dimanche 21 décembre 2014

Ajoutée le 19 déc. 2014
Slimane Azem Best Of

Slimane Azem est un poète et un chanteur connu et largement aimé des deux côtés de la Méditerranée. Il chantait comme personne la douleur de l'exil, l'amour de ses racines et s'il a eu de nombreux fidèles pendant près d'un demi siècle, les jeunes générations continuent à se référer à sa voix chaude tant les sentiments qu'il évoque sont intemporels et universels.

Il est né en Kabylie en 1918. Petit paysan il préférait courir après les moutons de son père que de rester sagement à l'école mais vouait une passion immense à Monsieur de La Fontaine dont il apprenait les fables par coeur. Il émigra en 1937 vers la France, travailla dans les aciéries de Longwy... connut le travail obligatoire en Allemagne nazie et, libéré par les américains, revint en France à la fin de la guerre où il prit la gérance d'un petit café à Paris dans le xve : c'est là qu'il commença à chanter ses textes en public, puis à les enregistrer et sa notoriété n'a cessé de grandir tant il incarne le déchirement d'une génération d'hommes poussés à l'exil pour des raisons de survie...

Après l'indépendance de l'Algérie, très critique à l'égard du régime algérien, il sera interdit de diffusion sur les radios algériennes et s'installera donc définitivement en France, à Moissac où il achètera une petite ferme avec le produit de son succès, plantant figuiers et oliviers... Il y mourut, il y a un peu plus de vingt ans mais ses chansons courent encore dans les rues d'Alger, de Toulouse et d'ailleurs...


mercredi 10 décembre 2014



Ajoutée le 12 nov. 2013
Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.

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mercredi 3 décembre 2014

"Ce voleur qui..."
Said Mekbel, journaliste kabyle, né le 25 mars 1940 à Vgayet en Kabylie, assassiné le 3 décembre 1994 à Alger. Saïd échappe à un premier attentat le 8 mars 1994 à la sortie de son domicile. Mais le 3 décembre 1994, il est de nouveau victime d'un attentat dans une restaurant proche du journal à Hussein Dey. Touché de deux balles dans la tête, Said succombera à ses blessures le lendemain à l'hôpital de Ain Naâdja d’Alger. Il sera enterré chez-lui, au cimetière de Sidi Mohand Amokrane à Vgayet. Son dernier billet "Ce voleur qui" publié le jour de son assassinat fera le tour de la presse mondiale.
03/12/2014 - 15:07 mis a jour le 03/12/2014 - 14:59 parLa Rédaction
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« Ce voleur qui…
Ce voleur qui, dans la nuit, rase les murs pour ­rentrer chez lui, c’est lui. Ce père qui recommande à ses enfants de ne pas dire dehors le méchant métier qu’il fait, c’est lui.
Ce mauvais citoyen qui traîne au palais de justice, attendant de passer devant les juges, c’est lui.
Cet individu, pris dans une rafle de quartier et qu’un coup de crosse propulse au fond du camion, c’est lui. C’est lui qui, le matin, quitte sa maison sans être sûr d’arriver à son travail. Et lui qui quitte, le soir, son travail sans être certain d’arriver à sa maison.
Ce vagabond qui ne sait plus chez qui passer la nuit, c’est lui. C’est lui qu’on menace dans les secrets d’un cabinet officiel, le témoin qui doit ravaler ce qu’il sait, ce citoyen nu et désemparé…
Cet homme qui fait le vœu de ne pas mourir égorgé, c’est lui. Ce cadavre sur lequel on recoud une tête décapitée, c’est lui. C’est lui qui ne sait rien faire de ses mains, rien d’autres que ses petits écrits, lui qui espère contre tout, parce que, n’est-ce pas, les roses poussent bien sur les tas de fumier.
Lui qui est tous ceux-là et qui est seulement, journaliste. »
Ce billet prémonitoire de Saïd Mekbel, directeur et billettiste du journal le Matin, est paru le jour de son assassinat, le 3 décembre 1994. Ce jour-là, il est midi, Saïd Mekbel déjeunait avec une collègue du Matin, Nissa Hamadi, à la pizzeria Marhaba («  bienvenue  » en arabe), rue Belhouchet, à Hussein-Dey, à moins d’une cinquantaine de mètres des locaux du journal, avant qu’un homme surgissant des toilettes ne lui tire une balle dans la nuque. Saïd n’est pas tombé. Il est resté assis, tenant entre ses mains un couteau et une fourchette, la tête légèrement inclinée comme s’il ­regardait le contenu de son assiette. Il respirait encore quand, accourus avec deux collègues du journal, Abdelwahab Djakoun et le photographe Hebbat Wahab, dans ce restaurant vidé soudainement de ses clients habituels, nous lui avons demandé de tenir avant l’arrivée des secours. Le crime est resté impuni et n’a jamais été revendiqué.
Saïd Mekbel était le 33e journaliste assassiné depuis qu’un certain ­Mourad Si Ahmed, dit Djamel Al Afghani, alors «  émir  » du GIA (Groupe ­islamique armé), avait ­décrété, en 1993, que «  les journalistes qui combattent l’islam par la plume périront par la lame  ». Trois autres journalistes du Matin, Amar Ouagueni (trente-six ans), Saïd ­Tazrout (trente-sept ans) et Naïma Hamouda (vingt-huit ans) tomberont à leur tour sous les balles des tueurs islamistes.

