mardi 25 février 2014

Journée d’étude sur sa vie et son œuvre à Tizi-Ouzou

Journée d’étude sur sa vie et son œuvre à Tizi-Ouzou

 
 
Cela fait 25 ans que Mouloud Mammeri, l’un des pionniers de la littérature maghrébine d’expression française, nous a quittés. Il est décédé un 25 février 1989, dans un accident, près d’Aïn Defla, alors qu’il rentrait d’un colloque sur la littérature auquel il venait de participer, à l’université d’Oujda au Maroc. A l’occasion de cette date anniversaire, la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou, en collaboration avec l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou et l’association des enseignants de Tamazight, organisera demain, mercredi 26 février, une journée d’étude sur la vie et l’œuvre du romancier, sous le thème : « L’anthropologie dans l’œuvre de Mouloud Mammeri ». Une exposition permanente sera installée au niveau du hall de la maison de la culture. Elle proposera des photos, des livres et des articles de presses, qui racontent la vie et l’œuvre de l’écrivain disparu. Au menu de la journée de demain également, il y aura le lancement du concours ‘’Le grand prix Mouloud Mammeri’’, ainsi que la réalisation d’une fresque, autour du thème, par les élèves de l’Ecole régionale des beaux arts d’Azazga.  Après l’ouverture officielle des travaux de cette journée, par le premier responsable du secteur de la culture, M. El Hadi Ould Ali, les travaux débuteront par une première séance qui sera encadrée par M. Hacène Halouane, enseignant à l’université Mouloud Mammeri.  Une première communication sera animée par Mme Fatima Boukhelou, enseignante au département de Français à l’université de Tizi-Ouzou, intitulée « Pour une analyse mythalytique de l’œuvre mammérienne : de la nécessité d’ériger des traces ». Mme Malika Ahmed Zaid, professeur des universités à l’UMMTO animera une conférence intitulée « Mouloud Mammeri et Tamusni : l’anthropologue accomplie ». La troisième communication, présentée par M. Idir Ahmed Zaid, professeur à l’UMMTO, se portera sur « Mouloud Mammeri, le socio-anthropologue, l’attractivité d’une approche interne et objective de l’Etre berbère ».  La seconde séance se déroulera dans l’après-midi. Elle sera encadrée par Mme Fatima Boukhelou. La première communication sera présentée par Mme Sara Slimani, doctorante à l’université d’Alger et sera intitulée « Mouloud Mammeri, de la leçon d’oralité à la leçon de l’oralité ». Deux autres conférences seront présentées par Mlles Nadia Tidmimt et Soraya Cherfioui, intitulée « De Tasga de la colline à Tasga de la Traversée : plongée orphique et traversée initiatique ». MM. Omar Hamtouche et  Sofiane Guerdou proposeront au public une communication intitulée « Pour une redéfinition du projet anthropologique en Algérie et une réconciliation de l’Algérie avec elle-même ».  La dernière communication pour cette séance de l’après-midi sera présentée par  Mme Aini Betouche, enseignante au département de Français de Tizi-Ouzou, intitulée « La poétique du désert dans la traversée de Mouloud Mammeri ». Pour la journée de vendredi, 28 février, un recueillement aura lieu sur la tombe de feu Mouloud Mammeri à Taourirt Mimoun.
Ath Yenni au rendez-vous 
Toujours dans le cadre de la commémoration de la date anniversaire du décès de Dda L’Mouloud, un programme riche et varié a été tracé par les enfants de sa région natale, à savoir, Ath Yenni, et c’est l’association culturelle «Tiddukla Tadelsant Talwit » qui en est l’initiatrice, en partenariat avec l’APC d’Ath Yenni et la direction de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou. Une commémoration sous le thème « Mouloud Mammeri ou la résurgence de la dimension amazighe dans la définition de l’identité nationale ».  Pour aujourd’hui, les organisateurs ont prévu un recueillement et le dépôt d’une gerbe de fleurs, ainsi que la pose d’une plaque commémorative à Aïn Defla, la région où Mouloud Mammeri a perdu la vie au volant de sa voiture. Le coup d’envoi des festivités est donc prévu pour demain 26 février. Le public pourra découvrir une exposition murale qui traitera de la vie et l’œuvre de feu Mouloud Mammeri. Le théâtre est également au programme de cette célébration avec une représentation qui sera interprétée par la troupe « Ahellil » de Timimoune.  Les visiteurs pourront voir ou revoir « La colline oubliée », l’une des plus belles productions cinématographiques algériennes d’expression amazighe. S’en suivra une autre représention théâtrale. Une veillé culturelle avec la troupe « Ahellil » et « L’Khwan Nath Yanni » est au programme de la soirée de demain. Un grand gala artistique est prévu pour la journée du 27, il sera animé par l’artiste Zayen. Au programme de la matinée du 28, recueillement et dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe de feu Mouloud Mammeri. Vers 17h30 une représentions théâtrale sera proposée par la troupe « Debza ». Pour la journée du 1er mars, deux communications seront animées par A. Sayad et S. Khellil. Pour la cérémonie de clôture, les organisateurs ont prévu un grand gala artistique qui sera animé par le chanteur Zeddek Mouloud.

