samedi 22 juin 2013

Anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès

Des Marocains assisteront aux festivités

Youva Ifrawen pour Tamurt.info

Ce qui est à relever de particulier cette année, la participation pour la première fois des fans Marocains. Ils sont conviés par la fondation pour prendre part aux activités commémoratives. Une façon de larguer les décideurs d’Alger et les services de sécurités qui font des mains et des pieds pour éloigner nos frères Amazighs Marocains de toutes activités culturelles ou artistiques de la Kabylie.
22/06/2013 - 13:14 mis a jour le 22/06/2013 - 18:29 par Youva Ifrawen
Les préparatifs pour les activités de 15 ème anniversaire de l’assassinat de Matoub Lounès vont bon train à Taourirt Moussa Oumar, à Ath Douala, village natal du Rebelle. Les activités culturelles habituelles sont organisées afin que personne, surtout la nouvelle génération, n’oublie le combat noble de Matoub Lounès.
Ce qui est à relever de particulier cette année, la participation pour la première fois des fans Marocains. Ils sont conviés par la fondation pour prendre part aux activités commémoratives. Une façon de larguer les décideurs d’Alger et les services de sécurité qui font des mains et des pieds pour éloigner nos frères Amazighs Marocains de toutes activités culturelles ou artistiques de la Kabylie.
Durant le mois de mars dernier, lors du festival annuel du film Amazigh organisé à Tizi Wezzu par Khalida Toumi, les invités habituels de ce rendez-vous cinématographique n’ont pas été conviés pour des raisons purement politiques.
Six mois auparavant, une délégation de journalistes et artistes algériens ont été empêchés par les services de sécurité à prendre part à la première édition du festival du film Amazigh en Libye.
Le 20 avril dernier, des militants de la cause Amazigh ont été même arrêtés par les services de sécurité et ont été reconduits manu militari. Par contre, les hommes de culture algériens sont toujours reçus chaleureusement lors de toutes les activités culturelles au Maroc.
Pour ce qui concerne les litiges politiques c’est une autre affaire. Reste seulement à savoir si les invités de la fondation Matoub Lounès seront autorisés à entrer en territoire Kabyle. Le peuple Kabyle reste toujours attaché à tous ses frères Amazighs de toute l’Afrique du nord. Il n’est guère concerné par les luttes politiques stériles voir puériles des deux régimes d’Alger de Rabat.
Youva Ifrawen