lundi 3 novembre 2014

lundi 3 novembre 2014

Il y a 32 ans, Kamel Amzal était assassiné par les hordes islamistes

Il y a 32 ans, Kamel Amzal était assassiné par les hordes islamistes

02/11/2014 - 15:51


TIFERDUD (SIWEL) — Il y a 32 ans, le 02 Novembre 1982, Kamel AMZAL, étudiant kabyle de 20 ans, était assassiné par les islamistes algériens à Alger alors qu'il affichait un appel à une assemblée générale. Pour rappel, afin d'immortaliser le nom du premier martyr kabyle assassiné par les hordes islamistes algériennes, le Gouvernement provisoire kabyle (GPK) avait proclamé la journée du 2 novembre "Journée nationale de l’étudiant kabyle" Nous sommes le 02 novembre : Hommage à la mémoire de Kamel Amzal, ne l'oublions pas...


Il y a 32 ans, Kamel Amzal était assassiné par les hordes islamistes
Kamel Amzal, (Maǧid At Waεmar) est né le 13 octobre 1962 à Tiferdud, en Kabylie. Il a fait ses études primaires à l'école de son village natal, puis il rejoint le collège Amar At Ccixx avant de faire le lycée de Mustapha Ben Boulaid à Asqif n Tmana (Ex Michelet). 

Après le baccalauréat qu'il obtient en 1981, il s’inscrit pour une licence en interprétariat (espagnol) à l’université de Ben Aknoun (Alger). Extrêmement doué pour les études, son parcours d’étudiant est irréprochable. 

Déjà au lycée, Kamel Amzal était l'un des militants les plus actifs de sa génération lors des événements du printemps berbère de 1980. Son combat s’amplifia lorsqu’il eut l’occasion de connaître d’autres militants kabyles qui activaient clandestinement dans la mouvance démocratique a l’université de Ben Aknoun, tel que Mustapha Bacha par exemple. Mais, soutenus par le pouvoir algérien contre les militants kabyles, les islamistes commençaient a menacer ouvertement les militants berbéro-démocrates. 

Kamel Amzal refusait de se laisser intimider et s’opposait ouvertement au diktat des islamistes, au point de lui valoir le surnom de « el chaytan el ahmar », ce qui signifie le satan rouge, rouge du fait que le courant démocratique kabyle était, à cette époque largement ancré à gauche. 

La veille de son assassinat, une lettre de menace est trouvée sous la porte de la chambre universitaire de Kamel Amzal. Malgré cela, son audace le pousse à affronter les islamistes, il ne se laisse pas intimider. Persistant dans son militantisme, le 02 novembre 1982, Kamel Amzal va afficher un appel à une assemblée générale pour l'élection démocratique du comité universitaire. Au Moment où il affichait l'appel, un groupe de frères musulmans, armés de poignards et de barres de fer, s’introduit dans l’enceinte universitaire et charge Kamel Amzal et ses camarades, sur des cris d’Allah Akbar!... 

Kamel Amzal n'avait que sa ceinture pour se défendre et les coups de poignards s’abattaient sur lui. Il fut sauvagement assassiné. L islamistes, après lui avoir arraché sa chemise, l’avaient éventré avec un sabre devant ses camarades impuissants qui ne disposaient d'aucune arme pour venir en aide à leur camarade qui venait de se faire sabrer par les islamistes qui accomplissant ainsi leur premier crime contre un militant kabyle démocrate. 

Suite à ce lâche assassinat, 23 islamistes sont arrêtées avant d'être relâchés dans la foulée de leur arrestation par les autorités. Parmi eux, il y avait Abassi Madani, le futur fondateur du FIS, dont seront par la suite issu les groupe islamo-terroristes de l'AIS, GIA, GSPC puis AQMI 

Suite au témoignage courageux de Aziz Tari, une parodie de justice s’en est suivie, permettant ainsi l’inculpation d’un extra universitaire, fils de paysan, dénommé LASSOULI Fatah Allah pêcheur de profession qui fut condamné comme étant un détenu politique, à huit ans de réclusion, puis gracié quatre années plus tard par le président Chadli Ben Djedid, ôtant ainsi, toute crédibilité au système judiciaire algérien . 