vendredi 21 février 2014

samedi 15 février 2014

Matoub rend hommage a Cheikh el Hasnoui et a Cherif Hamani

Mise en ligne le 25 mars 2011
Matoub chante Tiqvayliyine du regretté Cheikh el Hasnoui et enchaîne avec une chanson de Cherif Hamani avec qui il était ami

jeudi 6 février 2014

Matoub Lounes - Documentaire Complet





Publiée le 6 févr. 2014
Lounès Matoub, plus communément appelé Matoub Lounès, est un chanteur et poète kabyle, engagé dans la revendication identitaire berbère.
Il est né à Taourirt Moussa Ouamar le 24 janvier 1956, en Kabylie, Algérie. Il meurt le 25 juin 1998, assassiné sur la route de At Douala. Officiellement, cet assassinat est attribué au GIA. Mais le pouvoir algérien est accusé, notamment par sa famille de l'avoir assassiné.
Matoub acquiert un statut de martyr pour les régionalistes et militants kabyles, qui estiment que leurs droits sont bafoués.
A l'age de neuf ans, il fabrique sa première guitare à partir d'un bidon d'huile de moteur vide, et compose ses premières chansons durant l'adolescence.
Sa prise de conscience identitaire et culturel débute à la confrontation armée entre les Kabyles et les forces gouvernementales en 1963-1964.
En 1968, le gouvernement algérien introduit une politique d'arabisation dans le système éducatif au détriment du berbère. Matoub réagit en n'allant pas à l'école. Finalement, il quitte le système éducatif et devient autodidacte. En 1978, il émigre en France à la recherche de travail.
Arrivé en France, Matoub Lounès anime plusieurs soirées dans des cafés parisiens fréquentés par la communauté kabyle. C'est là qu'il se fait remarquer par le chanteur Idir qui l'aide à enregistrer son premier album, Ay Izem, qui remporte un vif succès.
En 1980, le poète se produit pour la première fois à l'Olympia en plein évènements du printemps berbère. Il monte alors sur scène habillé d'une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants kabyles.
Il s'oppose à la politique d'arabisation et d'islamisation de l'Algérie. Il parle le kabyle, le français, et comprend l'arabe sans l'employer. C'est un partisan de la laïcité et de la démocratie, et s'est fait le porte-parole des laissés-pour-compte et des femmes.
Opposé à l'islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l'assassinat d'intellectuels. Il fut enlevé le 25 septembre 1994 par le GIA (Groupe Islamique Armée), puis libéré au terme d'une mobilisation de l'opinion publique de la communauté kabyle. La même année, il publie un ouvrage autobiographique, Rebelle, et reçoit le Prix de la mémoire des mains de Danielle Mitterrand.
Le 25 juin 1998, il est assassiné sur la route menant de Tizi Ouzou à At Douala en Kabylie à quelques kilomètres de son village natal (Taourirt Moussa). Les conditions de ce meurtre n'ont jamais été élucidées. Les funérailles du chanteur drainèrent des centaines de milliers de personnes, tandis que toute la région connut plusieurs semaines d'émeutes.


