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dimanche 10 novembre 2013
mercredi 30 octobre 2013
Hommage à Kamel Amzal | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie
Journée nationale de l’étudiant kabyle
Hommage à Kamel Amzal
Tamurt avec Siwel
30/10/2013 - 20:30 mis a jour le 30/10/2013 - 20:30 par
Tamurt avec Siwel
MOUVEMENT POUR L’AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE
Journée nationale de l’étudiant kabyle : Hommage à Kamel Amzal
Pour la 31e commémoration de l’assassinat de Kamel Amzal par les hordes islamistes, le MAK appelle le peuple kabyle à rendre hommage à la mémoire du brillant étudiant fauché par le sabre des intégristes à l’âge de 20 ans.Le MAK ira se recueillir sur la tombe de Kamel Amzal dans le village de Tiferdouth, le 02 novembre prochain et appelle plus particulièrement la jeunesse estudiantine kabyle à honorer la mémoire du martyr Amzal. Le 2 novembre, jour de son assassinat par les intégristes, ayant été proclamée journée nationale de l’étudiant kabyle. Le départ, à partir de l’université Mouloud Mammeri vers le village natal de Kamel Amzal, est prévu à 9h du matin.
Honneur et gloire aux martyrs de la Kabylie
Nous avons le devoir d’honorer leur mémoire et de faire vivre pour l’éternité leurs noms inscrits en lettre de sang dans notre Histoire.
Bouaziz Ait-Chebib, Président
Pour ne pas oublier le lâche assassinat de Kamel Amzal
Le 2 novembre 1982, la Kabylie fut endeuillée par l’ignoble assassinat de Kamal Amzal, son premier martyr. Il a été lâchement assassiné à la Cité universitaire Taleb Abderahmane de Ben Aknoun (Alger) par les hordes islamistes, sous la protection et la bénédiction des services de sécurité de l’Etat algérien. Le jour de son enterrement, le village de Tiferdout accueille les milliers de personnes médusés qui sont venues accompagner le jeune Kamel Amzal à sa dernière demeure.
C’est devant ses camarades, partis avec lui afficher un appel à une Assemblée générale de la cité universitaire, que les hordes islamistes, conformément à leurs méthodes inhumaines et sanguinaires ont éventré Kamel Amzal avec un sabre en hurlant "Allah Akbar".
Kamel Amzal était un militant kabyle, démocrate et laïc que les intégristes appelaient le « diable rouge ». A la cité universitaire de Ben Aknoun, il luttait contre les intégristes pour instaurer un fonctionnement démocratique. Or, fidèles à leur doctrine totalitaire, les islamistes refusaient toute idée de démocratie au sein de l’université et comptaient bien prendre le contrôle total de la cité avec l’active collaboration de l’Etat arabo-islamiste Algérien pour contrer la mouvance démocratique, exclusivement portée par la jeunesse kabyle du mouvement amazighe déclenché par le printemps amazigh de 1980.
Aujourd’hui, plus aucun kabyle ne doute que le régime algérien ait de tout temps été l’allié objectif de l’intégrisme islamiste. Il lui a donné les moyens de s’organiser et de prospérer à l’ombre des institutions algériennes.
Pour contrer les aspirations démocratiques de la Kabylie, le régime algérien a actionné l’intégrisme islamiste afin de faire barrage à la jeunesse militante kabyle imprégnée de démocratie, de liberté, de justice et d’équité. Le régime algérien a prêté main forte aux intégristes pour briser les militants kabyles, au moment où l’opposition idéologique entre les islamistes et les militants kabyles était frontale (fin des années 70, début des années 80). Et en effet, si les islamistes étaient rares et insignifiants à l’université de Vgayet ou de Tizi-Ouzou, il n’en était pas de même à Alger où le militantisme kabyle était en perpétuel conflit avec les intégristes.
Mais si les militants kabyles étaient armées des belles idées de démocratie, de liberté de justice et chérissaient par-dessus tout Tamazight, les intégristes eux étaient armées de haine, de sabres et de couteaux. C’est dans ce contexte que Kamel Amzal a été éventré avec un sabre sous la protection et la bénédiction du régime algérien à la cité universitaire de ben Aknoun sans que la gendarmerie, impassible, n’intervienne à aucun moment.
Le lendemain, à Tizi-ouzou, les étudiants kabyles ont décidé d’organiser une riposte en évacuant les intégristes des pavillons que le FLN, par le biais du wali, Hamid Sidi Said, leur avait attribués en guise de salles de prières au sein des cités universitaires. L’opération fut menée par les étudiants des cités de Hasnaoua, de Oued Aissi et de Mdouha. Sous l’effet de la colère qui a suivi l’assassinat de Kamel Amzal, les islamistes ont effectivement été délogés par les étudiants kabyles.
Seulement voilà, après l’enterrement de Kamel Amzal, le Wali de Tizi-Ouzou a convoqué les membres des Comité de Cité, pour prévenir les étudiants kabyles des conséquences de l’action qu’ils avaient menée contre leurs étudiants islamistes. Ils ont "averti" les étudiants kabyles que le personnel du rectorat de l’université de Tizi-Ouzou, accompagné des services du wali « Sidi Said Hamid », allaient changer les serrures des locaux et les remettre aux « pauvres étudiants chassés par les berbéristes ».
Les services du rectorat et de la wilaya ont en effet réaménagé de fond en comble les pavillons d’où avaient été chassés les « frères des assassins » de Kamel Amzal avec de magnifiques tapis amazighs avant de remettre les clefs aux intégristes.
Durant les 31 années qui suivirent, le régime algérien a continué de favoriser l’idéologie intégriste dans toutes les institutions algériennes et durant dix longues années, il a entreprit d’actionner les terroristes qu’il continue encore de fabriquer dans les institutions de l’Etat pour décapiter physiquement l’élite kabyle et terroriser tout le monde avec pas moins de 200 000 victimes avant d’amnistier leurs assassins et de livrer une guerre sournoise et multidimensionnelle à la Kabylie.
Depuis 50 ans, la Kabylie ne cesse d’enterrer ses enfants et compte déjà bien trop de Martyrs à qui elle a le devoir de rendre hommage. De kamel Amzal à Kamel Irchen, beaucoup trop de sang a coulé.
