samedi 24 novembre 2012

Rencontre de proximité du MAK à Tuvirett "La Kabylie n’est pas intéressée par le prochain scrutin"


Rencontre de proximité du MAK à Tuvirett
Une délégation du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), conduite par son président M. Bouaziz Ait-Chebib et composée par M. Kamal Chetti, secrétaire national à l’environnement, M. Abdallah Gherrab, président du conseil des sages et de M. Abane Meziane, secrétaire national aux droits humains, a été invitée au niveau de la localité d’Ahnif (30 km de l’est de Tuvirett). La délégation du MAK, a organisé une rencontre de proximité avec la population locale. L’occasion a été saisie par la délégation du MAK, pour expliquer son choix de bouder les prochaines élections locales et de débattre avec l’assistance sur le projet politique de la formation autonomiste.

24/11/2012 - 09:34 mis a jour le 24/11/2012 - 09:34 par Aziz Ait-Amirouche
Prenant la parole, le président du MAK, M. Bouaziz Ait-Chebib, a réaffirmé la position de son mouvement, vis-à-vis des élections locales, prévues le 29 novembre. "Notre boycott est argumenté par le fait, que les P/APC, n’auront aucune prérogative dans leurs assemblées communales. Le nouveau code communal va les rendre des sous fonctionnaires de l’administration centrale (Le Wali et le chef de Daïra)", rappelle le président du MAK avant d’ajouter qu’il "faudra au citoyen de revoir le bilan des élus sortants qui n’étaient même pas capable de porter assistance aux villageois Kabyles durant les dernières intempéries, et que seul le vote portant référendum sur l’autodétermination du peuple Kabyle, nous intéresse".
M. Bouaziz Ait-Chebib, a dénoncé par ailleurs, la fuite des investisseurs de Kabylie, une fuite justifiée par la dégradation terrible de la situation sécuritaire dans notre région, ajoute-il. "Au lieu de régler les véritables problèmes de la Kabylie, les élus de l’APW de Tizi-Wezzu ont voté à l’unanimité, lors de leur mandant sortant, la construction d’une prison au niveau de Draâ-El-Mizan", dénonce le président du MAK, avant d’ajouter, que les "jeunes Kabyles, ont besoin des usines et des pôles industriels et non pas de la construction des prisons".
S’agissant de la position du MAK vis-à-vis, l’officialisation de la langue amazigh, M. Bouaziz Ait-Chebib, dira que cette "officialisation n’a aucun sens, tant que la Kabylie est dominée par une colonie arabe" et que seul l‘avènement d’un État Kabyle, pourra garantir les droits et la dignité du peuple Kabyle" . Ceci avant de lancer un appel aux Kabyles pour boycotter le prochain scrutin, qui ne "sera qu’une caution de légitimité pour le pouvoir en place".
La délégation du MAK, s’est rendue par la suite au niveau de la localité de Takerboust où elle a présenté ses condoléances à la famille du jeune « Saïd Takhlijt », un étudiant Kabyle, qui vient de succomber à ses blessures, hier en fin de journée. Rappelons que la victime en question faisait partie des personnes blessées, suite à l’explosion de gaz, survenue fin mai dernier, au niveau de la résidence universitaire « Bakhti Abdelmadjid » à Tlemcen. Sollicité par « Radio Takerboust » le président du MAK, a déclaré que "l’Etat algérien assume l’entière responsabilité de ce crime, du moment que la victime n’a pas bénéficié, d’une prise en charge pour se soigner à l’étranger".
Aziz Ait-Amirouche pour Tamurt.info

jeudi 22 novembre 2012

Le Président de l'Anavad, Ferhat Mehenni, victime d'une usurpation d'identité numérique


Le Président de l'Anavad, Ferhat Mehenni, victime d'une usurpation d'identité numérique

22/11/2012 - 12:55

PARIS (SIWEL) — Ferhat Mehenni, Président de l'Anavad, dénonce l'usurpation d'identité numérique dont il a été victime ce matin. Des messages malveillants et menaçants ont été envoyé ,en son nom, à travers une messagerie identique en tous points à sa véritable messagerie personnelle.


Ferhat Mehenni, président de l'Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle).PH/DR
Ferhat Mehenni, président de l'Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle).PH/DR
Des messages insultants et menaçants ont été envoyés à un certains nombre d'amis, de collaborateurs et de contacts du Président de l'Anavad. 