lundi 3 février 2014

Contribution/ Lounès Matoub : sa première expérience sur scène


03/02/2014 - 16:00 par SIWEL - Agence kabyle d'information


TIZI-WEZU (SIWEL) — Dans une contribution à Siwel, Mokrane Roudjane, évoque la première expérience de Matoub Lounes sur scène.
Contribution/ Lounès Matoub : sa première expérience sur scène
Par Mokrane Roudjane

Il fit sa première entrée sur scène l’été de l’année 1970, comme tout débutant, à l’occasion d’une fête de mariage, au village de Timegnounin, dans le voisinage de Taourirt Moussa.
Il accompagna, comme tout novice, un aîné, le chanteur Tilwa en l’occurrence.
Natif du même village, le vieux Tilwa excellait dans l’art musical et passait pour le Maître de bien de jeunes chanteurs de la région. 

Tilwa était une école, un grand artiste qui aimait chanter les faiblesses et les souffrances de son époque, de son peuple. Il excellait dans l’analyse et l’expression des sentiments. Il chantait les blessures, encore fraîches, de la guerre, l’émigration qui vidait les villages, l’amour, la jeunesse…
Lounès Matoub avait, tout juste, quatorze an d’âge. Si jeune, il fît pour la première fois, connaissance avec le public. Une expérience des plus marquantes…
La fête – à l’occasion d’un mariage – battait déjà son plein à leur arrivée sur les lieux. L’atmosphère vibrait déjà à la force du bendir sous les coups de baguettes experts d’un meddah, le troubadour traditionnel. 

Une foule de spectateurs enthousiasmés l’entourait. Parfois, quelques jeunes enhardis se jetaient au centre du cercle et exécutaient un tour de danse.
La scène, la tinda, était déjà prête et n’attendait plus que le Maître.
De la maison du marié, s’élevaient, par intermittences, des youyous, comme pour rappeler aux hommes que les femmes sont présentes et participent également, à leur manière, à cette fête.
Timidement, collé à lui comme son ombre, Lounès Matoub suivait son parrain. Vraisemblablement – on le serait à moins – il eut le trac… ce n’était plus un cercle de copains, auquel il était habitué, mais toute une foule, des adultes qu’il aurait en face à lui… Peut-être eut-il envie de fuir, d’abandonner… 

Le meddah, ayant remarqué que son cercle de spectateurs s’éclaircissait peu à peu, redoubla d’efforts, dans l’ultime espoir de les retenir. En vain. Le public, dès qu’il entendit les premières notes, le quittât pour aller écouter le célèbre Tilwa.
De bouche à oreille, on se posait déjà la question : qui est donc ce garçon assis à côté du Maître ? Il est si jeune ! Tous les yeux, de curiosité pour tout ce qui est nouveau, étaient braqués sur Lounès Matoub. Lui qui préféra, sans doute, qu’on oubliât jusqu’à sa présence, car tous ces yeux, fixés sur lui, le mettaient mal à l’aise. 

Visiblement, il faisait des efforts surhumains pour se concentrer sur ses cordes afin d’éviter les fausses notes. Il avait à cœur de faire, pour sa première apparition en public, une bonne prestation…
Le pauvre troubadour ou meddah, de guerre lasse, n’ayant que quelques enfants, plus chahuteurs que spectateurs, autour de lui, rangea son tambour et ses bâtons.
Dégoulinant de sueur - tous ces efforts ! -, bouillonnant de colère contre cette concurrence « déloyale » à ses yeux, se résigna à aller se plaindre auprès du maître des lieux, au moment où Tilwa et Lounès chantaient « A Jedjiga ». 

Paradoxalement, alors que le public applaudissait de satisfaction, à l’écoute de cette chanson, tube de cet été-là, le troubadour, lui, dans son courroux, se frottait les mains : il venait de trouver l’argument massue afin de faire taire ses concurrents…
« Jedjiga » (la fleur), titre d’une chanson exprimant l’éloge à l’amour, à la femme, à toutes les femmes, est aussi un prénom féminin et, par pure coïncidence, le prénom de la mariée du jour. Il n’en fallait pas plus pour crier à « l’indécence ». 