Les 70 et 80 furent une période où l’affrontement idéologique entre les Frères musulmans théocratiques et intégristes et le Mouvement berbère démocratique et laïque était frontal. Le régime arabo-islamique algérien soutenait ouvertement les frères musulmans pour faire barrage au mouvement berbère. Le problème ne se posait pas à l’Université de Tizi-Ouzou et de Vgayet mais à Alger, où le militantisme kabyle dérangeait les islamistes qui voulaient fasse main basse sur les milieux universitaires, les conflits entre les kabyles et les islamistes étaient permanents. 

Au début des années 90, une tentative de réouverture du dossier de l’affaire de Kamel Amzal par la famille et les proches du défunt, a reçu un refus catégorique prétextant que le dossier est définitivement clos et pour cause, l'une des personnes arrêtées puis relâchées n'était autre que Abassi Madani, chef du Front islamique du salut. 

En 1994, soit douze ans après, on apprend que le même LASSOULI Fatah Allah, celui qui avait été condamnée pour l'assassinat de kamel Amzal a 8 ans de prison avant d'être gracié, était un militant de la première heure au sein du FIS. il sera mis" hors d’état de nuire" par les services de sécurité après une tentative échouée d’attentat, pour le compte du GIA. 

Kamel Amzal,aura été la première victime kabyle du terrorisme islamiste. une longue liste d'autres kabyles suivront, éliminés les uns après les autres: Tahar Djaout, Smail Yefsah, Nabila Djehnine, la jeune Katia Benghana,, Rachid Tigziri et bien d'autres encore... 

La veille de sa mort, Kamel Amzal, comme averti par un pré-sentiment, écrivait ce petit poème prémonitoire : 

Hélas ! 
Que d’années se sont passées 
Sans que je m’en sois apercu 
Ou bien on était toujours deçu 
De ce qu’on a de cette vie 
C’est à vingt ans que commence la vie 
Vingt ans ; 
Force de jeunesse... 
Age de tout privilège 
Et moi, en cet âge 
J’ai déjà vieilli 
Ma vieillesse est prématurée 
Quand moi j’étais berger... 
Et que mes amis étudiaient 
Moi je cherchais où loger 
Les jours passent... 
Pour les uns apportent la joie 
Pour les autres le souci 
Alors, 
Pourquoi se lamenter 
Et pleurer son sort 
Lorsqu’on sait d’avance 
Je marche vers la mort 
Sans peine ni souffrance 
Pourquoi crier sort et destin 
Sort de mon sort 
Rentre et moi je sors. 
(Xas ulama tɣaveḍ, lexyal-ik atan ger-anneɣ) 

SIWEL 021551 NOV 14 

vendredi 24 octobre 2014



Lorsque le souffle de l'islam l'occident construit des mosquées et des centres de culture arabe
Une pensée pour Kamal Amzal assassiné par des islamistes à la Cité universitaire de Ben Aknoun à Alger le 02 novembre 1982.
Kamal, Kabyle et militant de la cause identitaire et démocratique, faisait partie d’un groupe d’étudiants désireux d’instaurer un fonctionnement démocratique au sein de la Cité universitaire notamment par l’élection d’un Comité de cité autonome et représentatif. Les Frères musulmans, quant à eux, souhaitaient avoir le contrôle de la Cité et ne voulaient laisser aucun espace à l’expression libre.
Kamal allait afficher un appel à une assemblée générale dans l’enceinte de la cité universitaire lorsqu’un groupe d’étudiants, militants du mouvement des Frères musulmans, hostiles à toute expression qui ne leur est pas favorable, est venu muni d’armes blanches pour l’empêcher d’afficher cet appel. Refusant de céder à l’intimidation et à la terreur, résolu dans son engagement et ses convictions, la sauvagerie a eu raison de lui : il fut ainsi lâchement assassiné. Après lui avoir arraché sa chemise, les intégristes islamistes l’ont éventré avec un sabre devant ses camarades.
Kamal Amzal fut ainsi une victime de la barbarie islamiste, la première d’une longue liste qui allait afficher à partir de 1989, les noms de Djaout, de Tazrout, Mekbel, Katia Bengana, Djahnine…et près de 200.000 anonymes, tous morts pour que la théocratie islamique ne soit jamais érigée sur les décombres de la démocratie qui reste encore aujourd’hui ; hélas, un rêve perpétuellement avorté...
2 novembre 1982 – 2 novembre 2012 :
30 longues années déjà et toujours ce sentiment d’impuissance à conjurer la menace intégriste et à juguler la dictature militaro-arabo-islamiste en place, en accomplissant ce rêve fou d’instaurer une démocratie majeure et laïque ; un rêve porté à bras-le-corps par Amzal Kamal et par tous ceux et toutes celles qui sont tombés depuis…
Une pensée pour toi Kamal 


Amazigh Azul

jeudi 23 octobre 2014

Algerie - Les Grands Classiques de Matoub Lounes



Ajoutée le 22 oct. 2014
Les Grands Classiques de Matoub Lounes

Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.

Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.

Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.

A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.

Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.

En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.

Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.

En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.

Depuis la sortie de son premier album Ay izem (Ô lion), Matoub Lounès célèbre les combattants de l'indépendance et fustige les dirigeants de l'Algérie à qui il reproche d'avoir usurpé le pouvoir et de brider la liberté d'expression. Chef de file du combat pour la reconnaissance de la langue berbère, il est grièvement blessé par un gendarme en octobre 1988. Il raconte sa longue convalescence dans l'album L'Ironie du sort (1989).

Les textes de Matoub Lounès sont revendicatifs et se consacrent à la défense de la culture berbère.

Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.

Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.

En 1996, il participe à la marche des rameaux en Italie pour l'abolition de la peine de mort alors qu'en mars 1995, le S.C.I.J.(Canada) lui remet Le Prix de la Liberté d'expression.

En 1998, il sort les albums Tabratt i lḥukem et Ilḥeq-d zzher. Ces derniers sont de genre chaâbi. Il y dénonce la lâcheté et la stupidité du pouvoir algérien. Le morceau Tabratt i lḥukem de l'album éponyme, est construite en « kacide » (enchaînement de musiques différentes). Le dernier morceau est une parodie de Kassaman, l'hymne national algérien. Ce dernier lui coûta la vie. [réf. nécessaire]

Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.



Ajoutée le 13 avr. 2012
'' A taqbaylit '' chanson de Sliman AZEM, paix à son âme, dans laquelle il rend hommage aux femmes kabyles. Paroles de la chanson en Kabyle &Traduction en français.




vendredi 17 octobre 2014

matoub lounes sa meilleur chanson



Ajoutée le 23 févr. 2014

Matoub Lounès...LIVE .Janvier 1998



Mise en ligne le 19 janv. 2012
Visualiser (et partager si vous aimez) ce modeste montage vidéo pour l'un des textes du recueil « DEFLAGRATIONS DE JEUNESSE 1989-2001 ISEHWIKEN N TEMZI ». Titre du texte : AKKA i D MATUB (Matoub et son combat) :

Nota Bene: Ne soyez pas regardant sur la qualité du montage qui a été réalisé à la hâte et dans des conditions insolites et ce, en plus du fait que je ne ne dispose d'aucune qualification dans le domaine. Le montage vidéo n'est donc qu'un moyen de faciliter, pour ceux qui n'ont pas encore le recueil, l'accès à la substance de l'ouvrage. En revanche, vos critiques sont les bienvenues, soyez sans complaisance en ce qui concerne le texte. MERCI / TANEMMIRT

EXTRAIT DE L'AVANT-PROPOS DU RECUEIL : "Se voulant une sorte d'anthologie des « détonations » qui ont été « soufflées » par des coups de gueule d'une phase cruciale dans la vie des algériens en général et des kabyles en particulier, ayant vécu la période allant de l'après octobre 1988 aux événements du printemps 2001, « Déflagrations de jeunesse 1989-2001» s'inscrit résolument dans la continuité d'un combat politique pour la démocratie et les droits humains, pour la reconnaissance officielle de la langue et de l'identité premières, pour la laïcité et l'égalité entre l'homme et la femme... autant d'idéaux pour le militant qui se met, du jour au lendemain, à donner une autre dimension à ses idées et à son action. Mine de rien, il est aussi question de jeunesse, d'amitié et d'amour, qui sont autant de fantasmes qui aident à créer l'illusion d'une vie. C'est une jeunesse damnée qui projette, à son corps défendant, dans un décor lugubre et un quotidien affligeant qui semble frappé du sceau de la fatalité, tous ses rêves bâillonnés et toutes ses illusions perdues." ---- [Extrait de l'avant-propos du recueil]

FICHE TECHNIQUE DU RECUEIL :

/- Titre : « Déflagrations de jeunesse 1989 -- 2001 Isehwiken n temzi »
//- Pages : 182p.
///- Dépôt légal : 4541-2011
/V- ISBN : 978-9947-0-3316-6
V- Langue : Kabyle/Français
V/- Prix fixe : 250 DA (2,476 Euros) // (Non inclus les frais d'envoi)
V//- Pour le commander ou autres, écrire à cette adresse : allas_di.tlelli@ymail.com

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