A titre d'exemple, voici un extrait de l'un de ces messages : 
« Ta lâcheté n’a d’égale que ton gout démesuré pour la vantardise et ton gout pour le mensonge » ou «  xxxx a été un bon ami, je serais un excellent ennemi  » ou encore « Je te conseille de régler la situation avec xxxx ,autrement nous allons sévir sans la moindre sommation  »

La nature de ces messages ne trompe personne sur les intentions des usurpateurs. Ils visent incontestablement à " brouiller " Ferhat Mehenni avec ses plus fidèles collaborateurs, ses amis et certains de ses contacts en usant de l'insulte et de l'invective des uns envers des autres. 

Le Président de l'Anavad nous a transmis le message que voici; un message de mise en garde quant à l'usurpation de son identité sur le net : 

« USURPATION D’IDENTITE NUMERIQUE SUR LE NET 

Les brigades du net mises sur pied par les services du pouvoir algérien ont acquis la maîtrise des techniques d’usurpation identitaire numérique. Ce n’est pas du piratage au sens où l’on viole votre mot de passe pour entrer dans votre messagerie et envoyer à partir d’elle des mails à vos contacts. Il suffit que l’on connaisse votre adresse mail pour que l’on se fasse passer pour vous. Ainsi, ma messagerie personnelle mehenniferhat@gmail.com a servi à envoyer des messages malveillants. 

Cette messagerie est désormais condamnée à la seule fonction de boite aux lettres. Elle recevra mes messages mais je n’en enverrai, désormais, aucun à partir d’elle. 
M. Ferhat Mehenni » 

zp, 
SIWEL 221255 NOV 12

L’ANAVAD dénonce les tentatives d’isolement de la Kabylie | Tamurt.info - Votre lien avec la Kabylie



Réunion de son conseil des ministres
A l’issue de son conseil des ministres, qui s’est tenu avant-hier, le Gouvernement Provisoire Kabyle, l’Anavad a adopté plusieurs mesures. Ces dernières sont contenues dans une déclaration ayant sanctionné les travaux de cette réunion, qui a permis aux ministres de l’Anavad de se pencher sur toutes les questions liées à la Kabylie.
21/11/2012 - 15:07 mis a jour le 22/11/2012 - 09:08 par Aziz Ait-Amirouche
Ainsi, sur le plan interne, l’Anavad a établi la « nécessité d’une institution financière kabyle faisant appel aux dons des citoyens et des amis de la Kabylie ». En attendant sa mise sur pied, le communiqué indique que « le Fonds National de Solidarité Kabyle reste opérationnel ». Et pour ce faire, et afin d’éviter de revivre le scénario de l’année dernière et pour ne pas subir les intempéries, l’Anavad lance un appel aux donateurs avant que des situations dramatiques ne surviennent.
Le Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) a indiqué, dans le même communiqué, que le chantier du drapeau Kabyle est ouvert et qu’ une commission de l’emblème national Kabyle est créée.
On apprend par ailleurs, que le décret précisant les prérogatives et la composition de cette commission sera rendu public. Le compte rendu du conseil des ministres de l’Anavad, fait savoir aussi qu’il est tout à fait logique que le peuple Kabyle dispose de son propre drapeau fédérateur, celui-ci aura à la fois les caractéristiques du drapeau en commun des Amazighs et celle particulièrement à la Kabylie.
Au sujet des propositions citoyennes, on apprend que ces dernières peuvent être envoyées, d’ores et déjà à travers le site officiel de l’Anavad.
Le conseil des ministres du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), dénonce d’une autre part, les tentatives d’isolement de la Kabylie. Celles-ci sont orchestrées par le ministre des affaires religieuses qui accuse le GPK de militantisme évangélique et celles du ministre de l’intérieur qui essaye de faire croire que la Kabylie, est responsable du terrorisme islamisme qui y sévit". Au demeurant, il a été relevé le caractère contradictoire de ces deux ces deux déclarations.
Ces tentatives, ajoute le communiqué, s’adressent à des auditoires différents dans le but évident d’"isoler la Kabylie sur le plan interne et externe et pour diaboliser les Kabyles et de les rendre infréquentables", souligne le document.
Le conseil des ministres du GPK n’a pas oublié de rappeler que les familles Kabyles sont endeuillées par l’insécurité qui y sévit et de saluer le civisme des citoyens qui tournent le dos aux prochaines élections locales.
Sur le plan international, le Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK) n’a pas manqué de soutenir le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad (MNLA), invitant la CEDEAO, à le reconnaître comme porte-parole légitime du peuple Touarègue. L’Anavad appellera, par ailleurs, le monde occidental à intervenir au plus vite pour se débarrasser des terroristes d’AQMI-MUJAO et ANSAR DINE, une fois pour toute.
Le conseil des ministres du GPK lance un appel aux Kabyles à la mobilisation afin que la visite d’Etat du président de la République française, M. François Hollande, à Alger, ne soit pas une caution au régime raciste et militaire algérien dans son déni opposé au droit à l’autodétermination du peuple Kabyle.
Le communiqué du conseil des ministres de l’Anavad ne comprend pas, par ailleurs, le black-out des médias officiels français sur ses activités, avant de conclure que cet ostracisme est préjudiciable avant tout au droit des citoyens français à l’information.
Par rapport à l’escalade de la violence au Proche-Orient le communiqué de l’Anavad souligne que :“Le Hamas, hier comme aujourd’hui, porte l’entière responsabilité des violences qui s’y déchaînent Pour éviter une plus grande escalade, l’Anavad qui salue les efforts de la communauté internationale à éteindre ce feu appelle Israël à la retenue”.
Aziz Ait-Amirouche pour Tamurt.info