Il est temps que la Kabylie prenne l’exacte mesure du drame qu’elle vit depuis au moins 51 ans.
zp,
Il y a 31 ans, Kamel Amzal était assassiné par les hordes islamistes: le MAK appelle le peuple Kabyle à lui rendre hommage
Il y a 31 ans, Kamel Amzal était assassiné par les hordes islamistes: le MAK appelle le peuple Kabyle à lui rendre hommage
30/10/2013 - 18:14
TIFERDOUT (SIWEL) — Le Mouvement pour l'autodétermination de la Kabylie (MAK) appelle le peuple Kabyle à rendre hommage à la mémoire de l'étudiant kabyle Kamel Amzal, assassiné par les islamistes le 2 novembre 1982. Pour rappel, afin d'immortaliser le nom du martyr et de rendre hommage à la victime assassiné par les islamistes dans les enceintes universitaires d’Alger, le Gouvernement provisoire kabyle (GPK) avait proclamé la journée du 2 novembre "Journée nationale de l’étudiant kabyle". Ci après le communiqué du MAK
Bouaziz Ait-Chebib, président du MAK : " Nous avons le devoir
d’honorer leur mémoire et de faire vivre pour l’éternité leurs noms
inscrits en lettre de sang dans notre Histoire " (PH/DR)
MOUVEMENT POUR L’AUTODÉTERMINATION DE LA KABYLIE
Journée nationale de l'étudiant kabyle: Hommage à Kamel Amzal
Pour la 31ème commémoration de l'assassinat de Kamel Amzal par les hordes islamistes, le MAK appelle le peuple kabyle à rendre hommage à la mémoire du brillant étudiant fauché par le sabre des intégristes à l’âge de 20 ans.
Le MAK ira se recueillir sur la tombe de Kamel Amzal dans le village de Tiferdouth, le 02 novembre prochain et appelle plus particulièrement la jeunesse estudiantine kabyle à honorer la mémoire du martyr Amzal. Le 2 novembre, jour de son assassinat par les intégristes, ayant été proclamée journée nationale de l'étudiant kabyle. Le départ, à partir de l'université Mouloud Mammeri vers le village natal de Kamel Amzal, est prévu à 9h du matin.
Honneur et gloire aux martyrs de la Kabylie
Nous avons le devoir d’honorer leur mémoire et de faire vivre pour l’éternité leurs noms inscrits en lettre de sang dans notre Histoire.
Bouaziz Ait-Chebib,
Président
SIWEL SIWEL 301814 OCT 13
Pour ne pas oublier le lâche assassinat de Kamel Amzal
Journée nationale de l'étudiant kabyle: Hommage à Kamel Amzal
Pour la 31ème commémoration de l'assassinat de Kamel Amzal par les hordes islamistes, le MAK appelle le peuple kabyle à rendre hommage à la mémoire du brillant étudiant fauché par le sabre des intégristes à l’âge de 20 ans.
Le MAK ira se recueillir sur la tombe de Kamel Amzal dans le village de Tiferdouth, le 02 novembre prochain et appelle plus particulièrement la jeunesse estudiantine kabyle à honorer la mémoire du martyr Amzal. Le 2 novembre, jour de son assassinat par les intégristes, ayant été proclamée journée nationale de l'étudiant kabyle. Le départ, à partir de l'université Mouloud Mammeri vers le village natal de Kamel Amzal, est prévu à 9h du matin.
Honneur et gloire aux martyrs de la Kabylie
Nous avons le devoir d’honorer leur mémoire et de faire vivre pour l’éternité leurs noms inscrits en lettre de sang dans notre Histoire.
Bouaziz Ait-Chebib,
Président
SIWEL SIWEL 301814 OCT 13
Pour ne pas oublier le lâche assassinat de Kamel Amzal
Photo publiée sur le site officiel de l'Anavad lors de la
proclamation du 2 novembre '"Journée nationale de l'étudiant kabyle" en
hommage à Kamel Amzal (Ph/ Anavad.org)
Le 2 novembre 1982, la Kabylie fut endeuillée par l’ignoble assassinat de Kamal Amzal, son premier martyr. Il a été lâchement assassiné à la Cité universitaire Taleb Abderahmane de Ben Aknoun (Alger) par les hordes islamistes, sous la protection et la bénédiction des services de sécurité de l’Etat algérien. Le jour de son enterrement, le village de Tiferdout accueille les milliers de personnes médusés qui sont venues accompagner le jeune Kamel Amzal à sa dernière demeure.
C’est devant ses camarades, partis avec lui afficher un appel à une Assemblée générale de la cité universitaire, que les hordes islamistes, conformément à leurs méthodes inhumaines et sanguinaires ont éventré Kamel Amzal avec un sabre en hurlant "Allah Akbar".
Kamel Amzal était un militant kabyle, démocrate et laïc que les intégristes appelaient le « diable rouge ». A la cité universitaire de Ben Aknoun, il luttait contre les intégristes pour instaurer un fonctionnement démocratique. Or, fidèles à leur doctrine totalitaire, les islamistes refusaient toute idée de démocratie au sein de l’université et comptaient bien prendre le contrôle total de la cité avec l’active collaboration de l’Etat arabo-islamiste Algérien pour contrer la mouvance démocratique, exclusivement portée par la jeunesse kabyle du mouvement amazighe déclenché par le printemps amazigh de 1980.
Aujourd’hui, plus aucun kabyle ne doute que le régime algérien ait de tout temps été l’allié objectif de l’intégrisme islamiste. Il lui a donné les moyens de s’organiser et de prospérer à l’ombre des institutions algériennes.
Pour contrer les aspirations démocratiques de la Kabylie, le régime algérien a actionné l’intégrisme islamiste afin de faire barrage à la jeunesse militante kabyle imprégnée de démocratie, de liberté, de justice et d’équité. Le régime algérien a prêté main forte aux intégristes pour briser les militants kabyles, au moment où l’opposition idéologique entre les islamistes et les militants kabyles était frontale (fin des années 70, début des années 80). Et en effet, si les islamistes étaient rares et insignifiants à l’université de Vgayet ou de Tizi-Ouzou, il n’en était pas de même à Alger où le militantisme kabyle était en perpétuel conflit avec les intégristes.
Mais si les militants kabyles étaient armées des belles idées de démocratie, de liberté de justice et chérissaient par-dessus tout Tamazight, les intégristes eux étaient armées de haine, de sabres et de couteaux. C’est dans ce contexte que Kamel Amzal a été éventré avec un sabre sous la protection et la bénédiction du régime algérien à la cité universitaire de ben Aknoun sans que la gendarmerie, impassible, n’intervienne à aucun moment.
Le lendemain, à Tizi-ouzou, les étudiants kabyles ont décidé d’organiser une riposte en évacuant les intégristes des pavillons que le FLN, par le biais du wali, Hamid Sidi Said, leur avait attribués en guise de salles de prières au sein des cités universitaires. L’opération fut menée par les étudiants des cités de Hasnaoua, de Oued Aissi et de Mdouha. Sous l’effet de la colère qui a suivi l’assassinat de Kamel Amzal, les islamistes ont effectivement été délogés par les étudiants kabyles.
Seulement voilà, après l’enterrement de Kamel Amzal, le Wali de Tizi-Ouzou a convoqué les membres des Comité de Cité, pour prévenir les étudiants kabyles des conséquences de l’action qu’ils avaient menée contre leurs étudiants islamistes. Ils ont "averti" les étudiants kabyles que le personnel du rectorat de l’université de Tizi-Ouzou, accompagné des services du wali « Sidi Said Hamid », allaient changer les serrures des locaux et les remettre aux « pauvres étudiants chassés par les berbéristes ».