vendredi 21 juin 2013

9e anniversaire de l’assassinat d’Ameziane Mehenni :
Cet hommage à la mémoire de la victime lâchement assassinée par une main de maître a été organisé par cinq associations culturelles de la commune, le comité de village de Maraghna, l’association sportive de Mezeguène, avec la participation de l’APC (Assemblée populaire communale) d’Illulen et le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK).
21/06/2013 - 17:00 mis a jour le 21/06/2013 - 17:26 par Tamurt avec Siwel
Des centaines de personnes se sont rendues, aujourd’hui, au village de Maraghna, dans la localité d’Illulen Umalu, pour se recueillir sur la tombe d’Ameziane Mehenni assassiné à Paris le 19 juin 2004. Une fresque représentant Ameziane avec son père Ferhat Mehenni, président du GPK, a d’ores et déjà été placée à l’entrée du village, tandis qu’une statue sera dédiée au défunt Ameziane au cours de l’été, au chef lieu de la commune, ou dans le village même de Maraghna.
Nna Wiza, mère de Ferhat Mehenni, déposant une gerbe de fleurs sur la tombe de son petit-fils Ameziane assassiné par les forces occultes.(PH/DR) L’odieux crime dont a été victime Amezaine Mehenni, à Paris, reste hélas impuni, mais un jour ou l’autre, la vérité rejaillira. En attendant, ce sont les âmes justes qui, chaque année, lui rendent l’hommage souhaité.
Cet hommage à la mémoire de la victime lâchement assassinée par une main de maître a été organisé par cinq associations culturelles de la commune, le comité de village de Maraghna, l’association sportive de Mezeguène, avec la participation de l’APC (Assemblée populaire communale) d’Illulen et le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK).
Une très nombreuse foule s’est rassemblée au cimetière pour honorer la mémoire d’Ameziane Mehenni, cueilli à la fleur de l’âge par ses lâches assassins.
Parmi les participants, outre les centaines de personnes venues deVgayet, de Tizi-Ouzou, de Boumerdes, de Tuvirett, d’Alger et de la diaspora, on a pu noter la présence de la section locale du RCD, tandis que l’ONM locale (organisation des anciens maquisards de la guerre d’Algérie) et l’association desavocats de Tizi-Ouzou ont envoyé des messages en hommage à la mémoire de la jeune victime.
Pour rappel Ameziane Mehenni est le petit-fils des martyrs de la guerre d’Algérie Ameziane Mehenni (d’où le message de la section locale de l’ONM) dont il avait repris le prénom comme le veut la tradition kabyle.
Les vicissitudes de l’Histoire tragique de l’Algérie indépendante ont malheureusement fait qu’Ameziane Mehenni ait du transmettre, par la même tradition, le prénom hérité de son grand-père, qu’il n’avait pas eu la chance de connaitre, ce dernier s’étant sacrifié pour que l’Algérie accède à son indépendance. Une indépendance payée au prix fort par la Kabylie qui croyait chasser le colonialisme alors qu’au colonialisme français a succédé un autre colonialisme « encore plus insidieux » pour reprendre les propos de Boualem Sensal car « basé le mythe de la nation arabe ».
zp,

mardi 4 juin 2013

Par   | juin 3, 2013 2:34
lounes matoub

Dans la commune d’Argenteuil, près de Paris, une rue porte maintenant le nom du célèbre artiste kabyle Matoub Lounès, assassiné le 25 juin 1998. Plusieurs rues françaises ont déjà été baptisées à son nom, alors que dans son propre pays, ni place ni impasse ne portent son patronyme.
Deux rues de la ville d’Argenteuil ont officiellement changé de nom samedi dernier. La cérémonie d’inauguration s’est plus apparentée à un hommage rendu à deux chanteurs populaires, l’un Français, Jean-Ferrat, l’autre Algérien, Matoub Lounès.  «Ce sont deux artistes très importants», a déclaré le député-maire d’Argenteuil Philippe Doucet. Il s’agit de «deux hommes, de deux époques et deux cultures» marqués par l’engagement à travers la chanson populaire, a-t-il ajouté au cours de la cérémonie.
La carrière artistique de Matoub Lounès a été fortement marquée par son engagement politique. Cet Algérien, né en 1956 à Taourirt Moussa Ouamar dans la wilaya de Tizi Ouzou, a longuement milité pour la cause identitaire amazigh et la reconnaissance de la langue berbère. Il a également célébré les combattants de l’indépendance algérienne tout en fustigeant les dirigeants de son époque qu’il a accusé de confisquer la liberté d’expression. Au début des années 1990, il s’est fortement opposé au terrorisme islamiste, condamnant notamment l’assassinat d’intellectuels. Il est lui-même enlevé le 25 septembre 1994 par un groupe armé. Toute la Kabylie se mobilise alors pour sa libération, qui intervient finalement le 10 octobre. Un livre et plusieurs albums plus tard, il est assassiné sur la route à proximité de son village en Kabylie, le 25 juin 1998. Un soulèvement populaire est provoqué par sa mort dans la région. Le GIA revendiquera son assassinat le 30 juin.