Programmées pour le mois de décembre Le MAK annonce une nouvelle série d’actions Aziz Ait-Amirouche pour Tamurt.info


Programmées pour le mois de décembre

Le MAK annonce une nouvelle série d’actions

Aziz Ait-Amirouche pour Tamurt.info
Le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), entamera une série d’activités politiques durant le mois rentrant. A l’occasion de sa dernière réunion organique, le conseil régional du MAK tenu à Tizi-Wezzu, a fixé le contenu de son agenda n pour le mois de décembre.
22/11/2012 - 08:59 mis a jour le 22/11/2012 - 17:23 par Aziz Ait-Amirouche
En effet, l’on apprend qu’un sit-in sera programmé, le jour même de la visite du président de la République française M. François Hollande à Alger. Il se tiendra au centre ville de Tizi-Wezzu (Devant l’ancienne mairie aujourd’hui devenu musée). Cette action se veut comme une nouvelle opportunité pour les cadres et les militants du MAK, pour réaffirmer leur soutien indéfectible au peuple Touarègue de l’Azawad. Cette occasion sera saisie aussi pour interpeller la communauté internationale sur le droit du peuple Kabyle quant à son autodétermination, comme il sera question de dénoncer la politique des deux poids mesures de l’Occident en général et de la France en particulier et dont sont victimes les peuples Amazighs, apprend-on, d’une source bien informée.
Selon la direction du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), une kyrielle d’activités politiques sera programmée pour le mois de décembre, dont des meetings populaires qui seront tenus dans les grandes villes de la Kabylie, ainsi que l’animation d’une série de conférences-débats. Ce programme sera consolidé par des actions et des rencontres de proximité avec la population en et le tout sera couronné par des marches populaires dans les principales villes de la à l’occasion de Yennayer, premier jour de l’an amazigh.
Aziz Ait-Amirouche pour Tamurt.info

jeudi 8 novembre 2012

Lettre d'un Amazigh aux peuples du Monde : Avons-nous le droit de choisir nos assassins ?


Lettre d'un Amazigh aux peuples du Monde : Avons-nous le droit de choisir nos assassins ?

07/11/2012 - 22:46

TAMAZGHA-Berbèrie (SIWEL) — Nous les peuples amazighs d’Afrique du Nord dont le seul tort est d’aimer la liberté, dont le seul tort est d’avoir une culture millénaire, dont le seul tort est d’avoir une terre riche qui attire les rapaces du monde entier.


Nous que les occidentaux et les orientaux ont de tout temps colonisés, nous qui n’avons jamais colonisé aucun peuple, nous qui n’avons jamais accepté de cautionner l’esclavagisme et affranchissons naturellement une fois sur nos territoires, les noirs africains vendu par les occidentaux. 

