soit sa dimension, nationale ou locale, doit faire émerger les compétences et non la médiocrité comme nous le constatons pour la énième fois. Il a insisté que le fait que ces élections n’ont rien changé depuis 1990. Que chaque kabyle s’occupe de ses affaires courantes le 29 novembre au lieu de perdre son temps dans un bureau de vote. La seule élection valable et crédible que réclame le peuple kabyle, c’est le référendum d’autodétermination.


Intervenant en dernier, le président du MAK, Bouaziz Ait chebib, a entamé son discours par un rappel de la position de principe du MAK : « rejet de toute élections organisée par le pouvoir assassin jusqu’à l'émancipation du peuple kabyle. »

Il rappelle à l'assistance que Bouteflika peut être le président du monde entier sauf du peuple kabyle. Il déclare dans le même ordre d'idée que « le peuple kabyle ne peut prendre part à des élections organisées par ses bourreaux. Participer ; c'est donner du crédit aux insultes proférées par Ould Kablia à l'encontre de la Kabylie. Voter c'est offrir une légitimité à Bouteflika après avoir rejeté les élections de 2009. Ne pas voter le 29 novembre est un devoir patriotique pour arracher la Kabylie aux griffes du pourvoir assassin ».

Après un rappel de valeurs séculaires de la Kabylie pour condamner les dérapages et les luttes tribales suscités par la campagne électorale, le président du MAK a répondu à ALi Laskri :

« L’appel de celui-ci au pouvoir assassin d’endiguer le MAK n’engage que sa personne dès lors que nous entretenons des rapports fraternels avec la base du FFS. Il est honteux pour un parti d’opposition de demander au pouvoir qu’il est censé combattre d’anéantir le MAK dont le seul tort est de vouloir libérer le peuple kabyle du joug arabo-islamiste ». Il a ajouté qu « il y a des moudjahidine du 19 mars, comme il y a des démocrate de 1989 à l’image de Ali Laskri qui était un membre actif de l’UNJA dans les années 80 pendant que Ferhat Mehenni a été arrêté plus de 12 fois » par le pouvoir qu’il appelle au « secours » devant les avancées enregistrées par le MAK sur le terrain.

Revenant à la participation des partis kabyles, le président du MAK relève « le kabylisme conjoncturel » qui précède les élections. Il ajoute, dans ce sens, que « malgré les multiples déclarations de « dimension nationale », les participations de nos partis kabyles « nationaux » ne leur a jamais rien rapporté comme voix au niveau national. La seule chose récoltée de ces participation est l'apparition du FLN en Kabylie qui, comble de l'hypocrisie, parle d’une « Kabylie prospère». Ouyahia redécouvre « sa langue maternelle à Tizi-Ouzou » dans un discours à la carte pour se faire une virginité. Taqvaylit deg-wul macci deg-yiles kan. Aucun kabyle digne de ce nom n’accordera du crédit à ce larbin du système dont le nom est banni à jamais par le peuple kabyle. Nous appelons nos frères du RCD et du FFS à assumer leur kabylité de façon sincère pour édifier ensemble une Kabylie libre, démocratique et laïque ».


Abordant le sujet de l’officialisation de tamazight brandit par certains partis à l’occasion de ses élections après l’avoir mises au calendres grecs, le président du MAK a répliqué : « Notre langue n’a pas besoin d’une pseudo-officialisation sous le régime colonial d’Alger. Elle réclame son droit d’avoir son propre Etat pour la protéger, la promouvoir et la développer ».

Pour justifier le rejet des élections prônées par le MAK, Bouaziz Ait Chebib, a rappelé tous les articles du code communal qui semblent être ignorés par le candidats en lice, prouvant à quel point les élus ne sont que des sous-fonctionnaires des wali selon l’expression du RCD, et les communes de simples poste avancés du système selon l’expression du FFS . « Je me demande comment ces partis ont osé participer après avoir condamné de cette manière le nouveau code communal » a-t-il ajouté.

A ceux qui se rappellent de la nécessité de lutter pour changer ce code communal, le président du MAK dira « il fallait lutter pour ça avant les élections. En participant vous vous soumettez à ce code pénal bis pour les élus » et vous renforcez l’administration coloniale du pouvoir d’Alger. Ce n’est pas en étant présent dans 5% des APC et deux APW que les partis kabyles puissent changer quoi que ce soit », a estimé, par ailleurs, le résident du MAK.

Pou appuyer son argumentaire, le président du MAK affirme que si les partis politiques pensent réellement pouvoir changer les choses à travers ces élections et la gestion des collectivités locales, pourquoi leur hauts responsable ne se sont pas présentés comme ce fut le cas en France à l’image de Chirac, Sarko, Manuel Vals … et tant d’autres ministres qui sont passés par les mairies ?

Le président du MAK a insisté sur le fait que le FLN, le RND et leurs supplétifs islamistes n’ont rien à avoir avec la Kabylie. Ils lui sont étrangers et ne sont que des machines électorales au service du régime racistes d’Alger » avant de lancer un appel fraternel en direction du RCD et du FFS qui restent des partis kabyles malgré eux. « Nous les invitons à placer l’intérêt de la Kabylie qui les a enfanté au dessus des ambitions électoralistes et œuvrer avec nous dans le sens de la libération du peuple kabyle », a-t-il lancé.


