jeudi 9 octobre 2014

Matoub Lounès Avehri n lhif sous-titré



Mise en ligne le 8 avr. 2008
Chanson de Matoub Lounès "Avehri n lhif" (La brise du malheur). Vidéo sous-titrée en kabyle avec la traduction française de la chanson.
(Transcription en Tamazight et traduction/adaptation en français de Yalla Seddiki - Matoub Lounès, Mon nom est combat).
http://matoub.rebelle.free.fr/

MATOUB Lounes - Ul-iw Meskin ihujer !!



Mise en ligne le 7 oct. 2011
Taɣuct n Maεtub Lwennas:[ Aɣrib ] , Album (1986: Les deux compères)
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Mačči seg wul i kem-ǧǧiɣ
Imi ur d am-n-rriɣ
Leǧwab ɣef tebrat-inem
Ḥeḍren leḥbab mi i ɣliɣ
Assen mi tt-ɣriɣ
Rḥan-iyi lehḍur-inem
Kerheɣ lektiba ad tt-waliɣ
D leqlam bḍiɣ
Aẓar izdeɣ-it ssem

Yeḥzen lemri ideg i muqleɣ
Asmi i kem-ctaqeɣ
Udem-iw rẓag i tmuɣli
Am uẓegḍuf i uɣaleɣ
Σerqeɣ i wid sneɣ
Qqaren-d ma d keččini
Ṣṣber ay axxam ideg i luleɣ
Am wass-a ad n-aseɣ
D lmektub ad ɣ-d-iwali

Ul-iw meskin ihujer
Icerreg lebḥer
Kul aṭṭan yezdel fell-as
Yuɣal sellaw seg uḥebber
Aṭas i yeṣṣber
Γef tin εzizen fell-as
Yecfa asmi akken i s-d-yeṭaxer
Tebɣa ad t-id-teḍfer
Teẓra lɣerba d m txidas
Mi meqqreḍ ad k-id-tdeqqer
Temẓi-k ad tt-tenker
Ad k-d-teḍleq mebla tuɣmas

D lɣerba i d iyi-kelxen
D temẓi-w yeccḍen
Asmi tt-id-teqsed taluft
Imal wul s anda nniḍen
Yettu i ṣaṛen
D ttin akken yeǧǧa di tmurt
Meskint fell-as i terhen
Lxiq d leḥzen
Tεemmed i temẓi-s ad tfut
Leεwam ad ttemseḍfaren
Qqnent-iyi wallen
Ttuɣ ɣurreɣ-d tameṭṭut

Tεemdeḍ i rregmat irkul
Tekniḍ-as i ddel
Yessefsi ssem ɣef temẓi-m
S ugudu beddleɣ laṣel
Yeffeɣ-iyi leεqel
Rehneɣ ula d amur-im
Σecra snin tisin tebṭel
Aḍar-iw yenfel
Regment-kem tezyiwin-im
Ass-a lḥif yeččur sḍel
Azekka ad d-yenɣel
Ad tbin taḍsa s udem-im

Yiwen wass uqbel lεica
Ad n-beddeɣ s teḍsa
Ad am-kkseɣ ineẓman
Ad n-afeɣ teεmer lǧamaε
Wa ad yeqqar i wa
Ma d flan i d-yennulfan
Mi ḥeqqen akk d nekk aya
Yak ur jaḥeɣ ara
Ad tebdu taḍsa n wuglan
Iḍelli heddren merra
Qqaren-as d cmata
Isellem ula deg yimawlan

Ur yessakad ḥedd taεrurt-is
Yettwali lǧar-is
Iɣil leεyub-is ṣren
Ur ilehhu d ccɣel-is
Ad yezyen yisem-is
Yettṣeggid wid i t-yifen
Tineggura ɣer yixef-is
Mi i yerreẓ yiccew-is
D ndama ad t-id-iṣaḥen
Ad yettɣeẓẓiẓ accaren-is
Mi ara ad iẓer lḥeqq-is
Wwin-as-t wid yeṭṭurcen
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Tanemmirt nwen(t) !!
Ajoutée le 11 févr. 2013
albums complet de matoub 1997
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mercredi 17 septembre 2014

Mise en ligne le 12 mars 2011
Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.

Le 30 juin 1998, le GIA revendique son assassinat.