Nous qui n’avons jamais construit de prisons et qui avions su nous organiser de sorte à bannir le crime dans nos cités, nous qui continuions de nous faire discrets dans vos pays qui nous accueillent au point de paraître inexistants, nous qui sommes nés avec les valeurs universelles de laïcité et de démocratie. 

Nous refusons d’êtres assassinés par ceux qui prônent les nobles valeurs de l’humanité, derrière lesquelles ils se cachent pour nous anéantir, nous refusons d’être assassiné par le prix Nobel de la paix, nous refusons d’être assassinés par la gauche française au nom des valeurs humanistes, au nom des valeurs de tolérance et de solidarité. 

Avons-nous le droit de choisir nos assassins ? Pouvons nous demander à vos dirigeants de montrer leurs vrais visages pour que nous puissions nous battre jusqu’au dernier? Peuvent ils se démarquer de vous leurs peuples aux noms desquelles ils sont sur le point d’appliquer la solution finale à notre endroit ? 
Oui, nous sommes près à mourir pour nos droits, pour notre liberté et pour notre existence. 

Aux peuples d’Amérique, aux peuples d’Europe, exigez la vérité de ceux que vous choisissez, démarquez vous du soutien et de la caution qu’accordent ceux que vous avez élus aux criminels qui nous gouvernent, aux islamistes terroristes à travers lesquels ils justifient notre mort, notre fin et notre soumission. 

Exigez votre droit de rester innocents, de rester nos frères, de rester nos amis, nous les peuples amazighs qui ne demandent que notre droit de vivre libres sur nos territoires déjà largement tailladés par les barbares de tout genre. 

Montrez que vous refusez de porter la responsabilité des massacres à venir dans l’Azawad, des massacres à venir en Kabylie, sur tous les territoires amazighs. Cette Afrique vendue et violée par ceux qui prétendent nous représenter se libérera de force ou de grès, cette Afrique confisquée saura reconnaitre ses amis et ne pardonnera jamais à ceux qui veulent la soumettre à la barbarie. 

L’Afrique du Nord se libérera, les peuples d’Afrique du Nord se soulèveront et emporteront dans leur souffle les dictateurs et leurs complices, les gangsters et leurs criminels qui instaurent le chaos et sèment la mort. 

L’Afrique du Nord libre de demain vous regarde, elle vous demande de choisir, elle vous demande d’assumer votre responsabilité devant l’histoire. 

Les amazighs d’Afrique du nord sont une chance pour vous que le péril vert menace, l’avidité de vos dirigeants finira par vous engloutir vous aussi, finira par abolir votre raison, vos principes et vos fondements. 


SIWEL 072246 NOV 12 

mardi 6 novembre 2012

Hymne National de La Kabylie ( KABYLIA NATIONAL ANTHEM ) - YouTube


Ajoutée par  le 27 avril 2010
Hymne national de Kabylie composé à l'occasion de la proclamation du Gouvernement provisoire de la Kabylie autonome.

Texte en Kabyle:

ASS N TLELLI
D ass-a i d ass n tlelli
D ass i deg aɣlan aqvayli
Yufrar-d ger tmura
Yal yiwen ad-d ittwali
Taseddaṛt i fi nuli
Nnig-s ur d-ikki kra
Xas ma tikwal nγelli
Ur ǧin i neḥvis tikli
Nessawaḍ di taggara
Iṭij i si-d neflali
Assa azekka a-nili
Mi nezga nvedd i tnekra
Nekni d aɣref n tlelli
Nekni d tafat i tmuɣli
Nekni d times d wuzzal
Nekni d tamurt d igenni
Nekni d agur d tziri
Nekni d iseɣ d wazal
Nekni d tiẓet d tayri
D talemmast ak d yiri
Nekni d illel d wakal
Nezmer i tniri d tiẓgi
Afus ur ittergigi
ɣef talwit nezmer i ccwal
Nekni d azref d isekkim
Ger imeqranen a-neqqim
Nekkni d tifrat d umtawi
Nekni d afḍis d ugelzim
Yeddan d tussna d uvelkim
Fellaɣ teḥṛes neɣ d llwi.
Isem nneɣ Aqvayli d afzim
F nyir d Amaziɣ d urqim
Fellas lḥif a-t nezwi
Kkert ak° a-ɣid walim
D nnuva nneɣ a-ɣ-d tezzim
Assa-yi a-tt id nawi.