Les services du rectorat et de la wilaya ont en effet réaménagé de fond en comble les pavillons d’où avaient été chassés les « frères des assassins » de Kamel Amzal avec de magnifiques tapis amazighs avant de remettre les clefs aux intégristes.
Durant les 31 années qui suivirent, le régime algérien a continué de favoriser l’idéologie intégriste dans toutes les institutions algériennes et durant dix longues années, il a entreprit d’actionner les terroristes qu'il continue encore de fabriquer dans les institutions de l'Etat pour décapiter physiquement l’élite kabyle et terroriser tout le monde avec pas moins de 200 000 victimes avant d’amnistier leurs assassins et de livrer une guerre sournoise et multidimensionnelle à la Kabylie.
Depuis 50 ans, la Kabylie ne cesse d'enterrer ses enfants et compte déjà bien trop de Martyrs à qui elle a le devoir de rendre hommage. De kamel Amzal à Kamel Irchen, beaucoup trop de sang a coulé.
Il est temps que la Kabylie prenne l'exacte mesure du drame qu'elle vit depuis au moins 51 ans.
zp,
SIWEL 301814 OCT 13
jeudi 24 octobre 2013
Devoir de mémoire : Hommage à Smaïl Yefsah, le journaliste-militant de la cause amazighe.
Devoir de mémoire : Hommage à Smaïl Yefsah, le journaliste-militant de la cause amazighe.
24/10/2013 - 12:07
TIZI-WEZU (SIWEL) — Issu de la génération post-indépendance, Smaïl Yefsah, né le 29 octobre 1962 à Tala Amara, dans le département de Tizi-Ouzou, était l’un de ses beaux et intelligents fleurons en lesquels l’Algérie libre comptait énormément.
Smaïl Yefsah, le journaliste kabyle victime de l'intolérance. PH/DR
Par Smaïl Medjeber
Licencié en sciences politiques «option relations internationales », Smaïl Yefsah occupa plusieurs postes de responsabilité au sein de l’une des institutions les plus fermées : la télévision algérienne.
Pour le gentil, beau, souriant et chaleureux enfant de Tala-Amara cela relève, à la fois, d’un prodige et d’un grand défi que d’être à l’intérieur de cette unique chaîne de télévision, chasse fortement gardée du pouvoir, où le journaliste a peu sinon aucune chance de s’exprimer librement surtout lorsqu’il s’agit de langue et culture amazighes.
Smaïl Yefsah osera défier cette omnipotente institution, en produisant et en diffusant un reportage en langue amazighe, en novembre 1988, c’est-à-dire juste après les sanglants événements d’octobre 1988 d’Alger.
-Dans mon reportage, me confiera-t-il, à Béjaïa, à l’occasion des Poèsiades (Festival de poésies), j’ai fait parler les témoins de la guerre, les anciens moudjahidine, les vieux et les vieilles de nos montagnes, en amazigh. Quelquefois, je traduisais en arabe, d’autres fois, non, j’enregistrais dans la langue de mes interlocuteurs.
Une fois mon reportage fini, ma bande remise à la rédaction, je ne tardais pas à être convoqué par le Directeur… – un amazigh de service bien sûr -… Il n’osa pas me dire explicitement de supprimer la partie amazighe de mon reportage, mais supposa que je comprendrais et que je m’autocensurerais par moi-même en me limitant uniquement mon temps d’antenne. Je compris certes le sous-entendu, mais je fis exactement le contraire, c’est-à-dire j’ai respecté le temps de diffusion qui m’est imparti… en rognant sur l’enregistrement fait en langue arabe. Ainsi, et pour la première fois, un reportage journalistique est effectué et diffusé presque intégralement en langue amazighe. »
Malheureusement, Smaïl Yefsah ne connaîtra ni une longue carrière - grandement méritée - ni le bonheur conjugal qui s’éteindra avec son sublime sourire, trente-neuf jours après son mariage, assassiné par des voyous formés voire envoyés par les tenants du Pouvoir illégitime, militariste et terroriste, le triste matin du 18 octobre 1993, près de son domicile (et pas loin de mon bureau), à Bab-Ezzouar.
Cela m’avait beaucoup choqué. Et j’en suis toujours attristé. Tristesse que je partage, cœur, corps et âme avec sa veuve et toute sa famille.
Il avait eu le courage de diffuser, et pour la première fois dans cette chaine de télévision unique du pouvoir unique et dictatorial, son reportage presque intégralement en langue amazighe. C’était extraordinaire, bien plus : un acte courageux, militant et révolutionnaire au service de la cause amazighe.
Je me rappelle un fait que j’avais vécu à la radio nationale chaine 2, autre chasse gardée de ce même Pouvoir dictatorial, invité par une excellente animatrice, Khedidja.
Avant de passer à l’antenne, en direct, elle fut convoquée par son supérieur - un autre amazigh de service -, qui lui ordonna de me limiter le temps de parole et, surtout, de faire attention sur les sujets à aborder. « Pas de politique ! » Insistât-t-il. Khedidja, m’en informa et me dit :
« Monsieur Medjeber, dites tout ce que vous voulez, prenez tout le temps que vous voulez. S’il veut me virer après, qu’il me vire ! »
Voilà donc l’une des images de ce pouvoir dictatorial qui sévit encore en Algérie : le bâillonnement du peuple et l’assassinat des nobles citoyens-militants pour la liberté d’expression et la démocratie – à l’instar du Grand Homme, le défunt Smaïl Yefsah qui nous a quitté il y a vingt ans maintenant.
-Repose en paix cher frère, Smaïl Yefsah, le digne fils de ce beau village de Tala Amara. Un village qui porte précisément le nom de Source et c’en est une. La preuve : toi ! Nous ne t’oublierons jamais. Tu es et tu le resteras, pour l’éternité, immortel et un exemple à donner aux générations actuelles et futures. Merci encore à toi de t’être confié à moi. Je m’en rappellerais toujours. Dont acte. »
SM
(Extrait de la revue Abc Amazigh, n°27, et Abc Amazigh : une expérience éditoriale en Algérie, volume 2)
SIWEL 24 1207 OCT 13
Licencié en sciences politiques «option relations internationales », Smaïl Yefsah occupa plusieurs postes de responsabilité au sein de l’une des institutions les plus fermées : la télévision algérienne.
Pour le gentil, beau, souriant et chaleureux enfant de Tala-Amara cela relève, à la fois, d’un prodige et d’un grand défi que d’être à l’intérieur de cette unique chaîne de télévision, chasse fortement gardée du pouvoir, où le journaliste a peu sinon aucune chance de s’exprimer librement surtout lorsqu’il s’agit de langue et culture amazighes.