Le meddah fit donc son plein de chahut, influa sur la décision du maître des lieux… Le spectacle, à peine commencé, fut interrompu.
En descendant de la scène, plus pour affirmer un sentiment vrai, profond – ce sentiment qui le guidera tout au long de sa brillante carrière, jusqu’à sa mort – que pour s’excuser, Lounès Matoub eut, à l’adresse du public, ces mots :
- Je suis votre frère. » 

MR
(Extrait d’Abc Amazigh n°16 et d’Abc Amazigh, une expérience éditoriale en Algérie, volume 2) 

SIWEL 03 1458 FEV14

SLIMANE AZEM azal i d as-tefka tmedyazt

SLIMANE AZEM

azal i d as-tefka tmedyazt

    
D acu  i d amedyaz ma yella mačči d win i d-yeqqaren tiqerḥanin?  Amek ara sen-semmi amedyaz i bu wawal yeknan ɣer tmurṣaḍ?  Amdyaz n tidet  d win i d-yefren  lqum akken ad as-yili d azamul.  Mačči d win i wumi gan iduba leqrar . Ɣef waya, n wawal  yeqqar  Pierre Ronsard: “ Ala Ṛebbi d  umedyaz i  yesnen lɣerza n tidet”. Agdud mi yufa ayen yebɣa ɣer bab n wawal yettara-t  nnig leɛnaya-s. Yeseḥbibir fell-as seg wamus, yettḥareb fell-as deg yir tagnit. Yeqqar Josepḥ Von Eichendorff : “ werǧin yezi s waɛrur umkan anda i s-teɣli timiṭ i umdyaz”. Aya yella acku akken i s-yenna Démosthène: “ cetla n yimedyazen d tilelit” imi akken i s-yenna si ljiha-s Alphonse de Lamartine: “ tiɣri  n yimedyazen d tiɣri n wid ur nezmir ad gren tiɣri”.
S wakka ad naf llan kra n yimdanen lulen-d akken ad ɛabbin iɣeblan n tmeti deg i ttidiren i wakken ad snefsusin fell-as( ɣef yimdanen-is)  taɛkemt n wussan,  taẓayt n yieaggasen . Imdanen am wigi ttwafernen sɣur taqedrit i wakken ad ad neǧren abrid nniḍen i tudert. Llan i wakken ad llin iberdan nniḍen i lɣaci, akken ad leqqmen asirem deg ulawen n yigduden deg uḍan d wussan ideg  teqfar lehna akked  tumert.  Amezruy di yal lqern yefka-d irgazen yettqazamen tiswiɛin n cedda akken ad gen lewhi i yiɣerfan umu yeɛreq anda yella yixef-nsen.  Imedyaten ɣef yirgazen  am wigi mačči d yiwen mačči d sin.  Imḥadiyen-agi ɣef i d-newwi awal zemren ad illin d imyura, d imedyazen, d icenayen,  d isertiyen neɣ d igrawliyen…maca ay akken yebɣu yella uḥric deg sefrurin tikta-nsen,  lebɣi-nsen, ama s lqesd neɣ melba lqesd, d yiwen:  azuzen n lejruḥ seg tasiwin n yigduden yettwarekḍen. Ay anda bɣun illin ttawin gar ifasen-nsen senjaq n lḥaq akken ad ɣeḍelen  yis ijga n  lbaṭel. 
Sliman Azem yella seg yimdanen( imusnawen)  i tefren tawenza akken ad iɛabbi weḥdes lḥif id yeɣlin ɣef ugdud anda id yuɣ aẓar  ama di lawan n trad akked urumi neɣ  di lawan id yellan deffir timunent n tmurt n Lẓẓayer. Seg assen deg yebda ccna  armi d-asmi iɣ-teɣder deg-s  tmattent ur yesusem xas akken anec-ten yewwi-as-d mačči d-izli  n iɣeblan akked iɛwiqen. Ur yessusem ara,  acku am akken is-yeqqar Matoub Lounes: “ ma tneṭqeḍ-d yedda leḥq-ik/ tasusmi ur as nezmir-ara”.  Tikti-agi ula d Sliman Azem s timmad-is yules-as-id deg ifyar-agi: “di lɛeqel-iw sexdameɣ/ acuɣer ttɛebbiɣ rennuɣ/ ufiɣ d ṣṣber i xtareɣ/ ad ṛzeɣ wala ad knuɣ” neɣ diɣ: “ llan wid yenṭaren/ ula d lhedra ulac/ rɣan ɣer daxel ṣṣebren/ ulawen-nsen di leɣcac/ yenza lḥeqq s yidrimen / ccfut fell-as ay arrac/” . Ifyar i-iffuk-iten  s tiɣri-agi laqayen: “ nekk meqqar la d qqareɣ/ ayen yellan deg ul-iw”  .   Ihi Sliman Azem iɛebba lḥif n timeti deg id illul , yerna-t ɣef lḥif id –as d tewwi twenza-s netta yedren tudert n imenfi xas akken ur yukir ur yenɣi yiwen am akken i t-yenna deg ifyar-agi :  : “ I lukan ay atmaten/ a neseḥseb a newzen/ weḥdi i rebbaɣ lḥif!”. Mi ara testeqsin leḥbab  acu n n tmara i t-yerran? Lejwab yekka-d imir kan: “ d luɣa-nneɣ iyi-ɣaḍen/ amek alarmi i tt-ḥaqren/ tettweɛzal tuɣal di rrif!”. 