En attente d'une traduction académique en Français!

dimanche 4 novembre 2012

Festival poétique en hommage à Mohamed Ben Hanafi Le maquisard du verbe


Festival poétique en hommage à Mohamed Ben Hanafi
Ben Hanafi pouvait, témoignent ceux qui l’ont côtoyé, réciter de mémoire un poème épique ou élégiaque sur la résistance de Fadhma N’Soumeur. L’orateur des maquis qu’il était, cédera la place au poète de la radio et au conteur de l’Histoire qui va puiser son verbe, ses octosyllabes, dans l’oralité du folklore kabyle.
03/11/2012 - 11:19 mis a jour le 03/11/2012 - 11:44 parLounès O.
« Ce n’est qu’une fois mort que l’on vous déterre pour vous enterrer une seconde fois, à grande pompes, tout en oubliant de dire qu’elles ne sont que funèbres », dit la maxime. Ceci s’applique bien sûr sur Aït Tahar Mohamed, plus connu sous le beau pseudonyme que ne prennent que les élus à l’écoute des saints, Ben Hanafi. Depuis les premières années de l’indépendance, le tribun de la radio kabyle, a toujours été un cachetier itinérant entre son village natal et les studios d’enregistrement. Ce qu’il a légué à la culture orale kabyle, à la poésie est une œuvre monumentale.
Ce poète au ton affable et au verbe nourri aux aèdes kabyles, revient cette semaine à travers un hommage qui lui sera rendu, jusqu’à mardi prochain, à l’initiative des associations culturelles Youcef Ou Kaci et Si Mohand Ou M’Hand en partenariat avec le haut commissariat à l’Amazighité, la direction de la culture de Tizi-Ouzou ainsi que cela l’APC de Timizart, à l’occasion de la 10 ème édition des journées poétiques intitulées des noms de ces illustres poètes kabyles de l’oralité, qui ont marqué leur temps, respectivement, aux XVIIe et XXe siècles. Un hommage mérité pour Ben Hanafi, cet orateur hors paire qui a toujours refusé le panache pour la modestie, qui ne cédait rien devant la préciosité du verbe et qui surtout se plaisait à haranguer les foules, en puisant dans le gynécée de la culture orale du fonds du Djurdjura.
Au programme de ces journées, une exposition de mémoires de soutenances de licenciés en Tamazight, en collaboration avec le département de langue et culture amazighes de l’université Mouloud Mammeri, des tables rondes avec les participants autour de l’évolution de la poésie amazighe, un concours de poésie, une kyrielle de communications dont celle qu’animera, à la maison de la culture Dr Salhi Mohand Akli et qui portera sur « le rôle de ce festival dans le renouveau littéraire ». On citera aussi une autre communication qui sera animée par Youcef Merahi, SG du haut commissariat à l’Amamzighité (HCA) autour de l’édition en Tamazight. La journée de demain, dimanche, sera marquée par une halte particulière des participants à ce festival au village Ichariouene, village natal du barde Si Mohand Ou M’hand où une déclamation de poésie aura lieu.
On notera une autre conférence de Hamid Bilek sur « le patrimoine immatériel ou la sauvegarde de la culture Amazigh ». Ceci sans parler d’une visite au village natal de Ben Hanafi, Sidi Athmane, dans la région des Ath Ouacifs, avec, comme cerise sur le gâteau, une déclamation de poésie. C’est de ce village que ses parents qui étaient tisserands sont partis investir le commerce de la confection à Tiaret.
Ben Hanafi pouvait, témoignent ceux qui l’ont côtoyé, réciter de mémoire un poème épique ou élégiaque sur la résistance de Fadhma N’Soumeur. L’orateur des maquis qu’il était, cédera la place au poète de la radio et au conteur de l’Histoire qui va puiser son verbe, ses octosyllabes, dans l’oralité du folklore kabyle. Ben Hanafi a composé pratiquement pour tous les chanteurs kabyles. Né le 7 février 1927, il est décédé le 04 mars 2012. Un seul hommage lui a été rendu par la radio chaîne II en 2008.
Lounes O