Smaïl Yefsah osera défier cette omnipotente institution, en produisant et en diffusant un reportage en langue amazighe, en novembre 1988, c’est-à-dire juste après les sanglants événements d’octobre 1988 d’Alger.
-Dans mon reportage, me confiera-t-il, à Béjaïa, à l’occasion des Poèsiades (Festival de poésies), j’ai fait parler les témoins de la guerre, les anciens moudjahidine, les vieux et les vieilles de nos montagnes, en amazigh. Quelquefois, je traduisais en arabe, d’autres fois, non, j’enregistrais dans la langue de mes interlocuteurs.
Une fois mon reportage fini, ma bande remise à la rédaction, je ne tardais pas à être convoqué par le Directeur… – un amazigh de service bien sûr -… Il n’osa pas me dire explicitement de supprimer la partie amazighe de mon reportage, mais supposa que je comprendrais et que je m’autocensurerais par moi-même en me limitant uniquement mon temps d’antenne. Je compris certes le sous-entendu, mais je fis exactement le contraire, c’est-à-dire j’ai respecté le temps de diffusion qui m’est imparti… en rognant sur l’enregistrement fait en langue arabe. Ainsi, et pour la première fois, un reportage journalistique est effectué et diffusé presque intégralement en langue amazighe. »
Malheureusement, Smaïl Yefsah ne connaîtra ni une longue carrière - grandement méritée - ni le bonheur conjugal qui s’éteindra avec son sublime sourire, trente-neuf jours après son mariage, assassiné par des voyous formés voire envoyés par les tenants du Pouvoir illégitime, militariste et terroriste, le triste matin du 18 octobre 1993, près de son domicile (et pas loin de mon bureau), à Bab-Ezzouar.
Cela m’avait beaucoup choqué. Et j’en suis toujours attristé. Tristesse que je partage, cœur, corps et âme avec sa veuve et toute sa famille.
Il avait eu le courage de diffuser, et pour la première fois dans cette chaine de télévision unique du pouvoir unique et dictatorial, son reportage presque intégralement en langue amazighe. C’était extraordinaire, bien plus : un acte courageux, militant et révolutionnaire au service de la cause amazighe.
Je me rappelle un fait que j’avais vécu à la radio nationale chaine 2, autre chasse gardée de ce même Pouvoir dictatorial, invité par une excellente animatrice, Khedidja.
Avant de passer à l’antenne, en direct, elle fut convoquée par son supérieur - un autre amazigh de service -, qui lui ordonna de me limiter le temps de parole et, surtout, de faire attention sur les sujets à aborder. « Pas de politique ! » Insistât-t-il. Khedidja, m’en informa et me dit :
« Monsieur Medjeber, dites tout ce que vous voulez, prenez tout le temps que vous voulez. S’il veut me virer après, qu’il me vire ! »
Voilà donc l’une des images de ce pouvoir dictatorial qui sévit encore en Algérie : le bâillonnement du peuple et l’assassinat des nobles citoyens-militants pour la liberté d’expression et la démocratie – à l’instar du Grand Homme, le défunt Smaïl Yefsah qui nous a quitté il y a vingt ans maintenant.
-Repose en paix cher frère, Smaïl Yefsah, le digne fils de ce beau village de Tala Amara. Un village qui porte précisément le nom de Source et c’en est une. La preuve : toi ! Nous ne t’oublierons jamais. Tu es et tu le resteras, pour l’éternité, immortel et un exemple à donner aux générations actuelles et futures. Merci encore à toi de t’être confié à moi. Je m’en rappellerais toujours. Dont acte. »
SM
(Extrait de la revue Abc Amazigh, n°27, et Abc Amazigh : une expérience éditoriale en Algérie, volume 2)
SIWEL 24 1207 OCT 13
samedi 5 octobre 2013
Mémoire de luttes : Lounès Matoub | Sourdoreille
MÉMOIRE DE LUTTES :
LOUNÈS MATOUB
Les artistes qui ont ouvertement pris part à des luttes ne manquent pas à travers les siècles et les continents. Pourtant, parmi eux, seuls quelques-uns sont allés plus loin, mêlant irrémédiablement leur œuvre, leur lutte et leur vie. Artistes entiers et sans concessions, ils ont consacré tout leur temps, toute leur énergie à écrire et chanter leurs luttes. S’ils l’ont payé de leur vie, leur musique reste à jamais liée à leur combat. Nous leur rendons hommage à travers une série de portraits, en commençant par Lounès Matoub.
ounès Matoub, c’est parcourir le chemin tumultueux et semé de drames de la Kabylie. Rarement un artiste aura été aussi intimement lié à un peuple et à sa lutte. Ce peuple berbère qui lutte continuellement pour sa reconnaissance, notamment depuis l’indépendance de l’Algérie et la politique d’arabisation menée par le pouvoir.
En 20 ans (de 1978 à 1998), Matoub produira 28 albums mélangeant le chaâbi (musique kabyle des montagnes) avec des influences orientales plus modernes. Une carrière artistique à l’image de sa vision de la vie : se battre pour faire vivre le patrimoine culturel de son peuple sans jamais s’enfermer dans un entre-soi communautaire. « Le Berbère que je suis est frère du Juif qui a vécu la Shoah, de l’Arménien qui a vécu le terrible génocide de 1915, de Taslima Nasreen et de toutes les femmes qui se battent de par le monde; frère du Tibétain acculé par-delà les glaciers, frère du Kurde qui lutte sur les tirs croisés de multiples dictatures et frère de l’Africain déraciné. Nous avons en commun la mémoire de nos sacrifices ».
A l’âge de neuf ans, Lounès Matoub fabrique sa première guitare à partir d’un bidon d’huile. Il se construit artistiquement avec l’influence presque évidente de Dahmane El Harrachi, figure incontournable du chaâbi (compositeur du fameux Ya Rayah popularisé par Rachid Taha). En 1978, Matoub débarque à Paris et se produit rapidement dans des cafés fréquentés par la communauté kabyle. Pris sous son aile par Idir, il enregistre la même année son premier album. Le succès est immédiat puisqu’en 1980, le chanteur se produit à l’Olympia. En plein printemps berbère, le porte-parole de tout un peuple arrive habillé d’une tenue militaire pour manifester son soutien aux manifestants.
Frontalement opposé au pouvoir en place, Lounès Matoub militait pour la reconnaissance de Tamazighten tant que langue nationale et officielle de l’Algérie. Ses chansons furent également de nombreuses fois l’occasion de diatribes contre ceux qui instrumentalisent l’Islam comme outil d’oppression. Condamnant régulièrement les actes des terroristes islamistes, il composera en juin 1993 quelques semaines après le meurtre de Tahar Djaout, une chanson à sa mémoire,Kenza, du prénom de la jeune fille de la victime.