Tudert n Sliman Azem d tagrawla mgal tamuḥaqranit, mgal lbaṭel, mgal adabu yerran aɣref ɣer ddew iḍaren-is, mgal wid yeggulen ad aɣbun isem n uqbayli akked idles amaziɣ sumata di tmurt-is. Werǧin iccuḥ akken ad yessewɛad s wawal widen igeẓren  ixef n ugdud. Kra yedder  werǧin yedduri timerzuga smecḥen imesbaṭeliyen, yeṭṭfen srima n tmurt, i yemdanen. Ɣef aya  agdud ifren-it  yerra-t   d- itiri wuɣur yettmuqul deg uḍan iberkanen akken ṭṭya n tafat ad-as-id iban anda i-tt-yuɣ lḥal. Anect-a yesfhem-it-id   Matoub Lounes deg ifyar-agi yecna ɣef uzamul n lḥeqq asmi id as yenna: “Mmi-s n ugni geɣran/ i ɛedbent lemḥen/di lɣerba yejreḥ wul-is/ ɛammi Sliman aɛzizen/ isem-is ɣer medden / d-itij mi ara d yebru i nnur-is/ yesakay widen yeṭṭsen/ akken ad fiqqen/d lmeḥna id yebdan tikli-s.” Teɛdda  yiwent n tallit, isem n Sliman Azem d-aseṭaf ad yettwabder. Medden, xas ma wwin-d awal-fell-as , s tufra kan deffir leḥyuḍ. Ha win id isalen!  Tizlatin-is tɛaddayen s ddew uffus. S tufra isen-t sallen lɣaci. Maca wi cqa , imi deg ul n leqbayel  isem-is akked  lɛaza-as ttwaḥerzen am akken id t-id yenna umedyaz: “ Sliman Ɛazem/ aɛni zemren a teɣbun/ ksed acu ur as-xedmen/ akken leḥbab a tettun/ yezdeɣ deg ulawen/  i syen-nni anwa ara t-yenfun?”. S tidet! Yal mi ara yenfel  lbatel ad yeffeɣ si tɣuza akken ad yeglu s lḥeqq yellan,    s yisem n Slimane Azem  i tendeh timeti, ɣer-s i ttɛanin widen yenṭaren. Akka am Ṣalah Saɛdawi is-yeqqaren: “ llah llah a ɛami Sliman/ Ɣeḍren-iyi s laman/ dḥiɣ-d d-aɣrib di tmurt-iw/”. Akka i tettwali timeti deg umedyaz, d itiri yesenɛaten iberden deg uḍan n lyali neɣ d lwali yesnusuyen cedda ɣef ulawen am akken is yenna Ait Meslayen: “ Sliman d lḥasnawi/ d lecxay ɣef id nḥafeḍ/ Si Muhend  u Mḥend a lwali/s-isefra-k iɣ-id sekreḍ/ yiwen, nedeh ma neɣli/ si lqeɛa aɣ-id refdem”. 
Asmi id yesufeɣ Lounis Ait Menguellet deg useggas n 1976 tizlit “ kêčč ṛṛuḥ nekk ad qimeɣ”  yakk leqbayel ɛaqlen anwa i teqsed tizlit. Anda ma teddiɣ ala win ara k yinnin ;”tesliḍ i tiɣri yegger Lounis i Slimane Azem?”. Ayen-nni  mačči d lmuḥal, imi deg isaggasen-nni yewɛer akken ad yebder umdan isem n Sliman Azem ɛinani. Yewɛar acku ddew leḥkem n ẓẓur id yesers ukabar awḥid FLN teḍra-t d Sliman Azem am akken i teḍra d yirgazen n tisertit  am Krim Belkacem, Hocine Ait Ahmed, Boudiaf isem-nsen yettuɣeba.  