samedi 3 novembre 2012

Ali Amrane en concert ce soir au Canada Un Kabyle à Montréal


Ali Amrane en concert ce soir au Canada
Les recettes du gala seront versées au compte de la Coordination Tiregwa, afin, d’assurer le financement des projets liés à Tamazight (dans les domaines de la culture, littérature, audio-visuel, scientifique, linguistique, …).
03/11/2012 - 04:50 mis a jour le 03/11/2012 - 04:49 parLounès O.
Adepte d’une chanson kabyle « chantée autrement », notes originales, timbre rauque, Ali Amran, artiste talentueux, travaille pour assoire une nouvelle conception de la musique dite moderne. Imprégné de des revendications concernant la langue et la culture amazighes, Ali Amran a toujours posé la question de transmission, c’est-à-dire s’investir pour la langue et sa revalorisation. Sa transmission, bien qu’il a tout pour la transmettre de façon académique, il a choisi de la faire par la musique. Pour Ali Amrane, la musique est un moyen de transmission qu’on peut placer dans la revalorisation de la langue et sa perpétuation.
C’est dans cette optique que s’inscrit le concert qu’animera Ali Amran et son groupe ce soir à 19h00 au Théâtre Le Château situé au 6956, rue St-Denis (intersection avec Bélanger), à l’invitation de Tiregwa. Les recettes du gala seront versées au compte de la Coordination Tiregwa, afin, d’assurer le financement des projets liés à Tamazight (dans les domaines de la culture, littérature, audio-visuel, scientifique, linguistique, …).
Ali Amran et son groupe de musiciens sont arrivés à l’aéroport Pierre Elliot Trudeau de Montréal le 31 octobre dernier. Il est accompagné de Yasmin Shah, au piano et aux choeurs, Daniel Largent à la batterie, basse et autres accessoires et de son ingénieur du son Jean-Paul Gibilisco. Un duo entre Ali Amran et Chris Birkett est également prévu lors de la soirée. Chris Birkett est impliqué dans la production et la réalisation musicale depuis les années 1970. Ses collaborations ont vendu plus de 100 millions de disques dans le monde entier au cours des 30 dernières années.
Hier, Ali Amran était en répétition avec ses musiciens pour régler les derniers détails du concert de ce samedi soir, affirme Zahir Ouali, le responsable de l’organisation des spectacles au sein de Tiregwa. Il a aussi été l’invité de la Radio CFBM dans l’émission Timlilit Imazighen n Quebec.
Lounes O.

ACB 54 > Explications du drapeau AMAZIGH

Définition du drapeau AMAZIGH

Le drapeau AMAZIGH

Les Imazighen possèdent leur propre drapeau. Il a été crée par l’académie berbère ( agraw Imazighen ). Nous vous donnons ici le sens profond.

Les couleurs :

Les trois bandes colorées ont le sens suivant :
 En haut la bande bleue ( azegzaw ) représente la mediterrannée, mer que les Imazighen ont pour rive depuis des millénaires.  Au centre, la bande verte ( adal ) signifie la terre verdoyante, que les imazighen cultivent depuis la préhistoire.  En bas, la bande jaune ( awragh ) symbolise le sahara, domaine des touaregs, mais aussi la joie et l’or.

Par ces trois couleurs les imazighen ont donc pour symbole l’Afrique du nord, de son rivage méditerranéen au nord, au désert du Sahara au sud, et leur attachement à leur sol.

Le signe Imazighen figure en rouge sur le drapeau, à la fois comme principe de la vie éternelle (le rouge symbolise le soleil et comme symbole du sang des martyrs).
Ainsi le symbole des hommes libres défendant leur culture veille et rayonne sur Tamazgha, le pays des Imazighen ( toute l’Afrique du nord et l’immense Sahara ). Le drapeau signifie l’harmonie des humains avec leur terre.

GREVE DE L’IMPOT EN PAYS AMAZIGH EN 1638

GREVE DE L’IMPOT EN PAYS AMAZIGH EN 1638

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lundi 22 mai 2006
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13 septembre 2007

Pierre SALF était docteur en urbanisme de la faculté d’Alger ,promo 1962,émigré en France à la veille de l’indépendance. Il a recueilli des témoignages et des recits sur l’Algérie pré-coloniale. Il s’est notamment interessé "au pays amazigh" et à son histoire trop peu connu. Il rapporte ici la grève de l’impôt de 1638. Ce texte nous a été communiqué par son fils, le docteur Eric Salf.