mardi 21 mai 2013


Un long métrage en cours de réalisation

La mort de Krim Belkacem passée sous silence

Youva Ifrawen pour Tamurt.info
L’autre insulte et dénigrement infligés au Lion du Djurdjura, comme aimaient le surnommer les maquisards, c’est la réalisation de ce film en langue Arabe. Krim était un Kabyle de souche qui ne prononçait pas un mot en arabe !
20/05/2013 - 15:29 mis a jour le 20/05/2013 - 17:00 par Youva Ifrawen
Un long métrage est en cours de réalisation par Ahmed Rachedi sur le signataire des accords d’Evian, Krim Belkacem, dans la vallée de la Soummam. C’est le ministère des anciens maquisards et celui de la Culture qui sont derrière cette initiative. Des milliards de centimes seront dépensés pour sa réalisation.
Selon des sources très proches du ministère des anciens maquisards, ce film s’annonce comme un fiasco, un navet et ressemble à tout sauf à la véritable histoire de la vie de l’enfant prodigue d’Ilallen, dans la région d’Ath Yahia Moussa. Plusieurs étapes très importantes de la vie de Krim Belkacem ont complètement été ignorées. Le parcours hors du commun de ce héros national a été évoqué superficiellement par les producteurs de ce film, ou plutôt de ce navet, et évitent tous les épisodes et les scènes qui fâchent.
Le premier coup de censure frappe l’histoire de son assassinat qui a ébranlé le monde entier en 1969. Le film ne fait aucune allusion à laliquidation physique de Krim en 1969 dans un hôtel à Frankfurt, en Allemagne. Acte criminel signé par les mains des agents de la redoutable Sécurité Militaire du régime raciste envers les Kabyles de Bouharouba. Krim Belkacem qui avait pris le chemin des maquis dès 1947, n’était jamais tombé entre les mains de l’ennemi. C’était d’ailleurs le seul chef historique à n’avoir jamais été emprisonné ou arrêté par l’armée coloniale. Mais là où l’armée française avait échoué, c’est-à-dire à éliminer Krim, le clan d’oujda a pu le faire en Europe, au cœur même de l’Allemagne !
On se demande alors où avait la tête le scénariste et journaliste, Boukhalfa Amazit, lorsqu’il a rédigé le parcours de Krim sans évoquer son assassinat ? Cet auteur a empoché un milliards de centimes, précise notre source. Ce qui explique certainement son comportement. Ce monsieur et son ami réalisateur ont ainsi tué Krim une seconde fois.
L’autre insulte et dénigrement infligés au Lion du Djurdjura, comme aimaient le surnommer les maquisards, c’est la réalisation de ce film en langue arabe. Krim était un Kabyle de souche qui ne prononçait aucun mot en langue Arabe !
Le pouvoir raciste d’Alger compte arabiser même les martyrs et les morts ! Un jour ou l’autre, des films sur les héros Kabyles seront réalisés dans les règles de l’art et les auteurs de l’assassinat de Krim seront mis au-devant de la scène, le reste, remplira la poubelle de l’histoire !
Le choix du comédien qui va incarner le rôle de Krim n’a aucune ressemblance physique avec lui. Il est même d’un comportement nonchalant. C’est un certain Salim Allam, un chétif d’une silhouette squelettique, alors que Krim est un costaud au regard d’un tigre et toujours bien éveillé. Ce choix est une façon de dénigrer un peu plus l’un des hommes qui ont participé à l’indépendance du pays.
Youva Ifarwen

mardi 7 mai 2013

Débaptisation de la place Matoub Lounes à Tizi-Wezzu : Une énième offense au peuple kabyle