Avant de clôturer le chapitre des élections, le président du MAK a rappelé que l’enjeu de ces élections n’est pas dans les résultats qui sont déjà décidé par le DRS mais dans le taux de participation. « D’ailleurs, même le président du conseil constitutionnel, Belaiz, a appelé les algériens à participer massivement comme meilleure moyen pour contrecarrer l’agression israélienne sur Ghaza. C’est comme si, pour un bulletin de vote mis dans la boite, il y a un soldat israélien tué. Le ridicule ne tue pas ».


A la fin du meeting, le président du MAK a rappelé le soutien du peuple kabyle à l’Azawad et condamné l’attitude de la communauté internationale tout en appelant à un rassemblement à Tizi Ouzou le jour de la visite du président français.

Le président du MAK a conclu : « La Kabylie paye sa résistance au totalitarisme du régime raciste d’Alger mais elle n’abdiquera jamais. Il finira son intervention sous les applaudissements de l’assistance.

aai

SIWEL 271404 NOV12

Haroun Mohamed Le grand militant et défenseur de tamazight et de toutes les causes justes


Haroun Mohamed
Haroun Mohamed était un fervent militant de la langue et de la culture amazighes. C’était un démocrate et un défenseur des droits de l’Homme. Militant de l’Académie Berbère à Paris, il fut sans aucun doute le berbériste le plus acharné, il ne parlait que du combat que les Kabyles devaient mener contre ceux qui ont détourné l’Algérie de sa véritable identité. A l’université il créa un cadre de lutte, auquel il donna le nom de : « Organisation des Forces Berbères (OFB) ».
27/11/2012 - 00:20 mis a jour le 27/11/2012 - 00:18 par Yahia Yanes
Né en 1949 à Tifrit, village situé près d’Akbou dans la vallée de la Soummam. Il fut jugé et condamné à mort en 1976 pour son militantisme avec d’autres camarades comme Cherradi Hocine, Medjber Smail, Nekkar Ahmed, Mohand Ousmaïl, Lounes Kaci, Bahbouh Lahcene, Hamadouche Ali, Achab Ramdane, Cherifi Ahcene et son frère Ali. Les années passées à Lambèse ont été les plus atroces. En 1976, sa mère, qui était partie pour lui rendre visite en prison mourut en cours de route victime d’un accident d’automobile. Gracié le 5 juillet 1987, il reprit son combat en joignant le Mouvement Culturel Berbère.
Celui qui s’est sacrifié pour la reconnaissance de son identité et pour une Algérie démocratique, s’est éteint le 22 mai 1996 suite à tous les sévices subis dans les geôles du régime. Haroun Mohamed était un militant de la cause berbère qui voua sa vie et son combat au triomphe des libertés démocratiques. Son nom est inscrit à jamais au Panthéon de l’histoire de notre pays.
L’Amazighité ne peut être dissociée de l’Afrique du Nord, elle en est l’essence, l’âme. Le peuple Amazigh riche de sa langue, de son patrimoine culturel et social a résisté à toutes les invasions que son pays Thamazgha a subies. Des Phéniciens aux romains en passant par les vandales, les Arabes les Turcs et les Français, aucun envahisseur n’a réussi à annihiler l’identité ni la personnalité berbères.
Sa langue, ses coutumes et ses traditions sont toujours là, plus fortes que jamais. N’en déplaise aux adeptes de l’Islamo-arabisme le peuple Amazigh avec ses différentes dynasties a contribué au rayonnement de l’Islam bien plus que tout les autres peuples.
Notre identité véhicule les valeurs culturelles et civilisationnelles de toute l’Afrique du nord. Notre identité Amazighe est notre vie. Ignorer les origines Amazighs de l’Algérie c’est faire fi de toute l’histoire de l’Afrique et, tant que notre identité, notre culture et notre langue n’auront pas trouvé leur place originelle dans ce pays, il n’y aura pas de stabilité. Le déni d’identité dont souffre tout un peuple ne favorisera jamais l’essor aussi bien politique qu’économique et social de l’Algérie.
Yahia Yanes pour Tamurt.info
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* Harun Muḥamed.
Mmi-s n udrar.
A mmi-s n udrar n nnif
Tewwiḍ-t d aγilif
Idda yid-k s aẓekka
Idles ḥerzen lejdud-ik
Γef tsebbleḍ tudert-ik
Tebγiḍ ad yidir lebda
Tsemḥed di tlelli-k
Wala di temẓi-k
Lḥeq ulansi d-ikka
Annaγ a zzman bu tiddas
Tεeddaḍ tilas
S kra n win ilhan ikfa
Tefkiḍ lγerḍ i ya tsuqas
Rẓan aγilas
Izirdiwen ṛwan taḍṣa
Ahat a d-tezzi yibwas
Tagnitt a ten-tḥaz
Ad asen-thud tafekka.