Lounes Matoub aura ainsi passé toute sa vie et sa carrière à combattre deux fronts (pourtant eux-mêmes opposés) : le pouvoir en place et les islamistes. Ces deux combats (qui, pour lui, ne faisaient qu’un), lui coûteront très cher : En 1988, alors qu’il distribuait des tracts appelant à la grève, des gendarmes lui tirent dessus. Atteint de cinq balles (dont une lui traverse l’intestin), il subira 14 opérations chirurgicales. Quelques jours après sa sortie de l’hôpital, encore en béquilles, il anime un gala dans un stade de Tizi-Ouzou devant une immense foule. Le 25 septembre 1994, cet écorché vif est enlevé par un groupe armé islamiste. La Kabylies’embrase et se mobilise massivement, permettant à Matoub d’être libéré dix jours plus tard. Il restera condamné à mort par un tribunal islamique. Ce fervent partisan de la laïcité, qui se battait pour le droit des femmes, vivra très durement ses dix jours de séquestration. Son retour « à la vie » n’en sera pourtant pas moins marqué par une farouche volonté de continuer la lutte. Une lutte qui, du début à la fin de sa vie, n’utilisa comme seule arme sa musique et ses textes, véritables poèmes révolutionnaires. Lounès Matoub fut assassiné le 25 juin 1998. Son dernier album, sorti quelques semaines plus tard, contient une parodie de l’hymne national algérien dans laquelle il dénonce le pouvoir en place. Aujourd’hui encore, le doute subsiste sur l’identité des assassins, le pouvoir accusant les islamistes tandis que le peuple kabyle soupçonne le régime de l’époque.
Interdit de radio et de télévision algérienne tout au long de sa vie, Lounès Matoub restera pourtant l’artiste kabyle le plus reconnu et respecté dans le monde. Sa musique, sa poésie et sa passion transcendent années après années des générations d’artistes, qu’ils soient Kabyles, Arabes ou autres. Emel Matlhouthi termine tous ses concerts et son titre phare Kelmti Horra (Ma parole est libre) par cette citation de Matoub : » Tant que dans mes orbites, mes yeux verront le jour, je serai à jamais aux côtés des victimes. Ni les dangers ni la mort ne m’en éloigneront. Je mènerai la lutte, à l’est comme à l’ouest, peu importe la langue de celui qui m’appelle« . La rebelle tunisienne à la voix d’ange nous explique que ces mots de Lounès Matoub l’ont profondément touché : « Il existe très peu d’artistes dans la veine de Lounès, ses chansons dégagent une telle sensibilité, de telles émotions que l’on adhère tous à cette cause si noble et si universelle. Son destin tragique et son talent immense font de lui une icône, un mythe qu’on oubliera jamais. Un exemple d’intégrité, de dignité. Sa créativité n’a d’égal que sa simplicité, sa bonté et son amour de sa patrie, de la vérité et de l’humain. »
vendredi 4 octobre 2013
Anniversaire de la tentative d’assassinat sur Matoub en 1988
Anniversaire de la tentative d’assassinat sur Matoub en 1988
Recueillement à Michelet le 09 octobre prochain
Moussaoui R. pour Tamurt.info
De ce fait, un groupe de citoyens Kabyle ont lancé un appel à travers les réseaux sociaux pour se recueillir à l’endroit même où Matoub a été criblé de balles. « Le combat de Lwennas, ne peut être réduit à des dates comme le 25 juin, 24 janvier ou le 9 octobre bien sur, son combat est un combat de chaque jour. Mais le devoir de mémoire nous oblige, nous invite à commémorer ces dates pour maintenir son souvenir et la flamme de la lutte toujours vivaces », nous déclara une militante de la cause Amazighe.
04/10/2013 - 14:42 mis a jour le 04/10/2013 - 16:27 parMoussaoui R.
Le 09 octobre 1989 reste et restera une date inoubliable en Kabylie. Ce jour-là, le chanteur Kabyle a été criblé de balles par un gendarme un Michelet. Le Darki avait vidé le chargeur de sa kalachnikov surMatoub Lounès par mépris et racisme. Lounès était en compagnie de deux étudiants pour distribuer des tracts appelant la Kabylie à se mobiliser pour arracher leurs droits dans le sillage des événements d’octobre 1988 qui ont éclaté à Alger et dans différentes villes algériennes.
Le chanteur adulé par toute la kabylie a failli perdre la vie sur place. Par miracle il a survécu, mais le DRS ne l’a pas raté en 1998. Lounès subira par la suite 18 interventions chirurgicales. Il est resté alité plusieurs mois et a souffert le restant de sa vie des blessures et séquelles. Un album a été consacré par Matoub à cette injustice.
De ce fait, un groupe de citoyens Kabyle ont lancé un appel à travers les réseaux sociaux pour se recueillir à l’endroit même où Matoub a été criblé de balles. « Le combat de Lwennas, ne peut être réduit à des dates comme le 25 juin, 24 janvier ou le 9 octobre bien sur, son combat est un combat de chaque jour. Mais le devoir de mémoire nous oblige, nous invite à commémorer ces dates pour maintenir son souvenir et la flamme de la lutte toujours vivaces », nous déclara une militante de la cause Amazighe.
Une autre militante du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) ajouta qu’elle « souhaite de tout cœur que notre Autonomie soit officielle au plus vite, elle nous donnera beaucoup de possibilités à commencer par celle de nous recueillir sur sa tombe à chaque fois que nous éprouvons le désir et organiser une activité périodique et régulière pour permettre à tous de se mettre sur le chemin qu’il nous a tracé, celui de la vérité et de la liberté pour tout humain sur la terre. En attendant ce jour-là, faisons-le au moins spirituellement au cas où la chose n’est pas facile physiquement ou réellement ». C’est un cri du cœur d’une Kabyle.
Moussaoui R.
samedi 7 septembre 2013
Lounès Matoub (en kabyle : Lwennas At Lewnis
Publiée le 30 juin 2013
Lounès Matoub (en kabyle : Lwennas At Lewnis , communément appelé Matoub Lounès, né le 24 janvier 1956 à Taourirt Moussa et assassiné le 25 juin 1998 à Thala Bounane, est un chanteur, parolier et compositeur kabyle algérien.
Il a été militant de la cause identitaire Amazigh en Algérie et son rôle a été immense dans la revendication et la popularisation de la culture Amazigh. Il fut aussi à la pointe du combat pour la démocratie et la laïcité en Algérie.
L'œuvre de Lounès Matoub se compose de 28 albums (ou 34 volumes).