Débaptisation de la place Matoub Lounes à Tizi-Wezzu :
Pour la mère Lounes, « aucun pouvoir ne peut aller à l’encontre de la volonté de la kabylie et porter atteinte à l’un des symboles de la grande NATION AMAZIGHE, MATOUB LOUNES. Le peuple pour lequel il s’est voué toute sa vie et pour lequel il s’est sacrifié, ne laissera aucun pouvoir bafouer sa mémoire et nous ne laisserons pas faire. »
07/05/2013 - 00:05 mis a jour le 07/05/2013 - 00:14 parLa Rédaction
Une énième offense au peuple kabyle vient s’ajouter à une liste non exhaustive. Les kabyles ne cessent de subir les pires humiliations. Ainsi les pouvoirs publics de Tizi-Wezzu ont pris la décision de débaptiser la place Matoub Lounes qui se trouve près de l’ancienne gare routière vers la route d’Alger.
La mère du Rebelle est scandalisé par ce choix incompréhensible. C’est un peu comme si on assassinait une nouvelle fois son fils alors que ses assassins et leurs commenditaires vivent en toute impunité.
Durant les évènements du printemps noir, la kabylie avait rendu justice a Matoub Lounes en baptisant une place en l’honneur du combat qu’il a mené jusqu’à son dernier souffle. Située à la sortie de Tizi-Wezzu en allant sur Alger, cette place a été imposée par la mobilisation et la pression populaire.
Mais c’était sans compter sur le désir inné de l’Etat de soumettre la kabylie à son joug colonial. En effet, à l’occasion du cinquantenaire de la fin de la guerre d’Algérie qui n’a fait que substituer l’Algérie arabe à l’Algérie française, l’administration coloniale d’Alger, sur instigation de l’ONEM de Tizi-Wezzu a décidé d’aller à l’encontre de la volonté populaire en débaptisant « la place Matoub Lounes » pour en faire un pseudo sanctuaire à la mémoire des martyrs de la révolution de 1954.
Pour la mère de Lounes, « aucun pouvoir ne peut aller à l’encontre de la volonté de la kabylie et porter atteinte à l’un des symboles de la grande NATION AMAZIGHE, MATOUB LOUNES. Le peuple pour lequel il s’est voué toute sa vie et pour lequel il s’est sacrifié, ne laissera aucun pouvoir bafouer sa mémoire et nous ne laisserons pas faire. »
La Rédaction

vendredi 3 mai 2013

Témoignage du chanteur populaire kabyle Lahlou Tighremt.


Publiée le 2 mai 2013
Témoignage du chanteur populaire kabyle Lahlou Tighremt. Le clip est accompagné de vidéos toujours aussi bouleversantes du Printemps Noir de Kabylie.

Vidéo diffusée le 4 mai 2006 sur Kabyle.com

jeudi 25 avril 2013

Arch At Ghovri (Azazga): une caravane de recueillement à la mémoire de 7 martyrs du printemps noir est prévue pour demain vendredi 26 avril 2013 25/04/2013 - 20:35


Arch At Ghovri (Azazga): une caravane de recueillement à la mémoire de 7 martyrs du printemps noir est prévue pour demain vendredi 26 avril 2013

25/04/2013 - 20:35

Il y a douze ans étaient exécutés de sang froid sept jeunes manifestants pacifiques dont une femme de la localité d’At Ghobri (Azazga) par le corps criminel de la gendarmerie. Pour honorer le combat historique de ces martyrs des droits fondamentaux des peuples, une caravane de recueillement à leur mémoire est prévue pour demain vendredi 26 avril 2013 à partir de 9 heures.