Amcum d win ara ten-id yedren. Ɣef aya, asmi id yecna Lounis tizlit “ Ṛṛuḥ ad qqimeɣ” nnig lewhma,medden nnan ayyuz i tebɣest n Ait Menguellet ɣef ayen-nni. Tiɣri n Lounis i Slimane Azem tekka-d si tasa,  ifyar yesexdem  Lounis d wid yettceliḥen deg ulawen, yesendafen aggasen iḥuzan ixef-is : “ ma tseḍher-ḍ  i mmi-k/ ur ḥadreɣ-ara/ awid deg allen-ik/ ayen ur ẓreɣ -ara/ menneɣ amkan-ik/ulukan sseɛa/ ṛṛuḥ di laman / ur tedduɣ ara/…tin akken ara izewǧen/xas ḥḍer i tmeɣra/ asmi it-id xeḍben / ɣileɣ mačči akka/ wina akken ara tt-yaɣen/ manneɣ-as lehna/ ṛṛuḥ di laman/ ur tedduɣ ara”. Di lǧera n Lounis, Matoub diɣ yegger tiɣri i yitri n lfen  n tmurt n leqbayel Slimane Azem. Tiɣri n Matoub teččur d urrif akked chani ɣef lbaṭel i-iḥuzan win akken tettɛuzzu tmeti wakali. Matoub ur yedrig tamselt netta is-yaqaren: “ ufiɣ-t yedaray  ussan/ win i-iwela s yeḥku/iṭij-is d  yiḍ i  t-yernan/ kul-ass yettraǧǧu/ iḥer ad yezzi ɣer umkan  / deg Agni Yeɣran/ ẓran fell-asen i yettrru / muḥal aten-yettu” . Tiɣri yeddem Matoub  teɣza di lbaṭel yellan, yugi wul-is ad yeqbel neffu n Slimane Azem: “ semaḥt-as ɣef acu id yenna/ǧǧet-tt a n-yuɣal/ d wid i-iḥub i-icedha/ ma d lebɣi-s imal/ allaɣ-is lehna ur tebɣa / yura-d s tlufa/ teẓrut tenǧer s tḥamel/ si lbaṭel aderɣal/” am akken is yettkemil kra n tsadarin ɣer zdat: “  aten ibedd am uɣanim/ yetthuzu-t waḍḍu/ ɣef ul-is yedleq nsim/ ma d-iẓri-s yettru/ass-a aten yuɣal d-idmim/ a tamurt mmi-m / lxaṭer-is yugi akem-yettu/ fell-am yesfru” . 
Matoub Lounes  d Lounis Ait Menguellet  ksen aɛjar n tsusmi iḥuzan Slimane Azem d-isaggasen yakken.  Uɣalen medden umnen d-akken lbaṭel yezmer ad yettwikes ɣef win rran d azamul n lheqq, d bab n tmusni, d-amedyaz –nsen. Deg isagassen n tmayin nnulfaten-d tisfifin, uɣalent ( xas dima s tufra) ttnuzun-t di leswaq seg wa ɣer wa, seklasen medden ayen isen-id yecna uɛazem-nsen. Maca lbaṭel ɣer ass-a ur yettwaṣfeḍ ɣef ucenay ḥamlen leqbayel imi tamṭelt-is tella-d di lbarani. Ulac aɣmis id yemeslayen ɣef tamtelt-is di lawen-nni. S tizlit “ tamselt n  Sliman”  yecna Matoub Lounes  id yewweḍ yir asali imdanen. Di tazwara n-usefru d neqma id yettmaslayen am deg yifyar-agi qesiḥen:  “ d-acu id yi-ǧǧen akka/ teẓram tɛemdem/ terra-m i yimmi-w ṣrima / yis i ttudeqqem/ tura tjemeɛ-iyi Franṣa/ beddleɣ nekwa / fiḥel a ttwehmem” . Temeslay-d neqma uqbel a tezger ɣer usḥisef: “ aṭas i tṣebreḍ/ aṭas i tɛetbeḍ/ tagara…d aɣrib i tmeṭleḍ!” acku “Tefɣeḍ tamurt ur d tezziḍ/ aẓar ur teǧǧiḍ/ anwa ara yilli d awrit-ik?/ taɣawsa tebɣiḍ ur tt-teqiḍi-ḍ/ ” lbaṭel tuggi-ḍ/ si zikk teẓri-t d axṣim-ik/ mačči d  yiwen id tesaki-ḍ/ tesfreḍ tecniḍ/ xas tekfiḍ mazal isem-ik/…. iruḥ dayen/ dayen ur as-tselem/ siwa ayen iɛadden ifut!/” . Di ccew tenquqel tmurt, tḥulfa i tadyant yeḍran: “ yefsi udfel di Ǧreǧra/ fɣent  tiregwa/fallent yakk wehmen medden/ aṭas ur nummin ara / ɣilen tikelt-a/ am tikelt deg iten-kelxen/ la ttrun lfehmin meṛṛa/ tewḍed ɣer lḥara/ tcebḥed tidet s lekfan!” . Yir asali yenneḍ di lḥara imi: “ Agni yeɣran/ teẓriḍ ayen yellan/ win akken id t-rebbeḍ yemmut!” Yemmut Slimane Azem, terreẓ teqbaylit deg ifer. Mača lawan yessen amek ara d yer ttar, at lḥaq wergîn ad ɣbun imi ass-a yugar zikk-nni wamek mazal yella  Slimane Azem gar-nneɣ. Mazal-it gra-nneɣ  s-isefra yexdem. Ɣer ass-a yisen i  nettawli abrid icudden ixef-nneɣ ɣer yixef-is.  Isefra iɣ-id yettmeslayen s teqbaylit ɣef teqbaylit am  akken is yenna umedyaz: “ Ur yemmut lḥeq / xas yeɣba ad –ad yuɣal/ asen ad yeṭerḍeq/ as ikkes i znad ucakal/ lbaṭel ad ifalaq/ad yeɣbu ur d yettuɣal!”