1978 : Ay Izem
1978 : Daεwessu
1979 : Ṛuḥ ay aqcic
1979 : Yekkes-as i znad ucekkel
1979 : A lḥif yuran
1979 : Ay aḥlili
1980 : A ttwaliɣ
1980 : Récital à l'Olympia 80 (JSK)
1981 : Assagi liɣ
1981 : Slaεbitt ay abeḥri (vol.1: Slaεbitt ay abeḥri, vol.2: Yeḥzen Lwad Aεissi)
1981 : At Yiraten
1982 : Tirgin
1983 : Tamsalt n Sliman
1984 : A tarwa n lḥif
1985 : Da Hamou
1985 : Lbabur
1986 : Les deux compères
1986 : Tamurt-iw
1987 : Tissirt n endama
1988 : Lmut
1988 : Rwah rwah
1989 : L'ironie du sort
1991 : Regard sur l'histoire d'un pays damné (vol.1: Regard sur l'histoire... , vol.2: Iẓri-w)
1993 : Communion avec la patrie (vol.1: Communion avec la patrie, vol.2: Lmeḥna)
1994 : Kenza
1996 : Tiɣri g-gemma (vol.1: Assirem, vol.2: Tiɣri g-gemma)
1997 : Au nom de tous les miens (vol.1: Semeḥtiyi, vol.2: Sel kan i dderz)
1998 : Lettre ouverte aux... (vol.1: Tabratt i lḥekam, vol.2: I luḥqed zhir)
Il a été militant de la cause identitaire Amazigh en Algérie et son rôle a été immense dans la revendication et la popularisation de la culture Amazigh. Il fut aussi à la pointe du combat pour la démocratie et la laïcité en Algérie.
L'œuvre de Lounès Matoub se compose de 28 albums (ou 34 volumes).
1978 : Ay Izem
1978 : Daεwessu
1979 : Ṛuḥ ay aqcic
1979 : Yekkes-as i znad ucekkel
1979 : A lḥif yuran
1979 : Ay aḥlili
1980 : A ttwaliɣ
1980 : Récital à l'Olympia 80 (JSK)
1981 : Assagi liɣ
1981 : Slaεbitt ay abeḥri (vol.1: Slaεbitt ay abeḥri, vol.2: Yeḥzen Lwad Aεissi)
1981 : At Yiraten
1982 : Tirgin
1983 : Tamsalt n Sliman
1984 : A tarwa n lḥif
1985 : Da Hamou
1985 : Lbabur
1986 : Les deux compères
1986 : Tamurt-iw
1987 : Tissirt n endama
1988 : Lmut
1988 : Rwah rwah
1989 : L'ironie du sort
1991 : Regard sur l'histoire d'un pays damné (vol.1: Regard sur l'histoire... , vol.2: Iẓri-w)
1993 : Communion avec la patrie (vol.1: Communion avec la patrie, vol.2: Lmeḥna)
1994 : Kenza
1996 : Tiɣri g-gemma (vol.1: Assirem, vol.2: Tiɣri g-gemma)
1997 : Au nom de tous les miens (vol.1: Semeḥtiyi, vol.2: Sel kan i dderz)
1998 : Lettre ouverte aux... (vol.1: Tabratt i lḥekam, vol.2: I luḥqed zhir)
dimanche 1 septembre 2013
Matoub Lounès - Regard sur l'Histoire d'un Pays Damné (1ere partie)
Mise en ligne le 23 janv. 2012
Paroles :
Ya sidi εebdeṛṛeḥman
Ya mul lbeṛhan
Mel-aɣ anda icud yexf-is
S kra lğens i-gεeddan
Ekk-ed si ṛṛuman
Ulac w'ur nwit iff-is
Ur yeffiɣ ddel imeɣban
Azaglu sen-rran
D leqṛun ur sen-yenqis
Nnan w'ufan tarewla
Yeqqim di tmurt-a
Ma xeṭṭan-t welleh ar yuklal
Deg-sen u ttlummuɣ ara
Qqujeṛt lḥala
Nnejmeεnt-ed temṣeḥṣal
Tasarut wuɣur tella
Ɣer tawa n Bexta
Akken a s-d-brun d lmuḥal
I
A Ležžayer ḥader at-tṣeggemeḍ
A d-tekkeḍ nnig tmura
Di ddel ttezzi tenneḍ
Ijifeṛ-im ur t-zeggw ara
Arraw-im a ten-tetted
S lmux nnsen tesxelḍeḍ
G yeεdawen-im tesserbaḥeḍ
ččan-kem aẓaṛ ur d-igw'ra
Mi d-ikker urgaz anifi
Ad yebɣu a m-ibeddel udem
Ddaw tmedlin neɣ d lmenfi
Aa d-yegwri f lğal inem
Wi kem-id ikksen i uṛumi
εebban Krim ben Mhidi
Kul yiwen aken yeɣli
Di lluḥ u sen-tgiḍ isem
Temmeččeḍ tettwagezṛeḍ
Ulac wi m-igan leqṛaṛ
Kul lğens dgem yeṛkeḍ
Win yeffɣen yeğa axeṣṣaṛ
S tlufa tettuceṛḍeḍ
S wecḍad-im ddel yesfeḍ
Di lmut g-gezmawen tḥedṛeḍ
Mi bɣan att- tfeğğeğğeḍ am lefnaṛ
Tteg axxam dg-em tkekkuct
Tessenɣuɣud di lḥaṛma-m
Ay ansi d-tekka taluft
Deg urebbi-m at-taf lemqam
Amek aa d-tefrari tagut
Im'aẓaṛ nneɣ nettu-t
A ɣ-tɣunfu ula d lmut
Xas nebɣa-tt u ɣ-tettaddam
II
Aṭṭas b-bwid i d-yekkren
Ad beddeln udem i tmurt-a
Bbwḍen ssufɣen iṛumyen
Iεdawen ṭṭfen tasga
Widen mu tsemmam izmawen
Tettcekkiṛen-ten
U d nitni ğğan-d limaṛa
Yeḥzen umadaɣ n zzan
Yeḥdeṛ f wid icehhden s ẓẓuṛ
S ujenwi n ddkir yeqḍeεn
I-gemmzel acḥal d aqrur
Lkwetṛa deg-sen ɣṛan
Rawlen-d i temdint yeṛɣan
Ttuḥaḥin am ẓẓeṛẓuṛ
Ur d-ufin ara imḥaddan
Ttujeggḥen ur cuṛεan
Mmuten ur dasen teččuṛ
Lemmer a d-yenṭeq Ukeffadu
Lasumam akw d sswaḥel
Ccetwa at-tuɣal d anebdu
Ṣṣeḥṛa a tt-yečč inijjel
T-tirni i ten izellu
Ddaw uḍaṛ-is yeεfes akukru
Yegla uṣewḍi d bu laṣel
Imi d nebda macahu
Taqṣiṭ uqbel a tt-nekfu
S axxam n tidett an-nenfel
Ulac wi teğğa Fṛansa
Zzuεama arkw mmuten
Wigi i ɣ-d-yeqqimen ass-a
Di lweqt nni ur d-banen
Tnayen u settin tafrara
ḥlellin-d arkw sya u sya
D nitni iɣ-tt-id-isebbwen
Cebbeḥn-as-d i Ben Bella
Mmugren-t yemdanen s taḥya
Yettu win t-idiyesmesden
Yeqqim-ed mebεid am uccen
Yeẓṛa kullec d akellex
Wigad nni aa t-iḍuṛen
Yiwen yiwen i-ten-yessassax
Ssebba urwen-tt-i-d gar-asen
D adrar n ğeṛğeṛ ɣlayen
Ffi ggulen ard a d-yeclex
ḍelqen-d i lεaṣakeṛ nnsen
Aqbayli a t-sneslaxen
εamayen ur yexsi nnafex