Arch At Ghovri (Azazga): une caravane de recueillement à la mémoire de 7 martyrs du printemps noir  est prévue pour  demain vendredi 26 avril 2013
ARCH AT GHOBRI (AZAZGA) 
Déclaration 
Il y a douze ans étaient exécutés de sang froid sept jeunes manifestants pacifiques dont une femme de la localité d’At Ghobri (Azazga) par le corps criminel de la gendarmerie. Le seul tord de ces victimes innocentes était d’avoir revendiqué pacifiquement la reconnaissance de l’identité amazighe, la démocratie et la fin de l’impunité suite à l’assassinat du lycéen Guermah Massinissa le 18 avril 2001 dans les locaux de la gendarmerie des Ait Douala. Ces crimes abominables sont restés impunis à ce jour malgré les nombreuses actions exigeant la vérité et la justice initiées pendant des années par le Mouvement citoyen des archs et les engagements des plus hautes autorités du pays à faire juger les assassins des victimes du printemps noir. 
Douze ans après ce massacre de kabyles, non seulement le pouvoir maffieux et assassin demeure sourd aux revendications de la région, mais il a fait de la Kabylie une zone occupée où ni développement ni prospérité ne sont à l’ordre du jour de son plan machiavélique. 
A cette occasion, et pour honorer le combat historique de ces martyrs des droits fondamentaux des peuples, une caravane de recueillement à leur mémoire est prévue pour demain vendredi 26 avril 2013 à partir de 9 heures. 
-« Si nous venons à mourir, défendez nos mémoires » 
-Non à l’oubli de nos martyrs 

Arch At Ghobri, le 25 avril 2013 

jeudi 21 mars 2013

A Aït Yahia Moussa, avec le frère de Krim…


Par Amar Ouramdane. | Il ya 11 heures 26 minutes | 221 lecture(s)

COMMÉMORATION DU 51ÈME ANNIVERSAIRE DE LA SIGNATURE DES ACCORDS D'EVIAN

A Aït Yahia Moussa, avec le frère de Krim…

L'association Tarwa N'Krim Belkacem, en collaboration avec l'APC d'Aït Yahia Moussa et la Kasma des Moudjahidine de la localité, a prévu tout un programme pour la commémoration du 51° anniversaire de la signature des Accords d'Evian qui ont mis fin à sept ans et demi de guerre et à cent trente-deux ans de colonisation. 
L’occasion fut belle pour l’association, la population et les Moudjahidine de rendre hommage à Krim Belkacem qui a paraphé le document final pour la partie algérienne, face à Louis Joxe. Les festivités de la commémoration ont commencé samedi dernier, avec un recueillement au carré des martyrs à Tafoughalt où reposent cent cinquante-six martyrs. Ce fut une occasion de revenir sur l'histoire de deux vaillants résistants de la première heure, à savoir Lounès Djebbara et Rabah Meddour, tombés au champ d'honneur lors de la bataille du 15 mars 1955.  Le dix-huit mars a été consacré à une conférence donnée par Aït Ahmed Si Ouali, président de l'association Tagrawla, qui a retracé l'histoire de l'Algérie, de 1830 jusqu'aux Accords d'Evian, de manière pédagogique devant un public nombreux. Beaucoup de lycéens qui étaient présents ont suivi avec attention l’intervention. Il y eut ensuite la projection d’un documentaire historique sur la grande bataille du six janvier 1959, communément connue sous le nom de " la bataille de Vougarfène" où sont tombés plus de trois cent quatre-vingt-cinq martyrs, et ont été blessés des dizaines de civils.  Deux officiers français y ont également été capturés vivants, le tortionnaire de nombreuses algériennes et notamment Louisette Ighilahriz, le capitaine Grazziani, et le lieutenant Chassin. La journée du dix-neuf mars a vu affluer une grande foule, venue revivre l'histoire du "Lion des Djebels".  Dans la matinée, les autorités locales, à leur tête M. Said Bougheda, ont procédé à l'inauguration provisoire du nouveau siège de l’APC, un immeuble de plus de trente bureaux et d'une grande salle de délibérations. Dda Rezki, frère de Krim Belkacem, a tenu à saluer cette réalisation si bénéfique pour la commune : « Je suis très fier de me retrouver en ce lieu. Dieu merci, Aït Yahia Moussa entre un peu plus dans la modernité », lancera-t-il fièrement. Un long cortège a pris par la suite la direction de Tizra Aïssa pour arriver au musée national Krim Belkacem.  Des centaines de personnes venues des quatre coins de la Kabylie, d'Alger, de Batna et même d'Europe, en plus de la famille révolutionnaire, ont assisté à cette cérémonie commémorative, dans le giron des montagnes qui ont vu naître Krim Belkacem, un certain 14 décembre 1922. M. Ould Ali El Hadi, directeur de la culture était des présents. Il a assuré, à l’occasion, l'association Tarwa n'Krim Belkacem de sa disponibilité pour veiller sur ce lieu haut en symboles. Les membres de l'association ont guidé les visiteurs dans tous les coins et recoins de la maison natale des Krim, qui a gardé tout son charme d'antan. Des documents inédits, notamment les lettres écrites par Krim à ses compagnons révolutionnaires et aux membres de sa famille, étaient exposées au public ainsi que des photos et coupures de journées relatant l'histoire de l'enfant de Tizra Aissa.  Dans l’une des pièces, devant un grand portrait de Krim, Dda l'Hocine Chettabi, ancien moudjahid et président de l'ONM locale, a lu la Fatiha. Ensuite, la parole fut donnée à plusieurs personnes qui sont revenues, longuement, sur l'histoire de ce grand homme.  « Nous remercions tous ceux qui ont aidé de près ou de loin pour la réussite de cet événement. Nous sommes ici avec vous pour écrire l'histoire de notre pays. Nous nous inclinons devant la mémoire de nos glorieux martyrs. Vive l'Algérie », conclura Kamel Moussi, en sa qualité de président de l’association qui porte le nom du Lion des Djebels.  La dernière activité programmée pour cette commémoration a été la baptisation de l'école primaire du village Illounissène au nom du chahid Boussad Boubchir. Tous les présents ont été par la suite conviés à un couscous aux fèves, pour clôturer les festivités. 