Tableau de DUDIN
Tableau de DUDIN
Combat naval livré par le Duc de Beaufort aux pirates barbaresques. D’après un tableau de DUDIN. Préfecture de Versailees
Les premières relations commerciales (officielles) entre la France et l’ALGERIE remontent vers le milieu du XVI ème siècle. Deux négociants de MARSEILLE, Thomas LINGHE et Carlin DIDIER avaient acheté, en 1561, d’HASSAN Pacha représentant du gouvernement TURC en Alger, la faveur d’établir un comptoir à la CALLE, afin de développer la pêche du corail.
Alger et ses janissaires, renégats Européens dits-plus tard « turcs de profession », ayant rompu avec la TURQUIE , expulsèrent, en 1604, les Marseillais de la CALLE, et dévastèrent leurs établissements, qui s’étendaient déjà du cap NEGRE au cap ROSA et au BASTION DE FRANCE (proximité de la frontière tunisienne).
Quatre ans après, en 1609, HENRI IV obtint de MOHAMMED III l’injonction, faite aux pachas d’Alger, d’avoir à respecter le pavillon français. Cette mesure fut repoussée par les janissaires, devenus tout-puissants.
En 1626, la France mit à profit des conditions plus favorables. RICHELIEU envoya Sanson NAPOLEON en Alger, pour ouvrir des négociations directes avec les corsaires ? Après les laborieuses tractations, un traité signé le 19 septembre 1628 stipula la restitution mutuelle des esclaves,la sécurité des parcours pour les navires, l’installation d’un consul Français en Alger, le droit de rétablir les comptoirs de la CALLE et de BONE, en ajoutant à la pêche au corail le commerce des cuirs, de la cire, de la laine et des chevaux (ce qui suppose logiquement l’importation de produits Européens, difficilement réalisés sur place, par l’industrie autochtone), moyennant une redevance annuelle de 16 000 livres-or, en pièces françaises.
Cette convention ayant été violée, plus tard, en ce qui concerne les captifs Français, LOUIS XIII fit partir, au mois de novembre 1637 l’Amiral de MAUTY avec 13 bâtiments de guerre. Une tempête ayant dispersé l’escadre à la sortie de TOULON, le vaisseau-amiral arriva, seul, en face d’Alger. Ces menaces n’ayant produit aucun effet, il repartit donc, le pavillon de guerre en poupe....Peu de temps après, un navire de l’escadre captura deux felouques Algériennes ! A cette nouvelle, les corsaires armèrent cinq galères, et allèrent piller le bastion de France, les comptoirs de la CALLE et du Cap Rosa, en ramenant sur Alger 300 prisonniers et un immense butin.... »
L’affaire aurait pu en rester là, et (sauf erreur de notre part) elle est ainsi contée. Or, il y eut une suite, assez savoureuse !
L’année suivante (1638), les Kabyles du voisinage et de la montagne, qui faisaient de bons bénéfices en négociant avec les Français, refusèrent tout net de PAYER L’IMPOT (Achour), sous prétexte que la destruction des comptoirs les avait ruinés... Un corps de Janissaires, envoyé contre eux, fut taillé en pièces .... ! L’INSURECTION gagna de proche en proche, et devint si formidable qu’ALGER- MEME FUT MENACEE ! Elle n’obtint la paix qu’aux plus dures conditions :
-  Les KABYLES furent exonérés des impôts dus
-  Les TURCS prirent l’engagement de reconstruire, à LEURS FRAIS, le Bastion et les autres comptoirs, et d’y ramener les commerçants Français, qui en reprirent effectivement possession dès 1640.
Aucun désastre ne les atteignit plus, par la suite, malgré les guerres continuelles que LOUIS XIV fit aux corsaires. L’intérêt des autochtones protégeait mieux les Français que les canons de leur Marine ! Ils avaient fait de la sécurité des Français LA CONDITION RIGOUREUSE DU PAIEMENT DES IMPOTS !
150 ans plus tard, la REVOLUTION FRANCAISE, en détruisant la « Compagnie d’Afrique », renvoya au néant cette fructueuse collaboration commerciale et humaine.... DEJA !

P. SALF

Réf : P. CHRISTIAN « L’AFRIQUE FRANCAISE »

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Post-scriptum :
"A la mémoire de Pierre Salf"
Eric Salf