Yejbed lexyuḍ Bumedyen
Yenfeḍ winna d-imekken
F ukersiw iεeğğeṛ ibeṛṛex
III
Tamurt,
Tamurt s lxuf tettwajraḥ
Ula d ṣṣellaḥ
Hujṛen ur d-brinen-ara
Fukken yergazen at lemlaḥ
Ay iẓṛi imir ssaḥ
Lbaṭel iẓẓuẓ tilisa
D lesnin aya ur nennecṛaḥ
An-nekkat kan nneḥ
Nettru ɣef yimi xemsa
D lesnin uzligen acḥal
Ur teffiɣ tugdi imdanen
Lxuf i lbaṭel issawal
Tasusmi tezdeɣ ilsawen
Tamurt tuɣal tesserhab
W'iwwet Rebbi ad yeg leḥbeb
A s'rren ccac ɣef allen
A t-ceṭṭebn ad yettweεqeb
ɣef wid εzizen ad iɣab
Xas yezzi-d yehbel dayen
Xas yezzi-d yemxel dayen
Yettwaleqqem yuɣ lbaṭel
Sin lzḥṛuf ḍelqen tugdi : SM
Abrid izerfan yergel
At-tweḥceḍ deg uzal qayli
Yebbwḍ-ed wass g i tennaqlab
Lmut tusa-d ɣer ṣṣwab
T-tirni a ten-tettbibi
Win yesḥasben yettwaḥsab
Ur yexliq deg ujeggeḥ lleεb
yenfeḍ yeɣli umesbaṭli
Ya sidi εebdeṛṛeḥman
Ya mul lbeṛhan
Mel-aɣ anda icud yexf-is
S kra lğens i-gεeddan
Ekk-ed si ṛṛuman
Ulac w'ur nwit iff-is
Ur yeffiɣ ddel imeɣban
Azaglu sen-rran
D leqṛun ur sen-yenqis
Nnan w'ufan tarewla
Yeqqim di tmurt-a
Ma xeṭṭan-t welleh ar yuklal
Deg-sen u ttlummuɣ ara
Qqujeṛt lḥala
Nnejmeεnt-ed temṣeḥṣal
Tasarut wuɣur tella
Ɣer tawa n Bexta
Akken a s-d-brun d lmuḥal
I
A Ležžayer ḥader at-tṣeggemeḍ
A d-tekkeḍ nnig tmura
Di ddel ttezzi tenneḍ
Ijifeṛ-im ur t-zeggw ara
Arraw-im a ten-tetted
S lmux nnsen tesxelḍeḍ
G yeεdawen-im tesserbaḥeḍ
ččan-kem aẓaṛ ur d-igw'ra
Mi d-ikker urgaz anifi
Ad yebɣu a m-ibeddel udem
Ddaw tmedlin neɣ d lmenfi
Aa d-yegwri f lğal inem
Wi kem-id ikksen i uṛumi
εebban Krim ben Mhidi
Kul yiwen aken yeɣli
Di lluḥ u sen-tgiḍ isem
Temmeččeḍ tettwagezṛeḍ
Ulac wi m-igan leqṛaṛ
Kul lğens dgem yeṛkeḍ
Win yeffɣen yeğa axeṣṣaṛ
S tlufa tettuceṛḍeḍ
S wecḍad-im ddel yesfeḍ
Di lmut g-gezmawen tḥedṛeḍ
Mi bɣan att- tfeğğeğğeḍ am lefnaṛ
Tteg axxam dg-em tkekkuct
Tessenɣuɣud di lḥaṛma-m
Ay ansi d-tekka taluft
Deg urebbi-m at-taf lemqam
Amek aa d-tefrari tagut
Im'aẓaṛ nneɣ nettu-t
A ɣ-tɣunfu ula d lmut
Xas nebɣa-tt u ɣ-tettaddam
II
Aṭṭas b-bwid i d-yekkren
Ad beddeln udem i tmurt-a
Bbwḍen ssufɣen iṛumyen
Iεdawen ṭṭfen tasga
Widen mu tsemmam izmawen
Tettcekkiṛen-ten
U d nitni ğğan-d limaṛa
Yeḥzen umadaɣ n zzan
Yeḥdeṛ f wid icehhden s ẓẓuṛ
S ujenwi n ddkir yeqḍeεn
I-gemmzel acḥal d aqrur
Lkwetṛa deg-sen ɣṛan
Rawlen-d i temdint yeṛɣan
Ttuḥaḥin am ẓẓeṛẓuṛ
Ur d-ufin ara imḥaddan
Ttujeggḥen ur cuṛεan
Mmuten ur dasen teččuṛ
Lemmer a d-yenṭeq Ukeffadu
Lasumam akw d sswaḥel
Ccetwa at-tuɣal d anebdu
Ṣṣeḥṛa a tt-yečč inijjel
T-tirni i ten izellu
Ddaw uḍaṛ-is yeεfes akukru
Yegla uṣewḍi d bu laṣel
Imi d nebda macahu
Taqṣiṭ uqbel a tt-nekfu
S axxam n tidett an-nenfel
Ulac wi teğğa Fṛansa
Zzuεama arkw mmuten
Wigi i ɣ-d-yeqqimen ass-a
Di lweqt nni ur d-banen
Tnayen u settin tafrara
ḥlellin-d arkw sya u sya
D nitni iɣ-tt-id-isebbwen
Cebbeḥn-as-d i Ben Bella
Mmugren-t yemdanen s taḥya
Yettu win t-idiyesmesden
Yeqqim-ed mebεid am uccen
Yeẓṛa kullec d akellex
Wigad nni aa t-iḍuṛen
Yiwen yiwen i-ten-yessassax
Ssebba urwen-tt-i-d gar-asen
D adrar n ğeṛğeṛ ɣlayen
Ffi ggulen ard a d-yeclex
ḍelqen-d i lεaṣakeṛ nnsen
Aqbayli a t-sneslaxen
εamayen ur yexsi nnafex
Yejbed lexyuḍ Bumedyen
Yenfeḍ winna d-imekken
F ukersiw iεeğğeṛ ibeṛṛex
III
Tamurt,
Tamurt s lxuf tettwajraḥ
Ula d ṣṣellaḥ
Hujṛen ur d-brinen-ara
Fukken yergazen at lemlaḥ
Ay iẓṛi imir ssaḥ
Lbaṭel iẓẓuẓ tilisa
D lesnin aya ur nennecṛaḥ
An-nekkat kan nneḥ
Nettru ɣef yimi xemsa
D lesnin uzligen acḥal
Ur teffiɣ tugdi imdanen
Lxuf i lbaṭel issawal
Tasusmi tezdeɣ ilsawen
Tamurt tuɣal tesserhab
W'iwwet Rebbi ad yeg leḥbeb
A s'rren ccac ɣef allen
A t-ceṭṭebn ad yettweεqeb
ɣef wid εzizen ad iɣab
Xas yezzi-d yehbel dayen
Xas yezzi-d yemxel dayen
Yettwaleqqem yuɣ lbaṭel
Sin lzḥṛuf ḍelqen tugdi : SM
Abrid izerfan yergel
At-tweḥceḍ deg uzal qayli
Yebbwḍ-ed wass g i tennaqlab
Lmut tusa-d ɣer ṣṣwab
T-tirni a ten-tettbibi
Win yesḥasben yettwaḥsab
Ur yexliq deg ujeggeḥ lleεb
yenfeḍ yeɣli umesbaṭli
TV amazigh censure les chansons de Matoub Lounès Kamel S
dimanche 1 septembre 2013
TV amazigh censure les chansons de Matoub Lounès Kamel S
Algérie
TV amazigh censure les chansons de Matoub Lounès
Kamel S. pour Tamurt.info
Matoub Lounès - Tamurt.info
La question se pose aujourd’hui, qui a donné l’ordre de ne pas passer les chansons de Lounès. S’agit-il d’une décision des animateurs zélés qui veulent plaire à leurs chefs ? Or, même avec le boycott des chansons de Matoub dans cette télévision publique, Lounès restera un symbole incontournable en Kabylie que personne ne pourra jamais remplacer même avec d’incessants coups de pub des médias de Bouteflika.