lundi 11 mars 2013

Arrestation de militants du MAK : La Fondation Matoub Lounès condamne 10/03/2013 - 23:55


Arrestation de militants du MAK : La Fondation Matoub Lounès condamne

10/03/2013 - 23:55

TIZI-WEZU (SIWEL) — Malika Matoub, présidente de la Fondation Matoub Lounès, a fait parvenir ce soir à Siwel une déclaration dans laquelle elle dénonce la répression par le pouvoir algérien des militants kabyles du MAK et du CMA lors d'un rassemblement dimanche à Tizi-Ouzou.


Les forces de répression algériennes agressant les militants pacifistes kabyles du MAK (PH/DR)
Les forces de répression algériennes agressant les militants pacifistes kabyles du MAK (PH/DR)
Déclaration de la Fondation Matoub Lounès : 

En ce dix mars 2013, les enfants de la Kabylie ont voulu rappeler le jour ou Mouloud Mammeri s’est vu refusé d’organiser une conférence sur les poèmes Kabyles anciens à L’université de Tizi Ouzou. 

Cette date symbolique est une occasion pour les militants du MAK et du CMA pour exiger « la réappropriation des espaces de liberté » et dénoncer « l’interdiction des manifestations et la violation du droit de grève » 

Le pouvoir, qui avait décidé depuis quelques années d’asservir la Kabylie, ne tolère aucune contestation qui nuira à ses intérêts claniques et à la main mise de ses relais sur la vie socio-économique et politico- culturelle des Kabyles. 

Malgré l’assassinat ciblé de ses enfants et la propagation des narco trafiquants kidnappeurs salafistes qui s’exhibent en Kabylie. 

La Rebelle continue d’enfanter des hommes probes qui ne veulent pas se soumettre au dictat du régime totalitaire, qui renie l’amazighité de l’Afrique du nord et l’encrage de notre Kabylité dans les monts et les vallées. 

Pendant que des terroristes de tout genre jouissent de la bienveillance et de l’indulgence du pouvoir central, des militants du MAK et du CMA sont arrêtés et malmenés par les services de « sécurité » à Tizi Ouzou. Ru a yul… 

La présidente 
Malika MATOUB 

SIWEL 102355 MARS 13