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dimanche 24 août 2014

Matoub Lounes - pouvoir assassin - YouTube



Mise en ligne le 25 oct. 2008
Lounès Matoub (kabyle : Lwennas Meɛṭub), plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.

Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.

Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.

A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.

Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.

En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.

Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.

En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.

Depuis la sortie de son premier album Ay izem (Ô lion), Matoub Lounès célèbre les combattants de l'indépendance et fustige les dirigeants de l'Algérie à qui il reproche d'avoir usurpé le pouvoir et de brider la liberté d'expression. Chef de file du combat pour la reconnaissance de la langue berbère, il est grièvement blessé par un gendarme en octobre 1988. Il raconte sa longue convalescence dans l'album L'Ironie du sort (1989).

[modifier]

Les textes de Matoub Lounès sont revendicatifs et se consacrent à la défense de la culture berbère.

Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.

Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.

En 1996, il participe à la marche des rameaux en Italie pour l'abolition de la peine de mort alors qu'en mars 1995, le S.C.I.J.(Canada) lui remet Le Prix de la Liberté d'expression.

En 1998, il sort les albums Tabratt i lḥukem et Ilḥeq-d zzher. Ces derniers sont de genre chaâbi. Il y dénonce la lâcheté et la stupidité du pouvoir algérien. Le morceau Tabratt i lḥukem de l'album éponyme, est construite en « kacide » (enchaînement de musiques différentes). Le dernier morceau est une parodie de Kassaman, l'hymne national algérien. Ce dernier lui coûta la vie. [réf. nécessaire]

Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.

Une fondation portant le nom du chanteur a été créée par ses proches pour perpétuer sa mémoire, faire la lumière sur l'assassinat et promouvoir les valeurs d'humanisme défendues pendant la vie de Matoub Lounès .

Cinq rues portant le nom de Matoub Lounès ont été inaugurées en France à sa mémoire : * A Paris * A Aubervilliers * Dans la commune de Saint-Martin-d'Hères près de Grenoble. * À Vaulx-en-Velin près de Lyon le 22 novembre 2003. * Dans la commune de Pierrefitte (Seine Saint Denis)

Matoub Lounès est de tous les artistes kabyles, le plus connu en Kabylie comme dans le monde entier en raison de son engagement.

Sa musique s'appuie sur l'usage d'instruments traditionnels comme le mandole et reprend les thèmes du folklore kabyle.

En 2001 le Groupe corse Canta U Populu Corsu dans leur album Rinvivisce rend hommage à sa lutte et ses souffrances.

L'oeuvre de Lounès Matoub se compose de 28 albums (ou 34 volumes).

samedi 23 août 2014



Mise en ligne le 5 janv. 2011
Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.

Le 30 juin 1998, le GIA revendique son assassinat.

Matoub Lounès Lounes Laïc ISLAM Slimane Azem gia sm musulmane pouvoir algerie kabylie algeria amazigh arabe berber chleuh rif france jsk jsmb tv maroc kabyle chanson folklore dance music traditionelle homme libre fidel idir oulahlou ait menguellet fellag video clip concert gala tizi ouzou bejaia tamazgha rebelle combatant cause

jeudi 21 août 2014

Bouaziz Ait Chebib sur Radio Pluriel Lyon









Ajoutée le 20 août 2014


Azul fellawen,
Dda Mohand Amaloul
et moi-même,ont reçu vendredi 15 aout 2014 ,Mas Bouaziz Ait Chebib
(président du MAK Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie) sur les
ondes de radio pluriel Lyon afin d'expliciter les perspectives du
mouvement et diverses sujets tel que la situation en Kabylie vis avis
la vague d'islamisation et l'arabisation...
Tassevelda Igarzen

mercredi 20 août 2014


Dossiers Mercredi, 20 Août 2014 09:50 Facebook Imprimer Envoyer Réagir

Il est le principal architecte du Congrès de la Soummam

Abane revient cette semaine

Par : Karim Kebir
Aujourd’hui encore à l’occasion de la célébration du Congrès de la Soummam, une date charnière de l’histoire du pays à laquelle le nom d’Abane Ramdane est intimement lié, on ne devrait pas s’attendre à des festivités fastueuses de la part des autorités officielles.