mercredi 29 janvier 2014

Ferhat Mehenni Yennayer 2964 à Hôtel de ville de Paris



Publiée le 29 janv. 2014
Ferhat Mehenni Yennayer 2964 à Hôtel de ville de Paris

Les ravisseurs exécutent Amirouche Mebrek | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Il a été enlevé vendredi soir dernier à At Zmenzer
Amirouche Mebrek - Tamurt.info
Amirouche Mebrek - Tamurt.info
La victime a été tuée à l’arme blanche, probablement hier soir. Son corps porte plusieurs coups de couteaux au niveau de différentes parties de son corps.
29/01/2014 - 11:37 mis a jour le 29/01/2014 - 12:24 par Saïd F.
Le corps du jeune Mebrek Amirouche, 38 ans, enlevé vendredi soir par un groupe armé à At Zmenzer, 15 km au sud de Tizi Ouzou, a été retrouvé ce matin sans vie, dans un ravin de la région d’Agueni Gueghrane au lieu-dit Azuguer.
La victime a été tuée à l’arme blanche, probablement hier soir. Son corps porte plusieurs coups de couteaux au niveau de différentes parties de son corps.
Une onde de choc s’est emparée de toute la population de Tizi Wezzu.
Les ravisseurs ont exigé une rançon de 300 millions de centimes contre sa libération alors qu’Amirouche n’est qu’un simple commerçant ambulant.
Les habitants de la région d’At Zmenzer n’ont pas répondu à ce chantage et ont refusé d’abdiquer. Le jeune Amirouche, père d’un enfant de trois ans, a été enlevé dans la région de Ouadhias par un groupe armés et encagoulés vendredi soir.
Les services de sécurité n’ont même pas bougé le petit doigt pour sauver la victime, laissant ses proches et les habitants de la région livrés à eux même.
Saïd F, pour Tamurt.info