01/09/2013 - 01:35 mis a jour le 01/09/2013 - 00:20 par Kamel S.
Les pratiques des années du parti unique ontencore de beaux jours dans les médias officiels en Algérie. Sinon comment expliquer l’interdiction des chansons du grand poète et chanteur kabyle Matoub Lounès sur une chaine de télévision censée promouvoir la culture des Imazighen.
On croit savoir selon des sources proches de ce média, que des directives auraient été données pour ne plus passer des chansons de Matoub Lounès sur cette chaîne. La haine envers les Kabyles et les artistes rebelles de la Kabyliecontinue de se faire sentir au sein des institutions de l’État. Il suffit d’être un artiste "Beni Oui-Oui" pour que ses chansons puissent passer en boucle dans les radios et télévisions algériennes.
Matoub, dont les textes sont hostiles au régime, est tout bonnement censuré par les tenants du pouvoir au sein de cet organe de propagande. Des artistes, qui applaudissent les décideurs, sont omniprésents sur cette chaine alors que Matoub est totalement banni des programmes de cette télévision. Le chanteur de Taourirt Moussa dérange-t-il même 15 ans après sa mort pour que ses chansons ne soient acceptées dans un média amazigh arraché après les sacrifices des militants sincères dont Matoub ?
La question se pose aujourd’hui, qui a donné l’ordre de ne pas passer les chansons de Lounès. S’agit-il d’une décision des animateurs zélés qui veulent plaire à leurs chefs ? Or, même avec le boycott des chansons de Matoub dans cette télévision publique, Lounès restera un symbole incontournable en Kabylie que personne ne pourra jamais remplacer même avec d’incessants coups de pub des médias de Bouteflika.
Qui veut assassiner Matoub une seconde fois ? Ce sont ceux qui ont bénéficié des postes à responsabilité dans les institutions arrachées avec le sacrifice de cet artiste. Même après le départ du coureur de jupon, Said Lamrani frappé de scandales sexuels, la chaîne de télévision amazighe algérienne n’a point changé, elle excelle dans la censure.
Kamel S.
jeudi 15 août 2013
A l’initiative de la Fondation du Festival Méditerranéen de la Culture Amazigh du Maroc
A l’initiative de la Fondation du Festival Méditerranéen de la Culture Amazigh du Maroc
Un vibrant hommage lui sera rendu la semaine prochaine à la ville de Tanger par nos frères amazigh du Maroc. Pour la neuvième année consécutive TIWIZA va de succès en succ`ws. Une aubaine pour les défenseurs de la culture Berbère et l’identité Amazigh au Maroc.
15/08/2013 - 06:10 mis a jour le 15/08/2013 - 06:28 par Youva Ifrawen
Matoub Lounès est devenu une référence pour toutes les luttes démocratiques dans les pays nord-Africains. Ses chansons tonnent par tout. Ses portraits ornent les cafés et les lieux publics en Libye. Les Amazigh du Maroc l’idole même. Un vibrant hommage lui sera rendu la semaine prochaine à la ville de Tanger par nos frères marocains.
Pour la neuvième année consécutive, Tanger accueille une nouvelle édition du Festival TWIZA. Une manifestation culturelle amazighe qui connait un grand succès. Une aubaine pour les défenseurs de la culture Berbère et l’identité Amazigh au Maroc.
Le festival est organisé par la Fondation du Festival Méditerranéen de la Culture Amazigh de Tanger, du 15 au 18 Août à Tanger. Le thème de cette édition reflète le combat sinueux de chanteur Kabyle Matoub Lounès : « Résister par la culture ». L’hôtel Oumnia Puerto, abritera plusieurs conférences sur le parcours de Lounès Matoub, sous le thème « De la résistance par les armes à la résistance par l’art ».
Une projection de deux films documentaires sur cet illustre militant mondial de la cause amazigh.
Le festival est organisé par la Fondation du Festival Méditerranéen de la Culture Amazigh de Tanger, du 15 au 18 Août à Tanger. Le thème de cette édition reflète le combat sinueux de chanteur Kabyle Matoub Lounès : « Résister par la culture ». L’hôtel Oumnia Puerto, abritera plusieurs conférences sur le parcours de Lounès Matoub, sous le thème « De la résistance par les armes à la résistance par l’art ».
Une projection de deux films documentaires sur cet illustre militant mondial de la cause amazigh.
Une autre figure emblématique de la cause amazigh au Maroc sera aussi évoquée à cette occasion. Il s’agit d’Abdelkrim al-Khattabi en présence de sa fille, Aïcha al-Khattabi. La mère du Rebelle, Na Aldjia, sera aussi présente puisqu’elle a été invitée.
L’ombre de Matoub Lounès plane sur tous les pays deTamazgha. Tué par un commando du DRS, déguisé en terroristes islamistes, le 25 juin 1998, près de Tizi Ouzou, la vérité sur ce crime d’Etat n’est à ce jour pas connue.
Youva Ifrawen pour Tamurt.info
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