Les uns le surnomment le “Jean Moulin algérien”, les autres “l’architecte de la Révolution”, lorsque d’autres encore, notamment ses farouches détracteurs, le qualifient tantôt de “régionaliste”, “d’autoritariste”, tantôt de “traître” ou “d’agent de l’ennemi”. Parmi tous les personnages de la Révolution, Abane Ramdane restera sans aucun doute celui qui suscite le plus d’admiration, mais aussi de controverse. C’est que l’homme, comme tous les héros de l’histoire, a eu un destin exceptionnel.
Parmi les plus doués de sa génération, il a réussi, notamment après le Congrès de la Soummam organisé à Ifri-Ouzellaguene, dont il a été l’un des principaux initiateurs et dont nous célébrons aujourd’hui l’anniversaire, à fixer les objectifs stratégiques de la Révolution, à la structurer, à lui donner une visibilité et des repères d’orientation qui ont conduit à l’Indépendance. Mieux encore, il a jeté les fondements de ce que devait être l’Algérie indépendante : une Algérie moderne, démocratique, pluraliste, sociale, où le politique prime sur le militaire.
Soit l’exact contraire de ce qui a été mis en place depuis l’Indépendance à nos jours. “Abane Ramdane a eu le mérite d’organiser rationnellement notre insurrection en lui donnant l’homogénéité, la coordination et les assises populaires qui lui étaient nécessaires et qui ont assuré la victoire”, écrit de lui, dans L’indépendance confisquée, Ferhat Abbas, le premier président du GPRA, une autre figure historique brillante, bannie comme lui de l’histoire officielle. “J’ai connu pas mal d’intellectuels, mais Abane Ramdane était remarquablement intelligent. C’était, en outre, un homme simple, d’une sincérité absolue. Il n’aimait ni s’habiller ni avoir de l’argent. La seule chose qui lui importât était l’unité nationale. Il était décidé à l’obtenir par tous les moyens. Et c’est cela qui a choqué beaucoup de militants. Il était violent, brutal, radical et expéditif dans ses décisions”, témoigne de son côté l’un de ses compagnons, Omar Ouamrane. Plusieurs décennies après son exécution par les siens au Maroc, une élimination encore entourée de tabous, son cadavre hante le pays.
L’Algérie officielle a du mal à lui rendre l’hommage qu’il mérite, encore moins à consacrer le message de la Soummam comme un référent pour la construction d’une Algérie telle qu’il la voulait lui et d’autres martyrs, à l’image de Ben M’hidi. Presque banni des manuels scolaires, comme du reste de l’histoire de la Révolution, il n’est évoqué que dans le nom de quelques ruelles, établissements scolaires, ou encore l’aéroport de Béjaïa. Pourquoi l’homme dérange-t-il encore ? L’ancien défunt, chef de l’État, Ali Kafi, l’a même traité de “traître” dans ses mémoires, tandis que l’ex-président Ben Bella n’a jamais dissimulé son aversion pour lui jusqu’à sa mort. Aujourd’hui encore à l’occasion de la célébration du Congrès de la Soummam, une date charnière de l’histoire du pays à laquelle le nom d’Abane Ramdane est intimement lié, on ne devrait pas s’attendre à des festivités fastueuses de la part des autorités officielles. Comme souvent, on aura probablement droit à un simple rituel folklorique, à travers un dépôt de gerbe de fleurs sur les lieux du déroulement des premières assises de la Révolution, ou encore on aura droit au traditionnel message du chef de l’État. C’est plutôt l’opposition démocratique, le RCD et le FFS, qui tente de maintenir la flamme du message de la Soummam, à travers l’organisation d’un séminaire, pour l’un, et un meeting populaire, pour l’autre. En occultant un événement majeur de la Révolution, en refusant d’assumer l’histoire, l’Algérie officielle tourne le dos à ce qui devait être un référent fondamental pour la construction et la consolidation de la nation. Elle handicape l’émancipation du pays. Il faut dire qu’explorer le message de la Soummam, c’est ouvrir la boîte de Pandore qui pourrait déconstruire l’édifice du régime tel qu’il a été érigé, remettre en cause bien des idéologies, des positions et des acquis. Cela pourrait aussi révéler les facettes les plus sombres de l’histoire. Mais n’est-il pas temps pour l’Algérie, plus de cinquante après l’Indépendance, d’assumer son histoire ? Toute son histoire. Pour le bien des générations futures.

K. K

vendredi 8 août 2014

Ajoutée le 13 avr. 2012
Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.